L'enquête publique concernant les périmètres de protection des prises d'eau de Pen al Len, Creac'h Queta et Bréhoulou a permis à l'Association de sauvegarde du paye fouesnantais (ASPF) de prendre connaissance des différentes études. L'association a remis ses propositions au commissaire-enquêteur. Premiers constats. ___________________________________________________________________________________________________________ -Ancienneté et confusion La complexité du dossier, très fourni, l'a rendu peu accessible. Qui plus est, les documents mélangés et déclassés n'ont pas facilité la tâche du public. « Qui a pu comprendre un tel dossier ? interroge Daniel Boullonnois. Vu la masse de documents, l'ASPF a demandé un report de l'enquête publique. Report qui a été refusé. Nous avons retrouvé notre lettre non ouverte dans le bureau du commissaire-enquêteur ! On ne veut pas remettre en cause l'enquête publique, car elle doit être bouclée avant la fin de l'année. » Quant aux études, certaines datent de plus de 15 ans : 1994 - rapport géoarmor, étude agricole de 1995, avis de l'hydrogéologue de 2001... « Depuis, l'eau a coulé sous les ponts ! ». « Rien n'a été fait » L'ASPF s'interroge : comment expliquer qu'aucune action n'a été menée dans le sens des instructions et des recommandations de l'époque ? « Rien n'a été fait. La lecture des dossiers est accablante. Le dossier de 1994 dessinait déjà un premier contour des différentes zones de protection, donnait des démarches à suivre, établissait les risques. D'autres, plus récents, confirmaient les périmètres. Or, les périmètres ont changé dans cette enquête publique. La carrière de Neiz Vran et la déchetterie de Kérambris sont désormais exclues du périmètre ». Pen AL Len, zone à protéger L'ASPF précise que la zone à protéger avant tout est Pen aL Len. Or le nouveau dossier « fait l'impasse » sur toutes les pollutions découvertes fin 2008. Les promoteurs ont construit 28 lots dans une zone reconnue comme humide. La déchetterie de Run ar C'had doit être dépolluée. Tous les ruisseaux convergent vers Pen al Len et vers une zone humide qui a absorbé en 2006 10 000 m3 de boues du bassin de la station de Pen al Len et qui reste non protégée. « Tout a été fait en contradiction avec l'avis de l'hydrogéologue. » L'ASPF réclame la mise en place d'une commission de suivi permanent intégrant les associations en charge d'environnement. « Nous oeuvrons pour l'intérêt général, pour une reconquête de la qualité de l'eau ». Ouest-France - 9 décembre 2009 Retour à la page d'acceuil |