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Des perles d'algues pleines de goût
- par Les Ormeaux
le 12/03/2010 @ 18:54
Christine Le Tennier, créatrice de l'entreprise Algues de Bretagne à Rosporden.La cuisine moléculaire envahit nos assiettes. À Rosporden (Finistère), Algues de Bretagne, petite entreprise de dix personnes, vient d'inventer une ligne industrielle pour fabriquer des perles de saveur à base d'algues. Une prouesse gardée secrète. Le résultat : une petite boule transparente, prête à l'emploi, qui craque sous la dent et qui dégage dans les papilles des goûts au citron, aux huîtres, au wasabi, aux truffes, au caramel... « Nous proposons une trentaine de parfums, aussi bien pour du salé que pour du sucré », raconte Christine Le Tennier, créatrice de l'entreprise. à la place du citron dans l'huître, hop ! Des petites perles aromatisées citron ou échalotes. En boîte de nuit, le cocktail se déguste dorénavant avec des billes de sirop fluorescentes. Une glace pleine de perles de caramel, quel délice ! « Les perles existent depuis 30 ans, mais appliquées à la gastronomie selon un procédé industriel, nous sommes les seuls actuellement sur le marché. » Les États-Unis découvrent avec gourmandise les perles de Christine. « Au début, ça partait par palettes, maintenant ça part par conteneur. » Algues de Bretagne a fait sensation au salon du sandwich à Paris. « Nous avons eu plus de 600 contacts, notamment avec de gros groupes agroalimentaires. » Les sirops Monin vont distribuer des coffrets saveurs à base de perles de fruits dans 120 pays. « Les marchés sont énormes. » En 2009, Algues de Bretagne a réalisé un million d'euros de chiffre d'affaires en vendant des algues cuisinées et des pâtes aux algues. Cette innovation pourrait se révéler une véritable perle pour l'entreprise rospordinoise. Isabelle JÉGOUZO. Ouest-France - 12 mars 2010 Les entreprises de la région. À Rosporden, Algues de Bretagne fabrique des petites perles à rajouter dans les huîtres, les sirops... |
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Christine Le Tennier, créatrice de l'entreprise Algues de Bretagne à Rosporden.La cuisine moléculaire envahit nos assiettes. À Rosporden (Finistère), Algues de Bretagne, petite entreprise de dix personnes, vient d'inventer une ligne industrielle pour fabriquer des perles de saveur à base d'algues. Une prouesse gardée secrète. Le résultat : une petite boule transparente, prête à l'emploi, qui craque sous la dent et qui dégage dans les papilles des goûts au citron, aux huîtres, au wasabi, aux truffes, au caramel... « Nous proposons une trentaine de parfums, aussi bien pour du salé que pour du sucré », raconte Christine Le Tennier, créatrice de l'entreprise. à la place du citron dans l'huître, hop ! Des petites perles aromatisées citron ou échalotes. En boîte de nuit, le cocktail se déguste dorénavant avec des billes de sirop fluorescentes. Une glace pleine de perles de caramel, quel délice ! « Les perles existent depuis 30 ans, mais appliquées à la gastronomie selon un procédé industriel, nous sommes les seuls actuellement sur le marché. » Les États-Unis découvrent avec gourmandise les perles de Christine. « Au début, ça partait par palettes, maintenant ça part par conteneur. » Algues de Bretagne a fait sensation au salon du sandwich à Paris. « Nous avons eu plus de 600 contacts, notamment avec de gros groupes agroalimentaires. » Les sirops Monin vont distribuer des coffrets saveurs à base de perles de fruits dans 120 pays. « Les marchés sont énormes. » En 2009, Algues de Bretagne a réalisé un million d'euros de chiffre d'affaires en vendant des algues cuisinées et des pâtes aux algues. Cette innovation pourrait se révéler une véritable perle pour l'entreprise rospordinoise. Isabelle JÉGOUZO. Ouest-France - 12 mars 2010 Les entreprises de la région. À Rosporden, Algues de Bretagne fabrique des petites perles à rajouter dans les huîtres, les sirops... |

