Entre Bénodet et l’archipel des Glénans, l’île "les Moutons" couvre cinq hectares.
Elle est prolongée à l'Ouest par de nombreux écueils acérés et par le plateau de Trévarez, appelé « cimetière des thoniers ». Dès 1795, pour prévenir
l'approche d'autres hauts fonds éventreurs de navires, comme les grands et les petits Pourceaux, entre l'île et les Glénans, les marins multiplient les
demandes pour l'établissement d'un phare sur les Moutons.
Photos Rosemonde Gonzalez et Nicole Le Page
Ce n'est que 80 ans plus tard, en 1879, après plusieurs dizaines de naufrages, qu'une tour carrée blanche équipée d'un feu de quatrième ordre, haute de 18 mètres et d'une portée d'une dizaine de milles, est construite. Elle est flanquée d'une maison abritant les gardiens et leur famille. Cette île est devenue célèbre depuis son occupation, dès 1905, par la famille Quéméré et ses quatre enfants, après cinq années passées au phare maudit du Tévennec au large de la Pointe du Van.
Après l'enfer, le paradis
Aux Moutons, ils découvrent un paradis et Marie, la maman, met au monde sept autres bébés. Au cours de la Grande Guerre, ils souffrent des livraisons irrégulières du ravitailleur "La Marie-Jeanne". Très vite, une vache, rejointe par deux autres, fait son arrivée sur l'île et se met à produire un bon lait iodé, favorable à la bonne santé des enfants. Marie en améliore la saveur par l'adjonction d'une vieille recette : son élixir du Pérou.
Un jardin protégé de murs est aménagé pour produire des légumes et des fruits, tandis qu'un peu partout vaquent en liberté moutons, poules, oies et canards. Louis, le maître de phare, achète deux canots, le "Moélez", puis le "Goéland", capturant en expert poissons et crustacés. D'autres ménages de gardiens de phares se sont relayés autour du feu, certainement avec bonheur.
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L'île aux Moutons, que l'on rattache habituellement aux Glénans, a une surface de 5 hectares.
Son nom lui vient, dit-on, de l'existence de troupeaux de moutons qui auraient été jadis détruits par les rats, Les marins lui donnent le nom breton de Moalès. Le beau menhir que l'on y voit prouve qu'elle était habitée déjà dans les temps préhistoriques ; elle n'a plus d'autres occupants que les gardiens du phare, Cette île est entourée de rochers, dont les principaux sont Trévarec et Penanguen ; aussi ces parages sont très dangereux. Entre les Moutons et les Glénans, il existe encore une série d'écueils, dits les grands et les petits Pourceaux, qui obligent les navires à se porter vers le sud, en suivant une direction qui les mène dans le couraut des Glénans. C'est sur les Leuriou, récif à l'est des petits Pourceaux, que la frégate du Roy, la vénus, s’est perdue au milieu du XVIIIe siècle,
Il y a peu d'années, un grand navire anglais, le Lyme Régis, qui allait de Bilbao en Angleterre avec un chargement de minerai, s'est perdu sur les Moutons par un temps de brouillard. Beaucoup d'autres naufrages l'avaient précédé et l’établissement d'un phare, demandé en 1795, fut décidé quatre-vingts ans plus tard. La tour a 18 mètres de hauteur, le feu est de 4e ordre et sa portée est de 16 kilomètres, Il a été allumé le 1er janvier 1879, mais malheureusement il n'a pas toujours empêché les accidents de mer de se produire.
Source de l'article encadré : pagesperso-orange.fr/leost/
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Aujourd'hui tout cela est terminé. Les robots ont pris le pouvoir depuis 1983. -
Source : http://www.bretagne.com/
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