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Quimper : La rencontre de la semaine de Ladylogue - par Les Ormeaux le 19/06/2013 @ 12:56


Billet

Je suis arrivée la première. Je ne pouvais pas prendre le risque d’être en retard. Tout d’abord parce que j’aime avoir le temps de m’imprégner des lieux, de choisir ma place, d’observer ; et puis aussi parce qu’il était impossible que je le fasse attendre. Je n’avais jamais déjeuné avec un homme politique, c’était une première pour moi, et là, j’allais déjeuner avec Bernard poignant, maire de Quimper socialiste et chargé de mission auprès de François Hollande.

Il est arrivé à l’heure, dans un long manteau et, petite déception, sans son traditionnel chapeau mitterrandien.

Les présentations. Il me regarde, me pose des questions. En quelques phrases, je dresse mon portrait, le pourquoi du comment. Il prend un air sérieux et sourit parfois.

On me tend la carte. Lui sait déjà ce qu’il va prendre. « Comme d’habitude ». Un magret de canard saignant, sans sauce, avec des frites. Je le suis. Le vin rouge accompagne. « J’aime le vin ! ».

La conversation fuse. Dans les premiers instants, je l’écoute et ne parle pas beaucoup. Je le regarde, je détaille ses petits yeux, son visage plus rond que je ne pensais, et ses mains parlantes.

Un air doux se dégage de cet homme ou bien est-ce la capacité des politiques à vous faire croire en leur bonté ?

Nous abordons plein de sujets. François Hollande évidemment. Hollande en 1983, quand à Lorient, avec la complicité de Le Drian, Mignard, Gaillard et Jouyet il créé les « ?transcourants » ; Hollande, l’incorrigible bordélique ; Hollande au service militaire à Coetquidan en compagnie de Michel Sapin… À l’époque déjà, Hollande est, à l’entendre dire, le centre du groupe, il « gouverne » naturellement.

Nous parlons du nationalisme breton, de son côté doux rancunier - « Je pardonne mais je n’oublie pas » -, de l’affaire Cahuzac, beaucoup de l’affaire DSK.

Nous parlons bien évidemment de son dernier livre écrit avec la complicité de son ami Le Quernec, livre que je recevrais dédicacé chez moi, trois jours plus tard.

Je ne peux m’empêcher de parler de la réforme scolaire et de mes craintes. Sur ce sujet, Bernard Poignant n’a pas réussi à me rassurer. Je le sens comme moi, rempli de doutes. Il fait confiance aux pédopsychiatres, à ses conseillers, à tous les gens qui sont « pour »… et évidemment à notre Président. « La réforme sera de toute façon obligatoire en 2014, pourquoi attendre ? » Je le sens loin du sujet, de mes préoccupations de maman. Je le sens mal à l’aise.

J’essaie à plusieurs reprises de diriger la conversation sur des thèmes plus personnels. C’est cela que je suis venue creuser, c’est cela qui m’intéresse, ce qu’il y a derrière le visible. Je sens qu’il a du mal. Soit il n’aime pas ça, soit il n’a pas l’habitude, soit il se demande ce que je vais en faire. Soit tout à la fois. Je sens le contrôle. Contrôle des mots. Du corps aussi.

(Entre volonté et abandon, y aurait-il contradiction ?)

Je réussis à le faire parler de ces deux enfants, « loin, à Singapour », de son statut de « papi » qu’il aborde avec une jolie pudeur. Je l’interroge aussi sur les réseaux sociaux, sur son compte twitter (@bpoignant), crée mais inutilisé. « Je préfère la réflexion au reflex ».

La fin du repas est plus naturelle. La mousse au chocolat qu’il dévore comme un enfant gourmand y est peut-être pour quelque chose. Relâche. Il m’a peut-être perçu, vu que je n’étais pas là pour le coincer, pour parler des municipales ou d’autres sujets qu’il n’a pas envie d’aborder pour le moment.

Un café. Un second. Après deux heures de discussion, il est temps de nous séparer.

À la sortie du restaurant, je le regarde marcher sur le pont Sainte-Catherine, la cathédrale en arrière-plan. Notre au revoir m’a laissé sur ma faim. Mes talons le rattrapent. Il paraît surpris et porte un grand sourire. J’improvise une photo Instagram qu’il accepte avec plaisir. Nous sourirons, blaguons même. « Vous allez écrire quelque chose alors ? ». À cet instant je n’en savais rien. Je marche aux ondes que je sens, à celles qu’on me lance. J’ai réussi à en attraper certaines, mais Bernard Poignant est un homme secret. Son histoire personnelle a forgé un homme à la carapace salée. Mais à cet instant précis, sur cette rive défoncée par les racines des arbres, j’ai devant moi un homme à découvert. L’homme politique a laissé la place à l’homme « tout court ». Il me tend la main. Je lui tends la joue. Il m’entoure de ses bras, nous nous faisons la bise. Baissant les armes, ouvrant les mains.

Ouest-France


Fouesnant : Rassemblement contre le « bétonnage » - par Les Ormeaux le 19/06/2013 @ 12:50

André Bernard (La Gauche... naturellement) et Vincent Esnaut (EELV Fouesnant)

André Bernard (La Gauche... naturellement) et Vincent Esnaut (EELV Fouesnant)

Vendredi matin, les membres et sympathisants de La Gauche... naturellement ont profité de la tenue du congrès regroupant près de 250 maires de communes touristiques pour dénoncer « le bétonnage forcené de la commune ». Ils étaient une quarantaine de personnes au rassemblement.

« Le bétonnage n'est pas une marque de dynamisme politique car, dans le même temps, faute d'accès au foncier, les jeunes ménages se raréfient et la population vieillit (plus d'un tiers a plus de 60 ans) ». LGN réclame la mise en oeuvre du PLU, un programme de lotissements communaux et de logements sociaux, une mixité sociale, une place pour le tourisme social et « une authentique concertation ».

Vincent Esnault et Martine Petit du groupe EELV étaient également présents ainsi que le comité de soutien Notre-Dame-des-Landes de Quimper, Pont l'Abbé et Douarnenez. Ils ont fait part de leurs revendications pour un tourisme durable.

Ouest-France


Le futur aéroport va-t-il vraiment créer de l'emploi ? - par Les Ormeaux le 19/06/2013 @ 11:49

Françoise Verchère et « la multiplication des pains ». Christophe Clergeau  et « le développement à long terme ». Deux visions s'affrontent sur les emplois  que le futur aéroport est susceptible de créer.<br /><br /> Archives Ouest-France

Françoise Verchère et « la multiplication des pains ». Christophe Clergeau et « le développement à long terme ». Deux visions s'affrontent sur les emplois que le futur aéroport est susceptible de créer. © Archives Ouest-France

Notre-Dame-des-Landes devrait générer l'équivalent de 3 000 postes à temps plein, le temps du chantier. Il en faudrait 2 500 pour le faire tourner, selon les promoteurs du projet. Vision embellie, disent les opposants.

Enquête

Combien d'emplois dans la soute du transfert de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes ? La question vient de ressurgir au détour d'une réaction de la directrice de la compagnie aérienne Regional, Martine Selezneff.

Dans une lettre adressée aux autorités préfectorales, elle conteste les informations de la commission du dialogue qui, dans son rapport, écrivait que « l'installation d'une base de la compagnie apporterait environ 200 emplois ». Seul le service exploitation (50 personnes actuellement) serait concerné par le transfert. Elle a sollicité un correctif sans l'obtenir.

Ces chiffres ont créé de l'émoi dans l'entreprise, en proie à un plan de départs volontaires.

Des chiffres élastiques

Au fil du temps et selon les façons de compter, les perspectives de créations d'emplois à Notre-Dame-des-Landes ont pu apparaître plus ou moins élastiques. Les partenaires du projet se retrouvent désormais sur deux chiffres.

Au stade de la construction, « on prévoit 5,4 millions d'heures de travail pour la plateforme, la tour de contrôle et la desserte routière, avance le vice-président de la Région, Christophe Clergeau. Cela représente 3 500 emplois directs et indirects en cumulé (pour un chantier devant durer trois à quatre ans), avec 800 à 1 000 emplois au plus fort. » Chiffres confirmés par le préfet, Christian de Lavernée.

« C'est un marché et une manne importante pour les entreprises », se réjouit Jean-Pierre Chateau, secrétaire régional de la fédération du bâtiment. Une charte va définir un pourcentage de postes réservés aux personnes en retour à l'emploi et en apprentissage. On devrait aussi acter la priorité donnée aux entreprises de la région et à l'emploi local.

Second stade, l'exploitation. Combien pour faire tourner l'équipement ? La réponse se révèle plus complexe. « Les chiffres avancés à l'origine par le concessionnaire ont été surévalués », pointela commission du dialogue dans son rapport. Fin 2012, on comptait 2 100 salariés, (1 986 équivalents temps plein) à Nantes-Atlantique. La croissance de trafic escomptée pourrait entraîner la création de 200 à 300 emplois de plus. La commission misait aussi sur la base de Regional pour aboutir à un gain total de 400 à 500 salariés... Avant le démenti de la compagnie. « Il faudra 2 500 personnes pour faire tourner l'installation », estime pour sa part Éric Delobel, directeur général adjoint en charge du futur aéroport.

« On dit vous allez voir... »

Chez les opposants, on met carrément en doute le bénéfice du transfert pour l'emploi. Françoise Verchère, coprésidente du Collectif des élus qui doutent de la pertinence de l'aéroport, parle par exemple « de multiplication des pains. On dit aux gens du Sud et du Nord : « Vous allez voir les créations d'emplois », mais la vérité est que le Sud-Loire va en perdre au moins 1 500. Et que d'importantes questions ne sont pas réglées. Qui va par exemple payer la piste d'Airbus ? Les collectivités ? Au risque d'entorses concurrentielles avec Boeing ? »

Christophe Clergeau tempère : « On ne gagnera rien au jour de l'ouverture, mais on compte 600 à 800 emplois directs par million de passagers supplémentaire et bien des emplois indirects grâce au dynamisme impulsé. On est dans un projet de développement à long terme. »

Thierry BALLU et Édith GESLIN.  Ouest-France

Fouesnant : Développement durable : la commune récompensée - par Les Ormeaux le 18/06/2013 @ 20:36

Le maire de Fouesnant, Roger Le Goff, et l'adjointe au développement durable de Saint Gilles Croix de vie, Ghislaine Anglade, ont reçu leur récompense en présence du président de l'ANMSCCT, Marc Francina.

L'association nationale des maires des stations classées et des communes touristiques (ANMSCCT) se mobilise sur la valorisation du développement durable dans les territoires. Son congrès annuel à Fouesnant a été l'occasion de remettre, jeudi, à l'Archipel, le trophée du Sceptre d'Or du développement durable 2012 à la commune de Fouesnant et le prix « coup de coeur » à la commune de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

« Le Sceptre d'or récompense le projet hydraulique de restauration de la lagune de Mousterlin » a déclaré Géraldine Leduc, directrice générale de l'ANMSCCT. « Récupérer l'état initial d'un marais est un challenge qui a beaucoup plu au jury ». Le projet consiste en effet à modifier la gestion hydraulique du marais afin de le resaliniser et de restaurer ses caractéristiques naturelles.

Le coût des travaux s'élève à 700 000 € environ, dont 50 % financés par L'Agence de l'eau (le projet ayant reçu le prix du ministère de l'Ecologie dans le cadre d'un appel de projets concernant la biodiversité) et 30 % financés par le Feder (Europe).

« Aujourd'hui, il reste 5 % des travaux à réaliser pour être en parfaite adéquation avec le projet » souligne le maire, Roger Le Goff.

Le prix « coup de coeur » remis à la commune littorale de Saint Gilles Croix de Vie récompense le côté social du développement durable : la création de jardins familiaux. « Les premiers jardins ont été commencés dès 2010 et inaugurés en 2011. Les prochains seront inaugurés en 2013. Ces jardins sont des espaces partagés, des endroits d'échanges intergénérationnels » explique Ghislaine Anglade, adjointe au développement durable. « Ils participent à l'urbanisme et créent du lien social. Ils sont évidemment bio, la commune étant engagée dans une démarche zéro phyto ».

Ouest-France

Maintenance : perturbations pendant quelques jours sur les services An Tour Tan - par Les Ormeaux le 18/06/2013 @ 20:24

Nous avons appris avec tristesse vendredi 14 juin 2013 la mise en liquidation judiciaire de l'entreprise "i comme...", fidèle partenaire d'An Tour Tan pendant de nombreuses années, et qui hébergeait jusqu'à présent notre serveur dédié, contenant bien sûr les sites An Tour Tan, mais aussi ceux du Festival de Cornouaille ou de la Fête des Brodeuses. Depuis lundi nous planchons sur la suite des événements, et une solution a été trouvée pour l'avenir afin d'assurer la continuité de nos services.

L'hébergement de notre serveur sera en effet confié, à compter de ce mercredi 19 juin, à l'entreprise Izzycom, basée à Pluguffan. Nous mettons tout en oeuvre pour que ce transfert s'effectue dans les meilleures conditions possibles, grâce notamment à l'aide technique de Denis Courtay, ingénieur réseau chez icomme jusqu'à sa fermeture, et Claude Guellec, son homologue côté Izzycom, que nous remercions tous deux chaleureusement.

Toutefois, quelques perturbations sont possibles durant quelques heures voire quelques jours sur certains services, et nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.

"i comme..." avait été fondée en 1996 par Patrick Saille, qui l'a fait croître rapidement, notamment dans le domaine du web, une révolution pour l'époque. Ce seront les belles années de l'entreprise, très présente à Quimper et dans sa région, et fer de lance des innovations telles le Cyber Fest Noz.

En 2008, Patrick Saille vend l'agence, alors au meilleur de sa forme, à Yann Le Berre, patron de l'imprimerie Le Berre Média. Le personnel des deux sociétés se regroupe à hôtel d'entreprises, zone de Creac'h Gwen. Placée en redressement il y a quelques mois, la société employait encore six salariés.

An Tour Tan tient à remercier l'entreprise "i comme..." dans son ensemble, et plus particulièrement ses salariés, qui doivent désormais traverser une période difficile. En souvenir de ces bonnes années passées ensemble, nous leur souhaitons à toutes et tous de surmonter rapidement cette épreuve.

Nicolas Gonidec

Fouesnant. Premiers arrivages d’algues vertes au Cap-Coz - par Les Ormeaux le 18/06/2013 @ 10:27


Fouesnant. Premiers arrivages d’algues vertes au Cap-Coz
 
Plage du Cap-Coz ce lundi. 
 
Les algues vertes ont refait aujourd’hui leur apparition en nombre sur la grande plage de Cap-Coz, à Fouesnant.

En mer, le temps change vite. Hier dimanche, il n’y avait pas un gramme d’algues vertes au Cap-Coz. Ce lundi, patatras. Les forts du sud ont ramené la matière au fond de la baie de la Forêt.

L’est de la plage (côté chenal de Port-La-Forêt) n’est presque pas touché. En revanche, à l’ouest, il y a en a pas mal. La quantité exacte n’est pas encore connue.

 

C’est le premier arrivage important depuis le début de l’année

Ouest-France'


Dañs Excellañs. Le cercle de Kerfeunteun vainqueur - par Les Ormeaux le 17/06/2013 @ 11:14

Le cercle de Kerfeunteun (Quimper) s’est imposé à Dañs Excellañs, l’épreuve scénique comptant pour le championnat de Bretagne de danse bretonne (Kendalc’h), dimanche soir à Quimper.

 

Avec une moyenne de 17,78, les Eostiged Ar Stangala devancent Saint-Evarzec (17,67).

Les neuf groupes qui se sont présentés ce week-end sont maintenus en catégorie Excellence. Seul Plougastel, 9e de l’épreuve, ne participera pas à la finale du championnat, en août à la Saint-Loup, à Guingamp.

Dans la course au titre qui sera désigné en août à Guingamp (Côtes-d’Armor), les jeux sont loin d’être faits. Ce n’est qu’après la Saint-Loup et la moyenne des quatre manches que le champion de Bretagne sera désigné.

Le palmarès

1. Kerfeunteun-Quimper (17,78), 2. Saint-Evarzec (17,67), 3. Auray (17,34), 4. Mûr-de-Bretagne (17,12), 5. Guingamp (16,61), 6. Poissy (16,60), 7. Spézet (16,44), 8. Moréac (16,41), 9. Plougastel (16,20).

Ouest-France

Quimper : Fleurissement. Priorité à la créativité - par Les Ormeaux le 16/06/2013 @ 17:31

« Même mort, un arbre vit encore ! » Sur le rond-point de Ty-Douar, troncs et racines ont une seconde vie. Comme cet orme, entouré par Habib Bou Nafeh et Ronan Déniel.

Pas de prétention artistique. Plutôt une volonté, très louable, d'apporter un peu d'originalité dans les massifs floraux de la ville de Quimper. Cette saison, c'est le thème du « bois dans tous ses états » qui a été retenu et déployé dans les jardins et sur les ronds-points.

N'en déplaise aux esprits chagrins (et parfois très critiques), le fleurissement de Quimper fait la part belle à la créativité, à l'inventivité. Pour cette saison estivale, le « bois dans tous ses états » règne dans les jardins et sur les ronds-points quimpérois. Pas d'ambition artistique, mais une volonté avant tout de créativité tout en étant dans l'air du temps.

Récupération et respect de l'
environnement

Récupération, recyclage, respect de l'
environnement (avec une réduction de 80 % de l'usage des produits phytosanitaires) et maîtrise des coûts : voilà les termes adéquats pour décrire les travaux des équipes qui se consacrent à l'aménagement des espaces verts. Ronan Déniel, coordinateur du fleurissement de la Ville, explique : « Nous choisissons ensemble, avec les chefs d'équipe, le thème qui sera déployé. Et nous nous y prenons deux ans à l'avance, pour que chacun ait le temps de mûrir ses idées. Cela stimule, incite à se renouveler. On doit innover, faire des choses qui sortent de l'ordinaire ». Comment sortir de la banalité justement ? Ronan Déniel décrit deux voies : la botanique et les « structures » installées sur les massifs et les ronds-points notamment.

Botanique et structures

« Pour la botanique, nous faisons des expérimentations ; quand cela fonctionne, nous étendons l'expérience ». Et de citer le cas du camphrier, une essence asiatique, qui s'acclimate très bien au climat quimpérois. Ou encore le quillaja saponaria, cet arbre du Chili qui dont l'écorce peut être utilisée comme savon. Quant aux « structures », elles sont parfois le résultat de collaborations, notamment avec des scolaires. Le lycée Thépot, l'an passé, y a contribué en réalisant des fleurs métalliques installées au coeur des massifs.

2.300 m² de surface florale

Habib Bou Nafeh, conseiller municipal chargé des aménagements urbains, paysagers et de l'embellissement, précise aussi que « ce que l'on voit, notamment sur les ronds-points, ce n'est qu'une partie infime du travail réalisé toute l'année par les équipes. Cela n'a rien à voir avec le jardin d'un particulier. À l'échelle de la ville, c'est un travail sans fin ». Car on compte 2.300 m² de surface florale, répartis sur 45 sites, dont une vingtaine de ronds-points. Cinquante personnes travaillent sur le terrain pour finaliser les décors et entretenir les espaces. Habib Bou Nafeh complète en indiquant que la démarche doit aussi être « un savant mélange entre les besoins liés à la voirie et le jardin ; sur un rond-point par exemple, le jardin peut intervenir pour faire ralentir le flux d'automobiles ». Quant aux Quimpérois qui attendent de connaître les thèmes de 2014 et 2015, pour aménager leur propre jardin, ils n'auront qu'un seul indice. « Une chose est sûre, il y aura de la récupération, du recyclable. C'est dans l'air du temps, et c'est le bon sens », lâche Ronan Déniel.
  • Rozenn Kernaléguen - Le Télégramme

Simplification pour les élevages de porcs - par Les Ormeaux le 16/06/2013 @ 12:17

 
 

 

« Jean-Marc Ayrault a accepté dans les mesures de simplification administrative le régime d’enregistrement pour les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) », a déclaré Stéphane Le Foll lors de l’Assemblée générale de la FNP (fédération nationale porcine) à Aurillac le 14 juin.

Confrontés à une crise sans précédent, les éleveurs de porcs français font le siège du gouvernement. Depuis des mois, ils réclament la possibilité de pouvoir se regrouper et de passer par un simple système déclaratif dès lors que les règles environnementales sont respectées. Le Premier ministre vient de donner son feu vert à un tel dispositif. C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll lors du congrès de la Fédération nationale porcine à Aurillac. Insuffisant encore aux yeux de la FNP.

Les producteurs demandent que le travail des préfets en charge des Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) soit encadré. « Il ne faudrait pas que des préfets reculent face à la pression de trois associations écologistes », soutient Jean-Michel Serres, président de la FNP, applaudi par les éleveurs. Autre revendication : la revalorisation du prix du porc.

Face à eux, Stéphane Le Foll a soutenu que travailler sur la viande fraîche serait plus simple que sur les produits transformés : « les industriels préfèrent s’approvisionner un peu partout : sur la charcuterie, ça ne marchera pas ».

Le médiateur mobilisé par les pouvoirs publics sur la question pourrait être en mesure de faire une proposition avant le 14 juillet. Cette revalorisation passe aussi par un travail sur l’étiquetage. « La technicité des éleveurs français est un véritable atout. Nous allons la valoriser », explique le ministre.

Le travail ne porte pas uniquement sur l’étiquetage de l’origine : valoriser la technique et les conditions sociales de production en France sont de sérieuses pistes envisagées. Début juillet, une réunion avec toutes les filières viandes est prévue pour travailler sur un cahier des charges commun. « Il s’agira de le décliner par la suite avec les spécificités de chaque filière », précise Stéphane Le Foll.
Ouest-France


Breton à l’école. Une heure de cours obligatoire par semaine ? - par Les Ormeaux le 16/06/2013 @ 12:14


 

L’association de promotion de la langue bretonne Mervent demande à l’Etat de rendre obligatoire l’initiation au breton à l’école, pendant l’horaire scolaire.

L’association, qui a tenu son assemblée générale hier samedi, à Guengat, près de Quimper, s’inquiète de l’avenir de l’enseignement du breton dans les écoles primaires.

« Il y a des freins à l’apprentissage du breton. Aujourd’hui, les programmes sont de plus en plus chargés, la durée de la semaine scolaire a baissé, la langue obligatoire s’impose en cycle 2 et 3, et l’initiation au breton dépend de la volonté de l’équipe pédagogique en place et de l’accord de chaque maire pour le financement : cela ne peut plus continuer ainsi. Pourquoi apprendre une langue étrangère, alors que nous en avons une chez nous ? En Corse, les enfants ont 3 h de langue corse par semaine, à tous les niveaux du premier degré », commente Yannick Menguy, directeur de Mervent.

Financé par l’Etat

L’association demande que « l’initiation au breton soit intégrée une heure par semaine dans l’horaire scolaire », au même titre que les mathématiques ou l’histoire, et que « le financement de cet apprentissage soit assuré par l’État ». « Pourquoi l’État ? Cela s’appelle l’égalité républicaine », ajoute Yannick Menguy.

Mervent dit avoir transmis sa demande aux parlementaires du Finistère, notamment le député PS de Quimper et président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, Jean-Jacques Urvoas.

Ouest-France


La Forêt-Fouesnant : Bertrand de Broc repart pour un nouveau challenge - par Les Ormeaux le 16/06/2013 @ 12:10

« Votre nom autour du monde » a été mis à l'eau mercredi soir à Port-la-Forêt, après avoir subi un check-up complet de la structure aux chantiers CDK.

Entretien

Bertrand de Broc, skipper du 60 pieds Imoca Votre nom autour du monde (VNAM), 9 e du Vendée globe 2012-2013. Le bateau a été remis à l'eau mercredi soir à Port-La-Forêt.

VNAM repart pour une nouvelle saison ?

Le bateau sort de trois mois de chantier chez CDK. La carène a été refaite, les impacts sur l'étrave, dûs à des chocs lors du Vendée Globe, réparés. Toutes les pièces mécaniques ont été vérifiées, la quille testée, la structure radiographiée. Le bateau a été passé au peigne fin pour repartir pour une nouvelle saison.

Quel sera le programme ?

L'objectif majeur est la transat Jacques-Vabre (Route du café) qui partira du Havre le 3 novembre. Pour cela, on relance le concept initié pour le Vendée Globe. On invite les particuliers à participer au projet en inscrivant leur nom sur la coque pour 50 €. Et on continue à solliciter les entreprises. Certains partenaires repartent d'ores et déjà avec nous.

EDM projet, votre sponsor principal sur le Vendée également?

Il souhaite mettre un bémol pour la saison 2013. On cherche donc un partenaire principal pour consolider le budget afin d'avoir un projet solide pour la Jacques-Vabre. Il reste jusqu'à fin octobre pour réunir les fonds.

Quel sera le co-skipper pour la Jacques-Vabre ?

Nous avons reconstitué l'équipe autour du bateau mais le choix du co-skipper ne sera fait qu'au mois de juillet.

Est-ce que vous allez continuer à naviguer sur le 60 pieds après la course ou repartir sur de plus petits bateaux ?

J'aimerais poursuivre sur le 60 pieds jusqu'à la route du Rhum en 2014. Cela dépend évidemment des partenaires pour financer l'entretien du bateau et apporter quelques améliorations pendant les mois à venir. Dans le meilleur des cas, le but serait d'aller jusqu'au Vendée Globe 2016.

En attendant la Route du café, le bateau va naviguer ?

Nous allons participer au Record SNSM à Saint-Nazaire les 23 et 24 juin, puis à la Fasnet en août. On sera aussi présent à Lorient pour le Festival interceltique et Grand Pavois de la Rochelle. Sans oublier une tournée des ports de l'Atlantique pour montrer notre projet. Et Sainte-Marine d'où le projet est né.

Recueilli par Catherine GENTRIC. Ouest-France


Fouesnant : Le Mur du Pays fouesnantais ouvre ses portes - par Les Ormeaux le 16/06/2013 @ 12:08

Zoé Coutant , licenciée à Fouesnant , en équipe de Bretagne.

Le Mur du Pays fouesnantais, club d'escalade de la communauté de communes organise ses portes ouvertes, samedi 15 juin de 9 h 30 à 12 h 30, à l'espace sportif de Kervihan, près du collège. Enfants et adultes pourront s'essayer aux joies de la grimpe tout au long de cette matinée, l'entrée est libre. Le club d'escalade du Pays fouesnantais compte environ 150 licenciés dont 90 enfants. Les cours sont encadrés par des professionnels. L'activité bénévole est très développée au sein de l'association avec notamment un groupe d'adultes particulièrement actif, qui en plus des activités sur le mur de Kervihan, multiplie les sorties en falaises sur les sites de Pen Hir, Plougastel... Ces passionnés se feront un plaisir de présenter ce sport qui peut se débuter à tout âge.

L'école d'escalade qui accueille les enfants dès 6 ans propose des cours hebdomadaires qui permettent à chacun de pratiquer cette activité à son rythme, loisir pour certains et compétition pour d'autres. « Avec ses nombreux podiums aux championnats départementaux, régionaux, interrégionaux, la qualification de Maëlle Perono aux championnats de France, le jeune club fouesnantais fait désormais référence en Bretagne » ajoute le président, Joël Corbet.

Contact : 06 82 08 63 68 et joel.corbet@gmail.com.

Ouest-France


Fouesnant : Une quarantaine de jeunes fous de batterie - par Les Ormeaux le 16/06/2013 @ 12:06

Théo et Mathieu avec leur professeur Stéphane Pochet.

Malgré une diversification dans la pratique des 16 instruments proposés par le conservatoire, la batterie se retrouve toujours dans le trio de tête, aux côtés du piano et de la guitare.

Une quarantaine d'élèves, de 8 à 16 ans, sont inscrits au cours de batterie. Chacun bénéficie d'une demi-heure de cours individuel d'instrument, d'une formation musicale et d'une pratique collective, rencontre entre différents instrumentistes.

« Les enfants recherchent le côté dynamique, percussif, ludique de cet instrument qui est très simple à démarrer et ne demande quasiment aucune indépendance des mains», précise Stéphane Pochet, professeur de batterie et coordinateur pédagogique du département Musiques actuelles. Ce qui n'empêche que la technicité est sans limites. Facile d'approche, l'instrument n'est pas pour autant facile à maîtriser.

Pendant le cours, on apprend toutes les techniques et tous les styles, « avec un gros travail de l'assise rythmique ». L'enseignement est généraliste, jazz, rock, funk, metal. « Je ne suis pas dans une esthétique. J'apprends aux élèves à s'exprimer et à être autonomes sur l'instrument. Mon cours est un accélérateur de progrès. Il doit être mûri par la pratique personnelle journalière pour un lâcher prise dans le geste et pour progresser. S'il n'y a pas de progès, il n'y a pas de plaisir ».

Ouest-France


Fouesnant : 40 logements à Beg-Meil : l'opposition en colère - par Les Ormeaux le 16/06/2013 @ 12:04

Le projet immobilier de 40 logements à l'entrée de Beg-Meil, dont le promoteur est la société Urbatys, ne ravit pas la socialiste Nathalie Conan et son équipe de l'opposition municipale (les élus de « Fouesnant Autrement »)

Dans un communiqué, le groupe critique « l'absence de politique dynamique de maîtrise foncière et de stratégie urbanistique pour un développement harmonieux de la commune de Fouesnant, celle ci se faisant, comme d'habitude, au coup par coup, sans concertation ni transparence, contrairement à ce que vous affirmez, sans vision ni perspective pour l'avenir.

« Les conséquences de l'action municipale du maire dans ce domaine sont multiples et certaines d'entre elles catastrophiques : chute démographique, fermeture d'écoles, absence de mixité sociale et générationnelle, prix du foncier inabordable pour les jeunes et les familles à faible revenus, perte d'attractivité de la commune », juge l'opposition.

Les conseillers ajoutent : « Est-ce également cela que vous recherchez pour Beg-Meil ? Plutôt que le bétonnage de ce territoire et la construction de résidences hôtelières occupées pendant quelques semaines dans l'année, il serait préférable de mettre en valeur des équipements et des services à la personne. Ces enjeux sont fondamentaux pour la population fouesnantaise et beg-méloise. Beg-Meil est certes un espace vulnérable où s'exerce la pression immobilière, la spéculation foncière, avec comme conséquences une dégradation des paysages littoraux, un bouleversement des équilibres économiques et culturels, l'éviction de populations, jeune surtout. »

Ouest-France


Ils sont cadets sur la star de l'Armada de Rouen - par Les Ormeaux le 15/06/2013 @ 11:48

Dimanche, sur les rives de la Seine, des centaines de milliers de spectateurs diront au revoir aux bâtiments de l'armée et aux plus grands voiliers du monde, à quai depuis une semaine à Rouen. Seul le géant de l'Armada, le russe Kruzenshtern, jouera les prolongations.

Mercredi, 7 h 45. Les 117 cadets et 80 hommes d'équipage sont réunis sur le pont du Kruzenshtern. Avec ses 114,5 m, c'est le plus grand voilier de l'Armada de Rouen. Garde à vous, sonnerie, levée des couleurs : le quatre-mâts barque célèbre l'indépendance de la Russie après l'éclatement de l'URSS en 1992.

Parmi les cadets, Alexis Macarov, 18 ans, Alexander Pikul, 20 ans, visages encore juvéniles, et l'Ukrainienne Oksana Synachenko, 29 ans. Casquette immaculée pour les garçons, calot pour les filles qui ne sont encore que 6 % des cadets.

Tous trois ont voulu devenir marins comme leur père, frère, oncle ou leurs parents, officiers à Kaliningrad, port d'attache sur la mer Baltique. Leur motivation se résume en trois mots : « Voir le monde ».

De bons résultats scolaires leur ont permis d'intégrer le navire école. En cinq ans à bord, avec des missions de trois mois en mer, ils graviront tous les grades, de matelot à officier. « La moitié d'entre eux feront carrière dans la marine marchande sur des cargos, gaziers, minéraliers, dit justement un officier. Les autres choisiront la pêche sur des bateaux usines, qui passent plusieurs mois en haute mer ». Alexander, Alexis et Oksana vivent leur aventure, sur le deuxième plus grand voilier au monde encore en activité, comme « une fierté, un honneur et une chance ».

Construit en 1926 à Bremerhaven, le voilier allemand est devenu russe en 1946 au titre des dommages de guerre. On dit que Staline l'aurait tiré au sort avec Churchill et Rooselvet. Cette semaine, le Kruz', comme tout le monde l'appelle désormais, fait un tabac. La file d'attente pour monter sur son pont s'étire parfois sur 150 m.

Les visiteurs se bousculent jusque dans la petite chapelle orthodoxe. Les 46 voiliers polonais, hollandais, britanniques, mexicains ou français sont également pris d'assaut. C'est bien ça, l'Armada de Rouen. Des marins qui font rêver les hommes de terre. Au long de 7 km de quais, le flot continu de la foule passe d'une rive à l'autre de la Seine par les deux ponts Flaubert et Guillaume le Conquérant.

Samedi dernier, ils étaient 500 000. Autant dimanche, dont Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, venu incognito. Chaque soir, le public, surtout normand, ch'ti ou parisien, reste tard pour voir les mâts illuminés et assister aux concerts gratuits, comme le reste : Mika ce soir, Nolwenn Leroy samedi.

Les quelque 4 000 marins et cadets ne sont pas mis à l'écart. Au contraire, ils sont choyés par les Rouennais. Des bus les emmènent visiter Paris ou les plages du Débarquement.

Cinquante familles, associations, comités de jumelage en reçoivent 200 à dîner chaque soir. Permission de 23 h pour les plus jeunes. Les autres poursuivent en s'encanaillant dans les bars en ville.Dimanche, ils largueront les amarres. Sur 120 km de berges de Seine, ce sera la grande foule pour assister à la grande parade de l'Armada, jusqu'à Honfleur et Le Havre.