Les déchetteries de Bretagne font recette
- par Les Ormeaux
le 12/03/2010 @ 18:51
Les Bretons y vont en moyenne trois fois par an et y apportent près de 300 kg de déchets. C'est beaucoup plus que la moyenne française... mais pas encore assez.Recycler à 45 % Le Grenelle de l'environnement ne s'est pas qu'intéressé aux rejets de CO2 dans l'atmosphère. Il veut aussi réduire notre production de déchets à la source. De 7 % par habitant et par an durant les cinq prochaines années. Une autre ambition, fixée par le même Grenelle : passer d'un peu plus de 25 % de déchets recyclés aujourd'hui à 35 % en 2012 et 45 % en 2015. Pour atteindre ces objectifs, le parc des déchetteries s'étend et améliore ses services. 893 000 tonnes Le territoire est désormais presque totalement couvert. On compte 250 déchetteries en Bretagne. Pas une d'entre elles n'existait il y a trente ans. En 2007, elles ont collecté 893 000 tonnes de déchets, soit une moyenne de 3 756 tonnes par site. Un tonnage en progression de 7 % par an. Le Breton est plutôt le bon élève de la classe. Il fait, en moyenne, trois tours par an dans sa déchetterie et y apporte chaque année 290 kg. Beaucoup mieux que la moyenne nationale, de 180 kg par an et par habitant seulement. Un effort de formation Les déchetteries bretonnes ont un âge moyen d'un peu plus de dix ans. Un parc qu'il va falloir moderniser de manière progressive, au niveau des équipements et du fonctionnement, note l'ORDB, l'Observatoire régional des déchets de Bretagne, une émanation des collectivités locales, de la Région, de l'État et de l'Ademe. Cette modernisation passe par un effort accru de formation des gardiens. La gestion des déchets devient de plus en plus technique. 70 % des employés de déchetterie ont reçu une formation aux déchets dangereux des ménages, mais 18 % n'ont suivi aucune formation. Un label pour les meilleurs Pour stimuler les communes et syndicats de gestion, notamment dans la valorisation des déchets, l'ORDB a créé, l'an dernier, le « Label déchetterie en Bretagne ». Une trentaine de sites ont ainsi été labellisés en 2009. Une trentaine d'autres viennent de l'être, certains passant au niveau 2 d'un label qui en compte trois. Le label prend en compte des éléments de « qualité » aussi variés que la sécurité des usagers et du personnel, le degré de tri, le taux de recyclage des matériaux collectés. Jean-Laurent BRAS. Ouest-France - 12 mars 2010 |
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Les Bretons y vont en moyenne trois fois par an et y apportent près de 300 kg de déchets. C'est beaucoup plus que la moyenne française... mais pas encore assez.Recycler à 45 % Le Grenelle de l'environnement ne s'est pas qu'intéressé aux rejets de CO2 dans l'atmosphère. Il veut aussi réduire notre production de déchets à la source. De 7 % par habitant et par an durant les cinq prochaines années. Une autre ambition, fixée par le même Grenelle : passer d'un peu plus de 25 % de déchets recyclés aujourd'hui à 35 % en 2012 et 45 % en 2015. Pour atteindre ces objectifs, le parc des déchetteries s'étend et améliore ses services. 