Des risques
Pourtant, comme l’indique le Réseau Environnement Santé, créé très récemment et regroupant de nombreux scientifiques et toxicologues, cette substance agirait comme un perturbateur endocrinien et serait impliquée dans de nombreuses affections comme les problèmes de reproduction, d’obésité, de cancers du sein et de la prostate, de diabète et de dysfonctionnements thyroïdiens.
Principe de précaution
La ville de Nantes a décidé d’appliquer le principe de précaution à propos des biberons contenant du bisphénol A, accusés notamment de provoquer des problèmes d’obésité, de cancers, et surtout de diabète. Ils sont interdits dans les crèches municipales. Paris et Toulouse avaient lancé le mouvement. Nantes suit. Les biberons avec bisphénol A (BPA) seront retirés des crèches municipales. Une décision qui va à l’encontre de la décision du gouvernement et de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
La mairie de Nantes a préféré ce discours à celui de la ministre. Catherine Choquet, adjointe de Jean-Marc Ayrault en charge de la santé et de la petite enfance, préfère appliquer le principe de précaution : "Nous préférons prendre les devants, même si aucune urgence sanitaire n’est décrétée."
Le remplacement des 800 biberons utilisés dans les crèches municipales est actuellement en cours. Les parents seront informés dans les meilleurs délais par voie d’affichage dans les différents lieux d’accueil. Par quoi seront-ils remplacés ? Toutes les marques ont sorti des biberons en plastique sans BPA, donc, pas de soucis. Ils sont principalement à base de PES ou PP, des substances considérées comme non dangereuses. Et bien sûr, il reste ceux en verre. Mais ils cassent...
Table ronde à l'Assemblée nationale sur le problème du Bisphénol A
Mercredi 3 juin 2009, à 17 heures, le groupe d’études sur la santé environnementale de l’Assemblée nationale organise une table ronde sur le problème du Bisphénol A (ouvert à la presse). Le bisphénol A (BPA) est un produit chimique industriel utilisé dans la fabrication d’un plastique dur transparent, soit le polycarbonate, que l’on trouve dans de nombreux produits de consommation, dont les bouteilles d’eau réutilisables et les biberons. On retrouve également du bisphénol A dans les résines époxy, utilisées comme couche protectrice dans les boîtes de conserve métalliques pour aliments et boissons. Des études révèlent que la principale source d’exposition chez les nouveau-nés et les nourrissons est le bisphénol A, qui migre du revêtement intérieur des boîtes vers la préparation liquide pour nourrissons et qui migre des biberons en polycarbonate vers le liquide à l’intérieur suivant l’ajout d’eau bouillante.
Le bisphénol A permet d’obtenir un plastique dur et transparent. Il est présent dans certains réseaux d’adduction d’eau potable et surtout dans 90% des biberons.
Pour reconnaître à quel type de plastique vous avez à faire, il suffit de repérer le numéro inscrit dans le logo recyclage en dessous du récipient. Il est compris entre 1 et 7. Décryptage des plastiques et utilisations 1 PETE ou PET : Polyéthylène Terphthalate 2 HPDE : Polyéthylène de haute densité (Pehd) 3 PVC ou V : Polychlorure de vinyle 4 LDPE : Polyéthylène basse densité 5 PP : Polypropylène 6 PS : Polystyrène 7 Other : Autres, habituellement du polycarbonate Les bouteilles contenant du bisphénol A sont habituellement rigides, translucides et colorées. On trouve du bysphénol A dans la catégorie 7, du styrène dans la catégorie 6 et du DEHA dans la catégorie 3. |
Les premières études sur l'action œstrogénique du bisphénol A datent des années 1930 durant lesquels il fut administré à des rates ayant subi une ablation des ovaires. Une action en tant qu’androgène est fortement suspectée. Ces effets pourraient entraîner des problèmes de santé chez l'homme, tels qu'une diminution du taux ou de la qualité des spermatozoïdes. Le bisphénol A peut causer des anomalies de fonctionnement d'autres organes, comme le pancréas ou la thyroïde.
Bon à savoir : réduire son exposition La présence de BPA n'est pas mentionnée sur les articles en plastique dur, mais le sigle PC indique qu'il s'agit de polycarbonate, qui en contient à coup sûr. À défaut, les codes de recyclage sont de bons repères. Évitez le code n° 7 (autres plastiques) et, dans une moindre mesure, le n° 3 (PVC, chlorure de polyvinyle) et le n° 6 (polystyrène). En l'absence de tout code ou signe de reconnaissance, préférez les objets en plastique opaque, car seul le plastique dur transparent est susceptible de contenir du BPA. Pour les biberons, préférez le verre ou d'autres matériaux en plastique sans BPA, comme polyéthylène (PE, code n° 1 ou code n° 2) ou le polypropylène (PP, code n°5). Le polyéthylène (PE, code n° 1 our code n° 2) ou le polypropylène (PP, code n° 5) Si vous continuez à utiliser des récipients en polycarbonate, évitez de les faire chauffer au micro-ondes (la migration de BPA est 55 fois plus élevée à ébullition qu'à température normale) ou de les laver au lave-vaisselle. Plus un récipient est usé, plus il libère de BPA. Pour conclure, il faut retenir : A éviter absolument : codes de recyclage N° 3, 6, 7 Sans danger : codes recyclage N° 1, 2, 5 |
Sources diverses rassemblées le 12 juin 2009

















Algues vertes


































Haut 