Le Kruz', lui, restera à quai jusqu'à mercredi ou jeudi prochains. Il faut que la marée et les conditions météorologiques soient favorables pour que le grand mât passe, à 45 cm seulement, sous le tablier du pont de Tancarville. EDF coupera même sa ligne à haute tension, pour éviter tour risque d'arc électrique. La star de l'Armada a ses exigences.

Xavier ORIOT. Ouest-France

Décès à Quimper. Le maire répond aux habitants en colère - par Les Ormeaux le 15/06/2013 @ 11:40

Le panneau installé par une résidente de l’immeuble qui ne sait plus quoi faire face à cette situation. DR

Le panneau installé par une résidente de l’immeuble qui ne sait plus quoi faire face à cette situation.© DR

Après l’article sur la colère des habitants d’un immeuble (Ouest-France du 13 juin 2013), où trois décès par overdose ont eu lieu il y a plusieurs mois, Bernard Poignant, maire de Quimper a souhaité réagir sur la photo publiée d’un carton sur lequel est inscrit « Que fait le maire ? ».

Pour Bernard Poignant, « c’est une question que beaucoup ont prononcé une fois dans leur vie. Sérieusement ou pour en sourire. Cette fois il s’agit de morts et je ne peux laisser l’interpellation sans réponse. Dans ce cas la pensée d’un maire va d’abord aux parents, à toute la famille, aux amis de ces personnes décédées. »

«Non, le maire n'a pas tous les pouvoirs»

Il poursuit : « Quelque soit la circonstance de la mort, c’est d’abord vers elles que se tourne le maire par respect et par compassion. Dans l’immeuble de l’avenue Miossec, trois décès ont été enregistrés. C’est au médecin de donner les raisons de la mort et une autopsie peut même être décidée. Le maire n’a aucune autorité pour s’en mêler. C’est au procureur d’ouvrir une enquête et à la police judiciaire de la mener. Le maire n’a aucun pouvoir pour la déclencher. C’est au juge du Tribunal correctionnel ou au jury de la Cour d’Assises s’il y a crime de décider de la peine. Le maire n’a pas qualité pour fixer la hauteur de celle-ci, de décider si la prison est ferme ou avec sursis. Par contre s’il faut un accompagnement des personnes, les services sociaux de la ville comme du Conseil Général ou de l’hôpital répondent toujours présents. Non le maire n’a pas tous les pouvoirs même si la loi lui confère beaucoup de responsabilités. Quand, dans une société, un maire ou tout chef d’un exécutif peut faire ce qu’il veut, comme il veut, quand il veut, on appelle cela une société despotique, sinon dictatoriale. Dans notre pays, la justice est indépendante et la police sous l’autorité de l’Etat. Je comprends l’émotion des habitants de l’immeuble et du quartier. Je la partage. Mais cela ne change ni la loi, ni les règles de notre République. »

Les faits

Pour rappel, les faits se sont déroulés dans un appartement du 2e étage : fêtes improvisées, tapages, dégradations, bagarres, menaces, drogues, médicaments. Dans ce logement vit une jeune femme, seule et handicapée moteur. Elle est placée sous curatelle et suivie par l’Union départementale des associations familiales du Finistère (Udaf), basée à Quimper.

Loué à cette jeune femme, le studio serait un lieu de consommation de drogues et de médicaments. Trois hommes y sont décédés. Le premier décès a eu lieu il y a un peu plus d’un an, le deuxième remonte au 12 octobre et le dernier s’est produit en janvier. Le propriétaire de cet appartement et le syndic de copropriété ont saisi la justice afin de résilier son bail. Mais, le 16 mai dernier, le tribunal de grande instance de Quimper a rejeté les demandes. Les habitants sont donc en colère.

Ouest-France  

ont Saint-Michel. L'abbaye fermée, deux employés devant la justice - par Les Ormeaux le 14/06/2013 @ 13:30

Photo François DestocPhoto François Destoc
L’abbaye du Mont-Saint-Michel était fermée ce jeudi en raison d’une grève des employés, dont deux comparaissaient en justice à Coutances (Manche) après une plainte de Veolia qui gère les transports de la côte au rocher.

 

L’abbaye, en grève pour le 11e jour consécutif, a fermé jeudi, la quasi-totalité des agents étant en grève, selon la direction, alors que l’entrée du monument était gratuite depuis le 4 juin.

50.000 euros de préjudice, selon le transporteur
Parallèlement, deux employés de l’abbaye membres de la CGT, deux commerçants du Mont-Saint-Michel et le responsable d’une association ont comparu jeudi matin devant le juge des référés de Coutances.
Transdev leur reproche d’avoir entravé la circulation des bus qui mènent de la côte au Mont et que gère la société détenue à 50/50 par Veolia Environnement et la Caisse des dépôts.
Les intéressés admettent avoir participé à des manifestations pour réclamer le retour de la navette qui leur était réservée mais démentent avoir empêché les bus de circuler, selon la CGT.

Transdev leur reproche en outre d’avoir ouvert des barrières et de lui avoir ainsi fait perdre des clients sur le parking payant que l’entreprise gère aussi. La société estime le préjudice à 50.000 euros, a indiqué Régina Dutacq, directrice de Transdev pour le Mont-Saint-Michel. "Samedi, près de 500 personnes réparties dans sept navettes se sont retrouvées bloquées" et ont dû se rendre à pied au Mont à cause de ces mouvements de protestation, a affirmé Mme Dutacq.

Le juge doit rendre sa décision vendredi à 14h.

"Pressions inacceptables"
L’intersyndicale du Centre des monuments nationaux, qui gère l’abbaye, a dénoncé "des pressions inacceptables" dans un communiqué intitulé "
Veolia durcit le ton, les grévistes aussi". "A l’égal des salariés, les visiteurs connaissent aussi de graves difficultés qui témoignent des dérives de la privatisation d’un service qui aurait dû rester public", affirme l’intersyndicale.

Des navettes ont été mises en place le 28 avril 2012 après le transfert du parking du pied du Mont à 2 km de là, sur la côte. Ces modifications entrent dans le cadre d’un projet de désensablement du Mont, afin que celui-ci soit plus souvent entouré d’eau à marée haute. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, le Mont-Saint-Michel attire plusieurs millions de visiteurs par an.

4 réactions

  • M.A.T.
    @kreizleon
    tout confier au privé. tien en voila une bonne idée quelle est bonne.
    ainsi, pour un permis de construire (gratuit) vous devrez débourser. pour une déclaration de travaux idem.
    les CI, les Carte grises, etc seront bien plus chers (faut bien que les actionnaires gagnent du fric sur le dos des travailleurs) etc...

    pour une intervention le WK sur un appareil de chauffage tombant en panne en hiver, par -3° (du vécu) et dont l'entretien est confié au privé, que néni pour une réparation, le privé ne se déplace que de 8h à 17h du lundi au vendredi, le soir et le WK si vous avez froid prenez une couverture supplémentaire.

    tandis que EDF pour une panne relevant de leur compétance, en plein hiver -5° (du vécu également) à 23 h ils se sont déplacé.
    Ajouté le 14 juin 2013 à 11h33 - Signaler un abus
  • kreizleon
    Service public ...
    ... ou viviers d'activistes communistes.
    Il est en effet plus que temps de mettre fin au fonctionnariat et de tout confier au privé pour que la machine française reparte d'un bon pied et soit purgée de ses preneurs d'otages permanents.
    Ajouté le 14 juin 2013 à 08h59 - Signaler un abus
  • Guiriden
    Loup dans la Bergerie
    Voilà le résultat d'abandonner le service public à des entreprises comme Véolia ! Ce ne sont pas des philanthropes, résultat financier avant tout, et contre tout.

    On voit bien le résultat final, et quelle image donne t on aux touristes qui viennent de loin voir la Merveille !
    Ajouté le 13 juin 2013 à 22h19 - Signaler un abus
  • kann loar
    50.000€ ??!
    voila de quoi, chez Véolia, se frotter les mains tout en dormant.
    Ajouté le 13 juin 2013 à 22h03 - Signaler un abus

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Le Télégramme


Les effets des pesticides sur la santé - par Les Ormeaux le 14/06/2013 @ 13:25

 
 
Selon l'Inserm (1), les pesticides augmenteraient les risques de maladie de Parkinson et de cancer de la prostate.

Engagée dans un plan de réduction des produits phytosanitaires, la France reste le troisième pays consommateur (63 000 tonnes), après les États-Unis et le Japon. À la demande de la Direction générale de la Santé, l'Inserm a épluché les études scientifiques parues dans le monde depuis trente ans sur les conséquences sanitaires des pesticides.

Un groupe d'experts - épidémiologistes santé environnement, santé au travail, biologistes... - a débroussaillé le maquis des pesticides : 1 000 substances actives mises sur le marché (insecticides, fongicides, herbicides...), 309 encore utilisées, 10 000 formulations commerciales différentes. Ce travail de synthèse fait apparaître un faisceau de présomptions sur « une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies. »

Les agriculteurs, les ouvriers d'usines de production de pesticides et les populations rurales sont davantage touchés par les cancers de la prostate. Les molécules incriminées (dont la sulfureuse chlordécone, massivement utilisée pour traiter les plantations de bananes aux Antilles) sont désormais interdites.

Certaines formes de cancers du sang sont proportionnellement plus fréquentes chez les professionnels exposés aux pesticides. Même constat pour la maladie de Parkinson. Selon l'Inserm, « de nombreuses études épidémiologiques suggèrent un lien significatif entre l'exposition aux pesticides des femmes pendant la grossesse, et la survenue de fausses couches ou de malformations congénitales. » Enfin, « le lien entre certains pesticides, qui ne sont plus utilisés, et des atteintes à la fertilité masculine, a été clairement établi ».

(1) Institut national de la santé et de la recherche médicale.

Xavier BONNARDEL.. Ouest-France


Les Français totalement addicts à leur smartphone - par Les Ormeaux le 14/06/2013 @ 13:22

 
 
+ LIRE AUSSI : Les Français surfent 3h50 par mois sur leur mobile

 

Les Français ne peuvent plus se passer de leurs smartphones. L’addiction est bien réelle. Au point qu’un quart des possesseurs (26 %) préféreraient être privés de télévision plutôt que de leur téléphone multifonctions.

C’est ce que révèle une étude réalisée par Ipsos pour Google publiée jeudi.

L’étude a été réalisée en partenariat avec Ipsos MediaCT auprès de 1 000 adultes (âgés de 18 à 64 ans) possédant un smartphone et l’utilisant pour surfer sur internet, au cours du premier trimestre.

Au total, le taux de pénétration des smartphones dans la population française a atteint les 42 % début 2013, contre 38 % au premier trimestre 2012 et 27 % au premier trimestre 2011.

Le multi-tâches se développe

74 % des sondés avouent ne jamais quitter leur domicile sans leur téléphone, appareil qui a une telle importance dans la vie des sondés qu’ils sont 26 % à se dire préférer d’être privés de télévision plutôt que de leur smartphone.

Plus de la moitié (51 %) des utilisateurs de ces téléphones intelligents l’utilise quotidiennement pour se connecter à internet. 82 % d’entre eux s’en servent pour surfer, 51 % pour envoyer des mails, 61 % pour accéder à un réseau social, 52 % pour lire la presse.

Accros aux applis

Ces « mobinautes » ont en moyenne 32 applications installées sur leur téléphone, et ils indiquent en avoir utilisé 12 au cours des trente jours précédents.

70 % d’entre eux regardent des vidéos sur leur mobile, dont 13 % au moins une fois par jour.

En 2013, le phénomène grandissant est le « multi-tâches » : 78 % des sondés indiquent utiliser leur smartphone alors qu’ils font autre chose simultanément, comme regarder la télévision (52 %), jouer à un jeu vidéo (19 %), ou encore lire un journal ou un magazine (18 %).

Les Français surfent en moyenne 3 h 50 par mois depuis leur mobile

Multimédia et nouvelles technologies jeudi 13 juin 2013
 
 
 
 

 

Les Français possédant un téléphone mobile permettant de se connecter à internet l’utilisent en moyenne 3 h 50 par mois pour surfer, selon la Mesure de l’internet mobile effectuée en avril par Médiamétrie.

Les Français sont de plus en plus addicts à leur smartphone. Et ils surfent de plus en plus depuis leur mobile. 3 h 50 en moyenne par mois selon la mesure de Médiamétrie.

Mobinautes

« Grâce à une offre de plus en plus riche et diversifiée, et à la compétitivité des forfaits mobiles avec internet illimité, les mobinautes consultent chaque mois toujours plus de sites et d’applications via leur mobile. Ils y consacrent aussi davantage de temps », résume Médiamétrie jeudi.

92 % des « mobinautes » ont ainsi surfé au moins sur un site via leur mobile, soit près de deux points de plus qu’en avril 2012.

Accro aux applis

Plus de 8 mobinautes sur 10 ont également utilisé au moins une application sur leur mobile, contre moins de 7 sur 10 il y a un an. Et en moyenne sur le mois, les mobinautes ont consulté 5,5 applications et ont visité 31 sites internet distincts.

Lors du seul mois d’avril, les sondés ont consulté un total de 745 pages internet, contre 648 un an plus tôt.

Ouest-France


Fouesnant : Nouvelle pollution dans le ruisseau de Kerambris - par Les Ormeaux le 14/06/2013 @ 13:09

Le ruisseau de Kerambris est à nouveau chargé de mousse. L'Association sauvegarde du Pays fouesnantais) et Eau et rivières montent au créneau pour dénoncer la situation du site de Kerambris. Elles rappellent à Roger le Goff, président de la CCPF (communauté de communes du Pays fouesnantais) et président du SAGE, qu'il « s'était engagé solennellement en 2009 à ce que ce site soit un modèle en matière de traitement des déchets et de protection de l'environnement. [...] La commune de Fouesnant vient de renouer avec son fameux pavillon bleu et, paradoxalement, elle s'avère incapable de résoudre un problème de rejets banals qui se sont quand même reproduits plus d'une dizaine de fois en 3 ans et dont l'origine et la cause ne sont plus un mystère pour personne. [...] Les services préfectoraux des ICPE (installations classées pour la protection de l'environnement) chargés de contrôler ces installations ne semblent pas faire preuve de beaucoup de zèle en la matière ».

Les deux associations vont déposer une plainte conjointe pour pollution du ruisseau.

Ouest-France


Les désherbants menacent la qualité de l'eau - par Les Ormeaux le 14/06/2013 @ 13:01

Arnaud Clugery, animateur à Eau et rivières.

Arnaud Clugery, animateur à Eau et rivières.
L'association Eau et rivières constate que l'utilisation de produits phytosanitaires persiste, malgré leur interdiction à proximité des cours d'eau et des fossés.
Changer les comportements des particuliers en matière d'utilisation des produits phytosanitaires, c'est l'une des batailles de l'association Eau et rivières. Et si un arrêté préfectoral a été pris en 2008, interdisant l'utilisation de ces produits à proximité des cours d'eau, certains comportements persistent. Ce printemps encore, les bénévoles de l'association ont constaté plusieurs fossés jaunis après la pulvérisation de produits désherbants.

« Ces personnes continuent d'utiliser des produits qui ont été banalisés il y a quelques années, mais qui entraînentdes problèmes de santé publique et de qualité de l'eau, explique Arnaud Clugery, animateur d'Eau et rivières. Ces molécules restent plusieurs mois dans l'eau et les collectivités sont obligées de renforcer les moyens de traitement de l'eau. Et nous payons tous l'eau un peu plus cher à cause de cela. »

Un travail pédagogique

Depuis quelques années, l'association a entrepris un travail pédagogique avec les particuliers pour les aider à changer leurs habitudes, en distribuant notamment des notes d'information. Elle explique qu'il est interdit d'utiliser des désherbants, insecticides et fongicides à moins de cinq mètres des cours d'eau, à moins d'un mètre de la berge des fossés, même à sec, et sur les avaloirs, caniveaux et bouches d'égout.

L'association constate tout de même des progrès de la part des villes, dont beaucoup sont dans une optique « zéro phytho », des agriculteurs et des particuliers. Elles souhaiteraient d'ailleurs que les municipalités communiquent davantage auprès des particuliers. « Elles ont un rôle de locomotive. Les professionnels agricoles doivent aussi montrer la marche à suivre », estime André Perron, bénévole de l'association. « Des condamnations au tribunal correctionnel ont aussi fait changer quelques comportements », note Arnaud Clugery.

Et pour aider à prendre ce virage, il est possible de se renseigner dans les jardineries, auprès des professionnels qui reçoivent des formations pour jardiner au naturel. Ils peuvent conseiller l'utilisation de certains produits naturels. « Il existe des produits naturels pour chaque type de problème que le jardinier peut rencontrer », précise André Kerdranvat, bénévole. Ensuite, ce n'est qu'une question de volonté.

Amélie GIRARD.  Ouest-France

La Forêt-Fouesnant : Énora Tudal, la danse bretonne dans le sang - par Les Ormeaux le 13/06/2013 @ 11:01

Énora dans un costume de mariée de l'Aven des années 1900-1910,  une reproduction d'un costume authentique de la Forêt-Fouesnant.

Trois questions à  Énora Tudal, reine des cerisiers 2013.

À 19 ans, elle est étudiante en sciences sanitaire et sociales à Concarneau et souhaite devenir infirmière.

Comment es-tu entrée dans le monde de la danse ?

J'ai eu le privilège de faire mon premier défilé en robe de baptême traditionnelle au Cornouaille en 1995. Après l'apprentissage de la marche, j'ai tout naturellement enchaîné avec l'apprentissage de la gavotte. Mon père dit souvent que je suis née avec une coiffe sur la tête. Cela fait 14 ans que je suis danseuse au cercle celtique Ar Bleuniou Kignez. Mes parents et mon petit frère sont aussi danseurs au cercle, mon père préside la Fête des cerisiers depuis 10 ans. Cette année elle aura lieu les 22 et 23 juin.

Quel est ton investissement dans la culture et la tradition ?

Je pratique le gouren depuis 2 ans, un sport de combat qui me permet de garder la forme, d'être dynamique et de me vider l'esprit. Depuis cette année, avec Nicolas Kernevez et Stéphane Tudal, je transmets mes connaissances de la danse au groupe des jeunes. C'est très enrichissant, transmettre son savoir et sa passion c'est important. Je prends beaucoup de plaisir à le faire et ce sont de bons moments que l'on passe tous ensemble.

Le Cornouaille Quimper, un enjeu ?

Cette année, je me présente au titre de reine de Cornouaille, une élection qui me tenait à coeur. Il ne suffit pas d'être la mieux habillée pour être élue, il faut aussi présenter un dossier, je le prépare actuellement. Je suis très heureuse de représenter le cercle qui m'a vu grandir. Quand j'entends de la musique bretonne, j'ai les pieds qui frétillent et qui commencent à bouger, j'ai envie de danser. Le cercle est devenu une seconde famille, des amitiés se sont créées au fil du temps et on a le plaisir de se retrouver toutes les semaines. Ils seront tous là pour me soutenir et c'est très important. Je vais faire de mon mieux pour ne pas les décevoir.

Ouest-France


Ile Longue. Une enquête ordonnée - par Les Ormeaux le 12/06/2013 @ 11:46

(Photo François Destoc)

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a ordonné dès hier une enquête approfondie sur la sécurité de l'Ile Longue après les révélations du Télégramme. «La sécurité de notre dissuasion n'est pas en défaut», assure de son côté le porte-parole du ministre.

La publication, hier matin, de l'enquête du Télégramme pointant des failles dans le dispositif de sécurité à l'Ile Longue a fait réagir rapidement le ministère de la Défense. Jean-Yves Le Drian a demandé immédiatement une enquête approfondie à l'Inspection générale des Armées, a annoncé hier Pierre Bayle, porte-parole du ministre lors d'un point de presse à Paris. Cette enquête devra présenter «une analyse complète de la sécurité terrestre, aérienne et maritime de l'Ile Longue».

«Sur la dissuasion, on ne communique pas»

«Je tiens à rassurer ceux qui craindraient pour la sécurité de notre dissuasion : celle-ci n'est pas en défaut », a assuré hier le porte-parole du ministère. Ce que confirme Patricia Adam, présidente de la commission Défense, à l'Assemblée.

«Sur la dissuasion, on ne communique pas», a souligné Pierre Bayle en ajoutant : «Le droit d'informer est une chose, le droit à la Défense fait aussi partie des piliers de la démocratie». Le porte-parole n'a pas, dit-il, appris hier d'informations nouvelles. Alors pourquoi une enquête ? «Pour vérifier que tout aille bien», a-t-il répondu.

Les informations publiées par la presse «ne traitent que d'une des parties des mesures de protection statiques de l'Ile Longue, a expliqué Pierre Bayle. Le dispositif repose sur différentes couches complémentaires, faisant intervenir tous les services de l'État qui participent à une protection dynamique et en profondeur (Marine nationale, gendarmerie, services de renseignement, notamment)», a-t-il ajouté. Pas question de communiquer sur le dispositif «dynamique». C'est du Secret Défense.

Plusieurs zones dont l'accès est protégé entourent le coeur de la base de l'Ile Longue. La partie évoquée par la presse, a poursuivi le porte-parole, concerne «les accès périphériques et ne touche pas le coeur de la dissuasion nucléaire». Ainsi, plus on s'approche du centre de la base, plus les contrôles, les inspections, les fouilles sont importants.


Des inspections régulières

Le commandant de la base de l'
Ile Longue est responsable de la sécurité du site. Plusieurs centaines de gendarmes maritimes et de fusiliers marins en assument la charge directe, a poursuivi Pierre Bayle avant d'assurer que des inspections étaient menées régulièrement. «Le retour d'expérience permet, dit-il, de faire évoluer le dispositif de sécurité». Ainsi, des mesures concernant le changement de clôtures et la rénovation du poste de commandement de la protection ont déjà été prises. Pas question de donner des détails mais le porte-parole a confirmé que des exercices de tentatives d'intrusion avaient bien lieu afin de vérifier s'il y a des failles dans le système.

Le ministère ne veut pas que le doute s'installe sur la fiabilité de la dissuasion. D'où l'idée de dégainer très vite hier. «Nous avons à coeur de moderniser le dispositif de sécurité. Il y a 2.500 personnes sur le site. Nous n'avons pas constaté d'entrées clandestines. Les badges fonctionnent», a affirmé le porte-parole.

  • Catherine Magueur

«Il s'agit d'affiner le dispositif actuel»

Certains officiers supérieurs estiment à mots couverts que les dysfonctionnements à l'Ile Longue sont bien connus. Il reste selon eux à finaliser les modernisations en cours.

C'est une anecdote. Mais elle illustre le manque de discrétion dont font parfois preuve certains responsables amenés à traiter des affaires sensibles. Il s'agit en l'occurrence d'une bruyante conversation, surprise hier entre un officier supérieur et un interlocuteur non identifié. Le militaire, visiblement irrité, fait allusion aux révélations du Télégramme sur les failles de sécurité de l'Ile Longue, et évoque «une intervention de la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la Défense, l'un des six services de renseignement français)». L'officier poursuit : «Ces révélations ne nous apprennent rien de nouveau» et conclut : «Toute cette histoire est de toute façon très probablement téléguidée».


Empilement d'enquêtes

L'une des informations livrées par l'officier est d'ailleurs développée quelques instants plus tard par le porte-parole du ministère de la Défense, Pierre Bayle, lors d'une conférence de presse, puis lors d'une interview accordée à Tébéo : «Sur le fond, nous n'avons pas appris d'élément réellement nouveau par rapport aux informations que nous avions déjà (...). Nous n'avons pas attendu maintenant pour découvrir les dysfonctionnements et les manques éventuels». Parfait. Pourquoi le ministre de la Défense a-t-il alors lui-même demandé «une enquête approfondie» sur la sécurité de l'Ile Longue ? Les différentes enquêtes annuelles, notamment menées par la DPSD et l'Inspection générale des armées, ne suffisaient-elles donc pas ?

«Il s'agit d'affiner le dispositif actuel, a ensuite précisé la Défense, et de poursuivre les mesures de modernisation déjà entreprises : changement des clôtures, rénovation du poste de commandement de la protection...»

Les appels d'offres lancés par le ministère de la Défense (notre édition d'hier), ces derniers mois, indiquaient également « la construction d'un nouveau poste d'accès et la modernisation des moyens de filtrage (l'une des failles majeures soulevées par notre enquête) », ou encore «le renforcement de l'alimentation électrique», etc.

Hier, le ministère de la Défense s'est livré à un curieux exercice d'équilibriste, affirmant que «la sécurité de la dissuasion n'a pas été prise en défaut»... sans attendre les résultats de l'enquête ordonnée par son ministre.

  • Hervé Chambonnière

Point de vue. Chacun dans son rôle

Jean Guisnel Point de vue
par Jean Guisnel

La sécurité de l'Île Longue n'est pas tip-top... Mais il ne faut pas le dire ! Enquêter sur ce point avec l'accord des autorités militaires n'était même pas envisageable, c'est pourquoi nous ne l'avons pas envisagé.

Hier, le ministère nous a répondu que seuls les points d'entrée et la périphérie de la base pourraient présenter des vulnérabilités. Ça tombe bien : c'est ce que nous avons écrit. Preuve s'il en était besoin que nous avons eu raison de chercher à savoir ce qu'il en était. Pour cela, nous avons enquêté dans les règles. À juste titre, puisque notre travail a été jugé suffisamment sérieux pour justifier une enquête ordonnée par le ministre de la Défense. Dont les résultats demeureront secrets, sans aucun doute...

Ainsi va notre démocratie : la Défense joue son rôle en protégeant ses gros mystères et ses petites cachoteries en long, en large et en travers. La presse est dans le sien quand elle fouille et interpelle les faits, y compris s'il faut parfois mettre le doigt sur un point sensible.

Sous notre nez, dans la rade de Brest, derrière des murailles de béton, se joue en secret une partie de la sécurité du monde. Les satellites-espions connaissent chaque centimètre de cette base de l'Île Longue, la photographient cent fois par jour, des radars puissants l'observent depuis le ciel. Mais pour la presse, c'est non. Pour la population idem. On a compris, merci ! Le nucléaire, c'est secret. Les sous-marins, c'est secret. Les militaires et les politiques nous l'assènent du matin au soir, en pensant sincèrement que c'est leur rôle. Et nous, nous jouons le nôtre.

Qui oserait prétendre au ministère de la Défense que rien n'a changé, depuis hier, dans l'application des procédures d'accès à l'Île Longue ?

Le Télégramme


Bretagne. 42 magasins E.Leclerc ne vendront plus de pesticides - par Les Ormeaux le 12/06/2013 @ 11:41

 
 

 

Les 42 magasins E. Leclerc de la coopérative bretonne Scarmor ne vendront plus aucun pesticide dans leurs rayons d’ici à l’automne. Une première dans la grande distribution à une telle échelle, se sont félicités mardi les initiateurs de l’opération baptisée « Zéro Phyto ».

La démarche a débuté en mars et doit aboutir progressivement à l’abandon complet d’ici l’automne de la vente de produits phytosanitaires, a expliqué à la presse Jean-Marie de Bel Air, responsable de l’opération pour la centrale d’achat coopérative.

90 produits vont progressivement disparaître

« On a décidé d’arrêter progressivement en 2013 tous les produits contenant des molécules chimiques », a indiqué M. de Bel Air, également à la tête du magasin Leclerc de Plougastel-Daoulas, près de Brest, où le rayon jardinerie ne comporte déjà plus aucun pesticide.

Quelque 90 produits, représentant un chiffre d’affaires annuel pour la coopérative de 1,5 million d’euros, vont progressivement disparaître des rayons, pour être remplacés par d’autres plus respectueux de l’environnement. Ouest-France


8 millions de Français ont du mal à payer l'énergie - par Les Ormeaux le 12/06/2013 @ 11:38

 
 Le médiateur national propose de créer un « chèque énergie » qui ne se limiterait pas au gaz et à l'électricité. Il coûterait un milliard d'euros.

Quatre Français sur dix ont limité le chauffage

« Malgré l'amélioration des dispositifs d'aide, la précarité énergétique s'aggrave. » C'est le médiateur national de l'énergie, Denis Merville, qui le dit. Par précarité énergétique, il désigne la difficulté à régler les factures d'énergie. Cela concerne 8 millions de personnes en France.

L'an dernier, 18 % des dossiers dont le médiateur a été saisi concernaient des difficultés de paiement, contre 15 % en 2011. Cet hiver, la situation s'est encore aggravée : un quart des dossiers depuis janvier, avec un pic à 34 % en mars, relèvent de ces difficultés. Quatre Français sur dix déclarent, par ailleurs, avoir restreint le chauffage au cours de l'hiver pour maîtriser les factures. 

Les foyers en difficulté ne réclament pas tous

Les tarifs sociaux comme le Tarif de première nécessité ne touchent que 1,2 million de foyers, soit une fraction de ceux qui en ont besoin. Denis Merville préconise donc de remplacer les différents tarifs sociaux par un « chèque énergie », qui pourrait être versé avec l'Allocation personnalisée au logement, pour plus de simplicité.

Ce chèque aurait l'avantage de toucher également les foyers qui se chauffent au fioul, au bois, par réseau de chaleur... Il estime qu'il faudrait mobiliser un milliard d'euros, alors que les tarifs sociaux se limitent à moins de 200 millions d'euros.

L'élargissement des tarifs sociaux pourrait tarder

La loi Brottes, adoptée en avril, a pourtant étendu les tarifs sociaux à quatre millions de foyers. Mais Denis Merville affirme que cela ne sera pas opérationnel l'hiver prochain... et sans doute pas l'hiver suivant du fait de freins administratifs et techniques. Delphine Batho, la ministre de l'Énergie, ne l'entend pas ainsi. Elle a aussitôt rappelé que « l'élargissement des tarifs sociaux de l'énergie est une priorité absolue pour le gouvernement ».

Électricité : une hausse de 5 % par an proposée

Le médiateur de l'énergie demande, par ailleurs, de donner de la visibilité aux usagers en planifiant la hausse sur plusieurs années plutôt que de les refuser au nom du pouvoir d'achat et de finalement accepter des rattrapages « inopinés ».

De son point de vue, il faudrait augmenter les tarifs de l'électricité de 5 %, par an en 2014, 2015 et 2016.

Ouest-France


Beg-Meil. 40 appartements à la place de la station-service - par Les Ormeaux le 12/06/2013 @ 11:28

La station-service de Beg-Meil aujourd’hui. Ouest-France
La station-service de Beg-Meil aujourd’hui.© Ouest-France

L’ancienne station - service de Beg-Meil, à Fouesnant, a vécu. Dans quelques mois, des logements vont être construits à sa place.

Le lotisseur breton Urbatys va en effet édifier une résidence de 40 logements BBC (respect de l’environnement) en face du restaurant « Chez Hubert ».

Trois niveaux

Le bâtiment sera construit en « U ». Les logements seront des appartements de type T2 au T3, peut-être des T4. Selon Urbatys, il y aurait trois niveaux avec deux ascenseurs. Chaque logement devrait avoir son jardin, sa terrasse ou son balcon, et son parking en sous-sol.

Ouest-France

Ile Longue. Le Drian demande une "enquête approfondie sur la sécurité du site" - par Les Ormeaux le 11/06/2013 @ 13:41

(Photo d'archives Claude Prigent)Dans le Finistère, la très secrète Île Longue, coeur de la dissuasion nucléaire française, va renforcer ses mesures de sécurité. Il faut dire que d'incroyables failles rendent ce site ultrasensible vulnérable, comme le révèle notre enquête.

La Presqu'île de Crozon, dans le Finistère : ses plages de sable fin, ses criques sauvages aux eaux cristallines, ses sentiers de randonnée perchés sur des falaises abruptes, ses vues du «bout du monde» à couper le souffle et... ses sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE). C'est ici, en effet, dans cette impasse naturelle, niché dans la rade de Brest, que bat depuis 1970 le coeur de la dissuasion nucléaire française. Qui tient en quelques chiffres : quatre SNLE équipés chacun de 16 missiles capables de frapper presqu'en tout point du globe, sur ordre du président de la République, n'importe quel État menaçant les intérêts vitaux de la France.

960 Hiroshima

Dans le ventre de chaque sous-marin sommeillent jusqu'à 960 Hiroshima... Alors, pour veiller sur cet arsenal apocalyptique, pour éviter qu'un grain de sable ne vienne enrayer le dispositif et entamer «la crédibilité de la
France», des moyens hors normes ont été mis en place. Une quarantaine de vigiles, près de 115 gendarmes maritimes, et quelque 230 fusiliers marins assurent la sécurité des deux sites de Guenvénez (stockage des fusées) et de l'Île Longue (entreposage des têtes nucléaires et maintenance des sous-marins). Ces terrains d'une superficie égale à celle de l'Île de Bréhat (ou 461 terrains de football) sont également bardés de caméras, hérissés de clôtures électriques et de barbelés et truffés de capteurs électroniques et de moyens anti-intrusion. Bref, sur le papier, le coeur de la Défense nationale est une forteresse imprenable.

Après plusieurs mois d'enquête, nous avons pourtant relevé de nombreuses failles de sécurité. Comment entrer sur la base de l'Île Longue, où aucun piéton ne peut se déplacer en zone sensible sans être immédiatement détecté et neutralisé ? Toute la sécurité du site repose sur le contrôle et l'identification des personnels autorisés à y entrer. Le dispositif actuel est l'une des principales faiblesses du site.

Badges peu fiables

Sur la base, pas de système de contrôle biométrique, qui offre pourtant une incomparable garantie d'authentification grâce à la reconnaissance digitale et/ou de l'iris de l'oeil. L'identification s'effectue au moyen de badges nominatifs équipés d'une simple bande magnétique (très facilement copiable) et d'une photo (contrôle visuel réalisé par des vigiles et gendarmes, très limité en fonction de l'affluence aux postes de contrôle et de l'état et de la fidélité de la photo). Ces badges ne permettent pas non plus de tracer leurs porteurs, et notamment de savoir s'ils ont bien quitté la base en fin de journée.