893 000 tonnes Le territoire est désormais presque totalement couvert. On compte 250 déchetteries en Bretagne. Pas une d'entre elles n'existait il y a trente ans. En 2007, elles ont collecté 893 000 tonnes de déchets, soit une moyenne de 3 756 tonnes par site. Un tonnage en progression de 7 % par an. Le Breton est plutôt le bon élève de la classe. Il fait, en moyenne, trois tours par an dans sa déchetterie et y apporte chaque année 290 kg. Beaucoup mieux que la moyenne nationale, de 180 kg par an et par habitant seulement. Un effort de formation Les déchetteries bretonnes ont un âge moyen d'un peu plus de dix ans. Un parc qu'il va falloir moderniser de manière progressive, au niveau des équipements et du fonctionnement, note l'ORDB, l'Observatoire régional des déchets de Bretagne, une émanation des collectivités locales, de la Région, de l'État et de l'Ademe. Cette modernisation passe par un effort accru de formation des gardiens. La gestion des déchets devient de plus en plus technique. 70 % des employés de déchetterie ont reçu une formation aux déchets dangereux des ménages, mais 18 % n'ont suivi aucune formation. Un label pour les meilleurs Pour stimuler les communes et syndicats de gestion, notamment dans la valorisation des déchets, l'ORDB a créé, l'an dernier, le « Label déchetterie en Bretagne ». Une trentaine de sites ont ainsi été labellisés en 2009. Une trentaine d'autres viennent de l'être, certains passant au niveau 2 d'un label qui en compte trois. Le label prend en compte des éléments de « qualité » aussi variés que la sécurité des usagers et du personnel, le degré de tri, le taux de recyclage des matériaux collectés. Jean-Laurent BRAS. Ouest-France - 12 mars 2010 |

Marées vertes : du fer contre la « salade »
- par Les Ormeaux
le 12/03/2010 @ 18:49
Jean-Marie Génien apporte une solution de dénitrification par le fer bien plus radicale, selon lui, que les simples ramassage et valorisation des algues vertes.Plutôt que de valoriser les algues nuisibles, l'utilisation de la « rouille verte » permettrait leur éradication. Une première expérience est en passe de voir le jour à Locquirec. La rouille verte, qu'est-ce que c'est ? C'est en observant des couches bleutées dans un sol spongieux que Jean-Marie Génien, professeur à l'université de Nancy, a compris le rôle que jouent naturellement les composés ferriques dans les zones humides. En s'oxydant, le fer transforme les nitrates en azote gazeux inoffensif. Il a donné au phénomène le nom de « rouille verte ». Venant depuis cinquante ans dans le Trégor et y déplorant les marées vertes depuis plus de vingt, il a aussitôt pensé aux avantages à tirer de sa découverte. Un programme financé par l'Agence nationale pour la recherche et piloté par l'Ademe a été testé à Nancy. Il préconise des zones humides à épuration renforcée par le fer. Au stade expérimental, la dénitrification par le fer se constate en quelques minutes. Au stade industriel, les résultats sont plus lents mais tout aussi probants. D'ailleurs, la Saur, 3e compagnie des eaux françaises s'y intéresse. D'où l'idée d'une expérimentation en baie de Lannion, où les rejets agricoles riches en nitrates polluent les cours d'eau et Pourquoi ce site particulier ? Toutefois, ce traitement ne peut être concluant qu'à l'embouchure d'une rivière non soumise à des rejets continuels. Le Soin palliatif ou curatif ?Jean-Marie Génien compare le plan actuellement envisagé contre les algues vertes à un soin palliatif : « Se contenter de les ramasser et les valoriser est une escroquerie. La morphine soulage mais ne guérit rien. » La solution passe davantage, selon lui, par son procédé de traitement par la rouille verte, lié en amont à un changement des pratiques agricoles. Autrement dit : ramasser c'est bien, mais le fer c'est mieux. Luc RODARO - Ouest-France - 12 mars 2010 Ça marche vraiment ?Moulin de la Rive, à Locquirec, sur un bassin-versant dénué de fermes trop polluantes, se prête bien à un premier test grandeur nature. Trois hectares seront bientôt transformés en zone humide et « semés » de copeaux de fonte. S'il est positif, l'essai sera tenté sur des cours d'eau plus emblématiques : le Yar et le Roscoat, qui débouchent sur la Lieue de Grève où un cheval est mort l'an dernier. |
