Cercle celtique "Les fleurs d'ajoncs de l'Aven" - "Bleuniou lann an Aven" (Article rédigé en juin 2008)
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Voir ici pour visionner les photos d'une représentation du cercle à Péniti, la Forêt-Fouesnant le 27 juillet 2011
Représentant du pays de l'Aven, célèbre pour ses grandes parures amidonnées, le cercle présente différentes modes vestimentaires portées il y a quelques années sur la commune. La particularité visible dans les communes portant ce costume (Riec sur Bélon, Pont-Aven, Nizon et Névez) est que la coiffe des femmes ne comporte que deux ailes contre quatre dans la grande majorité des communes de ce terroir.
Dès 1985, le cercle commençait à porter plusieurs modes de costumes sur scène. Aujourd’hui, le cercle joue un rôle d’ambassadeur de la culture bretonne lors de festivals interculturels. Il compte 20 danseuses et 15 danseurs adultes, ainsi qu’une vingtaine d’enfants d'une moyenne d’âge d'à peine 18 ans !
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Créé en 1936, le cercle s'est continuellement attaché à mettre en valeur ses costumes du pays de l' Aven, ainsi que l' ensemble des danses présentées. Fort d'un effectif de près d'une centaine d'adhérents répartis en quatre groupes : le groupe enfants, le groupe spectacle, le groupe loisirs et bien sur les musiciens,
nous évoluons en catégorie 1 dans la confédération War'l leur depuis l'automne 2006.
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Les costumes 1880 : ces costumes de la fin du dix-neuvième siècle sont composés d'une jupe, d'un corselet, d'un tablier et d'une parure amidonnée. Les broderies, les galons, les perles et les paillettes sont présentes au bas de la jupe, au bas des manches et sur le corselet. Les tabliers de couleur sont entourés par de la dentelle. A cette époque, la parure avait sa taille minimale
Les costumes 1900 : ils sont aussi composés d'une jupe, d'un gilet, d'un corselet, d'un tablier et d'une parure amidonnée. La jupe, le gilet et le corselet sont composés d'un drap noir sur lequel des bandes de velours ont été ajoutées. Les familles les plus riches y ajoutaient des perles noires. Comme dans les autres terroirs, le passage des années a grandi les parures et raccourci les jupes.
Les costumes 1910 : la jupe, le gilet et le corselet sont aussi composés d'un drap noir ornementé par des bandes de velours. La particularité de ces costumes est qu'un galon doré a remplacé les perles noires.
Les costumes 1920 : nouvelle évolution à partir des précédents, on peut voir une plus grande présence du velours sur les corselets, ainsi qu'une alternance entre les bandes de velours et les galons argentés sur le bas des jupes et sur le bas des manches.
Les costumes 1940 : ces costumes sont ceux qui sont portés par le cercle depuis le plus temps, car ils sont les derniers qui ont été portés tous les jours par les habitantes de la commune. Le corselet, le bas des manches et le bas de la jupes sont ornés de galons et de chenilles. Les parures sont les plus grandes de la commune et la jupe a atteint sa longueur minimale.
1975 fut l'année de l'apparition du groupe enfants
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Le costume enfant : les filles trop jeunes pour porter le col et la coiffe caractéristiques de la région portaient un costume composé d'une robe, d'un tablier, d'une collerette et d'un bonnet perlé. Les manches et le bas de la robe étaient décorés de bandes de velours, et le bonnet par des broderies et des perles.
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Les costumes masculins
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Les costumes 1850 : ce costume, décrit par François Hypolite Lalaisse dans son ouvrage, était porté au début de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Il est composé d'un chapeau, d'une chemise col "officier", d'un gilet, d'une veste, d'une ceinture, d'un bragou berr, de guêtres et de chaussures noires, le chapeau pouvait être orné orné de guides ou de "ficelles". La veste et le gilet étaient agrémentés de broderies, de chenilles, de galons, de perles et de paillettes. La ceinture de cuir portait une boucle de fer forgé. La particularité de ce costume est la présence du bragou berr, qui se resserre au dessus du niveau des genoux.