La diffusion des cartes d'accès ne semble, par ailleurs, pas contrôlée. Pourquoi des personnes quittant leur emploi peuvent-elles partir sans restituer leur badge, comme nous avons pu le constater ? Pourquoi peut-on obtenir aussi facilement la réactivation de la bande magnétique de son badge, même après plusieurs mois d'absence, comme cela nous a été rapporté à plusieurs reprises ?

Le sésame pour l'accès des véhicules, quant à lui, est un vulgaire morceau de feuille de papier blanc, où figurent quelques informations basiques. Un enfant de 12 ans pourrait le reproduire.

Document non classifiés

Le document qui recense et détaille tous les badges d'accès n'est pas classé «confidentiel ou secret défense», mais seulement «diffusion restreinte». Nous avons pu en consulter un. Grâce à ce document, nous avons pu réaliser un badge qui aurait pu nous permettre d'accéder au premier cercle de l'Île Longue. Aucune badgeuse (lecture des bandes magnétiques) ne filtre en effet l'accès aux parkings et à la zone vie de la base, ou encore aux transrades, ces bateaux qui effectuent la navette entre Brest et l'Île Longue et qui transportent chaque jour près de la moitié des effectifs travaillant sur la base (risques d'attentat suicide ou de prise d'otages). Seul un simple et succinct contrôle visuel des badges y est réalisé.

Contrôles insuffisants

Alors que le site est en travaux depuis 2006 (aménagements liés au nouveau missile M51), pourquoi les nombreux camions-bennes et toupies qui y pénètrent, et qui peuvent cacher de grandes quantités d'explosifs ou de nombreuses personnes, ne sont-ils pas systématiquement inspectés, comme nous l'avons constaté à plusieurs reprises à l'entrée de la base, et comme cela nous a été rapporté pour les sas d'accès aux autres zones du site ? Dans cette base ultrasensible, aucun scanner pour véhicule !

Chacune des zones d'accès n'est contrôlée (sauf le principal accès piétons aux zones sensibles, appelé «cathédrale») que par un ou deux gendarmes ! Selon plusieurs témoignages, les contrôles d'accès par la route sont d'ailleurs «très sommaires». Trop de monde afflue aux heures de pointe (3.000 entrées-sorties quotidiennes).

Une incroyable mine d'informations sur internet

Tout ce qui relève de la dissuasion nucléaire est protégé par le «secret défense». Sur internet, nous avons pourtant trouvé une foule d'informations sensibles, accessibles à tous : vues très détaillées du site, identités et coordonnées complètes de personnels clés, etc.
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Vous connaissez le commandant du SNLE Le Triomphant ?
Il s'appelle Sébastien M. Dans une vidéo que l'on trouve aisément sur Internet, son nom apparaît en toutes lettres. Comme son visage. Quelques mois ou années plus tôt, vous auriez pu voir s'afficher celles d'autres commandants : Bruno R, Laurent H, François-Xavier B... Les commandants des SNLE étaient même tous réunis et visibles sur les vidéos qui ont immortalisé la visite du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en juillet dernier.
Grâce à Google Earth (lire plus bas), on distingue très nettement leurs résidences, et celle du commandant de la base, sur l'
Ile Longue. Sur place, on constate qu'une dérisoire clôture les "protège", et que le chemin qui les longe ferait "un lieu d'embuscade idéal", nous confie un spécialiste des diagnostics de sécurité des sites sensibles que nous avons sollicité (et qui souhaite rester anonyme).
De ces résidences, l'accès à la base est direct.

Christian X., chef sécurité, domicilié au 80 r. de...
Vous auriez également pu découvrir, un an auparavant, le visage et le nom d'Emmanuel L., responsable d'opération à Astrium (filiale d'EADS), société qui gère l'assemblage des missiles sur le site voisin de l'
Ile Longue, à Guenvénez, ou celle de Francis L, adjoint au chef de centre du même site, ou encore celles de commandants de la base de l'Ile Longue, Philippe G, Stéphane de S, Bernard J., etc.
Facile, également, de trouver les identités et coordonnées d'autres personnels clés du site. Quelques minutes suffisent pour débusquer Anne X., l'un des responsables du site de Guenvénez, domiciliée à un lieu-dit, à P., ou encore Christian X., l'un des responsables sécurité de l'
Ile Longue, domicilié au N° 80 d'une rue de X.
Qui peut empêcher de les approcher, de faire pression sur eux, et/ou d'accéder à leur précieux laissez-passer ?

Le diagnostic d'un spécialiste
Certaines photos et vidéos, a priori anodines, livrent pourtant de précieux renseignements. Nous les avons montrées au spécialiste de la sécurité que nous avons sollicité. Extrait de son diagnostic : "Ces éléments révèlent quels sont la protection et l'équipement individuels des gendarmes et fusiliers marins. Je connais la puissance de leur embarcation, son positionnement. Ces informations vont m'aider à choisir les munitions qui vont les coucher, à ajuster ma distance de tir pour rester hors de leur portée, à choisir plusieurs embarcations, plus puissantes que la leur, que je pourrai utiliser par mer formée (...)"

Chiens de combat et résidences des commandants
Pourquoi l'installation la plus névralgique de France est parfaitement visible, dans ses moindres recoins, sur Google Earth ? Aucun floutage. Même si le cliché date de juin 2009 (avant le début des très lourds travaux d'aménagement liés au nouveau missile M51), le détail est si précis qu'on peut voir les silos abritant les missiles. On y repère également les endroits où des parachutistes pourraient aisément se poser. Un site vient même en aide à ceux qui ignorent tout de l'interprétation des photos aériennes ou satellites. Le chenil des chiens de combat est désigné, comme le local des pompiers, le restaurant ou encore l'emplacement exact du lieu de résidence des commandants des SNLE de la base !

Agrandir le plan

Pas de gros pixels
A quelques centaines de mètres de l'
Ile Longue, un site sensible de la Marine (le GESMA, Groupe d'études sous-marines de l'Atlantique, expert en guerre des mines, en lutte sous-marine par petits fonds, ainsi qu'en discrétion acoustique et électromagnétique sous-marine) a eu plus de chance. De gros pixels empêchent d'en distinguer les installations. Il y a quelques semaines, la DCRI, notre service de renseignement intérieur, exigeait et obtenait (très maladroitement et temporairement) la suppression, sur Wikipédia, d'informations (bien peu) sensibles sur la station hertzienne militaire de Pierre-sur-Haute, l'un des maillons de la chaîne de transmission du feu nucléaire.
L'
Ile Longue et ses missiles nucléaires, eux, attendront...
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Le droit de savoir

Tout ce qui concerne le nucléaire est secret. Les citoyens français devraient donc, si on comprend bien les instructions officielles, se comporter comme les trois petits singes, en plaçant leurs mains l’un devant la bouche, l’autre devant les yeux, le troisième sur les oreilles. Ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre.

Pour la voix officielle, cette règle s’appliquerait aussi bien aux journalistes qu’à l’ensemble du monde de la communication. Exemple: voici quelques semaines, le contre-espionnage a contraint un animateur de Wikipedia à supprimer une page du site présentant un centre de transmission militaire, maillon de la chaîne de commandement nucléaire.

Telle n’est pas notre conception de l’information. Lorsqu’un lanceur d’alerte est venu évoquer devant Hervé Chambonnière les incroyables problèmes de sécurité des accès de l’Île Longue qu’il avait personnellement discernés, nous avons fait ce qui convenait : vérification, recoupement, analyse, recueil de témoignages, constatations sur place. Des mois d’enquête…

Quand, à quelques kilomètres des centaines de milliers d'habitants d'une métropole urbaine de la taille de Brest, on manipule du matin au soir les outils de l’apocalypse, notre devoir est de chercher à comprendre pour informer nos lecteurs. Nous ne sommes pas des justiciers. Nous expliquons une situation prévalant depuis des années, d’ailleurs en voie de transformation par la mise en place de moyens de sécurité moderne.

On nous répondra peut-être qu’à ce jour, aucune des failles constatées n’a entraîné d’intrusion malveillante. Peut-être, et c’est tant mieux ! Il n’empêche que notre enquête pointe une réalité : de telles intrusions seraient possibles. Parce que nous vivons à côté du fer de lance de la dissuasion nucléaire française, nous avions le droit de savoir. Aujourd’hui, nous l’avons pris !
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Les autres points faibles à la loupe

L'Ile Longue dispose-t-elle de tous les moyens pour faire face à une menace terroriste qui s'accentue ? Voici quelques-unes des autres failles que pointe notre enquête.

Failles électriques. La ligne électrique qui dessert l'Île Longue est parfaitement accessible. Si les zones-clés du site sont censées être autonomes, quel serait l'impact sur le fonctionnement du site si un ou plusieurs pylônes étaient détruits ? Selon nos informations, en raison d'un approvisionnement sous-dimensionné, les coupures sont «très fréquentes». Certaines peuvent même s'éterniser plus d'une heure. Même si elles n'affectent pas la «zone rouge», elles déclenchent automatiquement l'ouverture de certains sas ou badgeuses (contrôle manuel avec relevé d'identité) qui peuvent permettre d'accéder ensuite, plus ou moins aisément, en zone rouge.

Transrades cibles faciles. C'est dans le port militaire de Brest qu'embarquent tous les matins, sur trois transrades, près de la moitié des effectifs (environ 1.200 personnes) travaillant sur l'Île Longue. Quelles conséquences sur le fonctionnement de la dissuasion si ces bateaux, et les personnels qu'ils transportent, étaient touchés ou détruits par des tirs de roquettes depuis la terre (pont de Recouvrance, Tour Tanguy, etc.), ou percutés ou abordés (attentat suicide, prise d'otages) dans la rade ?

Matériel manquant, obsolète ou à bout de souffle. Les badgeuses permettant de lire les bandes magnétiques des cartes d'accès aux zones sensibles sont si anciennes qu'au moins l'une d'entre elles a été en partie démontée pour servir de pièces détachées aux autres. Selon plusieurs témoignages concordants, les clôtures enserrant la base sont également en «mauvais état» et régulièrement «rapiécées avec les moyens du bord». C'est aussi le cas des portails des sas d'accès des véhicules, parfois fermés avec une simple chaîne.

À noter, également, l'absence de chicane devant l'entrée de la base et dans la base. Impossible d'empêcher un camion-suicide de parvenir jusqu'à la «cathédrale», principal sas d'accès au coeur du site, où plusieurs centaines de personnes se pressent aux heures de pointe. De jour, de simples barrières (souvent levées) «interdisent» l'accès au premier cercle du site.

Pas assez spécialisés, sous-équipés. Si la détection des intrusions semble très bonne, encore faut-il pouvoir répondre à une attaque massive réalisée par des hommes aguerris et ultra-motivés. Une bonne partie des 115 gendarmes maritimes sont gendarmes adjoints volontaires (GAV), donc débutants, très jeunes, peu formés (trois mois de formation initiale, contre douze mois pour un gendarme de carrière), et peu payés. Le commandant qui dirige ces unités n'est jamais un spécialiste de la sécurité de sites sensibles. Il est domicilié hors de la base (à 10 kilomètres). L'Île Longue est la première affectation d'une bonne partie des fusiliers marins présents sur le site. Anecdote : en août 2012, la protection du site principal était en partie assurée par des réservistes (formation de quinze jours).

Par ailleurs, un seul canot pneumatique, sous-motorisé, avec trois à six personnels à bord, est disponible pour intercepter sur le champ toute intrusion maritime. Les armes sont rarement approvisionnées en patrouille et pas adaptées à la configuration des lieux (fusils à pompe, par exemple). Les véhicules de patrouille sont sans protection. Il y a peu ou pas de moyen de transmission individuel. De plus, les gilets pare-balles sont obsolètes et la grande majorité des agents de sécurité privée, non armés, n'a reçu aucune formation spécifique. Enfin, la coopération et l'entente entre gendarmes et fusiliers marins serait «minimaliste».

«Pour un site aussi sensible que celui-ci, qui fournit "l'assurance-vie" de la France et assure sa crédibilité internationale, il faudrait un personnel peut-être moins nombreux, mais vraiment spécialisé, bien équipé et payé, et capable de répondre à des situations et à des engagements non conventionnels. Ce n'est pas du tout le cas», tranche le spécialiste de la sécurité de sites sensibles que nous avons consulté (et qui souhaite rester anonyme).

Procédures d'alerte ignorées. En cas d'intrusion ou de danger, les consignes et procédures d'alerte sont inconnues des vigiles (par ailleurs, on note l'absence d'alarme ou de système de communication spécifique et rapide). Certaines procédures de sécurité sont ignorées. Exemple avec les alarmes radiologiques : régulièrement, notamment au passage de camions transportant des déchets, celles-ci se déclenchent. À juste titre ? Personne ne le sait. L'alarme est coupée au bout de quelques minutes, «pour ne pas bloquer le flot de camions qui sortent et entrent».

Crash d'aéronef ou de bateau. Ces scénarios auraient été pris en compte. Pourquoi alors aucune batterie de missiles sol-air n'a été mise en place ? Comment empêcher le crash d'un avion qui se jetterait sur le site (assez protégé pour résister à un impact d'avion de ligne ?) ? L'installation d'une batterie mobile de missiles de type Crotale serait bien envisagée, mais celle-ci ne serait que «provisoire» (sic), comme cela avait été le cas après les attentats du 11 septembre 2001. Aucun système ne semble être en revanche capable de stopper un bateau lancé à pleine vitesse sur le site.

Dans tous les cas de figure, même si une menace directe sur les munitions nucléaires de l'Île Longue semble très improbable, une action terroriste pourrait en revanche avoir un très fort impact sur le fonctionnement de la dissuasion, décrédibiliser la France, et générer une onde de choc sans précédent dans l'opinion publique (et une hostilité accrue pour le nucléaire).

  • H. C.
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Intrusions, sous-marin piégé et surréalistes appels d'offres

Les failles qui affectent l'Île Longue ne sont secrètes que pour le grand public. Sur le site, « tout le monde en est conscient », assure l'un de nos interlocuteurs. Selon nos informations, plusieurs alertes seraient même remontées «à un haut niveau».

Ont-elles déclenché les incroyables appels d'offres publics passés peu de temps après le début de cette enquête, il y a plusieurs mois ? Leur lecture est très instructive. On y apprend que l'Île Longue nécessite la «construction d'un nouveau poste d'accès et la modernisation des moyens de filtrage» (selon nos sources, un système d'identification biométrique des personnels est, par ailleurs, en phase de test depuis plusieurs semaines), «le renforcement de l'alimentation électrique», «l'approvisionnement et la maintenance d'un groupe électrogène de secours» (l'alimentation électrique est une autre faille).

Comment ne pas comprendre que la sécurité du site n'est plus à son niveau maximum ? Personne n'échappe aux règles de passation des marchés publics ! Pas même l'installation la plus secrète de France ?


Badge noir et camion-poubelle

Autres preuves de la vulnérabilité de l'Île Longue ? Selon nos informations, la sécurité du site a été prise en défaut à plusieurs reprises. En juin 2012, deux individus présentant un «badge noir» - sésame délivré à une dizaine de personnes dispensées de contrôle (commandant de la base, etc.) - sont entrés dans la base et sont parvenus jusqu'à un sous-marin, sur lequel ils ont matérialisé un engin explosif. Les mêmes individus ont réussi à ressortir de la base sans être inquiétés. Il s'agissait, heureusement, d'un test de sécurité, probablement mené par des commandos Marine de Lorient. Quand ils n'ont pas de badge, les commandos parviennent aussi à entrer, au petit matin... dans un camion poubelle (il y a quelques années) ou encore par la mer et dans des caisses en bois sans fond ! Cette dernière opération, baptisée «Barracuda», révélée par le livre d'un ancien nageur de combat du service action de la Direction générale de la sécurité extérieure, avait mis «out», en septembre 1973, un sous-marin et toute la chaîne de transmission nucléaire !

Même si ces tests sont réalisés en situation réelle (les services de sécurité ne sont pas avertis), leurs scénarios sont «forcément très limités», relève un expert en sécurité de sites sensibles que nous avons sollicité. Impossible, en effet, d'envisager une attaque massive ou des techniques qu'utiliseraient réellement des fanatiques...

  • H. C.
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réactions

  • domi...
    affaire d'état
    Cette affaire peut être la goute d'eau de trop, vu le contexte politique économique social exécrable, elle peut dégénérer en affaire d'état voir donner prétexte à un coup d'état militaire ,alors que l'on parlait sérieusement sur certains sites ces jours ci
    Ajouté le 11 juin 2013 à 13h21 -
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  • queeny 29
    Ouf
    Pierre BAYLE nous rassure, exactement comme André Maginot.
    Franchement vous exagérez au Télégramme.
    Si vous désirez faire une copie de carte magnétique, j ai ce qu'il faut.
    Bien sur à ne pas utiliser de façon frauduleuse, investissement très très lourd, 120 €.....
    cela laisse rêveur, idem pour les cartes bancaires... du vent
    Ajouté le 11 juin 2013 à 13h12 -
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  • BRISE
    Il est bientôt temps !
    Il y était il n'y a pas si longtemps!
    Et comme dab ...rien vu !
    C'est quand même beau d'être..
    "ministre" ?
    Ajouté le 11 juin 2013 à 13h11 -
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  • freak wave
    Le drian et la députée patricia adam montent au créneau
    Il n'est pas question de laisser partir cette base lucrative à Toulon, ou même à Rennes. Le Drian sait qu'il a une base de sous marin inutilisée à Lorient cependant.

    Tout cela m'inspire que l'on cherche à détourner l'attention d'autres dossiers brulants, tels le chomage, la destruction de notre agriculture, ou l'aéroport de Nantes que l'on va essayer de faire passer en douce.
    Ajouté le 11 juin 2013 à 13h11 -
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  • fruitybat
    merci
    Merci au journaliste, j'ai travaillé presque 5 ans a l'ile longue et ces articles sont criblant de vérité... Il y a bien plus encore...
    Ajouté le 11 juin 2013 à 09h54 -
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Réagir à cet article


  • eole2936
    Sécurité
    Des voiliers venant à la manifestation antinucléaire de dimanche dernier au Fret ont été escortés par deux pneumatiques jusqu'au port.
    La preuve que la sécurité existe.
    Je profite pour rappeler que la France s'honorerait à le respecter en arrêtant de perfectionner(?) la force de frappe et de développer les missiles M51.
    Contrairement à pcad qui dit stop au nucléaire militaire je dis aussi STOP au nucléaire civil qui n'est pas la source d'électricité peu chère tant vantée.Dernièrement Le Télégramme expliquait que la mise aux normes et le démantèlement des vieilles centrales allaient faire monter le prix de l'électricité.
    Ajouté le 11 juin 2013 à 13h18 -
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  • granit
    Et c'est pas la seule ...
    Ça me rappelle une petite mésaventure à l'époque de mon service militaire à la BAN de Landi il y a plus de 20 ans.Un véhicule extérieur avait réussi à rentrer sur la base et faire quelques tours sur la piste d'envol. Faut dire qu'à l'époque la sécurité était pratiquement assurée que par des appelés ...
    Ajouté le 11 juin 2013 à 13h11 -
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  • JOCE
    VOILA POURQUOI !
    Certains ont droit d avoir des cachets d IODE ?
    Les autres de Brest Même ! n en n ont pas . Ils peuvent être Touchés Coulés !!!!
    Ajouté le 11 juin 2013 à 13h08 -
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  • Jado
    Prévenez les "chefs"
    Trois articles sur l'insécurité à l'ile longue !
    Il y a , normalement, un chef qui s'appelle Hollande et un adjoint qui s'appelle Le Drian.
    Faites remonter l'info, ils ne doivent pas être au courant.
    Ajouté le 11 juin 2013 à 11h52 -
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  • Menez-hom
    il ne faut pas rêver...
    tout ceci doit être connu par les éventuels agresseurs de l'Ile Longue depuis longtemps. Pourtant, au début après la construction de cet élément de la défense française, on avait pas le droit de se promener avec un appareil photo dans les parages, il y avait des panneaux partout.
    Ajouté le 11 juin 2013 à 11h46 -
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  • CORENTIN
    Il y a quelques années
    un plaisancier perdu dans le brouillard aborda l'île longue et grimpa sans problème sur le quai... les hommes de garde regardaient un match de foot!!!
    Ajouté le 11 juin 2013 à 11h37 -
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  • jcth
    pour Dure
    J'ai suivi votre invite à l'instant et aucun floutage sur l'Ile Longue, je suis allé ensuite sur la Base de Norfolk, ou on voit très bien les PA US, sans floutage on aperçoit même un matelot sur l'un d'eux..
    Je crois savoir que ces PA sont nucléaires.....
    Ajouté le 11 juin 2013 à 11h29 -
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  • jcth
    ou bien
    Voilà un effet de l'article je cite une de vos lignes:"avoir un très fort impact sur le fonctionnement de la dissuasion, décrédibiliser la France, et générer une onde de choc sans précédent dans l'opinion publique (et une hostilité accrue pour le nucléaire)"
    Ajouté le 11 juin 2013 à 11h06 -
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  • dure
    mais non!!!
    Croyez moi,tout est en ordre, allez sur Google Map vous verrez l'ile Longue est floutée, la sécurité est donc assurée
    dormez tranquilles.
    J'ai personnellement, testé des systèmes de sécurité, des vrais:
    identification, contrôle d'identité, badge à usage unique, reconnaissance biométrique, digitale, pesée à l'entrée et à la sortie!
    Malgré tout ils ne cessent de chercher des failles sur ce système afin de devancer d'éventuels intrus.
    En France, nous en sommes toujours aux systèmes des années 80, il n'est pas très compliqué de pénétrer dans une enceinte militaire, surtout à l'Ile Longue.
    Quand on imagine les conséquences que pourrait avoir un acte malveillant , ça fait froid dans le dos
    Ajouté le 11 juin 2013 à 11h01 -
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  • fontainedg
    Ile longue
    Cette Ile est un secret de polichinelle. Je pense que c'est important de l'avoir souligné. J'ai quand même était stupéfaite de voir de si près les équipements, bien que je n'y connaisse rien en matière militaire, mais d'autres pourraient en faire une cible facile. C'est une épée de Damoclès sur nos têtes !
    Ajouté le 11 juin 2013 à 10h16 -
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  • le majork
    M'enfin...
    Très bon article bien argumenté. Ces problèmes sont bien connus du commandement et remontent régulièrement lors des multiples commissions internes mais la réponse est toujours la même : On a pas le budget, on a plus de sous... Enfin tant qu'il en reste pour les cocktails...
    Ajouté le 11 juin 2013 à 09h59 -
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  • fruitybat
    Felicitation!
    Bravo au Télégramme, il est tout a fait normal que la population soit au courant.
    Ne pas se taire, le vrai journalisme.
    Merci
    Ajouté le 11 juin 2013 à 09h59 -
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  • pcad
    Stop au nucléaire militaire
    Une seule solution évidente et pas chère, qui rapporterait très gros pour tous en ces temps de crise. Il faut arrêter le nucléaire militaire. C'est pas compliqué à réaliser. Il faudra former les militaires et civils travaillant dans ce secteur à des activités pacifiques, et ça aussi, ce n'est pas compliqué.
    Ajouté le 11 juin 2013 à 09h45 -
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  • apostroph'
    Une délocalisation future?
    Une "CATA" pour le Bassin de "Brest Même"?
    Quel "Canard" abordera le sujet?
    Ajouté le 11 juin 2013 à 09h15 -
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  • albator29
    Bravo!
    Ça c'est du vrai travail de journalisme !
    Ajouté le 11 juin 2013 à 07h46 -
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N. A. avec AFP - Le Télégramme

Ouest-France, 767 434 exemplaires chaque jour - par Les Ormeaux le 11/06/2013 @ 12:01

Premier quotidien de France, le journal diffuse 53 éditions dans les douze départements de l'Ouest. Son site Internet reçoit déjà plus de 15 millions de visiteurs par mois.

Ouest-France est le premier quotidien de la presse payante française et a encore augmenté sa diffusion, en 2012 : 767 434 exemplaires. Chaque numéro étant lu par plusieurs personnes au sein de la famille, du voisinage ou de l'entreprise, pas moins de 2,5 millions de lecteurs lui sont fidèles chaque jour. dimanche Ouest-France aussi a poursuivi sa progression, à 371 103 exemplaires, lus par 1,9 million de lecteurs.

Journal papier et sur Internet

Lors de la venue, hier à Rennes, de Stéphane Bodier, président de l'Office de justification de la diffusion (OJD) chargé du contrôle de la presse française, le vice-président d'Ouest-France, Louis Échelard, a dit la fierté de toute l'entreprise de présenter ce bilan 2012 : « La fidélité de nos lecteurs, alors qu'ils sont submergés d'informations par des médias chaque jour plus nombreux, constitue un encouragement pour nous tous. Elle nous incite à être sans cesse en mouvement pour améliorer nos journaux, nous impose de ne pas céder à la facilité de traiter les événements de manière superficielle, ou à la mise en scène accrocheuse de l'information qui heurterait la sensibilité de nos lecteurs ou aboutirait à les dresser les uns contre les autres. »

« La confiance d'un aussi grand nombre de lecteurs entraîne aussi celle des annonceurs, confortés dans le choix du journal pour leurs investissements publicitaires. Ceux-ci vont y trouver autant d'occasions de contacts de qualité avec leurs clients et leurs prospects, à un moment privilégié, celui de la lecture, un moment où le lecteur est éloigné du brouhaha des flots de vidéos qui se déversent chaque jour »,  a-t-il poursuivi.

Le développement du journal doit beaucoup à son portage dans les boîtes aux lettres, désormais proposé à 90 % des foyers de Bretagne, Pays de la Loire et Basse-Normandie. En 2012, pas moins de 277 nouvelles tournées de portage à domicile ont été créées, 293 points de vente ouverts (8 000 au total dans les douze départements de l'ouest), et plus de 900 partenariats mis en place avec les réseaux économiques, culturels, sportifs.

Comme l'explique ce matin en première page François Régis Hutin, président d'Ouest-France, actuellement en déplacement à Berlin, la presse doit poursuivre sa transformation et se réorganiser pour affronter la plus grave crise de son histoire, liée au surgissement des nouveaux médias en même temps qu'à la crise économique globale.

Depuis plusieurs années, les efforts d'Ouest-France sont engagés sur Internet, et vont se renforcer par de nouvelles offres de services numériques. « Notre site Internet ouest-france.fr reçoit déjà plus de 15 millions de visiteurs par mois et connaît une croissance de plus de 30 %, constate Louis Échelard. Le développement de notre audience se poursuivra de manière complémentaire sur tous les supports de lecture, avec de nouvelles formules d'abonnement sur tous les écrans, ordinateur, tablette, téléphone mobile. »

Ouest-France

Feu vert du gouvernement aux médicaments à base de cannabis - par Les Ormeaux le 10/06/2013 @ 10:17

Le cannabis sous forme de médicaments est autorisé dans plusieurs pays européens ainsi qu'en Amérique du Nord. Photo EPAPhoto EPA

La France a franchi un pas vers l'autorisation de médicaments contenant du cannabis. Publié vendredi au Journal officiel, un décret ouvre la voie à la vente de tels médicaments, en permettant « la délivrance d'une autorisation de mise sur le marché » par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Le cas du Sativex

Ce n'est pas le premier signe donné par le gouvernement dans le sens d'une légalisation des médicaments à base de
cannabis. En février, le ministère de la Santé avait déjà affirmé être favorable à ce que l'ANSM puisse étudier le dossier d'un médicament contenant des dérivés du cannabis, le Sativex (laboratoires Bayer), déjà disponible dans plusieurs pays européens, dont l'Allemagne et le Royaume-Uni. Le Sativex est un spray buccal à base de cannabis concentré qui permet de soulager certains patients atteints de sclérose en plaques. « L'indication thérapeutique de ce médicament concerne des douleurs et contractures sévères et résistantes aux autres traitements de certains patients », a précisé le ministère de la Santé. Un autre médicament pourrait, lui aussi, être prochainement mis en vente à la faveur de ce nouveau décret : le Marinol, prescrit dans plusieurs pays européens aux patients atteints du sida qui connaissent des pertes d'appétit. À noter que la codéine, un dérivé de l'opium, entre dans la composition de certains antidouleur et que la morphine peut être prescrite en tant qu'analgésique.

Le Télégramme


La bataille du bio se joue dans les hypermarchés - par Les Ormeaux le 10/06/2013 @ 10:04

+ Lire aussi. D'autres magasins vont ouvrir, mais plus petits.+ Bio. Les prix, mais aussi le respect d'une certaine philosophie

Le marché français est le 3e au monde et la demande est en progression chez les consommateurs.Grandes enseignes ou réseaux spécialisés se disputent un créneau porteur.

Le bio, vent en poupe

Bien qu'en hausse, les ventes de produits alimentaires bio ne représentent toujours qu'une part infime des ventes globales d'alimentaire en France : 2,4 % à la fin de l'année 2012 (contre 1,3 % en 2007). Et pourtant, le marché français est le 3e au monde, derrière les États-Unis et l'Allemagne. Et sa progression, bien qu'un peu ralentie en 2012, est constante : l'an dernier, le marché a enregistré une croissance de 6,6 %, après deux années à +11 %.

« En dix ans, le secteur du bio en France - le nombre de producteurs, de distributeurs et les ventes - a été multiplié par deux », souligne la directrice de l'agence Bio, Élisabeth Mercier. Près de la moitié des achats (47 %) se font dans les enseignes de la grande distribution, 36 % dans les réseaux spécialisés (voirinfographie).

Concurrence aiguë

Dans ce contexte de forte croissance, la concurrence s'accroît entre les différents distributeurs. Chez Carrefour, Auchan, Leclerc, Système U, les linéaires consacrés au bio s'élargissent, comme les références des marques de distributeurs (MDD) bio. Et ces enseignes empruntent aux réseaux spécialisés, en proposant, par exemple, de la vente en vrac. Certains vont plus loin.

Auchan a ouvert, l'an dernier, un magasin spécialisé centré sur le bio, Coeur de nature, dans l'Essonne. D'autres sont dans les tuyaux. Carrefour a pris un chemin similaire, en mars, en lançant un magasin spécialisé à Paris. De son côté, le réseau de magasins spécialisés Naturalia, racheté par Monoprix en 2007, a doublé ses points de vente. Et fait main basse sur cinq Biocoop en fin d'année dernière. Biocoop, le premier réseau spécialisé poursuit, malgré tout, son essor constant : un chiffre d'affaires de +7 % et une trentaine de magasins ouverts (sur 340 au total) en 2012.

« L'âme » du bio

Les grandes enseignes développent leur offre bio mais bataillent aussi sur les prix. Sujet sensible, car tirer sur les prix pour le consommateur revient souvent à réduire les marges du producteur. Ou tenter d'acheter plus loin et à moins cher, quitte à faire grimper le bilan carbone. Pas vraiment dans la logique « bio », qui prône, outre la défense de l'environnement, la proximité et le respect du producteur. Des valeurs chevillées au corps d'un réseau comme Biocoop, mais pour lesquelles les enseignes généralistes sont souvent montrées du doigt.

Certaines avancent des engagements (Carrefour, Système U). Mais, « globalement, les relations se limitent à une guerre des prix », déplore Stéphanie Pageot, la présidente de la Fédération nationale d'agriculture biologique. « Je pense que la transparence sur les prix payés aux producteurs va se développer », veut croire, de son côté, la directrice de l'agence Bio.

Printemps bio jusqu'au 15 juin (www.printempsbio.com)

Carine JANIN. Ouest-France


Le nouveau péril jaune - par Les Ormeaux le 09/06/2013 @ 12:27

Envoyer l'article à un aminull
 

Les péquins qui attaquent les systèmes informatiques tricolores ont intérêt à faire gaffe à leur matricule ! Jean-Yves Le Drian a décidé de leur déclarer la guerre. Il est venu le dire à Rennes cette semaine en expliquant qu'il veut faire de la Bretagne un grand pôle de cyberdéfense, avec centre de formation et renforcement déjà annoncé du QG de la guerre électronique de Bruz, à un jet de pierre de Rennes. Mais il a aussi annoncé que le pays outragé ne se contentera pas de rester sur la défensive. Nous aussi, nous allons passer à l'attaque contre tous ces malotrus. Banzaï ! Enfin, si on peut dire car en l'occurrence, ce ne sont pas les Japonais mais plutôt les hackers chinois qui sont dans le collimateur. La planète entière trouve que les fils du Mao ont une fâcheuse tendance à entrer sans frapper dans la toile mondiale. Ils ont même réussi à pénétrer des systèmes de la Défense américaine, ce qui a mis les Yankees en pétard, même s'ils ne sont pas les derniers à dépasser les bornes du cyber-espace. Mais Le Drian a prévenu : la doctrine tricolore va changer. On passe aussi à l'offensive, avec l'étendard gwenn-ha-du flottant à l'avant-garde de nos chevaux de Troie. Éloignez les enfants, ça va faire des étincelles !

Une chatte au top !

Au moment où on découvre à quel point les taupes s'introduisent partout, une confirmation inattendue est venue de Bubry, petite commune du Morbihan, où une taupe de couleur jaune (oui jaune !) avec des yeux bridés, a été mise hors d'état de nuire. De toute évidence, les Chinois renforcent leurs réseaux d'agents très spéciaux. Cette taupe n'a pas été neutralisée par l'armée française mais par une chatte. Une chasseuse vraiment au top répondant au nom de code Gri-Gri, probablement lié sa couleur naturelle. Pour avoir ainsi neutralisé un agent étranger qui avait choisi les voies souterraines pour s'introduire sur le territoire français, Gri-Gri a hérité d'un nouveau nom de code. À Bubry, maintenant, tout le monde l'appelle Taupe-Gun.

Par Toutatice !

