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On remarquera donc les constantes : le « f » initial et la finale « nant ». Entre ces deux éléments s’opèrent les très nombreuses mutations qui ne semblent pas évoluer de manière logique. En effet, l’orthographe enfin stabilisée en 1740 avait déjà été relevée en 1382 !
D’un point de vue linguistique, à l’époque où le territoire est ainsi nommé, un vieux-breton assez proche du vieux-gallois est parlé. La création du toponyme s’appuie sans doute sur des mots qui n’existent plus dans le breton contemporain. C’est pourquoi l’explication donnée par le chanoine Pierre Falch’un, linguiste et phonéticien breton décédé en 1991, est intéressante.
En vieux-gallois, « nant » désigne une vallée.
« Foues » serait une mutation de « Fos » qui indique dans cette même langue ancienne, un ruisseau.
Si l’on observe la topographie de la région, le bourg de Fouesnant se trouve en bordure d’une cassure de terrain qui remonte ensuite vers La Forêt pour atteindre son point culminant vers Keranpicart sur la route de Concarneau. Au fond de cette cassure, coule un ruisseau…
Rappelons que La Forêt a fait longtemps partie du territoire de Fouesnant.
Notons que ce ruisseau a dû être plus important car la création des étangs de Penfoulic a nécessité le captage de plusieurs sources.
Imaginons enfin que cette vallée a pu être plus longue avant le légendaire cataclysme sismique de l’an 709.
Un élément contrarie peut-être cette hypothèse. Le « s » de « Fos » aurait donc de l’importance mais il n’apparaît que dans 30 % des graphies et surtout, il n’est pas présent dans les plus anciennes versions connues du toponyme.
Le mot « Fouesnant » garde encore une part de mystère…
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