Fouesnant de toujours Multi-Services Le Bris : au hasard du bazar _______________________________________________________________________________ - C'est en 1921 que Corentin-Michel Le Bris, revenu du front à 25 ans, en 1919, épouse Anne-Marie Divanach, fille aînée d’une famille qui exploite une scierie du côté de Coat Ar Vorch. Il se lance dans l’industrie du bâtiment tandis que son épouse tient une quincaillerie qui fournit l’entreprise en pointes, fils de fer, manches à outils, pelles… De cette union naîtront quatre enfants dont trois garçons qui, à leur tour, feront carrière dans le bâtiment : Corentin, grand bonhomme des travaux publics, 87 ans aujourd’hui, Jean, 84 ans et Marcel 76 ans. Quant à la cadette, Marie-Thérèse, elle, suivra sa propre trajectoire qui la mènera à perpétuer la tradition de la quincaillerie à Fouesnant. Photo : www.ville-de-fouesnant.fr- La vie de l’entreprise Le Bris est rythmée par les soubresauts que connaîtra le 20e siècle : crise de 1929, avènement des congés payés en 1936, guerre de 39-45. Le Bris prend une nouvelle dimension en participant à la reconstruction de Lorient durant quatre ans. En 1950, la quincaillerie s’installe rue de Cornouaille où elle se trouve encore actuellement. Au début des années 60, Marie-Thérèse, qui a fait ses études à Quimper et à Hennebont s’en est allée se familiariser avec l’anglais, Outre-Manche. Après un court passage dans l’enseignement, on la retrouve à Paris à l’école d’attachés de direction bilingues. S’en suivront deux ans dans l’univers des multinationales avant le retour à la case départ. En 1968, elle devient salariée de sa mère. Trois ans plus tard, elle prend la quincaillerie en gérance libre. Le commerce prend un coup de jeune. Désormais, on parlera de “Le Bris Multi-Services”. - Une clientèle fidèle - Après la mort de ses parents en 1985, Marie-Thérèse Le Bris prend définitivement les rênes du plus ancien commerce fouesnantais. Elle nourrit de l’ambition et songe à développer ses activités “Mais, vu la proximité de Quimper, on m’a déconseillé d’agrandir” commente-t-elle avec un rien de regret dans la voix. Peu à peu, elle verra les modes évoluer, l’ère des cadeaux s’estomper (finis les services 44 pièces offerts pour les mariages), les supermarchés prospérer. Le client s’évade vers les grandes surfaces. Elle se concentre sur ce que dédaignent les supermarchés : “C’est devenu un jeu. On vient chercher ce que l’on ne trouve pas ailleurs et que nous ne sommes pas sûrs d’avoir en stock” constate-t-elle quelque peu agacée. --- “Grâce à mon personnel qui me permet d’ouvrir le magasin 59 heures par semaine” tient-t-elle à souligner. “Quant à moi, je n’ai pas pris une semaine de congés depuis 1982”. Face à la concurrence d’Internet, à l’éloignement progressif des fournisseurs, la tentation n’est-elle pas grande, à 66 ans, de mettre la clef sous le paillasson ? “Non, j’ai des clients qui attendent ce service. Mais il faut un rééquilibrage, un retour de la consommation vers la ville. Je n’ai pas envie de partir la tête basse”. - Source : www.ville-de-fouesnant.fr/ - Retour à la page d'accueil |