Les menaces de Jean-Yves Le Drian n'ont pas encore fait leur effet. Car voilà-t-il pas que cette semaine, c'est le site internet du rectorat de Rennes qui a été victime d'une cyber-attaque, neutralisant une partie du système informatique. Cette fois, on ne jurerait pas que c'est un coup des Chinois car l'espace numérique attaqué s'appelle « toutatice. fr ». Par Belenos ! Serait-ce encore un coup des légions de Caïus Grovirus qui, il y a vingt siècles, avaient déjà neutralisé toutes les voies de communication de la Gaule romanisée. L'Histoire bégaye !

Haute protection

S'il y a, en tout cas, un domaine hyperprotégé, c'est bien le patrimoine de nos élus locaux. La réforme, portée à l'Assemblée par le Quimpérois
Jean-Jacques Urvoas (comme les Chinois, il est partout !), prévoit que ce patrimoine est public, comme l'avait demandé François Hollande. Sauf qu'il est nettement moins accessible que celui des ministres. Pour le consulter, il faut aller à la préfecture, prendre son tour, demander à consulter le fichier, respecter le silence des lieux, ne pas jeter de papier par terre et surtout ne rien publier où que ce soit, sous peine de très fortes amendes. Finalement, il y a un système beaucoup plus simple pour connaître le patrimoine de nos élus. Il faut faire comme les Chinois : à distance, s'introduire directement dans les systèmes informatiques des préfectures.

Contact
grainsdesel@letelegramme.fr - Lire les articles regroupés Ici


Ils veillent sur ce rivage... - par Les Ormeaux le 09/06/2013 @ 12:20

Quoi de plus doux qu'une plage offerte au soleil ? Quoi de plus beau qu'un rivage là où se rencontrent deux univers, là où l'immensité vient à nous et nous incite à la méditation... et quelle méditation sur les plages de Normandie en ce mois de juin.

On ne peut que songer à l'immense tourmente qui s'abattit sur elles. On a peine à imaginer le bouleversement qui survint. Plages, pauvres plages qui, ce 6 juin 1944, passaient de la douceur à la violence, du silence à la fureur, de la tranquillité à la terreur, de l'inclination à l'amour au surgissement de la haine, du murmure à la vocifération.

C'était le prix qu'il fallait payer, le sacrifice et le saccage qu'il fallait consentir car ces plages étaient le passage obligé de l'étendard de la liberté qui devait à nouveau être dressé sur ce sol martyrisé, promesse d'avenir, de paix. La paix revenue, le massacre effacé, nous voici de nouveau contemplant la beauté de la douce plage retrouvée.

 

Élever les plages au patrimoine de l'humanité

Le sang et les larmes, c'était hier. Mais ceux qui sont tombés ici, par milliers, dorment au-delà de la dune, jeunes hommes victimes des soubresauts de l'Histoire. Souvent, ils n'avaient pas 20 ans. Leur nom parfois nous est inconnu. Mais ils sont connus de Dieu seul, comme cela est écrit sur leurs tombes. Ils veillent pour toujours sur ce rivage où ils firent l'offrande de leur jeune vie.

Avec eux, pour eux, pour nous aujourd'hui et demain, il nous faut préserver ces lieux sacrés, ces lieux de mémoire qui portent tant d'enseignements. On veut désormais qu'ils soient inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco (1) parmi quelque mille autres biens célèbres ainsi placés en quelque sorte sous protection.

Du monde entier, on vient sur ces lieux qui virent l'une des plus extraordinaires batailles de l'Histoire. Élever ces plages au patrimoine de l'humanité aujourd'hui, ce serait aussi et peut-être surtout rappeler et promouvoir ces valeurs universelles de paix, de liberté, de réconciliation, si essentielles à l'humanité que, pour elles, il arrive que l'on donne sa vie.

(1) Il est possible de soutenir la candidature des plages du débarquement de Normandie au patrimoine mondial de l'Unesco en se rendant sur le site liberte-normandie.com

+ Notre dossier : 69e anniversaire du D-Day

François Régis Hutin - Ouest-France

Glénan. Un requin-pèlerin de 10 m aperçu par un plaisancier - par Les Ormeaux le 09/06/2013 @ 12:05


Surprise de taille pour ce plaisancier concarnois, vendredi soir ! Alors qu’il naviguait tranquillement du côté de Penfret aux Glénan, sur la côte finistérienne, il a aperçu un aileron de requin qui sortait de l’eau.

« Ça fait bizarre de voir un requin avancer sur le bateau ! C’est pas que j’ai eu peur… mais bon ! On sait que c’est inoffensif ! Mon bateau fait 7,30 mètres, et il est venu longer la coque. Il était plus grand que mon bateau. »

Le plaisancier a aussitôt sorti son téléphone portable pour filmer l’animal (vidéo ci-dessus). « C’est la deuxième fois que j’en vois, mais la dernière c’était il y a 12-13 ans du côté de Raguénès. » Une île proche de Trévignon.

Signaler les observations de requins-pèlerins à l’Apecs

L’Apecs, Association pour la sauvegarde et la conservation des requins pèlerins, demande aux plaisanciers qui voient des requins de signaler la position des requins au 06 77 59 69 83, ou sur leur site, au bout de ce lien :

+ Apecs : signalez une observation de requin-pèlerin

Ouest-France

Fouesnant : Les nouveautés 2013 au lycée de Bréhoulou - par Les Ormeaux le 09/06/2013 @ 12:00

Alain Papot, proviseur, M. Guyot, proviseur-adjoint, et Yves Louis, responsable du centre technologique aquacole.

Le lycée agricole de Bréhoulou propose des nouveautés à la rentrée prochaine. La section européenne, mise en place depuis deux ans, en seconde et en première, accueillera les élèves qui seront les premiers diplômés avec notification « bac section européenne ». Seront concernés les secondes GT, les premières S et STAV et les terminales S et STAV.

L'établissement ouvre également un CAPA productions agricoles et utilisation de matériel par apprentissage, en relation avec le centre de formation d'apprentis de Kerliver à Hanvec. La durée est de deux ans, avec, chaque année, 14 semaines au lycée et 33 semaines chez le maître d'apprentissage. L'objectif est de permettre à des jeunes motivés par les métiers de l'élevage de décrocher leur premier diplôme professionnel qui leur permettra de rentrer dans la vie active comme ouvrier agricole, conducteur d'engins, ou de continuer en BP responsable d'exploitation agricole. Le lycée recherche des agriculteurs intéressés pour devenir maître d'apprentissage. Contacts : Alain Papot (Bréhoulou), 02 98 56 00 04 et Gaëlle Le Doze (Kerliver), 02 98 20 00 08.

La troisième nouveauté concerne l'ouverture d'une licence professionnelle Aquaval valorisation de produits d'origine aquatique, ayant la double compétence biotechnologique et aquaculture, en collaboration avec l'IUT de Quimper. Elle concerne les étudiants titulaires d'un diplôme bac + 2. La formation théorique scientifique et technologique se déroulera que les sites de l'IUT et du lycée de Bréhoulou, avec 28 périodes de stage en entreprise devant faciliter et préparer l'insertion professionnelle. Contacts : Yves Louis (Bréhoulou), 02 98 56 00 04 et Patrick Le Chevalier (IUT), 02 98 90 02 27.

Alain Papot, le proviseur, se réjouit « de ces nouvelles propositions d'ouverture, dans un contexte
peu favorab
le ».

Ouest-France


Armes atomiques : des techniciens longtemps sans protection - par Les Ormeaux le 08/06/2013 @ 10:37

 Jusqu’en 1996, les radiations autour des têtes nucléaires à l’Ile-Longue (Finistère) n’étaient pas prises en compte. Des techniciens demandent la reconnaissance de maladies professionnelles

Pas de périmètre, pas de mesures de rayonnements, pas de formation. Le constat est alarmant. De 1971 à 1996, les techniciens travaillant autour des têtes nucléaires de l’Ile-Longue, en rade de Brest, le faisaient sans aucune protection. Cette base héberge les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), garants de la dissuasion française. Les ogives nucléaires qui arment les missiles y sont livrées en pièces détachées, puis assemblées sur place. Elles ont une puissance de plusieurs dizaines de fois la bombe d’Hiroshima.

«Jamais de mesures»

Ces têtes contiennent plusieurs kilos de plutonium à l’état solide et du tritium à l’état gazeux. Selon les témoins, ces matières radioactives ne sont pas entourées d’une enceinte de protection (en plomb par exemple), mais seulement couvertes d’une coque en matériau composite, laissant passer rayons gamma et rayonnements neutroniques.

« Pendant 25 ans, j’ai fait des manipulations sur les têtes nucléaires, sans qu’il n’y ait jamais de mesures », raconte Jean-Luc Caoren, appareilleur à la pyrotechnie de l’Ile-Longue (entreprise DCN, aujourd’hui DCNS). « Quand le missile embarquait à bord du sous-marin, on travaillait plusieurs heures à environ 1,5 m de la tête, pour fixer une membrane ».

Trois maladies reconnues

Il souffre aujourd’hui d’un lymphome qu’il tente de faire reconnaître comme maladie professionnelle. Un parcours du combattant. Car le lymphome ne fait pas partie des trois seules maladies officiellement reconnues comme liés à la radioactivité : leucémie, cancer des os et cancer broncho-pulmonaire. «Ce tableau des maladies professionnelles reconnues n'a pas été réactualisé depuis 30 ans», plaide son avocate Cécile Labrunie. «Il n'y a jamais réellement eu de recherches globales depuis celles sur les survivants d'Hiroshima». Certes, le cancer n'a jamais de signature évidente. Mais 18 maladies sont reconnues comme «radio-induites» dans le cas des victimes d'essais nucléaires. Hier, le dossier de Jean-Luc Caoren était défendu devant le Tribunal des affaires de sécurité sociale à Brest, pour qu’un nouveau collège de médecins examine son cas.

« Comme des demeurés »

Le plus surprenant, c’est que dans le même temps, à l’Ile-Longue, les personnels travaillant autour des chaufferies nucléaires (pour la propulsion) étaient formés, suivis médicalement et portaient des dosimètres. Le gendarme qui surveillait l’embarquement des missiles portait aussi un appareil de mesures. Mais pour les techniciens de la bombe, rien. « La chefferie nous a toujours dit « il n’y a rien qui crache » », raconte Pierre Guéguen, contrôleur de 1971 à 1997. Jean-Luc Caoren est amer : « Au début, on était content d’avoir du travail. Mais en fait, on était là comme des demeurés ».

Les premiers suivis spécifiques sont arrivés en 1997. Avant, selon Francis Talec, « environ 100 personnes ont été exposées dans l’ignorance des risques et sans protection ». L’association Henri Pézerat, qui défend les victimes, a recensé 10 malades, souffrant de leucémie pour la plupart. En 2004, la faute inexcusable de DCN a été démontrée après un décès. Depuis, l’État a reconnu quatre malades. Par ailleurs, 19 personnes vont tenter de faire reconnaître leur préjudice d’anxiété.

Sébastien PANOU - Ouest-France


Quimper : 90 ans du Cornouaille. Une belle dernière journée en perspective - par Les Ormeaux le 08/06/2013 @ 10:31

 
 
Le dimanche 28 juillet prendra fin l'édition 2013 du Cornouaille à Quimper (Finistère). Le festival fêtera ses 90 ans! Pour l'occasion, les organisateurs ont concocté une journée mémorable durant laquelle, pour 8 €, on pourra suivre toutes les animations proposées entre 10 h 30 et 2 h le lendemain matin (sauf le concert de Murray Head qui est payant).

Défilé, reine et vieux métiers

Au menu : défilé en fête (3 000 participants) à 10 h 30, puis fête éclatée dans 15 lieux différents du centre-ville avec jeux bretons, spectacles de rue, concert de bagadou, spectacles de danse, élection de la Reine de Cornouaille, vieux métiers, surprises concoctées par les deux fédérations de danse bretonne (War'l Leur et Kenadalc'h), Triomphe des sonneurs à 18 h 30, concert sous chapiteau de Murray head (21 h), spectacle déambulatoire et pyrotechnique de la compagnie Karnavires.

Notons également que l'expérience marathon d'un fest-deiz suivi d'un fest-noz sera reconduite, de 14 h à 2 h du matin. Une animation filmée par 6 caméras et qui tiendra lieu de Cyber-fest-noz, retransmis dans le monde entier sur le net, de 17 h à minuit.
Ouest-France


Nucléaire : Ce matin, des pastilles d'iode distribuées à Brest - par Les Ormeaux le 08/06/2013 @ 10:22

Ce samedi matin, une distribution a lieu pour les habitants de la rive droite dans un périmètre de 500 m de la base navale. Une nouveauté à Brest, en prévention de fuite radioactive.

3 500 personnes sont concernées. Elles résident rive droite à Brest, dans le périmètre défini de 500 m autour de la base navale. Elles ont toutes normalement reçu un prospectus distribué par la Ville de Brest. Elles pourront se présenter samedi de 9 h à 12 h, à la mairie des Quatre-Moulins avec le talon rempli de ce prospectus et un justificatif de domicile. Le service de santé des armées leur remettra alors des comprimés d’iode. De nouvelles distributions auront lieu les 15 et 22 juin.

Le risque : une fuite de réacteur de sous-marin

La source du risque nucléaire à Brest ? Les escales de sous-marins nucléaires d’attaque. Leurs armes sont conventionnelles mais la propulsion est nucléaire. Basés à Toulon, ceux-ci font escale environ 50 jours par an à Brest. Ce peut aussi être le cas de porte-avions nucléaires.

Le risque pris en compte est celui d’une fuite au niveau du réacteur, engendrant la libération d’éléments radioactifs, dont de l’iode. En se fixant dans la thyroïde, celui-ci peut déclencher des cancers de cette glande.

En revanche en cas d’accident à l’Ile-Longue, garage des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, en rade de Brest, où sont également stockées les ogives nucléaires des missiles, Brest ne serait pas concernée. Selon les calculs des services de l’Etat, la propagation des poussières radioactives n’atteindrait pas la ville

Sur consigne du préfet

Les comprimés distribués contiennent de l’iode stable dont le rôle est de saturer la thyroïde. Pris à temps et seulement sur consigne du préfet, ils éviteraient ainsi que l’iode radioactif ne se fixe sur la glande.

À Brest, c’est une première, alors que les activités nucléaires en rade existent depuis 41 ans. La distribution d’iode existe depuis plusieurs années autour des installations nucléaires civiles. Cette mesure s’étend peu à peu autour des sites militaires. À Toulon, une distribution est faite depuis 2010.

Ouest-France

 

Fouesnant : Mer. Le Pavillon bleu flotte sur cinq plages fouesnantaises - par Les Ormeaux le 07/06/2013 @ 12:14

 
Le palmarès Pavillon bleu a été annoncé ce vendredi à Toulon. Cette année, 144 communes sont labellisées, représentant un total de 382 plages. C’est record historique du nombre de lauréats. Fouesnant est labellisée pour la 10e année consécutive.

Pour la première fois, cinq plages ont obtenu le Pavillon bleu : Maner Coat-Clevarec, Cap-Coz, Kerler, Kerambigorn et Saint-Nicolas des Glénan.

Label

Le Pavillon bleu récompense chaque année les communes qui mènent de façon permanente une politique de recherche et d’application durable en faveur d’un environnement de qualité.

C’est un label d’excellence reconnu internationalement par les touristes et les voyagistes et 78 % des Français ont envie de séjourner dans une ville bénéficiaire du Pavillon bleu.
Ouest-France


Les moulins à eau veulent rester dans le courant - par Les Ormeaux le 06/06/2013 @ 10:16

Roger Le Bohec au pied du déversoir de son moulin de Kerlostrec. Ouest-FranceRoger Le Bohec au pied du déversoir de son moulin de Kerlostrec.© Ouest-France

Une directive européenne et son interprétation française menacent le développement des microcentrales hydroélectriques sur les rivières. Une association bretonne monte en ligne.
Reportage

Pendant des siècles, 8 000 moulins-3 000 à vent et 5 000 à eau-ont assuré l'alimentation de la Bretagne en farine. Les moulins à vent ont disparu, mais l'éolien a trouvé un débouché nouveau: la production électrique.

L'énergie hydraulique n'a pas connu la même révolution. Les moulins à eau qui jalonnaient nos rivières et ruisseaux ont perdu leurs meuniers. Au mieux, ces véritables ouvrages d'art ont été restaurés et transformés en habitations, en gîtes ruraux ou écomusées. Au pire, abandonnés, promis à la ruine.

« Moulin à pirouette »

Roger Le Bohec vit dans un petit paradis. La vallée du ruisseau de Saint-Hervé, un affluent du Steïr, l'une des deux rivières qui arrosent Quimper. Il y a quelques années, ce retraité s'est offert le moulin de Kerlostrec, à Landrévarzec. Il a déjà partiellement retapé les bâtiments quittés par le dernier meunier en 1965. Il voudrait maintenant remettre en état le « moulin à pirouette » de Kerlostrec, un modèle à axe vertical autrefois très courant en Bretagne. Pour sauver ce patrimoine technique et culturel et le faire découvrir.

Mais comme bien d'autres propriétaires de moulins, Roger Le Bohec aimerait ne pas en rester là. Son projet est bien de redonner à la chute d'eau de Kerlostrec une vocation économique. Si toutefois, on ne lui met pas trop de bâtons dans les pales...

« C'est incroyable, peste-t-il, pendant des siècles ces petites installations ont nourri toute la population. Aujourd'hui, leur potentiel peut être encore exploité en produisant de l'électricité de manière écologique, durable. Et certains voudraient nous en empêcher ! »

À l'origine du contentieux, une directive-cadre européenne visant à restaurer la qualité des rivières, éventuellement en supprimant des barrages, seuils et biefs, supposés faire obstacle au libre écoulement des eaux et à la migration des poissons.

« Interprétation erronée »

« La France, parce qu'elle se savait incapable de lutter efficacement contre les pollutions agricoles, industrielles et urbaines, a préféré s'en prendre à nos petites installations et fait une interprétation erronée de la directive européenne », assure Roger Le Bohec, vice-président de l'association des moulins du Finistère pour qui des « lobbies »,comme EDF ou encore les associations de pêcheurs, voudraient tout simplement la mort de la petite production hydroélectrique.

« Qui peut croire que nos installations nuisent à la faune de nos cours d'eau ?,s'interroge Roger Le Bohec. Autrefois, alors que des milliers de moulins étaient en activité, les rivières étaient extraordinairement poissonneuses ! » Le seuil du bief de Kerlostrec mesure 22 cm. Le franchir est un jeu pour une truite ou une anguille.Le propriétaire des lieux ne cache pas son irritation face aux « écologistes déconnectés du terrain » qui appuient les projets de « débarrage » des cours d'eau.

Jean-Laurent BRAS.  Ouest-France  

Concarneau. Sur son voilier en bouteilles plastique, Pol a rejoint les Glénan ! - par Les Ormeaux le 05/06/2013 @ 12:40

Le petit Pol l'a fait ! A bord de son Polvic, ce petit voilier qu'il conçu et qui flotte grâce à 130 bouteilles en plastique, le jeune Concarnois de 10 ans a réussi lundi son défi de rejoindre les Glénan au départ de Trévignon (29).

Il lui a fallu 6h45 pour réaliser la traversée, sous le regard de ses proches présents à ses côtés sur un canot pneumatique.

A son arrivée, pour fêter l'exploit, le jeune skipper a même débouché une bouteille de champagne sans alcool !

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Pol a prouvé à tout le monde que son embarcation n'était pas qu'un simple bricolage mais un vrai navire : aucun dégât n'est à déplorer, le Polvic est prêt pour de nouvelles aventures.

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Le Télégramme


Fouesnant : Le bâtiment de la communauté de communes démoli - par Les Ormeaux le 05/06/2013 @ 12:22

Les matériaux sont triés après démolition.

L'entreprise Caradec de Saint-Évarzec procède à la démolition de l'ancien bâtiment de la Communauté de communes du Pays fouesnantais et trie les décombres : gravats, bois, fils électriques. Les travaux doivent être rapidement réalisés car Fouesnant va accueillir le congrès annuel de l'association nationale des maires des stations classées et communes touristiques les 13 et 14 juin.

Ouest-France

Psychiatrie. DSM, une autre approche de la maladie mentale - par Les Ormeaux le 03/06/2013 @ 11:41


Concarneau. L’ancre de la Ville-Close passe par-dessus bord - par Les Ormeaux le 03/06/2013 @ 11:38

L'ancre de la Ville-Close ce dimanche matin sous les flots. A marée haute

Hier, samedi, vers 18 h, l’ancre de marine située à l’entrée de la Ville-Close a subi les foudres de plaisantins, suite à un enterrement de vie de jeune fille selon la police… L’ancre a été balancée par-dessus le mur du pont de pierre qui mène au cœur de la cité bleue avant d’atterrir sur le sable, marée basse oblige, au pied du Beffroi.

Une plainte déposée lundi

Les agents de police, alertés par les riverains, ont fait un relevé d’identité des personnes présentes. A première vue, l’ancre, visuellement, ne semble pas avoir souffert de dégradations. La municipalité a été alertée. « Une plainte sera déposée lundi au commissariat, indique Xavier Calvarin, adjoint aux travaux et au nautisme. C’est dommage. Nous ne sommes pas là pour empêcher les gens de faire la fête mais il y des choses que l’on ne fait pas. Et les contribuables concarnois n’ont pas à payer pour cela. Chacun doit prendre ses responsabilités. »

Grutage dans la semaine

L’ancre pèse près de deux tonnes. Repêchée en mer d'Irlande par un chalutier, elle appartenait au SS Great Eastern, navire anglais du XIXe siècle qui réalisa la première pose d'un câble transatlantique. Et garde les portes de la Ville-Close depuis plus de cinquante ans.

Week-end oblige, elle reste pour l’instant, dans sa fâcheuse position. Elle sera grutée dans la semaine par les services municipaux et devrait retrouver sa place à l’entrée de la Ville-Close.
Ouest-France

 

Tourisme. Deux ministres attendues à Fouesnant - par Les Ormeaux le 01/06/2013 @ 12:17

Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du commerce et du tourisme. Reuters
Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du commerce et du tourisme.
Delphine Batho, ministre de l’Écologie - Ouest-FranceDelphine Batho, ministre de l’Écologie.

Les 13 et 14 juin, Fouesnant accueille le congrès annuel de l’association nationale des maires des stations classées et des communes touristiques.

Au moins 400 personnes sont attendues durant ces deux jours. Des personnalités politiques nationales doivent faire le déplacement : Gilles Carrez, le président de la commission des finances à l’Assemblée nationale, mais aussi Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du commerce et du tourisme, et Delphine Batho, ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie, seront présents.

Intérêts spécifiques

L’association compte près de 1 100 membres. Elle a pour objet « d’assurer une liaison permanente avec les pouvoirs publics et d’aider au développement du potentiel touristique des communes. Comprenant 47 maires parlementaires, elle veille en liaison avec le gouvernement, au maintien de la capacité d’action des budgets des communes touristiques ». En clair, elle « défend auprès des pouvoirs publics, les intérêts spécifiques de ces stations et communes » situées majoritairement au bord du littoral.
Ouest-France


Quimper. Un hôpital de jour pour les personnes âgées - par Les Ormeaux le 31/05/2013 @ 12:39

Pour compléter son offre de soins gériatriques (relais senior, consultation mémoire…), le centre hospitalier de Cornouaille à Quimper (Finistère) a ouvert début mai un hôpital de jour gériatrique. Il est destiné aux plus de 70 ans.

 

« Il permet, en une journée, de faire un bilan complet grâce à une série d’examens, explique Sylvie Le Normand, responsable du service. Un gériatre, un neuropsychologue, une diététicienne, un ergothérapeute sont réunis afin d’effectuer une évaluation complète de l’état du patient en un laps de temps court. » La structure accueille les patients dans le cadre d’hospitalisations programmées.

Cinq places

Cette unité compte cinq places mais elle peut accueillir jusqu’à six patients par jour ou par demi-journée. Les personnes âgées sont adressées par le médecin traitant ou par le biais de consultations.

Le service, situé au niveau 3 de la surélévation du bâtiment principal du centre hospitalier, partage ses locaux avec la consultation mémoire et les consultations gériatriques. Il est ouvert du lundi au vendredi. Tél. 02 98 52 61 57 ou par le relais senior au 02 90 94 40 86.
Ouest-France


Lésions cérébrales. L'utile Troqu'et discut' - par Les Ormeaux le 30/05/2013 @ 12:11

nullBistrot du Rouillen à Ergué-Gabéric. Ça discute ferme au zinc ce lundi en début d'après-midi. Et dans une salle voisine, l'intervenante du jour du Troqu'et discut' promet de « bousculer » les participants. Trois traumatisés crâniens. Le ton est donné. Marc, Pierre et Thomas (prénoms d'emprunt) semblent guetter avec curiosité la proposition d'Anne Savidan, une enseignante de l'Ites (Institut pour le travail éducatif et social), qui a notamment travaillé dix ans auprès de personnes en situation de lourd handicap. Elle les confronte à l'épineuse réalité du handicap invisible.

Citoyens à part entière

« Autrement dit la difficulté à être considéré comme des citoyens à part entière », signifie-t-elle. Elle vient juste de leur rappeler qu'il a fallu attendre une loi de 2002 pour que des droits et devoirs leur soient reconnus. Que la loi de 2005 a elle aussi fait avancer les choses, « même si le législateur l'a centrée sur le handicap physique sévère ». « Si, vous qui souffrez d'une infirmité cérébrale, vous faites une demande d'aide pour des actes essentiels de la vie ordinaire, vous n'avez rien ou presque. Or vous attendez d'autres soutiens, de l'ordre de la vie sociale. La citoyenneté et l'égalité sont interrogées, je trouve », émet Anne Savidan. « La mise en accessibilité des lieux publics c'est très bien, mais l'accessibilité ne se résume pas à une marche, c'est aussi la question de favoriser l'accès à une relation sociale ordinaire », insiste la formatrice. Pas simple lorsqu'on vit, comme Marc, Pierre et Thomas avec « un handicap invisible ». Quelle posture adapter « dans un monde qui fonctionne dans le stéréotype » ? Faut-il taire ou affirmer sa condition de cérébro-lésés, selon les circonstances, au risque parfois d'être moqué, déstabilisé ? Convient-il de se réfugier dans une identité forcée, de faire comme si ? « Une société peut-elle accepter de mettre à distance ce qui nous rend différent ? », interroge Anne Savidan.

« Je ne montre rien »

« Je ne demande jamais rien, réagit Thomas. Je ne montre rien, ne ressens pas de douleur. J'en tire parfois un avantage : par exemple, ma carte GIC (grand invalide civil) me sert uniquement à obtenir de belles places lors de concerts ! » « Je ne crois pas que les gens se moquent de nous. En tout cas, je fais tout pour que cela n'arrive pas », glisse Marc. Le traumatisé crânien se dit « admiratif » de l'attitude de son voisin, Pierre. Lequel, « après un long chemin », se déclare « en cours d'acceptation de son handicap ». « C'est bien, il faut l'avoir accepté pour l'affirmer, je n'en suis pas là. Je sens que ma vie est plus simple actuellement si je ne l'accepte pas », confie Marc. « Peut-être que parfois, c'est en n'acceptant pas le handicap que l'on trouve le plus d'énergie pour avancer dans la vie », suggère Anne Savidan. Court silence. Puis Marc ajoute : « Je ne veux pas être dans la compassion. Je préfère que ce soit plus douloureux pour l'instant, mais je compte en sortir ».

  • Bruno Salaün - Le Télégramme

Carhaix-Plouguer Artistes de rue aux Vieilles Charrues : la programmation - par Les Ormeaux le 30/05/2013 @ 11:40

Bui Bolg, aux Vieilles Charrues 2013

Le Fourneau a choisi 8 compagnies d’arts de la rue pour faire respirer les festivaliers de Carhaix en juillet prochain.

Le Verger des Vieilles Charrues, réservé aux arts de la rue, ouvrira sa porte dès le vendredi 19 juillet après-midi avec, pour commencer, une installation-spectacle de la compagnie des Cubiténistes, où les spectateurs pourront participer à l’élaboration d’un grand livre du Verger, en se faisant photographier par les artistes.

Dans le déroulement des après-midi du festival, on compte aussi plusieurs doses d’improvisation avec la compagnie suédoise Magmanus pour un numéro de jonglage, de bascule et d’humour, ou encore « l’électron libre » Ronan Tablantec dont la durée des spectacles reste indéterminée.

Du côté du théâtre, Petit Monsieur présentera un spectacle muet et burlesque sur l’utilisation des nouvelles technologies qui bousculent notre quotidien comme la tente pliable « 2 secondes ». Fou rire garanti pour les 40 000 festivaliers qui campent chaque année. La programmation promet aussi des frissons avec Les Studios de cirque de Marseille. Ils offriront un spectacle sur une grande roue métallique, suspendue à 10 mètres du sol. Et pour finir, les immanquables et habituels Eostiged Ar Stangala de Quimper. Avec leur nouvelle création 2013, les 70 danseurs et 12 musiciens proposeront un mélange de déambulation et de danses traditionnelles, riche en modernité.

« Prendre une respiration »

Depuis 1997, l’association des Vieilles Charrues et le Centre National des Arts de la Rue, Le Fourneau, s’allient pour surprendre le public à travers des spectacles de rue. Une grande partie des festivaliers vient spécialement pour les spectacles de rue. Les autres se promènent et viennent découvrir, souvent grâce au bouche à oreille, ce qu’il se passe au Verger. Ce grand jardin de 3 500 m2 attire toujours la curiosité de tous les spectateurs.

Cette année, 8 compagnies feront vivre le Verger avec 27 représentations de théâtre de rue. Ce jardin des curiosités donne toujours l’occasion aux festivaliers de marquer une pause dans leur parcours, « de prendre une respiration », selon Jérôme Tréhorel, directeur général de l’association des Vieilles Charrues.

« Lorsque le festivalier pousse la porte du Verger, nous voulons qu’il soit projeté dans un univers particulier, construit par la poésie des artistes, déclare Claude Morizur, co-directeur du Fourneau. Par exemple avec l’installation des Irlandais de Bui Bolg qui transportera les spectateurs dans le monde marin ».

L’engagement poétique laissera place à des spectacles de différentes envergures. Des petits et grands formats, aux petits et grands frissons. Plusieurs artistes offriront des performances artistiques. Acrobates, danseurs, jongleurs, improvisateurs… « Le Verger sera dynamique » assure Caroline Raffin, assistante à la co-direction.

Ouest-France


L'endettement des hôpitaux inquiète - par Les Ormeaux le 30/05/2013 @ 11:35

 
 

 

Les hôpitaux publics ont vu leurs dettes s'envoler ces dix dernières années, à la faveur des plans Hôpital 2007 et Hôpital 2012 qui ont permis leur modernisation. De 2003 à 2011, l'endettement de moyen et long termes est passé de 9 à 24 milliards d'euros, avec la bénédiction de l'État. Cette situation n'est pas anormale rapportée à l'activité globale des hôpitaux et au mode de financement. 

Mais l'Inspection générale des finances s'en inquiète vivement. Dans un rapport rendu en avril, elle préconise de réduire drastiquement le recours aux emprunts à court terme. Avec la faillite de la banque Dexia, leur principal créancier, et la prudence des autres banques, beaucoup d'hôpitaux ont été confrontés à un « assèchement du crédit ».

La plupart n'ont pas de problèmes de trésorerie, mais une vingtaine ont multiplié les incidents de paiement. Comme le CHU de Caen, qui a dû interrompre le versement de ses cotisations patronales et décaler le paiement de ses fournisseurs. Cette dégradation a, par ailleurs, affecté la perception qu'ont les banques du risque qu'elles prennent en prêtant aux hôpitaux, pourtant garantis par l'État.

Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France, rétorque que, globalement, la trésorerie des hôpitaux est excédentaire de plus de 2 milliards d'euros. « Nous demandons que ces fonds soient mutualisés et placés auprès de la Caisse des dépôts, a-t-il déclaré au quotidien Les Échos. Cela permettrait d'abord que cet argent soit rémunéré et, surtout, de mutualiser les risques. » Il rappelle que l'endettement va diminuer, le gouvernement ayant restreint les investissements. Et recentralisé le contrôle : « Les procédures administratives sont interminables. »

Ouest-France

Fête de la musique à Quimper : Le Bagad Kemper et Red Cardell en vedette - par Les Ormeaux le 30/05/2013 @ 11:32

 
 
Même si par tradition et par essence, la Fête de la musique voulue par Jack Lang propose des séries de concerts éclatés dans tous les coins du centre-ville ou presque, on sait qu’à Quimper, depuis quelques années, la place Saint-Corentin accueille un concert plus « étoffé » que les autre

Fest-Rock

Le 21 juin prochain, en soirée, on pourra revoir et réentendre Fest-Rock, la création datant de décembre 2011, du Bagad Kemper associé aux rockers de Red Cardell. Notons que la veille, l’album illustrant cette création sera officiellement présenté dans les locaux de la chambre de commerce et d’industrie de Quimper-Cornouaille.

Ouest-France


Quimper. Les vols pour Londres recommencent aujourd’hui - par Les Ormeaux le 30/05/2013 @ 11:30

Ce jeudi à 14 h 20, l’avion de la compagnie BA Cityflyer, filiale de British Airways, décollera de l’aéroport de Pluguffan (Finistère) pour rejoindre l’aéroport London City, le plus proche de Londres.

La Corse en juin

C’est la première liaison saisonnière de l’année au départ de Quimper. Deux fois par semaine, le jeudi et le dimanche, il sera possible de rejoindre la capitale anglaise jusqu’au 8 septembre.

Une autre ligne saisonnière va bientôt démarrer. À partir du 8 juin jusqu’au 14 septembre, Quimper sera relié à Figari (Corse du sud) une fois par semaine, le samedi.

