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Le public a été conquis par le spectacle de Louise Ebrel et de ses acolytes
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Ils ont tous été ovationnés.
Le festival donnait une carte blanche en forme d'hommage à Louise Ebrel qui en a fait un moment émouvant et surréaliste ! Finalement, c'est un spectacle tout à son image qu'aura livré, samedi soir, Louise Ebrel à un public conquis d'avance : plein d'émotion et « pêchu ». Les émotions, elle en a eu plein, Louise, samedi soir : lorsqu'elle a chanté, les yeux dans les yeux, avec son mari, Albert, Un jour, tu verras de Mouloudji, en faisant monter sur scène trois de ses arrière-petits enfants, ou encore, à l'évocation de ses souvenirs personnels, égrènés avec intelligence par Christian Rivoalen.
Sans doute pour chasser son trac face à une salle une nouvelle fois bien remplie, c'est dans le noir que la fille d'Eugénie Goadec a choisi d'ouvrir la soirée, par un Marivonig, échangé avec le complice Ifig Flatrès. Avant d'apparaître (robe à fleurs couleur abricot), accompagnée des musiciens d'Oktopus Kafé. Sur un écran, des photos d'enfance des soeurs Goadec. Sur scène, le défilé des plus belles voix du chant breton : Ifig Flatrès, Sylvie Rivoalen (magnifique), la petite cousine Annie Ebrel, Yann-Fanch Kemener et Christian Rivoalen. Les « tubes » du genre s'enchaînent : En tu all da Bondivy, Gousperou ar ranned, Pierig ha Fransoazig.
Et puis d'un coup, ça bascule : bombarde et biniou débarquent avec Dremmwel, "pach pi" et "hanter dro" rock en compagnie de Red Cardell, avant l'époustouflante intervention des Ramoneurs de Menhirs : plinn punk sauvage, et Bella Ciao politiquement incorrecte. Louise sautille, encourage ses copains musiciens et revient, d'abord seule pour une mélancolique version de Marig ar Pollanton (« Je me souviens l'entendre chanter ça pour ma mère au coin du feu », avoue le président du festival Jean-Michel Le Viol) ; puis une invraisemblable gavotte finale entourée des 21 invités. « Ces jeunes, ils croient qu'ils m'auront, mais ils ne m'auront pas ! », provoque Louise avant de quitter la scène sous les vivas.
Et, de fait, il se murmure qu'elle n'était pas la moins tonique, un quart d'heure plus tard, au bar VIP de l'Espace Gradlon, où elle avait décidé de profiter du moment pour fêter ses 77 printemps.
Source : Ouest-France - 27 juillet 2009
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