Les costumes 1900 : ce costume, du début du Xxème siècle est composé d'un chapeau de paille, d'une veste et d'un gilet brodés, d'une chemise, d'une cravatte, d'un bragou braz blanc, de guêtres et de sabots de bois. Les broderies de la veste et du gilet se trouvent au dos de la veste, en haut de la veste et du gilet ainsi qu'au bas des manches. Les costumes de Riec sur Belon se démarquaient de ceux des villes autour par la présence de fleurs et/ou d'ornementations religieuses dans le dos de la veste. Ces costumes sont composés d'un chapeau, d'une veste, d'un gilet, d'une chemise à col officier, d'une ceinture de cuir, d'un bragou braz noir, de guêtres brodées et de chaussures noires. Les vestes et gilets pouvaient être ornementés de galons, de chenilles, de broderies, de perles et de paillettes. Les broderies étaient généralement réalisées sur un tissu de couleur pour mieux les mettre en valeur. Ces costumes ont la même structure que les précédents.
Costumes 1930 : ce costume a été le dernier porté sur la commune. Il est composé d'un chapeau, d'une veste, d'un gilet, d'une chemise, d'une cravate, d'un pantalon de ville noir, et de chaussures noires. Le chapeau dispose, à son arrière d'une boucle propre à notre région. Le gilet et la veste caractérisent à la fois le brodeur, la classe sociale et la famille. La veste comporte une fleur ou un ornement religieux à son dos. La richesse et la quantité des ornementations visibles sur lesmanches, le haut de la veste et du gilet mettaient en avance la catégorie sociale de celui qui portaiit le costume.
Costumes de travail : ce costume était porté tous les jours par les paysans aisés et les huîtriers. Ce costume était composé d'un béret,d'une chemise à "col officier", d'un gilet à boutons de bois, d'un pantalon develours et de sabots. Les huîtriers remplaçaient les sabots habituels par des sabots-bottes pour aller chercher les coquillages dans les parcs.
Costumes de ville : après la première mondiale, le costume a commencé à devenir de plus en plus rares chez les hommes. Au fur et à mesure il a été remplacé par un costume de ville. Ce costume de ville est composé d'un chapeau type "borsalino", d'une chemise, d'une cravate, d'un gilet avec un col en "V", d'un pantalon de ville noir
et de chaussures noires.
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7 musiciens accompagnent les danseurs
. Le biniou : est un descendant de la cornemuse écossaise. Il se compose de quatre parties : une poche centrale servant à stocker l'air pour avoir un son continu, un suttel servant à souffler l'air dans la poche, un levriad servant à jouer la mélodie ainsi qu' un bourdon émettant un son grave et continu.
L'accordéon diatonique : a fait son entrée en Bretagne à la fin du XIXème siècle. Il était surtout présent en Haute-Bretagne. Il est formé d' un soufflet central et de séries de touches situées de chaque côté.
Le son est produit par un système d' anches simples actionnées par les touches.
L' accordéon diatonique a pour particularité d' avoir un son différent si on ouvre ou ferme le soufflet.
La clarinette : la clarinette, aussi appelée "Treujenn Gaol" (Tronc de chou) dans certains coins
bretonnants, pouvait disposer de clés pour augmenter les possibilités sonores. Son anche est composée d'une seule lamelle de roseau fixée sur un bec. En Bretagne, elle était utilisée surtout en Haute-Bretagne, dans quelques terroirs des montagnes et dans le Trégor.
La bombarde : instrument de la famille des hautbois, la bombarde est composée de trois parties : l' anche, le corps et le pavillon. L'anche est double : elle est composée de deux lamelles de roseau fixées entre elles. Le corps est la partie permettant de jouer la mélodie. Le pavillon améliore la diffusion du son.
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