Ouest-France


Bretagne. Les révélations de l'atlas des cailloux maritimes - par Les Ormeaux le 29/05/2013 @ 11:38

Karrek ar Skariked (à gauche), Karrek Kroazon (au premier plan), Karrek an Denved (derrière) : trois cailloux qui cachent bien des trésors à la pointe du Cap-Sizun.
Des confettis, le plus souvent même pas mentionnées sur les cartes. Des cailloux en mer où quelques rares plantes se sont acclimatées aux embruns salés. Voici le patrimoine micro-insulaire breton, exposé comme jamais dans un atlas. Il recèle des richesses insoupçonnées.

 

Chiffres. 915 pages, 485 îlots décrits sur 797 îles et îlots recensés : l'atlas du patrimoine micro-insulaire breton, édité par le Conservatoire du littoral, est à la fois impressionnant et déroutant. On savait qu'une couronne d'îlots confettis cernait les côtes bretonnes, mais de là à missionner des envoyés spéciaux sur chaque rocher coiffé d'une touffe d'herbe pour la décrire, il y a un challenge à première vue irréaliste. Il aura demandé quatre ans de travail à Louis Dutouquet et Patrick Hamon (qui fut garde animateur à la réserve de Goulien dans les années 1990).

Définition. L'atlas ne prend pas en compte les îles bretonnes mais bien les micro-îles qui ont leur définition. Selon Louis Brigand, il s'agit « d'espaces terrestres isolés par la mer de manière permanente ou temporaire, inhabités et possédant un sol qui autorise la pousse d'une végétation vasculaire terrestre ». Reste que le choix est difficile entre Ilur, 44 ha, dans le Morbihan, et certains cailloux, de la côte nord du Cap-Sizun où il faut dénicher une plante chétive dans l'anfractuosité du granit.

Intérêt. L'intérêt de cette étude, qui a aussi été une compilation d'études diverses plus anciennes, n'en est pas moins évident. L'importance d'îlots, souvent inaccessibles et donc méconnus, comme biotope notamment pour l'avifaune, est évidente.

L'exemple Cap-Sizun. Vingt-cinq îlots rocheux, proches de la côte y sont décrits. Et l'inventaire n'est pas exhaustif. Tous ces cailloux ont un nom depuis Danou en Beuzec jusqu'à Karreg ar Skariken à Cléden. Cochez donc sur votre carte IGN Karreg an dour, Karreg ar skeul, Kulanou, Ar Arvelleg, Milinou Kermaden... La majorité de ces rochers maritimes sont relativement pauvres en végétation. Des cochléaires et autres betteraves maritimes se nichent dans les anfractuosités. Les rochers plus plats sont parfois couverts de pelouse rase à plantes adaptées à un milieu salin venté. L'atlas ne manque pas de rappeler les cailloux appréciés des pouces-pieds comme Danou ou Karreg Koz. Si le lézard est signalé ici ou là, on trouve de façon plus surprenante, même sur des rochers isolés en mer, des traces de présence d'envahisseurs : le vison d'Amérique et de rat surmulot, ce qui pose évidemment problème pour la nidification.

Présence humaine. Les fins limiers du Conservatoire n'ont pas manqué de traquer les rares traces d'occupation humaine sur les cailloux. Parfois, c'est un filin de facture récente qui trahit la présence d'activités discrètes de pêche. Plus surprenant, les enquêteurs recensent les découvertes plus anciennes : fragments d'argiles cuites, tessons de céramique de l'âge de fer, un fragment de tuile romaine sur Karreg Kroazon, accumulation de vestiges de l'âge de fer (IIe et Ier siècle avant J.-C.) sur Karreg ar Skariked. Traces de rites funéraires ? L'atlas dévoile ainsi un patrimoine caché qui n'a pas révélé tous ses secrets.

Les 500 exemplaires papier de l'Atlas ont été distribués aux collectivités et associations concernées. Ce volume de près de 1.000 pages n'est donc pas en vente en librairie, mais il est disponible en version DVD.
Contact :
bretagne@conservatoire-du-littoral.fr

  • Ronan Larvor - Le Télégramme

Le Parc marin d'Iroise a conduit ces derniers mois une étude ... - par Les Ormeaux le 29/05/2013 @ 11:11

Le nettoyage des peintures antisalissures très toxiques a encore souvent lieu sur les plages ou des terre-pleins sans récupération des polluants. Archives

Le nettoyage des peintures antisalissures très toxiques a encore souvent lieu sur les plages ou des terre-pleins sans récupération des polluants.© Archives
Des peintures toxiques non autorisées circulent, selon une étude du Parc marin d'Iroise. Et les aires aménagées avec récupération des polluants sont beaucoup trop rares.
Le Parc marin d'Iroise a conduit ces derniers mois une étude chimique des eaux en sortie d'aires de carénage de bateaux. Et les résultats inquiètent un peu. Primo, « nous avons découvert des traces de biocides dans des concentrations élevées, parfois jusqu'à dix fois le seuil autorisé », explique Thierry Cantéri, directeur du parc. Les peintures antifouling ou antisalissure appliquées chaque printemps sous les coques des bateaux limitent, par un agent toxique (herbicide et oxyde de cuivre en général), la fixation et le développement d'algues et coquillages.

Le nettoyage de la couche de l'année précédente au jet haute pression ou au grattoir suppose normalement une récupération des effluents pour éviter que tout ne parte à la mer ou dans l'environnement. C'est normalement le cas sur les aires de carénage. Les résultats montrent donc un dysfonctionnement de ces aires et le parc entend sensibiliser leurs gestionnaires, notamment au bon renouvellement des filtres.

« Fuites » de l'arsenal ?

L'autre sujet de préoccupation du Parc marin, c'est que parmi les molécules tueuses retrouvées dans l'environnement, certaines sont interdites depuis plusieurs années. C'est le cas du diuron ou du chlorothalonil par exemple. Comment expliquer cette bizarrerie ? En 2005, des analyses dans l'Aber-Wrac'h avaient déjà fait du bruit en révélant la présence de TBT (tributylétain), interdit depuis 1982. L'usage d'anciens stocks réservés aux grands bateaux militaires, qui avaient bénéficié d'une dérogation jusqu'au début des années 2000 était alors fortement suspecté. Autrement dit, des « fuites » de l'arsenal de Brest, jamais prouvées. Il faut dire qu'il ne semble y avoir jamais eu de réelle enquête.

Les grands navires de commerce en chantier naval à Brest bénéficiaient aussi d'une dérogation jusqu'à la fin des années 1990. Depuis, tout le monde paraît être rentré dans le rang. Dans le cas présent, il se pourrait aussi que certains produits aux molécules interdites soient encore commercialisés, par erreur ou par fraude. Aucune piste ne semble évidente. « Il faut qu'on investigue un peu mieux, » précise Thierry Cantéri.

Interdit en milieu naturel

Mais ces pollutions en cachent une de bien plus grande ampleur : les carénages « sauvages ». En effet, dans l'aire du parc marin, seuls deux ports sont équipés de systèmes de récupération : Douarnenez et Camaret. En limite de parc, Brest, plus grand port de plaisance de la région en est aussi doté. Des projets sont envisagés à Lanildut et au Conquet. Mais la plupart des carénages sont encore faits sur de simples quais, des plages, des grèves, dans les jardins, parfois même par des chantiers professionnels. Sans parler des îles. Or, « le carénage en milieu naturel est interdit », rappelle Thierry Cantéri. Ce n'est pas nouveau. « La loi sur l'eau de 1992 proscrit « tous les déversements de substances nuisibles pour le milieu naturel ».

À eux seuls, les plaisanciers sont 27 000 en Finistère. Cela représente au moins 60 tonnes de peinture antifouling par an. La tolérance de fait pourrait s'émousser avec l'arrivée des aires spécifiques de carénage. Mais leur création, coûteuse et souvent techniquement complexe, est encore bien trop lente pour pouvoir absorber l'ensemble des besoins.

Sébastien PANOU.  Ouest-France  

Les entreprises du numérique offrent 500 emplois - par Les Ormeaux le 29/05/2013 @ 11:10

Cette première promotion porte le nom d'Antoine Veil, décédé récemment. L'époux de Simone Veil, ancien haut fonctionnaire et dirigeant d'entreprises, a joué un rôle de facilitateur pour mettre en place le pacte Pen Breizh. Ouest-France

Cette première promotion porte le nom d'Antoine Veil, décédé récemment. L'époux de Simone Veil, ancien haut fonctionnaire et dirigeant d'entreprises, a joué un rôle de facilitateur pour mettre en place le pacte Pen Breizh.© Ouest-France
Pen Breizh vient de sortir sa première promotion de 30 stagiaires, tous demandeurs d'emploi. L'objectif est d'atteindre les 500 emplois d'ici à 2015, afin de répondre à la demande d'un secteur qui recrute.
Avec Pen Breizh, la Bretagne compte bien se mettre en tête du numérique. Pen signifie tête, en breton. Dans ce cas précis, le sigle désigne le Pacte emploi numérique. Un dispositif spécial de formation mis en place par l'État, la région Bretagne et l'université de Rennes 1 afin de mieux coller aux besoins des entreprises dans le domaine du numérique.

Formés et déjà placés

La première promotion de 30 stagiaires vient de sortir, avec l'assurance d'avoir un emploi chez Orange et Proservia (groupe Manpower). Hier à Rennes, ils ont reçu leur diplôme. Ce pacte Pen Breizh vise à former 500 stagiaires dans les deux ans. Tous des demandeurs d'emploi aux parcours variés. Des jeunes sortis d'école, ou des plus de 50 ans, chômeurs de longue durée.

Malgré la crise, le secteur du numérique recrute. « En Bretagne, nous avons environ 1 400 demandeurs d'emploi dans l'informatique, décrivent les responsables de Pôle Emploi. En face, 600 postes d'informaticiens non pourvus, car les entreprises ne trouvent pas la main-d'oeuvre qu'elles souhaitent. »

« J'ai pu reprendre les connaissances acquises au moment du bac, puis de l'IUT, et les perfectionner. C'est très utile, car tout change très vite, témoigne Wedner Amboise, l'un des stagiaires fraîchement diplômés. Le fait d'être en groupe, ça motive, ça crée une dynamique. » Parmi les cours dispensés en trois mois, on trouve même six jours sur le savoir-être, « pour reprendre confiance en soi », décrit une enseignante.

Attirer les talents

C'est pour ajuster les profils aux besoins que ces formations sur-mesure ont été créées. Les stagiaires sont plutôt des bac +2 destinés aux métiers du help desk (assistance clients). Quelques-uns vont poursuivre à travers un contrat de professionnalisation. Et tous visent à terme un emploi en contrat à durée indéterminée.

Pen Breizh espère intéresser, non seulement les grandes entreprises, mais également les sociétés petites et innovantes. Et même plus : « On peut même espérer attirer les talents du numérique qui viennent d'ailleurs, qui souhaitent venir ou revenir en Bretagne.

Olivier BERREZAI.  Ouest-France

Dépassements d'honoraires. Quelle facture pour l'assuré ? - par Les Ormeaux le 28/05/2013 @ 10:15

Quel est le coût réel de la santé ? Un observatoire indépendant s'est créé pour tenter d'y voir plus clair. Il a consacré ses premiers travaux aux dépassements d'honoraires des spécialistes. Résultat : en 2012, l'assuré - ou son assurance complémentaire - devait sortir 15,90 euros de sa poche pour en consulter un.

Forfaits, franchises, dépassements d'honoraires... Au-delà des chiffres officiels et souvent globaux, quels sont, précisément, les « restes à charge » pour les malades ? Le CISS (Collectif interassociatif sur la Santé), l'association 60 millions de consommateurs et la société Santéclair se sont réunis pour créer un « observatoire citoyen », indépendant, pour collecter les données, les analyser et les publier. Pour commencer, l'observatoire s'est penché sur les dépassements d'honoraires, « un point critique pour l'accès aux soins ». D'après ses premiers résultats, les restes à charge s'élèvent, en 2012, à 15,90 euros. Une moyenne établie toutes disciplines et tous secteurs confondus. Avec des différences, toutefois, selon les spécialités... et les régions. En Bretagne, cette moyenne ne dépasse ainsi pas les 11,20 euros.

Dentaire : 52,30 euros de restes à charge en moyenne

En 2012, les Français ont versé 40 milliards d'euros aux professionnels de santé exerçant en libéral (généralistes,
spécialistes, chirurgiens dentistes, infirmiers, kinés, orthophonistes...). Sur cette somme, 27 milliards ont été remboursés par l'Assurance-maladie. Les 13 milliards restant ont été réglés par les patients ou leur assurance complémentaire. Dans le détail, plus de 5,6 milliards de ces restes à charge reviennent aux soins dentaires, avec 52,30 euros en moyenne par acte. Le prochain chantier de l'observatoire sera, d'ailleurs, d'explorer ce secteur « où se mélangent dépassements sur les soins conservateurs, honoraires libres sur les prothèses dentaires et l'orthodontie et actes hors nomenclature en implantologie et parodontologie ».

Une facture plus modérée dans l'Ouest

Autre domaine : les consultations, actes cliniques et techniques chez les médecins
spécialistes. Un poste qui atteint, au total, près de 4 milliards d'euros en 2012, payés par les malades ou leur assurance. D'après les résultats de l'observatoire, les dépassements d'honoraires ont augmenté de 9 % en deux ans. Et varient beaucoup selon les spécialités mais, aussi, d'un département à l'autre (de 8,20 à 37,70 euros). Avec une facture plutôt modérée, dans l'Ouest : un patient breton qui consulte un spécialiste devra, après remboursement de l'Assurance-maladie, débourser, en moyenne, 9,20 euros dans le Morbihan, 9,40 euros dans le Finistère, 9,60 euros dans les Côtes-d'Armor, 10,10 euros en Ille-et-Vilaine, et 11 euros en Loire-Atlantique.

  • Béatrice Pellan - Le Télégramme

Magazine France Tourisme. 40 ans que le Routard nous fait voyager ! - par Les Ormeaux le 27/05/2013 @ 18:02










Depuis 1973, 100 millions de Français ont lu le Routard. De quoi faire jubiler Philippe Gloaguen, le directeur du guide de voyage.

« Mon père était instituteur », raconte Philippe Gloaguen, 62 ans, fondateur du célèbre guide de voyage Le Routard. « Il me disait : ''Je fais la classe à vingt élèves, toi à des millions.'' »

Le Routard, le guide le plus vendu

Avec 2,5 millions d’exemplaires annuels, la gamme compte 150 titres, à 13 € en moyenne, et des éditions en italien, espagnol, néerlandais et désormais allemand et polonais (mais avec des destinations différentes).

Pour les hôteliers et les restaurateurs, une mention dans le Routard draine « 20 à 30 % » de recettes supplémentaires, « hors Paris et grandes villes », selon le Breton Philippe Gloaguen, directeur et propriétaire de la marque.

Pas d’enquêteurs payés par la pub

Si des guides (notamment sur des villes françaises) peuvent être financés en partie par des subventions des collectivités, « les hôtels et les restaurants ne nous payent jamais, ce qui n’est pas le cas d’autres guides. Les 17 salariés et 80 pigistes, anonymes et payés entre 110 et 145 € par jour plus le remboursement des frais, règlent leur note rubis sur l’ongle. On est très vigilants là-dessus. »

Routard ou Lonely Planet ?

Des lecteurs jugent le Routard « plus fainéant », « moins à jour », « trop français », « trop babos »

Philippe Gloaguen, ami du fondateur du Lonely Planet (guide anglophone né en 1973, comme le Routard), dément catégoriquement : « On remet nos guides à jour chaque année. Le Lonely, c’est tous les deux ans. On est plus décontracté, plus fort sur la gastronomie et moins cher. »

La concurrence d’Internet

« Internet n’est pas un ennemi », répète le directeur, pas inquiet pour l’avenir. Dernièrement, le Routard a lancé 10 applications pour smartphone, consacrées à de grandes villes d’Europe (Londres, Paris, Barcelone…) et son site Internet accueille 2 300 000 visites par mois, faisant vivre une équipe de 8 personnes.

Pas question toutefois d’aller vers les guides téléchargeables : « On perdure grâce aux librairies. Il n’est pas question de les tuer. »

Et demain ?

Avec le Printemps arabe, les ventes des guides Tunisie, Maroc et Égypte fléchissent (un trou de 20 000 exemplaires par an), mais les destinations européennes marchent toujours bien.

« J’ai une vision pessimiste du monde d’aujourd’hui, il y a pas mal de pays où on ne peut plus aller, des intégrismes religieux, plus beaucoup de voyageurs qui partent sac au dos », concède Philippe Gloaguen, qui vagabonde toujours. « Mais il restera toujours des routards, car le voyage reste le meilleur moyen de faire la paix. »

Quant à son guide… « C’est le plus beau des produits. Pas besoin de batterie. Il supporte le sable, le soleil, on peut le stabiloter et il est beaucoup moins cher qu’une tablette. »

Recueilli par Yann-Armel HUET. Ouest-France


Archives du Finistère. La presse de 1800 à 1944 en ligne - par Les Ormeaux le 24/05/2013 @ 12:32

La Dépêche de Brest est l'un des vingt titres numérisés de la presse finistérienne consultable en ligne. Photo Claude Prigent

La Dépêche de Brest est l'un des vingt titres numérisés de la presse finistérienne consultable en ligne. Photo Claude Prigent
Le portail des archives du Finistère vient de s'enrichir d'une nouvelle rubrique. Un kiosque numérique permet de consulter en ligne vingt titres de la presse locale, de 1800 à 1944.

Les archives départementales du Finistère viennent de mettre en ligne vingt titres de la presse finistérienne de 1800 à 1944. Ce fonds pourrait contenir, d'ici la fin de l'année, 80 titres. Soit 200.000 pages numérisées et consultables sur le site internet des archives. « Ce kiosque numérique répond à un objectif d'accessibilité aux archives », expose la porteuse du projet, Annie Perrono, bibliothécaire aux archives départementales. Pour pouvoir consulter ces pages, il ne sera donc plus nécessaire de se déplacer dans les salles de lecture. « Dès les années 1980, dans un souci de conservation, un plan national de microfilmage des numéros de presse a été lancé. On a depuis utilisé une autre technique, la numérisation. Les pages ont été océrisées afin de permettre la reconnaissance des caractères imprimés sur les documents. Cela facilite la recherche en utilisant des mots clés. Une résolution très fine a été choisie pour que le zoom puisse être exploitable », indique Michel Simon, administrateur du site internet.

Plus de 300 titres finistériens

Le seul titre en langue bretonne consultable est, pour l'instant, « Ar Bobl », édité à Carhaix par François Jaffrennou, imprimeur de profession. « Je l'ai choisi pour ses illustrations que je ne retrouve pas dans d'autres titres ». Annie Perrono est intarissable sur l'histoire de la
presse. « Dans le Finistère, il y a eu plus de 300 titres entre 1800 et 1944, avec une nette accélération après 1860. Jusque-là, le Finistère n'était pas très en pointe. Il faut dire que la population était essentiellement rurale, au niveau de vie assez bas. Les gens ne savaient pas lire. Le gros boom s'est produit après les lois sur la presse, en 1881, et les lois sur l'école sous la IIIe République. Il y avait beaucoup d'hebdomadaires. La presse était souvent très politique et polémiste ».

Observatoire de l'opinion

Parfois, des coups de crayon apparaissent sur une page. C'est le signe que le journal vient du dépôt administratif de la préfecture. Bruno Corre, directeur des
archives départementales, en donne l'explication : « Les directeurs de publication devaient déposer un certain nombre d'exemplaires à la préfecture. La presse servait d'observatoire de l'opinion ».
  • Cathy Tymen - Le Télégramme

Energie. Un arbre à vent pour l'électricité de la maison - par Les Ormeaux le 24/05/2013 @ 12:29

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Tout le monde aime les arbres. Tel est le pari de Jérôme Michaud Larivière, en inventant
un arbre à vent, alternative aux éoliennes, destiné à assurer les besoins en électricité domestique, hors chauffage. Commercialisation à l'automne.

16.000 € (hors taxes) pour 2,5 kwh de puissance ; 19.000 € (HT) pour 3,5 kw/h... tel sera le prix à payer pour planter un arbre à vent dans son jardin ou dans la rue. Ce sera suffisant pour alimenter un foyer de quatre personnes ou 25 réverbères, assure Jérôme Michaud Larivière.

Comme Jules Verne

Au départ, le projet a l'allure d'un gag. Tout comme Jules Verne a inventé un sous-marin, des fusées... le patron du cabinet d'études
New Wind a créé son arbre à vent pour... les besoins d'un roman : « Il me fallait une invention pour l'un de mes personnages. L'idée m'est venue de faux palmiers qui cachaient des émetteurs de téléphonie à Marrakech et, quinze jours après, en voyant des feuilles bouger, dans un parc, sans un souffle de vent par fortes chaleurs. » Mais à la différence du père de la science-fiction, Jérôme Michaud Larivière, lui, décide de mettre son idée en pratique. Il ne part toutefois pas sans filets : « Je suis d'une famille d'ingénieurs. Après avoir rigolé, ils ont admis, après étude, que mon arbre à vent tenait la route... Quant à mon expérience de directeur de collection et responsable de séries à TF1, elle m'a permis de mesurer l'importance de savoir s'entourer de gens compétents et de respecter budget et échéances. »

Efficace et silencieux

Le projet, mis en oeuvre par des ingénieurs, séduit, en tout cas, l'association d'investisseurs privés costarmoricaine
Armor Angels qui y investit 120.000 euros. New Wind a également reçu un prix de l'innovation du pays de Saint-Brieuc, lui valant l'occupation gracieuse de locaux dans la pépinière d'entreprises de Trégueux.

Fabriqués en Bretagne

Il est vrai que cet arbre de 8 m de haut, outre son esthétique, ne manque pas d'atouts : il suffit d'un souffle de vent de 2 m/s pour faire tourner ses 96 feuilles autour d'un axe vertical et réagissant également très bien aux vents tourbillonnants ; « Et ce, en silence. Le tour de force a été de gérer la régulation électronique de ces mini-éoliennes », assure le concepteur. « Mais l'idée de base est très simple : c'est le principe de la dynamo de vélo. » La résistance à de très forts vents (150 km/h) semble acquise. Reste désormais à affiner la fiabilité de ces arbres générateurs. Trois prototypes vont être installés ; l'un à la cité des télécoms de Lannion, l'autre à la Communauté de Communes du Mené. Jérôme Michaud Larivière est confiant, misant sur l'attractivité de ses abres « comme alternatives sérieuses aux éoliennes ». Misant, aussi, sur le fort tissu de compétences en électronique, métallurgie et plasturgie de la Bretagne. «
New Wind sera 100 % costarmoricaine et fabriquera ses arbres dans la région. »

www.arbre-a-vent.fr

  • Hervé Queillé - Le Télégramme

Fouesnant : Patrouilles opérationnelles de gendarmes vététistes - par Les Ormeaux le 24/05/2013 @ 12:13

Devant le parterre d'élus, essai satisfaisant en maniabilité pour le gendarme vététiste.

La communauté de communes du Pays fouesnantais vient de doter la gendarmerie de quatre vélos tout terrain. Mardi matin à la brigade de Fouesnant, la réception des machines a donné lieu à une rencontre entre les gendarmes et les maires ou leurs représentants à la CCPF. « Vous contribuez à l'exécution des services de la gendarmerie. Cela va nous permettre d'avoir des rapports de proximité dans les secteurs résidentiels, avec les commerçants des centres villes... » explique le lieutenant Christophe Baulard.

Pas question d'une utilisation sur le littoral des stations touristiques, mais plutôt un service au bénéfice des sept communes. De leur lieu de stationnement, les VTT seront transportés sur site par un véhicule. « Au lieu d'une patrouille de surveillance, à pied durant 2 ou 3 heures, nous pourrons avec les VTT élargir notre secteur géographique le long des plages, dans les ports, les zones forestières et les secteurs protégés par Natura 2000, » ajoute le lieutenant Christophe Baulard.

Mardi matin, les gendarmes vététistes ont apprécié la maniabilité des VTT et aussi la facilité de déplacements rapides et discrets. « C'est l'évolution de la société et un souhait unanime des élus de doter de VTT la gendarmerie. Nous sommes satisfaits de voir notre coopération se renforcer pour la bonne citoyenneté des
habitants du Pays fouesnantais. »
Ouest-France


Polémique autour des écluses de l'Aulne - par Les Ormeaux le 24/05/2013 @ 11:56

Les opposants au débarrage de l'Aulne canalisée ont obtenu gain de cause.

Les opposants au débarrage de l'Aulne canalisée ont obtenu gain de cause.
Le sous-préfet a annulé l'ouverture des portes d'écluses du canal, prévue mercredi, qui devait aider les poissons à se reproduire.
Mi-avril, un comité de pilotage a décidé de suivre la Directive cadre sur l'eau (DCE) adoptée en 2000 par l'Union européenne. Elle incite les pays européens à faire un effort pour qu'en 2015, les rivières où la vie se développe puissent bénéficier d'aménagements dans un souci de préservation écologique.

Pour l'Aulne canalisée, ce comité rassemblant le Conseil général, la sous-préfecture de Châteaulin, la fédération de pêche du Finistère, le syndicat mixte d'aménagement touristique de l'Aulne et de l'Hyères (Smatah) ainsi que l'établissement public d'aménagement et de gestion du bassin-versant de l'Aulne (Epaga) a décidé d'aider les poissons migrateurs à frayer vers leurs zones de reproduction entre le bief de Coatigrac'h (commune de Châteaulin et de Saint-Coulitz) jusqu'au bief de Penity (commune de Landeleau et de Spézet).

L'opération de débarrage qui aurait dû débuter mercredi a pris du plomb dans l'aile. Une cinquantaine d'opposants se sont réunis à l'écluse de Coatigrac'h pour empêcher le premier débarrage, autrement dit l'ouverture des pertuis (portes d'écluse) pour permettre le passage des saumons et aloses notamment.

Parmi les opposants, des environnementalistes craignent, à long terme, un débarrage permanent du canal. Certains pêcheurs, eux, sont opposés à l'expérimentation car elle menace les autres espèces, notamment les poissons blancs (ablettes et gardons) qui débutent leur période de reproduction. Enfin, les professionnels du nautisme redoutent une baisse de leur activité. Mercredi, les plus radicaux d'entre eux, se sont enchaînés symboliquement à l'écluse.

Face à la polémique, le sous-préfet de Châteaulin n'a pas voulu prendre la décision d'ouvrir les premiers pertuis. Le comité de pilotage envisage de poursuivre les réunions publiques d'information. Le prochain débarrage est prévu à l'automne 2013.

Bruno BOUCHET.  Ouest-France  

Archipel des Glénan. Un navire de Greenpeace déploie des banderoles - par Les Ormeaux le 24/05/2013 @ 11:54

 

Le MV Artic Sunrise, brise-glace appartenant à l’association écologique Greenpeace,

Archipel des Glénan. Un navire de Greenpeace déploie des banderoles.

Le MV Artic Sunrise, brise-glace appartenant à l’association écologique Greenpeace, est actuellement à l’approche de l’archipel des Glénan, au niveau de Penfret. © Capture écran marinetraffic

INFORMATION OUEST-FRANCE.

Le MV Artic Sunrise, brise-glace appartenant à l’association écologique Greenpeace, est actuellement à l’approche de l’archipel des Glénan (Finistère), au niveau de l’île de Penfret. On ne connaît pas encore la raison de sa présence ici.

Un navire de l’association Greenpeace vient d’arriver, en fin de nuit, dans l’archipel des Glénan. Quatre zodiacs viennent d’être mis à l’eau et des banderoles en anglais ont été déployées : « Messieurs les ministres, pleins de pêches, plus de poisson ».

Seul élément en notre disposition, ce même bateau est attendu dimanche à Saint-Malo pour une action de sensibilisation autour de la pêche respectueuse de l’environnement. Nous ne savons pas encore si sa présence aux Glénan a un lien avec la colère des pêcheurs du Guilvinec contre le clapage des boues.

Plus d’informations à venir. Ouest-France


Éducation. Les professeurs sont mal employés et mal payés - par Les Ormeaux le 23/05/2013 @ 13:00

Selon la Cour des comptes, le ministère de l’Éducation ne gère pas bien ses personnels. Résultat : l’école française est en retard et ne gomme pas les inégalités sociales.

 

Ils étaient 837 000 profs publics en 2012, soit 44 % des fonctionnaires de l’État. Leurs salaires représentaient 49,9 milliards d’euros (17 % du budget de la Nation). Pour la Cour des comptes, « la gestion de ces personnels doit être améliorée pour redresser les résultats des élèves ». Car « notre pays se situe au 18e rang des trente-quatre pays de l’OCDE ». Pire : « Le système français est l’un de ceux où le poids des origines socio-économiques des élèves pèse le plus sur les résultats. Et cette situation s’aggrave. »

À l’heure où les sénateurs débattent de la loi de refondation de l’École de Vincent Peillon, la Cour enfonce le clou : « L’Éducation nationale ne répond pas davantage aux attentes des enseignants. » Ils sont mal payés : « 35 % de moins qu’un cadre non-enseignant ; entre 15 et 20 % de moins que leurs homologues des pays de l’OCDE. » Leur mérite personnel n’est pas pris en compte. Résultat : « En 2011 et 2012, plus de 20 % des postes de profs n’ont pu être pourvus, notamment en maths et en anglais. »

La question du statut

Et ils sont mal employés. La Cour souhaite qu’ils soient « recrutés par académie » et non plus nationalement. Et qu’ils soient affectés en fonction « des besoins scolaires des élèves » : davantage d’enseignants dans les établissements qui connaissent des difficultés ; moins dans les autres. L’Allemagne et la Finlande pratiquent déjà de la sorte.

Pierre dans le jardin du gouvernement : il n’est pas nécessaire d’augmenter le nombre de profs. Plutôt de mieux les utiliser, voire de leur demander d’enseigner deux matières : français et histoire-géo ; maths et science de la vie et de la terre…

La Cour aborde la question qui fâche : le statut des enseignants du second degré qui leur impose d’enseigner « entre quinze et dix-huit heures, pendant trente-six semaines ». Elle ne préconise pas d’allonger cette obligation horaire mais relève subtilement que « toute autre mission que celle de faire cours est exclue du temps de service, en particulier le travail en équipe et l’accompagnement personnalisé des élèves ».

Vincent Peillon « salue ce travail minutieux ». « L’action du gouvernement, depuis un an, s’inscrit pleinement dans la concrétisation de cet objectif de bonne gestion. » François Sauvadet, ancien ministre centriste de la Fonction publique, apprécie, lui, la critique du recrutement de 60 000 enseignants en cinq ans. « La solution ne réside pas dans une hausse de la dépense publique. »

Philippe SIMON.

++ Les données de l'infographie ci-dessus sont fournies par la Cour des Comptes. Elles sont consultables à la page 167 du rapport «Gérer les enseignants autrement », téléchargeable au format PDF.

Ouest-France

Sous les eaux, ils mesurent l’érosion de la côte - par Les Ormeaux le 21/05/2013 @ 10:36

crédits : IFREMER.

À quelle époque se sont formées les côtes granitiques et à quelle vitesse se sont-elles érodées ? Pour trouver ces réponses, les scientifiques de l'IUEM analysent les fonds marins de Penmarc'h, dans le Finistère, depuis le 26 avril.
« On estime que les côtes granitiques, comme celles de Penmarc'h, se sont constituées lors du dernier interglaciaire, il y a 7.000 ans », explique la géologue havraise Anne Duperret. En délégation à l'IUEM (Institut universitaire européen de la mer), elle dirige une mission scientifique à Penmarc'h, depuis le 26 avril, qui va permettre de s'en assurer. Pour ce faire, elle a embarqué à bord de l'Haliotis avec deux marins. Jusqu'au 21 mai, l'équipe va parcourir une superficie de 240 km² afin d'obtenir une cartographie des fonds marins d'une précision encore jamais atteinte. « Avec notre sonar et nos deux sondeurs, la marge d'erreur n'excède pas 50 cm. On peut même distinguer les couches rocheuses et sédimentaires », détaille le marin, Jérôme Le Gall. Heureusement, le plus petit bateau de la flotte d'Ifremer ne craint pas les écueils et peut s'aventurer à des profondeurs n'excédant pas 4 m.




Analyse d'échantillons au béryllium10 



En obtenant la bathymétrie détaillée de la plateforme granitique, l'équipe repérera aussi tous les reliefs inhabituels, roches affleurantes ou paléorivages. C'est là que les plongeurs scientifiques de l'IUEM pourront entrer en scène. « En juin, ils réaliseront des prélèvements sur la roche en place », prévoit Anne Duperret. Les échantillons collectés seront analysés à Toulouse et soumis à une méthode nouvelle : la datation au béryllium10. « Auparavant, nous n'avions que des photos aériennes datant de la Seconde Guerre mondiale pour apprécier l'évolution de l'érosion des côtes. Désormais, la quantité de béryllium 10 présente dans la roche nous permet de déterminer à quel moment elle a été érodée. C'est un pas de géant », expose la scientifique. Elle explique que l'isotope 10 du béryllium, fortement concentré dans le quartz, apparaît dans la roche dès qu'elle est en contact avec les rayons du cosmos. Ainsi, les scientifiques pourront déterminer à quel moment chaque échantillon s'est trouvé hors de l'eau ou à une faible profondeur. Et si la marge d'erreur reste de plus ou moins 10.000 ans, le résultat sera une avancée majeure pour la géologie moderne puisque son échelle de temps démarre au quaternaire, c'est-à-dire il y a deux millions d'années.

« On l'a déjà fait en Normandie » 



Cette méthode a déjà été expérimentée sur la plate-forme de craie du Tréport (aux confins de la Haute-Normandie et de la Picardie). « Là-bas, l'érosion des falaises est d'environ 20 cm par an. Et la datation des échantillons que nous avons prélevés en mars dernier nous a permis de trouver des résultats cohérents, démontrant que l'érosion progressait déjà d'entre 12 et 17 cm par an depuis des milliers d'années ». Anne Duperret sait que ces connaissances à acquérir sur l'érosion des côtes granitiques, bien plus résistantes, permettront aussi de mieux prévoir leur avenir.


