Chaque menhir (ou site) a été positionné avec le zoom maximal efficace et une minutieuse prise de repères.
Malgré tout, ce positionnement peut comporter quelques approximations. Bien évidemment pour les sites qui sont des zones et non des points mais aussi pour le menhir de Lanveur non visible du ciel à cause d’une abondante végétation. La ligne se matérialise en cliquant sur le point de départ et le point d’arrivée. Le logiciel ne nous a pas permis d’être précis sur les deux points. Ainsi, en zoomant, le point rouge du Moulin du Pont se décale de sa cible. Ces considérations techniques un peu rébarbatives modèrent notre jugement sur ce document.
2- Des menhirs organisés
Nous avons émis des réserves sur le fait que la ligne mégalithique du pays fouesnantais soit bien droite. Mais au fond, pourquoi ne serait-elle pas courbe comme les célèbres rangées de menhirs de Kermario à Carnac ? Nous ne cherchons pas forcément une file rectiligne mais plutôt une disposition identifiable qui permettrait d’étayer telle ou telle théorie..
3 - En dehors de la ligne
La thèse de la ligne ne doit pas nous faire oublier qu’il y a d’autres menhirs dans le pays fouesnantais et au-delà. On trouve aussi d’autres mégalithes (dolmens, tumulus) qui ne doivent pas être ignorés. Effectuer des recherches en dehors de cette ligne pourrait nous apporter un éclairage nouveau. Nous devons donc élargir notre champ d’investigation pour mettre à l’épreuve cette hypothèse de l’alignement. Cet alignement est approximativement orienté NO-SE. Avec une matérialisation de la ligne plus précise, elle pourrait peut-être se trouver très exactement dans cette direction. Rappelons que l’un des deux menhirs aux extrémités n’a pu être pointé correctement. Un renfort technique nous permettrait de clarifier ce point.
Nous observons un certain parallélisme de cette ligne avec le système de failles de Kerforn.
5 - La variation du niveau de la mer
Les premiers menhirs ont été érigés il y a environ 4 800 ans av. JC et les tout derniers remontent à peu près à 1 000 ans av. JC. Les courbes de remontée du niveau de la mer sur les côtes armoricaines indiquent que la ligne de rivage se trouvait jusqu’ à 10 m plus bas. Cependant, les oscillations de cette courbe montrent aussi qu’au cours de cette même période, la mer a déjà atteint son niveau actuel. Notre ligne « trempe » un peu dans la baie de la forêt. Si elle est effective, alors le niveau marin était moindre à l’époque de nos menhirs. Pour déterminer la ligne de rivage exacte, il faudrait que les pierres levées soient datées.
Les techniques de datation des mégalithes posent un réel problème de fiabilité et ce constat est encore plus vrai si aucun lien n’est trouvé à proximité du site (ossements, outils, tessons de poterie…)
En 1993, un projet intitulé "DES MENHIRS SOUS LA MER" avait été organisé à l'initiative de Serge Merdrignac. Ce projet avait pout but de vérifier si la ligne ne se prolongeait pas sous la mer au-delà de la pointe de Beg-Meil mais elle se trouvait 1,5 km plus loin dans la direction du Nord-Ouest. En poursuivant l'axe mégalithique sur cette étendue émergée, on aboutissait à l'actuelle balise de Linuen. Cette balise signale un haut-fond et reposerait sur une roche assez verticale.
Une étude toponymique des deux lieux nautiques nommés sur cet axe pourraient se révéler intéressante : Men ar Pont (pierre de la chaussée ?) et Linuen (mutation de Lez-Huen).
Document : Arnaud Le Page.
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