À l'occasion du pardon de St-Thomas qui se déroulera le dimanche 13 juin 2010, une nouvelle statue, celle
de Saint-Herbot, sculptée par Daniel Théotec, peinte en polychromie par Madame Théotec de Chateauneuf-du-Faou enrichira la décoration de la chapelle. Reste à lui trouver une place.
Avant cet évènement de l'année, pour les amis de la chapelle, ceux-ci ont passé une après-midi à nettoyer le placître et l'intérieur de la chapelle afin d'accueillir les pèlerins.
Une autre de St-Tugen est en commande.
Une messe aura lieu à 10 h 30, suivie du repas : moules, ragoût de boeuf, café.
Adultes 10 € - Enfants : 5 €
Jeux bretons l'après-midi - Une tombola sera organisée avec un écran LCD, une friteuse fonctionnant sans huile, une perceuse visseuse sans fil figurent dans les premiers lots.
Voici quelques photos : Chapelle Saint-Thomas et statue de St-Herbot
Photos : Raymonde Le Page
La statue peinte en polychromie
Chapelle Saint-Thomas. Saint Herbot nouvel hôte.
Josiane Christien (3e en partant de la gauche), présidente des Amis de la chapelle Saint-Thomas, a accueilli comme il se doit un saint Herbot en chêne (ci-dessus, dans l'angle sur la gauche). Photo ci-dessus : Le Télégramme
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Cette chapelle est dédiée à St Thomas Becket, Archevèque de Canterbury, que le roi d'Angleterre Henri II Plantagenet fait assassiner dans sa cathédrale le 29 décembre 1170.
Le culte de St Thomas a été diffusé par les moines de l'abbaye de Daoulas. Le domaine de l'abbaye avait des ramifications en pays fouesnantais, ce qui explique l'implantatin de cette dévotion dans la région. Edifice entièrement en pierre de taille, la chapelle comporte un chevet aveugle, mais le choeur est éclairé par deux grandes ouvertures latérales.
Sur la façade ouest, deux contreforts d'angle dissymétriques entourent une porte en plein cintre avec crochets, chou et pinacles dans la traditin gothique du XVIème siècle. La base du clocher est ornée d'un écusson mi-parti aux armes des Penfeunteuniou et des Saint-Georges. Aux retombées de la toiture, quatre suclptures ornent les angles de la construction : un dragon ailé, un grotesque, un animal fantastique et un quatrième élément en partie noyé dans un contrefort manifestement rapporté, et difficile à examiner.
Découverte par inadvertance au printemps 1986, par Daniel Christien et Jean Nataïl lors de la réfection de la chapelle, cette fresque était cachée sous la chaux. Lors de la pose d'une panne haute côté sud, celle-ci a malencontrueusement heurté le pignon et a fait éclater l'enduit de chaux. Ainsi apparaît, brochant sur une ample draperie, une façade classique : un fronton triangulaire, encadrant un Christ en croix, est supporté par six colonnes. Le grand vide central devait être à l'origine occupé par une toile peinte. Entre les colonnes, de saints personnages sont stylisés L'auteur a très peu utilisé le pochoir : il a travaillé à main levée, et, sauf peut-être pour le Christ, probablement à partir d'un modèle d'origine italienne.
Détail intéressant signalé par Daniel Christien pour avoir réalisé le plafond en voûte de la chapelle lors de sa restauration, celui-ci n'est pas en demi-cercle parfait : à l'origine il y avait cinq points de centres qui ont été respectés pour que le périmètre de la fresque garde intégralement son contour initial.
Source : site officiel de la mairie de Pleuven