Un article de la rédaction du Télégramme


Tara Oceans met le cap sur l'Arctique - par Les Ormeaux le 21/05/2013 @ 10:27

crédits : TARA EXPEDITIONS.  

La goélette Tara a quitté Lorient, son port d'attache,  dimanche 19 mai en début d'après-midi, saluée par quelques centaines de personnes et arrosée par un inévitable crachin. L'aventure scientifique de sept mois autour de l'océan Arctique de 25.000 km empruntera les passages du Nord-Est et du Nord-Ouest. La mission réunira biologistes et océanographes et s'intéressera à la biodiversité planctonique en Arctique ainsi qu'à d'autres problématiques propres à cette région sensible aux changements climatiques, à un moment où l'on assiste à une fonte accélérée de la banquise arctique en été.


Le capitaine l'assurait peu avant le départ : "on est prêts !" A bord du Tara, entre le matériel qui cherche encore sa place et les équipes qui s'activent en tous sens, le visiteur a plutôt intérêt à regarder où il met les pieds. "Cette fois, on a tout prévu pour cinq mois, quand, avant, on évacuait et ravitaillait tous les trois mois. L'exploit, aujourd'hui, c'est vraiment de tout pouvoir caser : on stocke de la nourriture partout, dans le carré, sous les bannettes... C'est un vrai casse-tête !", lance Loïc Valette, capitaine du Tara pour cette expédition. Ce "Tara Oceans Polar circus" est le prolongement du précédent (2009-2012) et boucle l'ambition de collecter du plancton sur toutes les mers du monde. Seul l'Océan indien manquait, pour l'instant, à la liste. A quelques jours du départ, alors que la course contre la montre s'accélère, l'homme prend les choses avec un flegme assez étonnant. "On a beaucoup appris de la précédente expédition. Sur tous les plans, on est mieux préparé".

Première en Arctique


Le navire lui-même a bénéficié d'un sérieux coup de neuf depuis son retour à Lorient, en avril 2012. "En fait, on a tout amélioré. Et, surtout amené le chauffage pour s'adapter aux conditions plus fraîches de cette expédition, et maintenir hors gel le labo, la nourriture et la caisse d'eau douce". En Arctique, l'équipage de 14 membres (cinq membres d'équipages et des scientifiques internationaux) devra se coltiner des températures descendant jusqu'à - 10 ºC. Loïc Vallette n'a jamais navigué sur ces mers. "Ça fait un an qu'on le prépare, et le bateau est adapté à ce type de navigation. Je ne suis pas inquiet, même s'il fera froid, que le rythme biologique sera bouleversé. Après, il y a les glaces, il faudra donc être prudent. Le plus pénible, et dangereux, ce ne sont pas les icebergs, mais les "growlers", gros bouts de glace qui dérivent entre deux eaux. Ça, c'est redoutable. Mais le tout est d'être vigilant".

"Pas une partie de plaisir"


Cette veille sera facilitée, en début de périple, par le jour permanent. Ce sera plus dur ensuite, avec la nuit, des températures négatives et des conditions musclées. "Dans le Sud Groënland, on aura vraiment de la mauvaise mer : même si la dépression est avec nous, ce ne sera pas une partie de plaisir". La fenêtre de passage du Tara, avant que la glace ne se reforme, décidera en partie de la route empruntée. Et dans ce dessein, les intérêts du capitaine et ceux des scientifiques embarqués pourraient parfois diverger. "On s'adaptera aux conditions", prévient le capitaine. "Après, il y a des incontournables pour eux, notamment dans les eaux russes, où personne n'a jamais réalisé de telles recherches. Dans ce cas, on pourra s'arranger, quitte à faire un stand-by météo si nécessaire". Sur place, la règle du jeu sera simple : prélever quand il fait beau, avancer quand ça souffle. Avec un souhait, pour le capitaine : "Faire le maximum de voile, parce que c'est quand même mieux que le moteur ! Après, ça dépendra aussi de la densité des glaces, car on ne se lancera pas non plus dans un slalom géant à voile...".

Un article de la rédaction du Télégramme

Départ de Tara (LE TELEGRAMME)

Départ de Tara (LE TELEGRAMME)

 

crédits : LE TELEGRAMME.

 

Tara a pris le large vers le grand froid. L'expédition va gagner l'Arctique, pour une mission de sept mois, afin de collecter des milliers de micro organismes marins et d'en savoir plus sur le monde de l'infiniment petit et ses connexions avec la grande chaîne planétaire. Nos confrères du Télégramme ont interviewé Chris Bowler, coordinateur scientifique de l’expédition.



Tara quitte Lorient pour une aventure vers l'Arctique et une nouvelle expédition sur les traces des micro-organismes marins. Chris Bowler, où en êtes-vous de votre collecte géante de plancton ?

Mon équipe (du CRNS) étudie en ce moment les 30.000 échantillons collectés lors de la dernière expédition. Mais nous ne sommes pas seuls, il y a une bonne centaine de chercheurs dans différents pays qui travaillent en ce moment sur le sujet et sur les données recueillies par Tara. Ils sont regroupés au sein d'une équipe d'une vingtaine de laboratoires concentrés à fond sur ces échantillons. Ce qui commence à sortir est passionnant, magnifique... On étudie notamment la diversité : nous effectuons ainsi une espèce de recensement des organismes du plancton. La tâche est immense : on estime qu'on ne connaît qu'environ 10 % de la vie planctonique. Nous réalisons une analyse de cet écosystème planctonique, du plus petit jusqu'au plus grand, du virus au zooplancton, en passant par les larves de poisson... On étudie des organismes qui vont de 20 nanomètres jusqu'à 2 millimètres. Ce travail sur la diversité des organismes ne s'est jamais fait. C'est difficile : il s'agit là d'une vie microscopique et marine. Et l'étudier à bord d'un bateau n'est pas une chose aisée : les microscopes et les bateaux ne se mélangent pas trop bien... « Tara Oceans » était vraiment concentrée sur la recherche de cette partie de la vie océanique qui représente 98 % de la masse des organismes vivants dans l'océan. Comme on va utiliser les mêmes protocoles d'échantillonnage, on va pouvoir comparer nos données en Arctique avec ceux collectés. On estime qu'on va collecter près de 5.000 échantillons en Arctique, qui vont rester à bord de l'expédition jusqu'à la fin, parce que c'est trop compliqué de réaliser un transfert dans ces conditions. 



L'Arctique est-elle une terra incognita en matière de recherches sur la vie microscopique ?

Jusqu'ici, nous avons collecté des échantillons dans 150 stations partout dans le monde, sauf en Arctique. L'Arctique est particulièrement productif pour la photosynthèse, et c'est quelque chose qu'on veut mieux connaître. On va également y faire des sondages pour mesurer l'impact de l'homme dans ce coin du monde. Il s'agit d'un endroit relativement vierge mais où l'on commence, hélas, à trouver la trace de l'homme, notamment avec les routes maritimes, avec l'exploitation du pétrole... J'imagine qu'on va être choqué par la façon dont les écosystèmes sont déjà impactés en Arctique. La mission permettra également d'échantillonner le plastique : nous avons trouvé différents morceaux de plastique dans le Pacifique, dans l'Atlantique nord, même en Antarctique... On en retrouve partout et c'est très inquiétant. Le niveau de plastique retrouvé en Antarctique correspond à la moyenne mondiale. C'est très préoccupant. Pour tout le monde. Les poissons mangent le plastique qui reste dans l'estomac, puis est relâché dans les muscles et retourne au bout de la chaîne jusqu'à nous. On jette des choses dans l'océan en pensant s'en débarrasser... et cela nous revient. 



Que peut nous apprendre l'infiniment petit et en quoi est-il immensément important pour la planète ?


Le plancton est à la base de la chaîne alimentaire. Il est aussi très important pour le « système terre » pour capturer et stocker le CO2 depuis l'atmosphère dans l'océan. La moitié de l'oxygène de la planète provient des océans et l'autre de la terre. Il y a donc un second poumon dans l'océan. Par ailleurs, nous commençons, comme je le disais, à avoir des cartes sur la biodiversité des différents groupes d'organismes. Cela va nous permettre de déterminer quel est le lien entre la biodiversité d'un environnement et l'activité de l'écosystème, en termes d'activité photosynthétique et de "piégeage" et stockage de CO2 dans l'océan. L'objectif est de publier nos résultats en fin d'année. C'est génial, parce qu'on va échantillonner du côté russe et du côté canadien, ce qui est très rare pendant une même expédition. 



Tara jouera son rôle de sentinelle en alertant la planète. L'ampleur médiatique de l'expédition et la belle notoriété du bateau contribuent-elles à faire bouger les choses auprès du public, selon vous ?


Tara est un outil fantastique. C'est relativement petit, pour un bateau de recherches. Il a donc une flexibilité qui est difficile à retrouver sur un gros navire. Et on peut y faire des choses beaucoup plus facilement que sur les autres bateaux. C'est beaucoup trop coûteux de partir sur une mission scientifique pendant deux ans et demi sur un navire océanographique. Au-delà, cet un outil de recherche formidable est également une belle affiche pour la défense de l'environnement. C'est un beau bateau qui attire l'attention du public. Une fois cette attention captée, on peut parler, on peut sensibiliser... Alors oui, le public est de plus en réceptif. Mais à la fin, c'est toujours l'argent qui décide. S'il y a un intérêt à exploiter du pétrole ou d'autres ressources qui proviennent de l'Arctique, ce sera fait par les politiques. 


Un article réalisé par la rédaction du Télégramme

 


DCNS Lorient invente le sous-marin rase-cailloux - par Les Ormeaux le 21/05/2013 @ 09:48

L’engin est virtuel, mais intéresse déjà les marines étrangères, qui ont pu en voir la démonstration en video.

Dans le cadre de son service recherches et développement, le pôle ingénierie de DCNS-Lorient invente les bateaux du futur.

En eaux peu profondes

Le SMX 26, conçu par l’architecte naval Marie Nicod, est un sous-marin capable de naviguer en eaux peu profondes. Il pourrait même rentrer dans un avant-port. Cet engin serait parfaitement adapté aux nouvelles menaces subies au niveau international : piraterie, narcotrafics, terrorisme.

Comme un train d’atterrissage

Il dispose même de trois roues rétractables (à l’image d’un train d’atterrissage) pour lui permettre de se poser sur le fond.

Ouest-France

Extension en .bzh. Un « clin d'oeil numérique mais pas que... » - par Les Ormeaux le 14/05/2013 @ 10:40

David Lesvenan de l'association www.bzh.
David Lesvenan de l'association www.bzh.

C'est officiel, la toile va voir arriver le « .bzh ». La Bretagne devient la première région française à disposer de son extension internet. Le point avec l'assocation qui a porté le dossier, installée à la Pépinière des innovations à Quimper et son président, David Lesvenan.

D'où vient l'idée de cette extension ?
L'idée a été lancée en 2004 par le député Christian Ménard (UMP). Elle a été portée avec une pétition initiée par Michel Bolloré. Elle a assez vite atteint les 10.000 signatures. Nous en sommes aujourd'hui à 21.000. C'est la plus importante pétition en France portant sur une extension. L'association
www.bzh a été créée en 2008 et nous sommes installés à la Pépinière des innovations depuis 2010.

Quel est l'esprit de l'association ?
L'idée de départ c'est de regrouper les acteurs, aux niveaux national et international, au-delà des enjeux partisans. Nous sommes 300 adhérents et 15 à 20 personnes bénévoles. L'association est soutenue par la Région, des collectivités comme
Quimper-Communauté pour l'implantation territoriale et par le département de Loire-Atlantique. On y trouve des personnalités comme Christian Ménard et Françoise Louarn (UMP), moi (PS) comme président du directoire, Jean-François Le Goff (radical), Naïg Le Gars (UDB), Jean-Michel Le Boulanger (majorité régionale), Jakez Bernard (Produit en Bretagne), Jean Ollivro (Bretagne prospectives), le pôle Réseaux et Images, l'association des entreprises agroalimentaires de Bretagne...

Quelle est la signification de cette extension ?
On s'est basé sur quelque chose qui a du sens au préalable. On utilise un marqueur qui existe déjà, que les Bretons d'origine ou de coeur se sont appropriés. On le voit sur les autocollants sur les voitures, avec la petite bigoudène... Pourquoi un «.com » pour une recherche d'un séjour en Bretagne. Avec le «.bzh » vous envoyez un message aux internautes. Demain dans Google, les résultats vont remonter automatiquement lors d'une recherche sur la Bretagne.

L'enjeu est-il d'abord culturel, la recherche d'une identité régionale ?
C'est un enjeu régional avec l'identité culturelle et linguistique. Nous sommes soutenus par Diwan, Warl'Leur, l'Institut culturel de Bretagne. Nous ne sommes pas là pour revendiquer quelque chose de négatif. Nous sommes dans le même état d'esprit que Produit en Bretagne. Nous travaillons avec la Catalogne, précurseur avec «.cat ». C'est aussi un clin d'oeil numérique mais pas que... La Bretagne est reconnue pour sa recherche dans les télécoms et pourtant on constate un retard en matière d'usages, notamment dans les entreprises. Nous voulons fournir une extension de proximité pour les PME, pour certaines pour leur faire passer le cap d'une présence sur
internet. C'est un enjeu de croissance, de développement de l'économie générale et de création d'une économie numérique. C'est un formidable outil pour le monde de demain.

Après avoir obtenu le «.bzh », quelle vont être vos actions ?
Le dossier de candidature avait été déposé en juin 2012. L'Icann (
Internet corporation for assigned names and numbers) a donné son accord vendredi en même temps que l'extension de la ville de Paris. C'est une étape, nous avons encore des phases de négociations techniques avec l'Icann. Au sein de l'Icann, nous siégeons comme observateurs dans le collège des registres. Nous avons notre petit strapontin à côté de Google, Amazon ou Apple. Nous participons aussi à l'association européenne Euclid avec la Catalogne, l'Écosse, la Galice, le Pays basque. On participe au grand jeu de l'internet. Nous allons organiser régulièrement des réunions d'information et sur les enjeux pour les PME, nous allons travailler à diffuser la pratique.

À quand «.bzh » sur la toile ?
Nous tenons une conférence de presse jeudi à Brest. On pourra peut-être donner un calendrier à cette occasion.
  • Propos recueillis par Jacky Hamard - Le Télégramme

Une simple prise de sang ? - par Les Ormeaux le 10/05/2013 @ 12:45

Le dépistage de la trisomie 21 vient de franchir une nouvelle étape, avec la mise au point d'un test génétique foetal sur sang maternel. Jusqu'alors, c'est-à-dire depuis 2009 où il fut proposé à toutes les femmes enceintes, sa mise en oeuvre supposait une intervention invasive sur le corps en vue d'un prélèvement. Désormais, il suffit d'une simple prise de sang au cours des douze premières semaines de la grossesse. L'objectif reste toujours, selon le Comité national d'éthique qui vient de rendre un important avis à ce sujet, de « donner aux futurs parents la possibilité d'un choix libre ».

Précisément, du point de vue éthique, est-ce un changement significatif ? En apparence, non. En réalité, oui. Et le Directeur général de la santé ne s'y est pas trompé puisqu'en saisissant ce comité, il a souligné que « de telles avancées alimentent les questions tenant au risque possible de dérive eugéniste ».

Inventé à la fin du XIXe siècle, le mot « eugénisme » fait figure de spectre hantant notre horizon depuis la Seconde Guerre mondiale. On se souvient qu'au nom de « l'amélioration de la race », le régime hitlérien avait définitivement stérilisé plus de 300 000 handicapés et euthanasié 200 000, par « miséricorde », dixit Hitler. À la même époque, Alexis Carrel préconisait, dans L'homme, cet inconnu, la construction d'un « établissement euthanatique pourvu de gaz appropriés » à l'intention des éléments dangereux de la société. Et cet eugénisme « négatif » par élimination se doublait d'un autre dit « positif » consistant dans la sélection par croisement des meilleurs spécimens dans les Lebensborn (fontaines de vie). Comme le bétail.

Quel rapport avec le test foetal ? La réponse appelle prudence et tact. On peut vertueusement tenir toute élimination d'un embryon ou foetus pour une forme de « néo-eugénisme ». Il faut aussi comprendre le choix d'une femme, d'un couple qui décident d'interrompre une grossesse après révélation de la trisomie. C'est le cas neuf fois sur dix. Que ferions-nous à leur place ?

La vraie inquiétude se situe au-delà du seul test, mais en lien avec lui. Elle résulte d'abord de ce qu'il sera, sous peu, plus simple de décrypter l'ensemble du message génétique du foetus que de sélectionner les régions concernées. Et si l'on découvre la certitude ou la probabilité de maladie graves sans être incurables, que se passera-t-il ?

Le Comité d'éthique mesure le risque et rappelle que « le contexte technologique plus favorable n'autorise pas à utiliser ces outils sans considération des questionnements éthiques très importants qui en découlent ». Cela d'autant plus que s'observe une tendance à souhaiter l'élargissement des cas de recours au diagnostic pré-implantatoire qui permet le tri des embryons dans des situations très exceptionnelles. Avec le risque corrélatif d'une « stigmatisation du handicap », tout handicap devenant intolérable.

Souvenons-nous, avec J. Bowman, que si la « normalité » avait naguère imposé sa loi, « les épileptiques Dostoïevski et Jules César, les utilisateurs de drogue comme Poe et Rimbaud, les psychotiques Newton et Van Gogh, l'aveugle Milton, le sourd et fils d'alcoolique Beethoven, les handicapés comme Guillaume II et Byron, l'indigent Mozart, les tuberculeux Schubert, Chopin, Stevenson, le syphilitique et lépreux Gauguin, le difforme Toulouse-Lautrec... auraient été classifiés parmi les indésirables ».

Jacques Le Goff - Ouest-France

Fouesnant : Nouvelles modalités de vote dans le Pays fouesnantais - par Les Ormeaux le 10/05/2013 @ 12:34

Roger Le Goff, maire de Fouesnant et président de la communauté de communes du Pays Fouesnantais.
Christian Pennanec'h, maire de Bénodet et vice-président du Pays Fouesnantais.
Mohamed Rihani, secrétaire de la section cantonale du PS.

Roger Le Goff, maire de Fouesnant et président de la communauté de communes du Pays Fouesnantais. Christian Pennanec'h, maire de Bénodet et vice-président du Pays Fouesnantais. Mohamed Rihani, secrétaire de la section cantonale du PS.

Municipales 2014 : Les règles changent

Rangez vos stylos. Pour la prochaine élection municipale de 2014, il ne sera plus possible de rayer ou d'ajouter des noms sur les listes. Pour les communes comptant entre 1 000 et 3 500 habitants, les règles aux élections municipales vont changer. L'élection sera un scrutin proportionnel par liste. En clair, cela veut dire qu'il ne sera plus possible de présenter une liste incomplète et que celle-ci devra être composée d'hommes et de femmes à part égale. Les électeurs devront choisir une liste dans sa totalité. Toutes les communes du Pays fouesnantais ont plus de 1 000 habitants et seront donc soumises à ce nouveau mode de scrutin.

Le fléchage

L'autre nouveauté pour la prochaine élection est ce qu'on appelle le fléchage. Il sera indiqué, à côté du nom des candidats aux élections municipales, ceux qui seront appelés à siéger à la communauté de communes du Pays fouesnantais. Auparavant, c'était le conseil municipal, après les élections, qui élisait, en son sein, les conseillers communautaires.

Les élus divisés

Mais le fléchage divise les élus. Pour Roger Le Goff, maire de Fouesnant et président de la communauté de communes du Pays fouesnantais, cela « ne change pas grand-chose ». Avant, les conseillers communautaires étaient très souvent ceux placés en haut des listes. Il pense même que « ce sera plus clair pour les électeurs », même s'il admet que cela « peut changer un peu les choses. Mais la communauté de communes est davantage un lieu de discussions et de projets de territoire. »

Un avis que ne partage pas Christian Pennanec'h, maire de Bénodet et vice-président du Pays Fouesnantais. « C'est quelque chose qui me préoccupe. Ça introduit de la politique dans la communauté de communes alors que c'est un lieu où l'on travaille pour l'intérêt général. Dans certaines communautés de communes, ça peut faire basculer politiquement les choses. »

Le Pays fouesnantais à gauche ?

Le Pays fouesnantais pourrait-il se retrouver avec une majorité d'élus de gauche, ou une opposition ? Personne ne s'avance. « Je ne sais pas si ce risque est possible, confie Christian Pennanec'h. Nous avons actuellement une stabilité politique qui est une bonne chose. » Au dernier conseil, les élus ont d'ailleurs décidé de ne pas modifier le nombre d'élus communautaires par commune.

Des listes PS

Au PS non plus, personne n'ose faire de pronostic. Tout dépendra si le parti arrive à présenter une liste complète dans chaque commune du Pays fouesnantais. « On ne sait pas si on pourra présenter des listes dans toutes les communes, reconnaît Mohamed Rihani, secrétaire de la section cantonale du PS. Il faut trouver 23 personnes et autant d'hommes que de femmes, c'est compliqué. Pour le moment, on est sûr d'avoir une liste à Fouesnant et à la Forêt-Fouesnant. »

Amélie GIRARD. Ouest-France


Philippe Collin, l'infirmier devenu grand chirurgien - par Les Ormeaux le 10/05/2013 @ 12:29

Le Dr Philippe Collin, au bloc opératoire de la clinique Saint-Grégoire. Ouest-France

Le Dr Philippe Collin, au bloc opératoire de la clinique Saint-Grégoire.© Ouest-France

Son parcours est peu commun. Les travaux de recherche de ce praticien rennais, une pointure dans les pathologies de l'épaule, viennent d'être distingués lors d'un congrès mondial au Japon.

Portrait

« Évidemment que ça fait plaisir que son travail soit reconnu par ses pairs », avoue le Dr Philippe Collin, chirurgien spécialiste de l'épaule à la clinique Saint-Grégoire, près de Rennes. Le 12 avril, à Nagoya (Japon), il participait, avec 1 600 autres praticiens, au congrès mondial de la chirurgie de l'épaule. « Une de mes publications traitant de mes recherches sur la coiffe des rotateurs de l'épaule a été récompensée. Ca m'encourage à continuer. »

Retour en France dans son bureau, au premier étage de l'hôpital privé de Saint-Grégoire. Aux murs et au sol, trônent de grands cadres dans lequel sont épinglés des maillots dédicacés. De célébrités du cyclisme, de la moto ou de sports de combat. « Ce sont des sportifs que j'ai opérés »,explique Philippe Collin. Mais s'il les met en évidence, ce n'est pas pour flatter son ego. « Quand les patients remarquent ces maillots, on parle sport. Ça les détend avant que l'on évoque leurs propres problèmes. Une façon de les déstresser. »

Philippe Collin, 46 ans, est un praticien atypique. Dans son parcours comme dans sa façon de travailler. « A priori, je ne m'étais pas destiné à la chirurgie, sourit-il, j'ai passé un bac littéraire que j'ai eu au rattrapage. Je crois que ce n'était pas mon truc. » Son titre en poche, il hésite encore. « Je me voyais bien prof de gym, kiné ou infirmier. » Finalement, ça sera cette dernière option qu'il choisira.

Trois ans d'études à l'école d'infirmiers de Bondy, en région parisienne et il en sort avec son diplôme. Mais il ne veut pas s'arrêter là. « On m'a parlé de la fac de médecine de Bobigny qui permettait à des paramédicaux d'intégrer le cursus. La seule en France. » Ça le tente. « Tout en continuant d'exercer en tant qu'infirmier, je bossais mes cours. » Pas évident. Pourtant, il effectuera un parcours sans faute et décrochera son concours d'internat, en 1994.

« Un travail de moine »

Cette année-là, ça sera sa femme, rencontrée à la fac de médecine de Bobigny, qui va influer sur son destin. « Elle est bretonne et elle avait envie de revenir à Rennes. Je l'ai donc suivie. Je ne le regrette pas. » Il effectuera son internat au CHU de Rennes dans le service du professeur Langlois. « Mon maître, un vrai, à l'ancienne, auquel je dois beaucoup. Un homme qui avait à coeur de transmettre son savoir. » Philippe Collin se spécialise alors dans l'orthopédie : «Une discipline passionnante. »

Son travail l'amènera à rencontrer le professeur lyonnais Gilles Walch. « Il est considéré comme l'un des plus grands spécialistes du monde de l'épaule. » En 2002, Philippe Collin rejoint la clinique Saint-Grégoire où sa femme est médecin nutritionniste.« La clinique cherchait un spécialiste de l'épaule. Ca m'intéressait. » Tout en assurant son rôle de chirurgien, il mène ses recherches à partir des comptes rendus opératoires des centaines de patients qu'il opère. « Un vrai travail de moine mais ça me passionne... Après le dos, l'épaule est la deuxième cause de souffrance en France. D'immenses progrès ont été faits. Il n'est plus question aujourd'hui de laisser les gens souffrir. La France est le pays pionnier dans cette chirurgie et la Bretagne l'une des régions les plus en pointe. »

Samuel NOHRA.  Ouest-France


Fouesnant : Les ronds-points de la commune vont faire peau neuve - par Les Ormeaux le 04/05/2013 @ 10:34

Jean-Pierre Gadiollet, Michel Méron et Maridée : la créativité et le savoir-faire font bon ménage.

Jean-Pierre Gadiollet, Michel Méron et Maridée : la créativité et le savoir-faire font bon ménage.

Les espaces verts sont entrain de peaufiner leur nouveau look. Et comme chaque année, les Fouesnantais attendent avec impatience et curiosité la décoration de cette principale vitrine de la ville que sont les ronds-points.

« Au total, 12 000 fleurs annuelles sont plantées dont 1 000 issues de ma production » annonce Jean-Pierre Gadiollet, chef-jardinier de la commune.

La mer sera à l'honneur, cette année. Au rond-point de Ker Elo Haut trônera un immense Neptune. « La butte lui sert de visage. Ses yeux géants sont fabriqués avec les peupliers abattus à Mousterlin. Son visage est fait avec du lierre. Jai acheté 500 lierres en micromottes ! Ses cheveux ? Ce sont des graminées panachées et des monteretias ». Jean-Pierre attend le trident, un poteau télégraphique récupéré à Quimper.

Au Roudou, gigantisme aussi, avec la « Sirène endormie », une sirène de 6 m de long en bois et arbustes, protégée d'un côté par une tête de pieuvre et de l'autre, par une tortue. Elle sera maintenue avec un bloc de granit de 2 tonnes. À Maner Kerelleau (giratoire Carrefour), ce sera une scène ludique, les familles au bain. Avec humour et petits clins d'oeil, comme ces deux Fouesnantaises en équilibre sur des planches de surf, habillées en Bretonnes. Tandis que devant l'école de La Garenne, de petits bateaux, comme des pliages d'enfants sur un tapis de myosotis, accueillent déjà les enfants.

Au giratoire de l'Odet, seule entorse au thème de la mer, Le déjeuner sur l'herbe de Monet, étalera ses personnages et ses couleurs sur des panneaux de bois peints. « On représente quasiment tout le tableau mais en 3D ». À Kerambras (office de tourisme), une vraie girouette de 3,80 m de haut, fabriquée par un artisan du centre Finistère. « C'est un cotre breton dont la voile tournera avec le vent ». À Bréhoulou, les papillons seront remplacés par les oiseaux marins. « Cormorans, sternes, guillemots, macareux, goélands, spatules, tous les oiseaux emblématiques de nos côtes ».

Les giratoires dévoileront leurs nouveaux atouts entre la mi-mai et la mi-juin. Une chose est sûre, la créativité, l'originalité et le savoir-faire seront au rendez-vous. Et peut-être le jury qui passera le 29 août pour la visite de contrôle de la 4 e fleur sera-t-il encore une fois séduit par le service embellissement de la ville ?

Ouest-France

 


Eurocopter fait décoller un hélicoptère sans pilote - par Les Ormeaux le 28/04/2013 @ 16:39

 

Une machine d’Eurocopter a effectué, jeudi 25 avril, une mission autonome à partir d’un plan de vol téléchargé.Un hélicoptère décolle, effectue une mission d’observation en respectant un itinéraire bien défini, déploie une charge en vol stationnaire, puis se pose. Le vol de l’EC145 d’Eurocopter effectué, jeudi 25 avril, sur la base militaire d’Istres était anodin à un détail près : il n’y avait pas de pilote à bord. Le plan de vol était directement téléchargé dans les calculateurs de bord de la machine.

Une première européenne

Eurocopter réalise ainsi une première européenne et valide sa technologie de vol sans pilote. "Cette nouvelle réussite s’appuie sur l’expertise d’Eurocopter en matière de commandes de vol et de systèmes de pilote automatiques, ainsi que dans l’interface homme-machine, l’architecture et l’intégration de systèmes", précise Jean-Brice Dumont, directeur recherche et développement d’Eurocopter. L’homme reste toutefois dans la boucle. Ainsi lors de la phase en vol stationnaire, un opérateur, depuis une station au sol, transmettait les ordres afin d’orienter l’hélicoptère et de larguer la charge. Ces technologies totalement financées en internes, ont été développées en Allemagne sur le site de Donauwörth. Les principales modifications concernent le système de commandes de vol automatique et la baie avionique de l’appareil. Cette dernière, installée sous les sièges pilotes, contient les systèmes nécessaires aux liaisons de données.

 

Sauver des vies

Ce vol de démonstration réussi, Eurocopter envisage désormais de poursuivre le développement des technologies de vol sans pilote sur la totalité de sa gamme, que ce soit des hélicoptères légers, moyens et lourds. Les débouchés pour ces appareils sans pilote sont à la fois civils et militaires. Il s’agit d’épargner la vie du pilote dans un environnement dangereux (site nucléaire, montagne,…) ou sur le champ de bataille.

www.usinenouvelle.com/


Fouesnant : Sentier côtier : 40 ans de bataille et toujours des questions - par Les Ormeaux le 28/04/2013 @ 16:24

Le sentier côtier va-t-il enfin voir le bout du tunnel ?

Les piétons vont-ils pouvoir emprunter le nouveau sentier entre le sémaphore et la cale de Beg-Meil ?

Le sentier côtier de Beg-Meil a une vieille histoire de près de 40 ans. Depuis 1976, date de la fameuse loi qui instaure une servitude de passage sur une bande de 3 m de largeur, au bord du rivage, l'association de sauvegarde du Pays fouesnantais (ASPF) se bat pour faire respecter le droit sur ce tronçon de 1,8 km, inaccessible du fait de l'opposition des propriétaires riverains. Un combat solitaire pendant longtemps. Puis soutenu par les actions politiques menées depuis 2007 par André Bernard et La Gauche... naturellement, le maire entamant une démarche concertée avec les propriétaires concernés.

Après plusieurs enquêtes publiques, de multiples procédures, une mobilisation générale et des actions médiatiques, c'est en novembre 2011 que les élus approuvent le nouveau tracé. Le préfet signe l'arrêté.

Victoire en demi-teinte pour l'ASPF : « Le sentier passera enfin en haut de falaise sur presque toute la longueur mais il s'éloigne trop du tracé légal et, sur la plage des Oiseaux, il empiète sur le domaine public maritime. »

Les travaux engagés par la commune sur la plage sont en cours et devraient s'achever avant l'été. Mais quand les propriétaires débuteront-ils leurs travaux ? Et quid des recours formés par deux propriétaires, toujours opposés
au tracé ?
Ouest-France


Fouesnant Les Glénan. Dernier né dans l’archipel, il témoigne - par Les Ormeaux le 27/04/2013 @ 12:00

L’îlot Saint-Nicolas.
Pascal Gléran.
Pascal Gléran. © Ouest-France

C’est la dernière personne née aux Glénan, à Fouesnant. À 63 ans, Pascal Gléran garde les Glénan chevillées au corps. Il a vu le jour à Saint-Nicolas, le 28 octobre 1950.

Les aléas de la météo ont parfois du bon. Un coup de tabac d’automne a souri au petit Pascal. « On m’a raconté qu’à cause de la tempête, un couple de médecins de Bénodet s’était retrouvé bloqué sur les îles et c’est ainsi qu’une certaine Madame Jacq m’a mis au monde. »

Gardiens

Dernier d’une fratrie de cinq enfants, il raconte. « Mes parents étaient les gardiens des viviers Prunier (actuellement Castric). Nous avions une maison à Bénodet mais, jusqu’à l’âge de 5 à 6 ans, j’ai vécu sur l’île. »

Les yeux de Pascal s’embuent quand il évoque son enfance : « Toujours à fouiner dans les bateaux, autour des casiers. Nos jeux c’étaient la chasse aux lézards, la confection de colliers ou de poupées en coquillages… La pêche à pied aussi, aux grandes marées, on ramassait des vernis et des pieds de couteau. Aujourd’hui, ça a été complètement dévasté. »

Le témoignage complet dans l’édition Ouest-France Quimper de ce samedi 27 avril.

Ouest-France  

En réanimation, des machines et des humains - par Les Ormeaux le 25/04/2013 @ 18:53

 
 

 

La « réa » est un service à part dans les hôpitaux où ceux qui y travaillent n'ont qu'un but : rétablir le fil de la vie. Avec des technologies et du matériel de pointe mais surtout un grand humanisme. Reportage au CHU de Rennes.

La chambre est plongée dans la pénombre. Allongé sur le lit, un jeune homme de 23 ans, grièvement blessé à la tête après une chute. Il est plongé depuis plusieurs jours dans un coma artificiel. Seuls bruits : ceux des appareils affichant ses données vitales et du respirateur lui permettant de trouver de l'air à travers un tuyau dans la gorge. Son père, assis à côté de lui, lui tient la main et lui murmure des mots.

« On privilégie la présence des familles, assure le professeur Yannick Malledant, patron du service de réanimation chirurgicale du CHU de Rennes. Notre particularité est d'avoir un double visage. Celui de l'hypertechnique mais aussi d'être très humain. Ici, l'un ne peut pas aller sans l'autre. C'est important. »

Un service impressionnant par le nombre de machines et d'écrans équipant les vingt et un box répartis dans trois ailes. Quasiment rien à envier à la passerelle de commandement de l'Enterprise, le vaisseau futuriste de la série Star Trek. Presque déshumanisant pour celui qui y met les pieds pour la première fois.

Le téléphone sonne. « Une patiente de 76 ans va arriver dans 20 minutes pour une grave défaillance respiratoire. » Aussitôt, une équipe composée d'une infirmière et d'un aide-soignant va préparer un bloc. « On fait la check-list du matériel. Rien ne doit manquer et on doit être capable de faire face à toutes les situations possibles. » Pas de précipitation mais une routine très bien huilée.

Vingt minutes plus tard, la patiente arrive. Consciente et visiblement un peu effrayée. « Ce n'est jamais un bon signe quand on est admis ici. C'est que l'on est forcément en vrac. À nous de retrouver le fil de la vie », résume le professeur Malledant.

Un médecin et un interne sont à son chevet et effectuent un premier diagnostic. « Notre priorité est de lui permettre de mieux respirer et de rétablir ses constantes vitales. Ensuite de déterminer la cause de ce trouble. »

 

« On peut vous parler docteur ? »

Un combat où rien n'est jamais gagné. « Pour l'instant, on va essayer d'éviter de l'intuber. » Là encore, l'équipe parle avec la patiente, la rassure, lui explique ce qu'ils font. Toujours et encore le dialogue. Elle esquisse un sourire de confiance.

Dans l'autre aile du service, c'est un homme qui vient d'être admis. Il a fait plusieurs comas inexpliqués. Une situation inquiétante qui nécessite une prise en charge immédiate. « C'est notre lot. Des patients qui nous sont dirigés après des accidents brutaux. De la traumatologie, des accidents vasculaires cérébraux, des problèmes liés à des cancers ou des suites opératoires qui se sont compliquées. C'est ce qui fait l'intérêt de travailler dans ce service. Nous sommes des généralistes des défaillances. »

Quelques minutes plus tard, le Dr Elodie Masseret s'apprête à aller se restaurer après une matinée déjà bien chargée. « Est-ce que l'on peut vous parler docteur ? » Son déjeuner attendra et elle convie le couple venu voir leur père hospitalisé dans une petite salle, à l'abri du regard et des oreilles. « Je sais que mon beau-père est très affaibli. Il ne voulait pas se faire hospitaliser. C'est nous qui avons insisté pour qu'il puisse ensuite venir chez nous. Comment va-t-il ? Son foie est atteint. Mais ça peut repousser après une opération ? »

Elodie Masseret écoute et, le plus délicatement possible, annonce la nouvelle. « Je suis désolé mais il ne quittera pas le service. Son foie ne fonctionne plus et ses autres organes ont également commencé à se détériorer. C'est irréversible. Mais je peux vous assurer qu'il ne souffre pas. » Là, la médecine cale. La famille s'effondre. Normal.

Le médecin leur explique ce qui va se passer dans les prochaines heures en évitant les termes trop compliqués. « Dans combien temps va-t-il mourir ? » demande, résignée, la belle-fille. « Je ne peux pas vous répondre », avoue la praticienne tout en les invitant à se rendre près de leur proche plongé dans un profond coma. Elle ferme la porte derrière eux pour respecter leur intimité. Sur les 1 000 patients admis chaque année dans ce service de réanimation chirurgicale, 800 s'en sortent.

« Quand on travaille ici, on sait que l'on sera confronté à ce genre de situation. Ça fait parti de notre travail. On doit trouver les bons mots. » Elle va s'accorder une brève pause. Pas facile tous les jours. Relever quotidiennement des défis pour pouvoir répondre, pas sur l'instant, mais plus tard, à la sempiternelle question des familles dont les proches arrivent là. « Est-ce qu'il va s'en sortir ? »

Samuel NOHRA. Ouest-France

École. Le grand retour de la morale annoncé pour 2015 - par Les Ormeaux le 23/04/2013 @ 09:37

À partir de 2015, écoliers et collégiens devraient avoir au moins une heure par semaine de « morale laïque » intégrée à leur programme. Pour les lycéens, ce sera au moins 18 heures par an.

La morale va opérer son grand retour sur les bancs de l'école et ce, dès 2015. Le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, a levé le voile, hier, sur cet enseignement destiné à « faire partager les valeurs de la République ». Après l'affaire Cahuzac, l'agrégé de philosophie a tenu à mettre les points sur les « i » en écartant tout lien avec le débat sur la moralisation de la vie politique. « Certains (...) ont fait des liens avec des événements. Il n'y en avait pas », a-t-il tranché.

Soumise à évaluation

Il appartiendra au futur Conseil national des programmes, indépendant, de définir la mise en oeuvre de l'
enseignement de la morale laïque. Une matière née du projet de loi sur la refondation de l'école sous le nom d'« enseignement moral et civique », et qui devra trouver sa place dans l'emploi du temps des potaches sans augmenter le nombre d'heures de cours. Traduisez : les programmes devront être revus. La morale aura ses horaires dédiés. Et pas question d'en profiter pour dormir ou rêvasser : elle fera l'objet d'une évaluation, a souligné Vincent Peillon. Sous forme de contrôle continu, selon toute vraisemblance, au baccalauréat, alors qu'en primaire, les élèves pourraient être évalués sur leur capacité à argumenter. Autre préconisation : le projet devra être porté collectivement dans les établissements avec la mise en place de « modules interdisciplinaires ». Actuellement, justifie Alain Bergounioux, inspecteur général de l'Éducation nationale, co-auteur du rapport commandé par le gouvernement, « beaucoup de choses se font à l'école, mais elles ont été pensées à des moments différents, d'où un manque de cohérence ».

Pas de chasse gardée

En primaire, la
morale sera dispensée par les professeurs des écoles via la lecture de contes, le théâtre ou des jeux de rôle, précise le rapport. Dans le secondaire, la « leçon » pourrait passer par des « travaux interdisciplinaires », les professeurs (formés) assurant cet enseignement sur la base du volontariat. Car, pour le ministre, la morale ne doit pas être « la chasse gardée » des philosophes et des historiens. « La morale laïque, c'est le contraire de la raison d'État. Chaque citoyen doit construire librement son jugement » a souligné Vincent Peillon.

Le Télégramme


Fouesnant : Opération d'ERDF sur une éolienne aux Glénan - par Les Ormeaux le 21/04/2013 @ 12:45

Les agents d'ERDF ont démonté une éolienne installée sur l'île Saint-Nicolas, aux Glénan. Les techniciens interviennent pour un problème au moteur et aux pales. En attendant, l'île fonctionne avec un groupe électrogène. L'île s'alimente en électricité grâce à une éolienne construite dans les années 1980. L'île fait figure de précurseur en matière d'utilisation d'énergies vertes.

La Forêt-Fouesnant Fraude aux allocations : 700 € d'amende 

La prévenue de 58 ans est accusée de fraudes à la caisse d'allocations familiale du Finistère sud. Alors qu'elle vit dans une propriété de La Forêt-Fouesnant, elle ne paie pas l'intégralité de son loyer et vit en concubinage avec le fils de la propriétaire. Deux aspects qu'elle n'a pas déclarés à la Caf alors qu'elle perçoit des allocations. « Même si elle participait aux frais, elle ne payait pas vraiment de loyer. Elle n'avait donc pas droit à ces allocations », pointe la procureure de la République. « Elle a également dissimulé sa vie maritale. » Elle requiert 105 heures de travaux d'intérêt général ou 90 jours amende de 5 €. En tant que partie civile, la Caf réclame 7 400 € de dommages et intérêt. Du côté de la défense, l'avocat de la prévenue met avant « l'absence de preuves. Il n'y a aucun élément qui prouve que ma cliente a eu l'intention de frauder ».

Le tribunal la condamne à 700 € d'amende, assortis de 906 € de dommages et intérêt à verser à la Caf.

Ouest-France

61 secrets du Parc d'Armorique à découvrir - par Les Ormeaux le 18/04/2013 @ 12:01

Les 61 trésors du Parc d'Armorique. Sous chaque numéro se trouve une richesse naturelle ou patrimoniale, et une animation à découvrir samedi et dimanche. Les points bleus représentent des sites naturels et la route en bleue est celle de l'Aulne maritime.

Les 61 trésors du Parc d'Armorique. Sous chaque numéro se trouve une richesse naturelle ou patrimoniale, et une animation à découvrir samedi et dimanche. Les points bleus représentent des sites naturels et la route en bleue est celle de l'Aulne maritime.

Samedi et dimanche, le Parc naturel régional d'Armorique offre au public la visite de 61 sites. Entre Monts d'Arrée et presqu'île de Crozon, les merveilles ne manquent pas. Extraits.

Dans 21 communes, sur les 35 que compte le Parc naturel régional d'Armorique, les portes vont s'ouvrir sur les richesses méconnues. « Prenez Camaret par exemple, explique Éric Berthou, directeur de la communication du parc. La Tour Vauban n'y figure pas, car elle est largement exposée par ailleurs. Par contre, la Maison du patrimoine organise une visite guidée du quartier historique du port. » On peut multiplier ces exemples.

Le Parc se jette à l'eau

À Brest, ville porte du Parc, le chantier du Guip, spécialisé dans les vieux gréements, ouvre ses portes. Sur ses cales, le Notre-Dame de Rumengol, en grand carénage. Impressionnant à sec. Pour cette troisième édition, le Parc d'Armorique organise plusieurs embarquements sur les vieux gréements. Au Fret, en Presqu'île de Crozon, à bord du Dalh Mad ; à Camaret, à bord de l'Angélus ; en rade de Brest à bord du Loch Monna.

Voile handicap

Les personnes handicapées ne sont pas oubliées. À Brasparts, le foyer Menez Roual les emmènera en « jolyette » sur les sentiers. Elles pourront aussi faire du bateau, à bord du filao Le Moulin Mer au départ de Brest, avec l'association Accueil voile handicap (06 27 09 95 88). Dans les Monts d'Arrée, on pourra découvrir la mulette perlière, une moule très spéciale d'eau douce.

Clocher de Pleyben

L'église de Brennilis, récemment restaurée après dix ans de fermeture, sera ouverte au public et présentée par le grand korriganologue Claude Le Lann. À Pleyben, le clocher de la superbe église Saint-Germain pourra être escaladé, par l'intérieur bien sûr. Il est fermé au public d'habitude.

Kanndi à lin

On parle aussi breton, bien sûr, au Parc d'Armorique. Un kanndi à lin du XVIIIe restauré, petit lavoir de Commana, sera présenté en français et breton, tout comme la fabrication d'une petite mare à Brasparts ou l'élevage de chiens de Pont-de-Buis. On pourra aussi faire du vélo électrique avec Vélo zen à Sizun, ou découvrir le pont de fer au Nivot, à Lopérec.

Aulne maritime

Le Parc veut aussi attirer l'attention sur la route de l'Aulne maritime. Voici quelques années, il a fléché un parcours qui va de Landévennec à Rosnoën, en passant par Port-Launay.

Toutes les animations sont gratuites. Tous les détails sur le site internet du Parc : www.pnr-armorique.fr

Ouest-France
 


Fouesnant : Toujours des mousses dans le ruisseau de Kerambris - par Les Ormeaux le 17/04/2013 @ 10:41

Encore des mousses dans le ruisseau de Kerambris. Photo prise mardi dernier.

Encore des mousses dans le ruisseau de Kerambris. Photo prise mardi dernier.

Mardi dernier, les associations fouesnantaises de protection de l'environnement, ASPF (Association pour la sauvegarde du Pays fouesnantais) et Eau et rivières de Bretagne, ont constaté une fois de plus des accumulations importantes de mousse dans le ruisseau de Kerambris. « Ces rejets ont pour origine l'exutoire du bassin tampon géré par la CCPF émanant du pôle déchets de Kerambris qui est censé ne recevoir que les eaux pluviales, » explique André Perron, représentant d'Eau et rivières Fouesnant. « La responsabilité de la CCPF est une nouvelle fois en cause puisqu'elle gère ce bassin, contrairement à ce qu'a toujours prétendu son président Roger Le Goff, également nouveau président du Sage. Pourquoi ces eaux, qui ne sont pas des eaux pluviales, mais des eaux contaminées, ne sont-elles pas dirigées vers les bassins d'eaux usées qui existent tout à côté ? ».

En trois ans, ce ne sont pas moins de dix pollutions semblables qui ont été constatées, dont trois depuis le début 2013. « Que font donc les services d'installations classées de la préfecture que nous avons saisis à plusieurs reprises ? Les Fouesnantais doivent-ils se résigner à accepter que les cours d'eau qui les alimentent en eau potable soient ainsi pollués de manière récurrente ? Un paradoxe quand le discours officiel véhiculé tant par la CCPF que par la ville de Fouesnant affiche leur engagement permanent à lutter contre la pollution de l'eau ! ».

Roger Le Goff interrogé avoue ne pas comprendre. « Le problème avec les Ateliers fouesnantais a été résolu. Par ailleurs, on a fait des tests avec des caméras et nous n'avons rien trouvé. Ces eaux qui viennent des toits ne devraient pas être contaminées. Y a-t-il quelque part des eaux pluviales polluées ?
On va continuer les recherches ».

Ouest-France


En 2017, Quimper et Brest à 3h10 de Paris - par Les Ormeaux le 16/04/2013 @ 15:48

 
Où en est le « vrai » TGV en Bretagne ? Verrons-nous ou pas diminuer l'éloignement de Paris et de l'Europe grâce à des lignes à grande vitesse ?

Pourquoi ? Comment ?

Ce qui est certain

Faire Paris-Brest ou Paris-Quimper en 3 h 10 sera une réalité en mai 2017. Dans quatre ans, la SNCF pourra faire rouler un train drapeau chaque jour avec un seul arrêt au nord à Saint-Brieuc et un seul arrêt dans le Morbihan, à Lorient ou à Vannes. Ce train traverserait Rennes à la vitesse de 90 km/h, sans arrêt. Les autres trains de la journée, sept à huit allers-retours, conservent la desserte du territoire breton et feront le trajet entre 3 h 25 à 3 h 40. Ce qui veut tout de même dire un gain de temps de 42 minutes par rapport aux meilleurs temps actuels, hors retards imputables aux travaux en cours.

Comment se décomposent ces 42 minutes ?

On est aujourd'hui sur des temps de trajet, hors travaux, de 4 h 15 pour Paris-Brest et 4 h 10 pour Paris-Quimper. Ces gains de temps viendront de la ligne à grande vitesse qui conduira à Rennes, et des améliorations de voies entre Rennes-Brest et Rennes-Quimper. Comment se décomposent ces 42 minutes gagnées ? 37 minutes relèvent de la partie entre Paris et Rennes et de la construction de la ligne à grande vitesse Bretagne - Pays de la Loire. On grignote 4 à 5 minutes seulement sur le parcours Rennes/Quimper et Rennes/Brest.

Mettre Rennes à 1 h 30 de Brest et Quimper...

Pour mettre la pointe Bretagne à moins de trois heures de Paris, il reste donc à gagner du temps sur la partie bretonne. Si Quimper et Brest sont à environ 3 h 30 de Paris à partir de 2017, avec trois arrêts intermédiaires en Bretagne, il faut ensuite réussir à faire une liaison entre la pointe Finistère et Rennes en 1 h 30 contre 2 h actuellement. C'est le projet de la LGV Ouest Bretagne - Pays de la Loire. Les lobbys bretons font le forcing : « Sa non-réalisation conduirait à rejeter la pointe Bretagne hors de l'Hexagone » dit Investir en Finistère, lobby qui regroupe les CCI du département, les 27 principales entreprises du Finistère et pèse près de 40 000 emplois dans le Finistère.

Combien ça coûte ? Quatre milliards !

Le coût de voie nouvelle est estimé à 17,3 millions d'euros le kilomètre. Or, les projets de lignes nouvelles pour mettre la pointe bretonne à moins de 3 h de Paris passent par de gros chantiers : 60 km de LGV entre Rennes et Lamballe, 44 km entre Morlaix et Brest, tandis qu'au sud, la LGV Rennes-Redon fait dans les 65 km, et un nouveau tronçon Lorient-Quimper compte 54 km. Mis bout à bout cela fait 227 km de LGV, et un total de 4,2 milliards d'euros, avec quelques nouveaux ouvrages ici et là, comme un nouveau pont ferré par-dessus la Laïta à Quimperlé. Christian Troadec, maire de Carhaix, défend un autre tracé, en « arête de poisson », qui ferait du centre Bretagne l'artère principale ferroviaire.

Qui prendra la décision ?

À l'heure de la crise, il paraît difficile de trouver cet argent. Ou de faire des choix. Le Schéma national des infrastructures de transport (Snit) ne compte pas moins de 28 projets ferroviaires, dont le projet breton. En tout cela fait 245 milliards de projets inscrits. Philippe Duron, député PS qui préside la commission 21 chargée des arbitrages, doit rendre sa copie courant juin. La commission doit trancher. Certains projets font dans le grand luxe : la ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon revient à 14 milliards d'euros, la LGV Montpellier-Perpignan, 5,7 milliards d'euros tout de même. La construction ou pas de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes rentre en jeu : elle permet de mutualiser les efforts pour la ligne sud. Pour autant, tout au bout du Far West, Quimper et Brest doivent jouer groupés.

Christian GOUEROU.

Ouest-France  


Il y a 150 ans, 18 heures pour aller à Paris - par Les Ormeaux le 16/04/2013 @ 15:46

La nouvelle installation permet d'arriver à Paris en 18 heures, soit une moyenne de 30 km/h pour le train. Archives municipales et communautaires de Quimper

La nouvelle installation permet d'arriver à Paris en 18 heures, soit une moyenne de 30 km/h pour le train.© Archives municipales et communautaires de Quimper
Le 7 septembre 1863, la première locomotive arrive à Quimper, un an après Lorient. Certains y voyaient alors la mort des coutumes locales.

L'histoire

En 1860, la quasi-totalité des régions de France sont desservies par le train. Seule la Bretagne manque à l'appel. Dès 1854, le conseil municipal de Quimper examine au maximum les possibilités pour faire venir le chemin de fer jusqu'à la ville. C'est le 7 septembre 1863 qu'il est enfin là.

Une inauguration bien préparée

Des centaines d'invitations sont envoyées à travers la Bretagne pour vivre le moment qui marquera « la fin de l'isolement ». Le maire Porquier a tout préparé pour que la fête se passe au mieux. Au programme : discours, banquet, concerts au bénéfice des pauvres et feu d'artifice. Le premier magistrat de la ville s'inquiète néanmoins de la célébration à venir, surtout de son coût.

Très vite, il est rassuré par le maire de Lorient, qui avait inauguré dans sa ville le premier train l'année d'avant : « La fête donnée par la ville de Lorient à l'occasion de l'inauguration du chemin de fer, a occasionné une dépense totale de 5 994 francs », selon les documents des archives municipales et communautaires de la ville.Celle de Quimper occasionnera le coût de 4 272 francs, soit environ 10 mois de salaire pour un ouvrier de l'époque, entièrement payés par la ville.

Des avis partagés

L'arrivée du chemin de fer bouleverse la vie quimpéroise. Chacun en est conscient. Les plus aisés se réjouissent des 18 heures de train qui les séparent désormais de « la civilisation parisienne ». Les plus sceptiques, eux, font circuler un faire-part de deuil la veille de l'inauguration : « Vous êtes priés d'assister au convoi funèbre de moeurs, coutumes, langages et traditions de la vieille Bretagne Armorique...La cérémonie aura lieu demain, 7 septembre 1863 à la gare. »

Pourtant, la curiosité prend le dessus, et jamais il n'y aura eu autant de monde à Quimper que ce jour-là. Monseigneur Sergent, évêque de Cornouaille, est sur les lieux pour bénir la machine. Les bâtiments de la gare sont aux couleurs de la France, le préfet du Finistère est présent, accompagné de militaires.

L'arrivée du train est à l'origine de la principale transformation de la ville, selon L'étude de géographie urbaine de Quimper. C'est la cause essentielle de l'augmentation de la population quimpéroise. En 30 ans, le quartier de la gare passe de 65 habitants à 696, ce qui entraîne très vite des travaux d'aménagement. L'urbanisation est fortement touchée. Le secteur économique prend lui aussi son envol.

Le train est un nouveau moyen de faire fonctionner le commerce. De nombreux produits de l'agriculture locale, ainsi que des produits manufacturés, commencent à être expédiés en France et à l'étranger. Le tourisme se développe, surtout après la guerre de 1870. Les visiteurs friands de faïence arrivent, mais aussi les artistes.

Ouest-France  

Fouesnant : Permis de construire : la commune désavouée - par Les Ormeaux le 15/04/2013 @ 12:22

Une nouvelle bataille sur le front de l'application de la Loi littoral vient de se jouer à Rennes entre la commune et l'association pour la sauvegarde du pays fouesnantais. Cette fois à la défaveur de la première.

Le 29 mars, le tribunal administratif a annulé l'arrêté du 1 er avril 2011 par lequel le maire Roger Le Goff a délivré un permis d'aménager un terrain de 14 300 m 2 à un administré. Le tribunal a par ailleurs condamné la commune à verser à l'association la somme de 1 200 € au titre des frais exposés.

Le tribunal reproche à la commune d'avoir délivré un permis à un projet situé « hors agglomération ». « L'extension de l'urbanisation doit se réaliser en continuité avec les agglomérations et villages existants », rappelle le tribunal.

Avant de préciser : « Il ressort des pièces du dossier que la parcelle d'implantation du projet est d'aspect entièrement naturel nonobstant la présence en partie sud d'une construction correspondant à l'habitation d'une ancienne ferme, et comprend à l'est et au nord un boisement constitutif d'un espace boisé classé au plan d'occupation des sols de la commune. [...] [Mais] le terrain d'assiette du projet ne peut être regardé comme situé en continuité de l'agglomération de Fouesnant située au sud [...]. »

Pour le tribunal administratif, le permis validé par la mairie ne peut donc être accordé.

Mickaël DEMEAUX. Ouest-France

18 logements ont été inaugurés jeudi - Fouesnant - par Les Ormeaux le 15/04/2013 @ 12:20

9 logements type 4 en RDC et 9 type 3 à l'étage. Début des travaux en mai 2010 et livraison en 2012.

Le maire Roger Le Goff et Georges Kergonna, président de l'OPAC de Quimper-Cornouaille, ont inauguré, jeudi après-midi, une opération de 18 logements locatifs à Parc are C'Hastel.

Ces logements locatifs intermédiaires sont situés sur un terrain d'une superficie de 4 240 m 2 , à proximité immédiate des 10 pavillons en location-accession inaugurés en décembre 2010.

L'architecte Philippe Robert a su intégrer cette opération à l'environnement immédiat : l'ensemble est bâti en front de rue et les logements sont répartis en cinq unités. Le parti architectural adopté s'inspire des constructions voisines avec un aspect traditionnel et un langage contemporain par un jeu d'imbrication de volumes qui viennent se greffer sur un monobloc.

Les contraintes environnementales ont été prises en compte en respectant le label Très Haute Performance Energétique, soit - 20 % par rapport à la réglementation thermique Iso 2005. Les logements situés en rez-de-chaussée intègrent également les dernières normes en matière d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Des aménagements paysagers ont été également réalisés avec intégration de muret le long de la rue Par ar C'Hastel.

Ouest-France


Fouesnant. Des pratiques commerciales mises en cause - par Les Ormeaux le 13/04/2013 @ 11:21

Il se souvient avoir reçu deux commerciaux à son domicile de Fouesnant mais certainement pas d'avoir signé un bon de commande pour 20.000 € de fenêtres. « Sa maison est déjà équipée de double vitrage », témoigne son filleul. Un Fouesnantais âgé de 71 ans, vivant seul à son domicile, a déposé plainte, estimant avoir été abusé par un fabriquant et installateur de menuiseries extérieures. Certain d'avoir signé pour l'achat d'une fenêtre de toit pour près de 4.000 €, mais pas pour un second bon de commande pour 20.000 € de fenêtres. Un achat financé par un crédit à la consommation dont il n'a visiblement pas davantage souvenir. Accordé par l'organisme de crédit, le prêt ne lui laisse que 100 € mensuels pour vivre, d'après sa famille. Rongé par le sentiment honteux d'avoir été trompé, l'homme n'avait rien dit à ses proches pendant un mois. Jusqu'à la mi-janvier. « Il ne dormait plus. On a compris le jour où il s'est mis à pleurer », poursuit son filleul. Les enfants du septuagénaire ont depuis engagé une procédure devant le juge des tutelles, afin de protéger leur père de nouveaux faits.

Une enquête ouverte

La famille du retraité s'était alors rapprochée de l'entreprise morbihannaise. « Ils ont bien voulu nous écouter mais n'en démordent pas, s'appuyant sur le délai de rétractation dépassé. Mais il ne figure pas sur les documents », s'étonne encore le filleul. Cette semaine, son parrain a reçu une lettre de relance, l'invitant à régler les 20.000 € de commande ou à s'acquitter de 10.000 € de pénalité. Un contentieux qui a conduit l'entreprise à interrompre les travaux de pose de la fenêtre de toit. Et la famille du plaignant à faire appel à un huissier pour faire constater la situation. La gendarmerie a ouvert une enquête et transmis le dossier à la compagnie de Lorient.

Le Télégramme


Téléphonie mobile. Il y a 40 ans, le premier appel depuis un portable - par Les Ormeaux le 08/04/2013 @ 12:01

 

 


La Forêt-Fouesnant : Énora Tudal réélue Reine des cerisiers - par Les Ormeaux le 06/04/2013 @ 11:50

Énora, entourée de Jean-Yves Carrer, président du cercle et de Stéphane Tudal, président de la fête des cerisiers.

Énora, entourée de Jean-Yves Carrer, président du cercle et de Stéphane Tudal, président de la fête des cerisiers.

Les membres du cercle celtique forestois ont procédé à l'élection de la Reine des cerisiers. Sans surprise, Énora Tudal s'est vue confirmer son statut de reine.

Cette élection revêt une importance particulière, car 2013 est l'année du dixième anniversaire de Gouel Gwez Kignez et la renaissance de la fête des cerisiers qui cette année se déroulera les 22 et 23 juin en présence du prestigieux bagad de Lann-Bihoué.

Énora Tudal est la monitrice du groupe des enfants du cercle, et elle a l'ambition de bien représenter son cercle au festival de Cornouaille de Quimper, ainsi qu'aux autres fêtes auxquelles le groupe va participer cette année, et notamment aux deux soirées de Péniti du 24 juillet et du 14 août. 2013

Ouest-France


Risques côtiers. Mieux gérer le littoral - par Les Ormeaux le 27/03/2013 @ 10:33

Comment prévenir, sur le littoral, les risques liés à la montée des eaux ? Vaste question, objet hier, à Lorient, d'un colloque qui a montré la nécessité d'une meilleure gestion de ce qu'on appelle le trait de côte.
En bordure de la plage de Gâvres (56), des digues ont été construites pour protéger les habitations. Une solution coûteuse que le maire de Lorient ne souhaite pas voir se généraliser. Photo archives Yves Guégan
Risques côtiers. Mieux gérer le littoral.
En bordure de la plage de Gâvres (56), des digues ont été construites pour protéger les habitations. Une solution coûteuse que le maire de Lorient ne souhaite pas voir se généraliser. Photo archives Yves Guégan

« La machine thermique est en route. Le réchauffement climatique va faire monter le niveau de la mer, au moins de 20 à 60 cm d'ici la fin du siècle ». Thierry Eveno, de Météo France, ne s'embarrasse pas de conditionnel. Pour lui, l'affaire est entendue. Conséquence, les risques d'un scénario à la Xynthia en Bretagne doivent être pris très au sérieux. « On n'a pas le droit de minimiser les risques », a averti, de son côté, Jean-François Savy, le préfet du Morbihan. Mais comment, face à la montée inéluctable des eaux, faire que la mer, un atout pour la Bretagne, ne devienne pas, à terme, un handicap ? C'est la question que se sont posés, hier, de nombreux élus réunis à Lorient pour une journée de réflexion sur la gestion du trait de côte, cet espace très convoité, point de rencontre entre le milieu terrestre et le milieu maritime, mais aussi très fragile et très exposé aux risques de submersion.

De quoi s'y perdre

Une solution consisterait à protéger « à tout prix » cet espace, là en tout cas où il est le plus menacé, par des ouvrages de défense. Mais cette solution, outre qu'elle est très coûteuse, ne serait pas forcément très efficace à long terme car le trait de côte bouge. « On ne ferait que déplacer les problèmes d'érosion », a expliqué Norbert Métairie, le maire de Lorient. Comme il n'est pas non plus question de « fossiliser » cet espace ou de l'abandonner à la
montée des eaux - ce qui se fait dans certains pays -, la bonne solution passe par un meilleur aménagement. Bref, une gestion qui soit plus adaptée à la nouvelle donne du changement climatique. « On a oublié de maîtriser le développement de la maison individuelle, un morcellement qui bloque les rapports de biodiversité entre les espaces maritimes et terrestres », a souligné Patrick Le Louarn, professeur de droit, spécialisé dans le droit de l'urbanisme et de l'environnement. Ce ne sont pourtant pas les outils qui manquent. Mais entre les Papi (programmes d'action de prévention des inondations), les PSR (plan submersions rapides), TRI (Territoires à risques importants), PCS (plans communaux de sauvegarde) et autres PPRL (Plans de prévention des risques littoraux), les élus ont vraiment de quoi s'y perdre.

Impliquer les propriétaires privés

Qu'en est-il de l'efficacité de ces plans en tous genres ? « Il serait important qu'il y ait une certaine structuration », a fait remarquer Pierre Karleskind, chargé de la mer et du littoral à la Région. Une stratégie régionale s'impose en tout cas. La Bretagne a été la première région à se doter, en 2008, d'une politique pour la gestion intégrée de la zone côtière, mais comme l'a souligné Patrick Le Louarn, cette notion de zone intégrée reste administrative. Il faut, selon lui, faire passer la gestion des zones côtières dans la loi. Pour cet universitaire il serait, par ailleurs, important d'impliquer les propriétaires privés dans la gestion du trait de côte, là où les dangers sont les plus importants. Il suggère également la création d'un agent foncier du trait de côte dans chaque département.

  • Yvon Corre - Le Télégramme


Nous avions soulevé le problème de la submersion marine - par Les Ormeaux le 26/03/2013 @ 15:26

Camping les pieds dans l'eau !
Camping les pieds dans l'eau !

Le 11 décembre dernier, l’ASPF a écrit au préfet du Finistère (avec copie au maire de Fouesnant) afin d’obtenir des éclaircissements sur les nombreuses questions que suscite ce projet.

Deux mois après, les questions restent sans réponse, et c’est par voie de presse que filtrent les informations.

1/ Nous avions soulevé le problème de la submersion marine :

Le camping est pour au moins 1/3 de sa surface classé en zone d’aléa fort et au 2/3 en zone d’aléa moyen.  Or comme le rappelait une note de la DDTM, service de la préfecture, suite aux évènements de Vendée (tempête Xynthia),  il n’est plus possible depuis janvier 2011,   d’autoriser la mise en place de mobil home dans un camping,  ni d’encourager son extension dans ce type de zone : cela conduirait à augmenter le nombre de personnes exposées sur le lieu d’hébergement. 

Les aires de jeux du camping !

Les aires de jeux du camping !

En cas de rupture du cordon dunaire,  que tout le monde sait être menacé, des dégâts considérables pourraient survenir. La commune est directement concernée, car la responsabilité du maire  pourrait être recherchée,  et donc les finances  publiques affectées.

2/ Une zone importante a été soustraite à l’inventaire des zones humides :

L’ASPF en demande la réintégration, en s’interrogeant sur les véritables  raisons de cet « oubli »…

Lire la suite de cette entrée »


Fouesnant : Assainissement : le devoir de rendre l'eau propre - par Les Ormeaux le 22/03/2013 @ 12:22

Station d'épuration de Penfallut : capacité de 24 000 équivalents habitants en 1975, 39 000 équivalents habitants en 1989, 60 000 équivalents habitants prévus.

La station de Penfallut traite les eaux usées de Fouesnant et de La Forêt. Sa réhabilitation et son extension permettront de répondre aux nouvelles normes bactériologiques et à la directive cadre sur l'eau pour 2015. Celle-ci exige un bon retour écologique des eaux de surface et de baignade. Dans le cadre de Natura 2000 et de la resalinisation du marais de Mousterlin, les eaux épurées ne seront plus rejetées dans le marais mais en mer, un émissaire de 1,5 km étant prévu à Coat Clevarec. « Ce qui implique une qualité d'eaux de baignade au top ». Enfin, il est nécessaire d'augmenter la capacité de Penfallut « pour anticiper sur les 20 années à venir en tenant compte des habitations et des zones d'activités ».

Montant global des travaux : 12,5 millions d'euros pour la station et 6 millions d'euros pour l'émissaire en mer. Comme pour la ressource en eau, des aides seront demandées (Agence de l'Eau, collectivités, voire Europe). « Nous sommes prédateurs en prélevant l'eau et pollueurs en la rejetant. La collectivité a le devoir de rendre l'eau propre ».

Les études devraient être bouclées en 2013, suivies d'une enquête publique en 2014. Les travaux devraient débuter en 2015-2016.

Eau potable : exiger la qualité et garantir la qualité
L'usine de traitement de Pen al Len, dont la capacité de production est de 200 m3/heure à partir des deux prises d'eau superficielles (ruisseau de Pen al Len et Creac'h Quéta) fournit les 3/4 de l'eau potable de la commune.

6 800 usagers sont recensés à Fouesnant. La commune alimente aussi 80 % de La Forêt-Fouesnant et, station touristique, doit assurer pour une population multipliée par 4 en haute saison, ce qui justifie des services et des équipements capables de faire face à l'afflux estival.

L'usine de Pen al Len (avec une deuxième prise d'eau à Creach Quéta) fournit les trois quarts de l'eau potable de la commune. Le reste étant apporté par deux captages d'eau souterraine (captage de Kerourgué et forage de Kerasploc'h). « Nous avons un problème de qualité et de quantité, explique le maire Roger Le Goff. Nous consommons beaucoup l'été, période où il y a le moins d'eau. En période normale, ce sont 2 000 m 3 /jour, avec La Forêt, qui sont utilisés alors que l'été on passe à 6 000 m 3 /jour ».

En cas de besoin, une importation en provenance du Syndicat de l'Aulne est possible (2 000 m 3 /jour). « Globalement, avec ces trois sources d'alimentation, on peut se retourner, mais la situation reste fragile ». La municipalité s'est donc lancée dans une politique de nouveaux forages afin d'assurer autonomie et sécurité.

Quatre nouvelles ressources sont prévues : deux forages à Bréhoulou et deux à Kerourgué. Il y aura donc cinq forages en tout, le captage actuel de Kerourgué devant être abandonné. La construction d'une nouvelle usine de traitement à Kerourgué sera nécessaire. « En hiver, nous aurons assez d'eau avec les forages. En été, nous aurons en plus Pen al Len et l'Aulne ».

Les études sont faites, les périmètres de protection définis. Une enquête publique en 2013 sera la dernière phase administrative et les travaux débuteront en 2014. Le montant total des travaux s'élèvera à environ 1,42 million d'euros.

De son côté, La Forêt-Fouesnant a trouvé de l'eau avec un forage qui lui permettrait d'être autonome l'hiver. « Nous sommes dans une nouvelle démarche : nous n'avons pas de nappe phréatique, il nous faut trouver des failles pour chercher une eau protégée de la pollution. Les recherches sont poursuivies sur l'ensemble du canton. Nous voulons constituer un maillage entre les communes ».

 

Ouest-France

Vol en apesanteur. Un instituteur breton superman ! - par Les Ormeaux le 17/03/2013 @ 12:46

L’apesanteur. A 39 ans le Sérentais David Salaün, enseignant à Guégon (56), en a fait l’inoubliable expérience. Il faisait partie de 40 privilégiés à embarquer à bord du vol parabolique de Novespace. Cela s'est passé vendredi dernier au large de l'Aquitaine, au-dessus de l'Atlantique.

Comment vous-êtes vous retrouvé dans cet avion pour vivre cette incroyable expérience ? 
J'ai gagné un concours proposé par le Cnes. Il était ouvert aux enseignants, aux étudiants et aux animateurs dans les musées scientifiques. La mail est arrivé directement à l'école Saint-Gildas à Guégon (56) où je suis enseignant en maternelle et directeur.
J 'ai déposé un dossier en février. Il fallait présenter un dossier sur un travail effectué avec les enfants en rapport avec l'
espace. Or il se trouve que l'on avait travaillé sur la gravité. J'ai reçu la réponse fin février. Dans la catégorie enseignants, 85 dossiers avaient été déposés, 18 préselectionnés pour arriver à six heureux élus. J'en étais! J'ai reçu ma convocation début mars. J'étais super-heureux. C'est un rêve d'enfant qui allait se réaliser.

Avez-vous suivi une formation avant de décoller ?
Oui, le vendredi matin. Sur les règles de sécurité, ce qu'on allait vivre, comment s' y préparer. On était 40, quatre équipes de dix.

Comment s'est déroulé le vol ?
On est monté à bord vers midi et on a décollé de Bordeaux vers 13h après un long checklist. Car ce n'est pas un vol classique ! On est allé au-dessus de l'Atlantique à une altitude de 6.000 m. Dans l'avion, chaque équipe avait son
espace délimité avec filets et instructeur.
L'avion devait réaliser 15 vols paraboliques. Le premier en paraobole martienne. C'est la gravité sur Mars : on peut faire des pompes sur un seul doigt ! Le second en parabole lunaire : on arrive à faire des bonds comme Armstrong, sans la combinaison de cosmonaute. Ensuite il y a eu trois séries de quatre paraboles à 0 G.

Quelle manoeuvre le pilote doit-il réaliser pour effectuer cette parabole ?
Le pilote cabre l'avion pendant 20 secondes jusqu' à un angle de 45° : il monte de 1.500 m, de 6.000 m à 7.500 m, en 30 secondes. A ce moment, on perd deux fois son poids et atteint la gravité 0. Le pilote joue sur l'angle de l'appareil pour suivre la courbe parfaite et garder la gravité 0. On est en apesanteur.

Que se passe-t-il à ce moment ?
C'est extrêmement suprenant! On pense à la lévitation. On est libéré de toutes contraintes. On flotte dans l'air sans aucun contrôle. Je fais aussi de la plongée mais c'est très différent car on s'appuie sur l'eau. En apesanteur, on ne s'appuie sur rien. C'est très euphorisant. On a rit, on criait. On redevenait des gamins. On était comme une bande de gosses dans l'avion !

Vous êtes vous livrés à quelques exercices ? 
Oui, j'ai pris la position de Superman, lancé des balles, traversé la cabine sans toucher le sol. J'ai même gobé une boule d'eau.

Que se passe-t-il à la fin de la parabole ? 
Quand l'avion redescend, on reprend une forte accélération. A ce moment,on reprend deux fois son poids. On est alors à 2G, deux fois la gravité terrestre. On remet le pied sur le plancher en douceur. Mais il vaut mieux ne pas se trouver la tête en bas à ce moment.

En remettant le pied sur le plancher des vaches, dans quel état est-on ?
Il faut reprendre ses esprits. Pendant 24 h, quand on s'allonge, on a l'impression de décoller. Mais la nuit de vendredi à samedi, j'ai bien dormi !

Vous êtes marié et père de quatre enfants. Avez-vous l'impression d'avoir pris un risque ?
Non je ne suis pas un casse-cou. C'est plus risqué que de rester devant sa télé mais le risque est extrêmement faible au vu de la qualité de l'organisation du vol. L'objectif de ces vols n'est pas seulement d'offrir l'apesanteur à des gens qui ont les moyens, il est aussi de promouvoir le spatial. D'ailleurs, les bénéfices servent à l'entretien de l'avion.

Combien coûte le billet pour ce type de vol ?
Pour les gagnants du concours, c'était gratuit! Sinon, il faut compter 6.000€ pour cinq minutes d'apesanteur. D'autres vols sont prévus au Bourget en juin et un autre cet automne. Trois autres sont programmés en 2014".

Comment va se passer le retour en classe lundi ?
Je vais tout raconter à mes élèves. On peut aussi consulter
le site de l'école.

Propos recueillis par Bertrand Le Bagousse - Le Télégramme

Fouesnant : Débat sur les finances au conseil municipal - par Les Ormeaux le 16/03/2013 @ 12:25

Mardi soir, le conseil municipal a procédé au vote du compte administratif 2012. Il fait ressortir un excédent de fonctionnement de 732 385 €. Ce résultat sera reporté au budget primitif 2013. Les comptes administratifs des budgets annexes de l'eau, l'assainissement et des ports sont également positifs. Les comptes ont été adoptés à la majorité : 3 contre et 2 abstentions.

Catherine Le Floch souligne « un résultat ténu, une faible marge de manoeuvre, une capacité d'investissement stagnante » et demande la plus grande prudence malgré la maîtrise de plusieurs ratios. » « C'est vrai, reconnaît le maire. Et demain, ce sera encore plus drastique. Les investissements seront à notre charge totale car le soutien de l'État est en baisse constante. La capacité de financement peut être très fragile si on dérape ».

Patrick Riou (PS) condamne le « caractère préélectoral du budget, peu d'investissements réalisés, aucun projet d'avenir, le manque de stratégie foncière. Vous faites de la trésorerie sur le dos des Fouesnantais ! ».

« Peu d'investissements ? rétorque Roger Le Goff. On n'a pas la même analyse. Les chiffres sont là. Ce qui a été prévu est fait ou est en cours de travaux. L'école de La Garenne et le restaurant scolaire seront prêts à la rentrée de septembre. On a une vision d'avenir et on fait des investissements dans un contexte difficile. Quant au foncier, on a plus de 5 ha de réserve ! Les impôts sont très bien utilisés. Je ne veux pas laisser un héritage trop lourd aux futures générations. ».

Olivier Pomies (adjoint aux finances) renchérit : « Le résultat excédentaire de 2,4 millions d'€ permet un virement à la section d'investissement. Il n'est pas pris aux Fouesnantais sans que cela serve aux investissements ! ».

Une journée d’information sur l’e-commerce lundi

La chambre de commerce et d’industrie Quimper Cornouaille (Finistère) propos ce lundi 18 mars une journée sur le commerce en ligne à destination des commerçants.

Une conférence sera dédiée aux comportements des consommateurs. Les commerçants pourront découvrir l’interface web Kdo’Pass pour optimiser la relation avec les clients. Ils pourront aussi apprendre à utiliser les réseaux sociaux et Google adresses pour mieux se faire connaître.

La Grande rencontre e-commerce, lundi 18 mars de 10 h à 18 h, au centre des congrès l’Archipel, à Fouesnant.

Ouest-France  

 


Fouesnant : L'ASPF alerte : le camping du Vorlen en zone submersible - par Les Ormeaux le 08/03/2013 @ 11:14

Réouverture du camping du Vorlen (étang de mer en breton) en zone submersible ? Ici, après les pluies de février 2013

« C'est de la déraison de construire ce nouveau camping au Vorlen et de concentrer tant de personnes dans une zone submersible » alerte l'ASPF (association pour la sauvegarde du Pays fouesnantais). « Le Vorlen est un marais, tous les gens du coin le savent ! ».

Zone à risques

« Le camping est pour au moins un tiers de sa surface classé en zone d'aléa fort et aux deux tiers en zone d'aléa moyen. Or, suite aux événements de Vendée (tempête Xynthia), il n'est plus possible, depuis janvier 2011, d'autoriser la mise en place de mobil-home dans un camping, ni d'encourager son extension dans ce type de zone : cela conduirait à augmenter le nombre de personnes exposées sur le lieu d'hébergement.

En cas de rupture du cordon dunaire, que tout le monde sait être menacé, des dégâts considérables pourraient survenir. La commune est directement concernée car la responsabilité du maire pourrait être recherchée et les finances publiques affectées ».

Et comment assurer la sécurité des campeurs avec un réseau électrique inondé et des risques sanitaires dus aux réseaux d'assainissement qui déborderont dans le marais ?

Impact environnemental

Par ailleurs, une zone importante a été soustraite à l'inventaire des zones humides : l'ASPF en demande la réintégration, en s'interrogeant sur les véritables raisons de cet « oubli ».

Se pose la question de la préservation de l'environnement. Ce camping fermé pour cause sanitaire était auparavant un camping nature. Il va devenir un parc à mobil-home... à proximité d'une zone classée Natura 2000. « Cela aurait mérité a minima une étude d'impact environnemental. Comment un projet de cette dimension est-il possible dans cette zone protégée ? »

De plus, pour l'ASPF, la création future d'une centaine de logements en dur semble en infraction totale au regard de la loi Littoral. « Il s'agit ici de la bande des 100 m, réputée inconstructible ».

Enfin, la principale réserve de l'association concerne l'absence de tout permis d'aménager. « Dans l'espoir d'éviter toute procédure de contestation ? ».

Après un premier courrier sans réponse le 11 décembre dernier, l'ASPF réitère son souhait d'obtenir une « véritable information » et renouvelle sa demande d'audience au Préfet (courrier du 24 janvier 2013).

Ouest-France


Fouesnant : La municipalité fait de 2013 l'année de la biodiversité - par Les Ormeaux le 24/02/2013 @ 19:00

ÎIe Saint-Nicolas (Glénan).

Lors du dernier conseil municipal, le maire Roger Le Goff a présenté les priorités budgétaires et les principaux enjeux locaux. « Nous avons souhaité faire de cette année 2013, l'année de la biodiversité. La sensibilisation et l'éducation à l'environnement, l'entretien et la valorisation des espaces naturels sont pour nous une priorité depuis longtemps. La préservation de la biodiversité trouve sa traduction dans l'action municipale ». Entre autres, maîtriser l'urbanisation en zone littorale, sécuriser la ressource en eau, protéger les sites les plus fragiles, lutter contre les algues vertes, favoriser les économies d'énergie, développer l'agriculture raisonnée et assurer la promotion de ses produits.

Les Glénan

À Saint-Nicolas, l'éolienne doit faire l'objet d'une opération de reconditionnement avant l'été. Son remplacement par un modèle d'une puissance supérieure est envisagé en 2014. Il est également prévu de remplacer les batteries qui assurent le stockage de l'électricité.

Un projet d'installation de toilettes sèches est à l'étude. Il pourrait aboutir en 2014. « Le coût est important mais ça évitera de consommer l'eau ». Il deviendrait possible d'exploiter plus largement et plus efficacement la ressource d'eau potable souterraine de l'île. À terme, Saint-Nicolas pourrait tendre vers l'indépendance en matière d'énergie, d'eau et d'assainissement.

Fort Cigogne, aujourd'hui propriété de l'Etat et occupé par le Centre nautique des Glénan, pourrait être classé monument historique.

Marais, station d'épuration

Les travaux de gestion hydraulique du marais de Mousterlin seront achevés au printemps.

Natura 2000 : validation du document d'objectifs du site Natura 2000 en mer et poursuite de la mise en oeuvre des actions du site Natura 2000 de Mousterlin.

Station d'épuration : « Il convient d'envisager la construction d'un nouvel outil respectueux des dernières normes en matière de traitement des eaux usées et également respectueux de la biodiversité dans le marais de Mousterlin ». Ce qui implique un dispositif de rejet en mer des effluents traités. Le dossier administratif devrait être terminé cette année.
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L'équipe administrative s'est étoffée et est désormais composée de cinq agents. Claude Rocuet, directeur, gère et coordonne l'ensemble du pôle. Xavier Cournac est responsable de l'ALSH dans la nouvelle structure. Fanette Pinault coordonne aujourd'hui toute la partie périscolaire. Elle suit les équipes et les besoins liés aux différents temps périscolaires ainsi que l'entretien des bâtiments. Alban Huitric s'occupe de la partie jeunesse avec notamment l'organisation des journées prévention et des activités pour les 12-17 ans. Dominique Le Corre, à l'accueil du service, gère les inscriptions (scolaires, transports, restauration, périscolaires, ALSH, jeunesse). L'équipe d'animation ALSH a également connu des changements. Coralie Rannou, auparavant agent d'entretien, a rejoint l'équipe d'animateurs enfance et Loïc Raoul, qui était animateur jeunesse, est désormais animateur enfance.
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Sport et chantier jeunes au programme des activités

Activités sportives à Kerambigorn.

Depuis 2009, deux éducateurs sportifs ont rejoint le pôle Enfance/Jeunesse. Jonathan Marec, du club de tennis de table « la Raquette du Pays Fouesnantais » et Johan Pailleux du club de football « l'Union Sportive Fouesnantaise ». Ils ont été rejoints par Emmanuel Ortion depuis cette année. Ces trois intervenants encadrent des adolescents, pendant les vacances scolaires et dans les collèges, mais également auprès des enfants de l'Accueil de Loisirs Sans Hébergement et des écoles.

Les principales activités jeunesse

Kerambigorn Beach, du lundi au vendredi à Kerambigorn durant l'été et les activités sportives en salle à la halle des sports de Bréhoulou durant les autres vacances scolaires (Noël, février, Pâques, Toussaint). Durant la période estivale, une nouvelle tranche d'âge sera accueillie, les 8-11 ans, avec proposition d'activités sportives et de loisirs, l'après-midi.

Les Journées prévention auront lieu le lundi 8 et mardi 9 avril 2013. Un forum présentant les camps d'été se déroulera le 12 avril, de 18 h à 20 h, pour les Fouesnantais qui garderont une priorité d'inscription jusqu'au 13 mai 2013 et à partir de cette date, les inscriptions seront ouvertes à tous, Fouesnantais et extérieurs (il n'y aura pas de forum le samedi matin de 10 h à 12 h). Des chantiers jeunes (deux fois deux jours et demi) sont programmés, du 25 février au 1 er mars avec comme nouveauté, l'ouverture aux 12-15 ans.

Ouest-France

Fouesnant : Qui fera vaciller le maire sortant Roger Le Goff ? - par Les Ormeaux le 21/02/2013 @ 12:20

Le maire sortant Roger Le Goff, Vincent Esnault (Europe-Écologie les Verts) et André Bernard (Front de gauche). Aucun candidat PS déclaré pour l'instant.

Municipales 2014

Et de cinq... Réélu en 2008 au 1 er tour avec 50,35 % des voix, Roger le Goff se présentera aux municipales de 2014 pour la cinquième fois. Une candidature annoncée officiellement il y a plusieurs mois déjà, et qui n'a surpris personne. « Je désire aller jusqu'au bout des chantiers engagés », explique l'élu de droite.

Quelle équipe ?

Qui fera partie de la nouvelle équipe ? « Certains élus en place sont prêts à repartir avec moi. De nouveaux veulent venir... Il faut que l'alchimie prenne. Mes exigences ? Servir l'intérêt général avant tout, avoir une grande disponibilité et une passion pour la commune. Il ne s'agit pas de défendre une idéologie mais de s'engager dans un travail de fond ».

Une ambition

On avance le nom de Gwénola Bayes, ancienne conseillère municipale (2001-2008), sur la future liste. « On est de la même famille politique. Elle serait partante », confirme sobrement le maire sortant. « Je vois Roger Le Goff en mars. Si je m'investis, c'est pour aller de l'avant ensemble. Je suis prête à m'engager mais pas à n'importe quel poste », ambitionne la propriétaire de l'Hôtel de la pointe à Mousterlin, par ailleurs élue de la CCI. En clair, un poste d'adjointe et peut-être même plus, une vice-présidence du Pays fouesnantais...

Silence au PS

Du côté du PS, Nathalie Conan n'a pas souhaité s'exprimer. « Les militants se sont réunis le 18 février pour définir notre stratégie et discuter de la tête de liste », explique Mohamed Rihani, secrétaire de la section cantonale. Traduction : on n'en dira pas davantage.

Le Front de gauche présent

Qu'en est-il du Front de Gauche ? « On sera présent d'une manière ou d'une autre. On va ouvrir la discussion puis élaborer une liste. On ne fait pas d'obsession sur la tête de liste. Je participerai certainement mais cela ne veut pas dire que je serai candidat » dit André Bernard, conseiller municipal. Les alliances ? « Nous sommes respectueux des possibles partenaires ». S'associer au PS ? « C'est le parti le plus important ici. C'est à lui de prendre l'initiative, je n'ai pas été contacté. Nous sommes très réservés sur ce que fait le PS au pouvoir et une alliance paraît irréaliste ». Est-ce à dire que la gauche sera encore une fois divisée ?

Les écolos en embuscade

Certainement, car il faudra également compter avec les Verts.« La liste n'est pas étiquetée Europe-Écologie Les Verts, mais elle regroupera des personnes compétentes partageant les mêmes envies et les mêmes valeurs », assure Vincent Esnault. « Elle n'est absolument pas fermée ». Et pourrait attirer les déçus de la droite et de la gauche. La tête de liste ? « En 2008, j'étais un inconnu sur la liste de Fouesnant Autrement. Mais depuis cinq ans, je travaille tous les dossiers, assiste à quasiment tous les conseils et fédère une équipe pour proposer une alternative pour Fouesnant. Être tête de liste n'est pas une finalité, je n'ai pas d'ego à flatter. Mais oui, je serai un des acteurs principaux de la liste. »

Ouest-France


Fouesnant : Vincent Bolloré veut préserver l'île du Loc'h - par Les Ormeaux le 21/02/2013 @ 11:54

L'île du Loc'h. Vincent MouchelL'île du Loc'h.© Vincent Mouchel

Le PDG installe une clôture autour de son îlot des Glénan. Bretagne Vivante estime que le chantier impacte la nature.

Les travaux de préservation de l'île du Loc'h ont commencé aux Glénan il y a quelques jours. Vincent Bolloré, PDG du groupe Bolloré basé à Ergué-Gabéric, propriétaire de l'île, a obtenu fin janvier l'autorisation de l'État pour effectuer le chantier sur ce site classé Natura 2000.

Que fait Vincent Bolloré ?

L'État a autorisé le dirigeant à « installer une clôture sur le pourtour de l'île ». Cette clôture est faite de ganivelles (barrière en bois) « en piquets de châtaigniers fendus non-traités ». « Lors du chantier, la circulation du tracteur se fera exclusivement sur les chemins existants ou sur un paletage amovible mis en place sur la dune. » « Le projet n'est pas de nature à remettre en cause la qualité paysagère de l'île », ajoute la préfecture.

Espèces protégées

L'association de défense de l'environnement Bretagne Vivante n'est pas d'accord. Son président Jean-Luc Toullec vient d'écrire au préfet. Pour lui, « ces travaux impactent des habitats prioritaires Natura 2000 : dune mobile et dune fixée, habitat à forte valeur patrimoniale et milieu de vie de l'Omphalode du littoral, espèce protégée au niveau national ».

Commission des sites

Selon les environnementalistes, « l'étude d'incidence Natura 2000 réalisée est insuffisante ». « L'impact des travaux sur les espèces et habitats est mal identifié », croient-ils savoir. Ils demandent « la raison pour laquelle ces travaux n'ont pas fait l'objet d'une présentation en commission départementale des sites ».

« Ne pas faire peur »

Le 17 janvier, Bretagne Vivante avait été invitée par Vincent Bolloré en personne à Ergué-Gabéric pour la présentation des travaux et le projet « d'île sans empreinte énergétique ». Le dirigeant a tenté de les rassurer en disant que dans ce dossier, « il ne faut pas faire peur et avancer pas à pas ».

Protection

Fin janvier, la mairie expliquait également que « le chantier de Vincent Bolloré vise aussi à protéger la maison inoccupée et la cheminée de l'usine. La clôture n'empêchera pas les gens de faire le tour de l'île. »

Mickaël DEMEAUX.  Ouest-France  


Fouesnant : Le Prix Citron pour Fouesnant et Plouvien - par Les Ormeaux le 17/02/2013 @ 12:58


Fouesnant : Les associations alertent sur le parking de Mousterlin - par Les Ormeaux le 10/02/2013 @ 12:11

2013…les mousses perdurent à Kerambris C’est encore le constat effectué sur le ruisseau de Kerambris par l’ASPF et Eau et Rivières de Bretagne ce vendredi 1er février, après les fortes précipitations. Et encore sommes-nous arrivés un peu tard, le volume des mousses  devant  être beaucoup plus conséquent,  vues les traces laissées sur les berges du ruisseau. 

Pollution par les mousses

Pollution par les mousses

Les associations de protection de l’Environnement et les riverains avaient sollicité une visite guidée du  centre de tri.

Le 5 janvier, le Président de la CCPF a accédé à leur requête. Cela a permis aux associations présentes de mieux connaître le cycle et les dispositifs de traitement des déchets, dont les algues vertes.

Bar le Kerambris

Bar le Kerambris - Lire la suite de cette entrée »

ASPF.
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Les associations de protection de l'environnement réagissent à l'article paru dans notre édition du 30 janvier évoquant le projet de création d'un parking à la pointe de Mousterlin. Membres de la commission zones humides du Pays fouesnantais qui ont accompagné la réalisation de l'inventaire de la commune, l'ASPF (Association pour la sauvegarde du Pays fouesnantais), Eau et rivières de Bretagne et Bretagne vivante réclament une visite dans les plus brefs délais sur les parcelles concernées.

 

« Nous souhaitons que cette visite se fasse en présence des responsables du schéma d'aménagement et de gestion des eaux du Sud Cornouaille (élus et techniciens) afin d'expertiser objectivement la zone dont il est question, » demandent-elles. Les associations rappellent qu'elles avaient déjà mentionné le défaut de classement de ce marais et, après une visite éclair de la commission, pensaient ce terrain préservé de tout projet d'aménagement. « Par crainte de voir se reproduire de telles situations et dans le cadre de la préparation et validation du PLU de Fouesnant, dont on attend qu'il classe ces zones de marais en NDs, nous réitérons notre demande de prolongation du programme de visites de terrain consacrées aux zones mal répertoriées lors de la phase d'inventaire ».

Ouest-France


Une filiale de Bolloré épinglée pour sa gestion des terres en Afrique - par Les Ormeaux le 09/02/2013 @ 12:18


Le Oakland Institute, un think-tank américain respecté pour la qualité de ses travaux épingle les pratiques de la Socfin, une filiale du groupe Bolloré en Sierra Leone. Le groupe Bolloré précise le «caractèré erroné des informations»

Paroles de paysans recueillies en Sierra Leone par les enquêteurs du Okland Institute. « On leur a dit de ne pas utiliser de produits chimiques dans les plantations avec les femmes enceintes. Et pourtant ils continuent. Nous n’étions pas prêts. L’argent donné n’est pas suffisant. »

Et pas question de manifester. Même de façon pacifique. « La police a arrêté et battu plusieurs d’entre nous. Plus tard dans la nuit, ils sont venus dans le village, frapper à la porte. Les cadres de l’entreprise nous désignaient un par un. Certains d’entre nous ont dû fuir jusqu’à la rivière. Une fois en détention, on nous a dit que nous allions tous pourrir en prison. »

Ce sont des petits agriculteurs de Sierra Leone, un petit pays d'Afrique de l'Ouest. Après une longue guerre civile qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, ils pensaient, enfin, respirer. Et pleurent aujourd’hui leurs terres.

Le rapport qui dérange

Dans un rapport publié sur son site internet, le Oakland Institute épingle la Socfin, l’une des filiales du groupe Bolloré. Cette société détenue à hauteur de 38 % est accusée de ne pas avoir respecté les droits des populations locales. En mars 2011, l’entreprise a pris le contrôle de 6 500 hectares pour développer des cultures d’hévéa et de palmier à huile.

Cette concession établie pour cinquante ans a été négociée au plus haut niveau de l’Etat. Le contrat prévoit des compensations avec la construction d’un hôpital, d’un réseau de route, des écoles et des logements. « Mais les contrats ne respectent pas le consentement libre et éclairé des propriétaires. Pour nous, ce projet est révélateur des dérives constatées un peu partout en Afrique dans cette course aux investissements fonciers », explique Frédéric Mousseau pour le Oakland Institute.

Au siège du groupe Bolloré, on conteste ces accusations. « Ces gens nous accusent mais ne sont pas venus sur place. Et puis, nous sommes minoritaires au sein de la Socfin », précise-t-on. Avant de reconnaître « qu’il peut y avoir des problèmes locaux. Nous devons acquérir des terres sous contrôle de l’Etat et la propriété du sol est compliquée en Afrique. » La demande d'un entretien avec Vincent Bolloré sur ce sujet a été déclinée.

Plusieurs mois d’enquête

Frédéric Mousseau rappelle de son côté le travail de terrain mené pendant plusieurs mois par son organisation basée dans la baie de san Francisco. « Notre directrice Anuradha Mittal a visité Pujehun en février 2012 les personnes et les villages affectés par le projet comme le montrent les images qu’elle a elle-même filmées. Nous avons reçu indirectement une lettre de menace d’action en justice de Socfin, nous demandant de retirer nos publications et de présenter des excuses. Nous avons évidemment refusé. Dans une tribune au journal Le Monde, j’ai repris l’essentiel de mon argumentaire. »

Gestion d’infrastructures portuaires, transport, le groupe Bolloré est devenu un acteur clé en Afrique. Y compris en agriculture. « L’Afrique est un réservoir de matières premières agricoles et sa population devrait doubler d’ici à 2 050, passant de 800 millions à 1,6 milliard d’habitants », précise la direction de la communication du groupe Bolloré.

Le groupe Bolloré et l’agriculture

En France : le groupe Bolloré possède dans la presqu’île de Saint-Tropez 250 hectares de vignes, 550 000 bouteilles par an : domaine Bastide et domaine de La Croix Blanche. La conduite du vignoble est faite en culture raisonnée et dégage un chiffre d’affaires de trois millions d’euros. Il possède également trois fermes (3 000 hectares) aux Etats-Unis qui réalisent un chiffre d’affaires de 1 million d’euros. Au Cameroun, le groupe Bolloré exploite 9 000 hectares dans le secteur de l’huile de palme pour un chiffre d’affaires de 26 millions d’euros.

Vincent Bolloré et l’écologie

L’intervention avait surpris de nombreux agriculteurs. Dans un contexte de marchés chahutés, Vincent Bolloré était intervenu en qualité de grand témoin lors du congrès de la FNSEA, à Auxerre, en avril 2010. « L’image des agriculteurs n’est pas bonne en termes d’écologie alors que ce sont les premiers gardiens de l’écologie », avait-il souligné. Il s’était également dit prêt à investir dans des exploitations agricoles françaises et à financer un film sur l’agriculture. Avec la volonté de corriger l’image, négative selon lui, renvoyée par le documentaire Home de Yann-Arthus Bertrand. Nous avons demandé à son service de communication si ces projets avaient vu le jour. Vincent Bolloré n’a pas souhaité, là non plus, s’exprimer.
Ouest-France


Fouesnant : Loi littoral : la justice donne raison à la municipalité - par Les Ormeaux le 04/02/2013 @ 11:17

La loi littoral est un sujet qui divise à Fouesnant. Entre la mairie et l'association pour la sauvegarde du Pays fouesnantais (ASPF), c'est souvent la polémique dans la commune. Une polémique qui prend parfois le chemin de la justice.

Le 15 janvier, le tribunal administratif de Rennes a rendu deux décisions importantes concernant l'application de la Loi littoral. Le tribunal était saisi par l'association pour la sauvergarde du Pays fouesnantais. Celle-ci contestait l'attribution de deux permis de construire de deux maisons avec piscine, rue Saint-Jean, à Beg-Meil. La justice a rejeté ses demandes.

Deux dossiers

Le 14 décembre 2012, l'ASPF a déposé deux requêtes devant le juge des référés du tribunal administratif. Dans le premier dossier, l'association demandait au juge de suspendre l'exécution d'un permis de construire « pour la construction d'une maison d'habitation avec piscine, hent Saint-Jean ». L'association estime que le permis « viole la loi Littoral » et qu'il n'a pas « été affiché sur le terrain ».

Le propriétaire du bien et la commune rétorquent que « l'espace en cause n'est pas naturel », que les conditions d'affichage du permis « ont été respectées » et que la saisine du tribunal est tardive. Vrai, répond le tribunal, elle est trop « tardive ». La demande de la suspension du permis est donc rejetée.

1 000 €

Dans le second dossier, l'association demande également à la justice la suspension de l'exécution du permis de construire pour une autre maison et piscine, Hent Saint-Jean. Pour l'ASPF cette fois, le projet de construction ne se situe pas « en continuité avec une agglomération ou village et il ne constitue pas un hameau ».

Faux encore, répond le juge : « La parcelle pour laquelle a été délivré le permis jouxte directement des terrains construits depuis plusieurs années sur le côté pair de la rue Saint-Jean, qui eux-mêmes appartiennent à un ensemble de constructions nombreuses. »

Le tribunal administratif condamne dans cette affaire l'ASPF à verser 500 € au propriétaire et 500 € à la commune au titre des frais exposés.

Mickaël DEMEAUX. Ouest-France

Fouesnant. Un parking en projet à la pointe de Mousterlin - par Les Ormeaux le 30/01/2013 @ 10:56


Fouesnant : Une salle de visioconférence à la disposition des entreprises - par Les Ormeaux le 24/01/2013 @ 11:28


Le système de visioconférence est installé dans l'une des salles du siège communautaire,  à l'Espace Kervihan, à Fouesnant.

Le siège communautaire vient d'être doté d'un nouvel équipement technologique. Désormais, élus, services de la communauté de communes, mairies, et entreprises disposent gratuitement d'un système complet de visioconférence. « L'objectif est de permettre d'organiser à distance des réunions de travail, des conférences, des sessions de formation... »

Compétences élargies

Le développement économique est l'une des compétences de la communauté de communes. Elle a pour mission d'accompagner les porteurs de projets et de développer la commercialisation des zones d'activités. Le nouvel outil va améliorer cette démarche en ajoutant un service de communication. Il s'inscrit pleinement dans le développement durable en permettant de réduire les transports. L'investissement est de 9 270 €, financé à 50 % par la région Bretagne qui souhaite équiper toutes les intercommunalités de Bretagne d'un point d'accès visioconférence.

Accès indépendant

Dotée de tables escamotables, la salle du rez-de-chaussée du siège communautaire compte une vingtaine de places assises. Elle est accessible par un sas d'entrée qui offre la possibilité d'une sortie en dehors des heures d'ouvertures des bureaux. Le système de visioconférence comprend une caméra haute définition, un micro toutes directions et deux écrans. Ces derniers permettent de voir l'interlocuteur tout en travaillant sur un document partagé. L'impression de proximité est saisissante pour les participants.

Haut-débit en juillet 2013

Les projets de la communauté de communes du Pays fouesnantais seront au coeur des voeux présentés par le président Roger Le Goff, mercredi à l'Archipel (réservation après invitation). Comme d'habitude, le président a invité un conférencier, Frédéric Cavazza, sur le thème des usages et tendances du numérique.

Sujet intéressant au moment où le haut débit prépare son arrivée, très attendue dans les zones mal desservies, comme Gouesnac'h. Dès la fin juillet 2013, les foyers concernés disposeront de 8 mégas pour les plus éloignés du sous-répartiteur, et jusqu'à 20 mégas pour les plus proches.

Pratique

La salle de visioconférence est mise à disposition gratuitement, après réservation à l'accueil de la CCPF. Sur place, le service informatique s'occupe des aspects techniques et des connexions.

Pour réservations, contact tél. : 02 98 51 61 27.

Ouest-France


Fouesnant : Bolloré. Vers une île sans empreinte carbone aux Glénan - par Les Ormeaux le 18/01/2013 @ 11:47

 

L'ïle du Loc'h, aux Glénan.  OUEST FRANCE

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