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Jean-Marie Génien apporte une solution de dénitrification par le fer bien plus radicale, selon lui, que les simples ramassage et valorisation des algues vertes.Plutôt que de valoriser les algues nuisibles, l'utilisation de la « rouille verte » permettrait leur éradication. Une première expérience est en passe de voir le jour à Locquirec. La rouille verte, qu'est-ce que c'est ? C'est en observant des couches bleutées dans un sol spongieux que Jean-Marie Génien, professeur à l'université de Nancy, a compris le rôle que jouent naturellement les composés ferriques dans les zones humides. En s'oxydant, le fer transforme les nitrates en azote gazeux inoffensif. Il a donné au phénomène le nom de « rouille verte ». Venant depuis cinquante ans dans le Trégor et y déplorant les marées vertes depuis plus de vingt, il a aussitôt pensé aux avantages à tirer de sa découverte. Un programme financé par l'Agence nationale pour la recherche et piloté par l'Ademe a été testé à Nancy. Il préconise des zones humides à épuration renforcée par le fer. Au stade expérimental, la dénitrification par le fer se constate en quelques minutes. Au stade industriel, les résultats sont plus lents mais tout aussi probants. D'ailleurs, la Saur, 3e compagnie des eaux françaises s'y intéresse. D'où l'idée d'une expérimentation en baie de Lannion, où les rejets agricoles riches en nitrates polluent les cours d'eau et Pourquoi ce site particulier ? Toutefois, ce traitement ne peut être concluant qu'à l'embouchure d'une rivière non soumise à des rejets continuels. Le Soin palliatif ou curatif ?Jean-Marie Génien compare le plan actuellement envisagé contre les algues vertes à un soin palliatif : « Se contenter de les ramasser et les valoriser est une escroquerie. La morphine soulage mais ne guérit rien. » La solution passe davantage, selon lui, par son procédé de traitement par la rouille verte, lié en amont à un changement des pratiques agricoles. Autrement dit : ramasser c'est bien, mais le fer c'est mieux. Luc RODARO - Ouest-France - 12 mars 2010 Ça marche vraiment ?Moulin de la Rive, à Locquirec, sur un bassin-versant dénué de fermes trop polluantes, se prête bien à un premier test grandeur nature. Trois hectares seront bientôt transformés en zone humide et « semés » de copeaux de fonte. S'il est positif, l'essai sera tenté sur des cours d'eau plus emblématiques : le Yar et le Roscoat, qui débouchent sur la Lieue de Grève où un cheval est mort l'an dernier. |

Marées vertes : du fer contre la « salade »
- par Les Ormeaux
le 12/03/2010 @ 18:48
Jean-Marie Génien apporte une solution de dénitrification par le fer bien plus radicale, selon lui, que les simples ramassage et valorisation des algues vertes.Plutôt que de valoriser les algues nuisibles, l'utilisation de la « rouille verte » permettrait leur éradication. Une première expérience est en passe de voir le jour à Locquirec. La rouille verte, qu'est-ce que c'est ? C'est en observant des couches bleutées dans un sol spongieux que Jean-Marie Génien, professeur à l'université de Nancy, a compris le rôle que jouent naturellement les composés ferriques dans les zones humides. En s'oxydant, le fer transforme les nitrates en azote gazeux inoffensif. Il a donné au phénomène le nom de « rouille verte ». Venant depuis cinquante ans dans le Trégor et y déplorant les marées vertes depuis plus de vingt, il a aussitôt pensé aux avantages à tirer de sa découverte. Un programme financé par l'Agence nationale pour la recherche et piloté par l'Ademe a été testé à Nancy. Il préconise des zones humides à épuration renforcée par le fer. Au stade expérimental, la dénitrification par le fer se constate en quelques minutes. Au stade industriel, les résultats sont plus lents mais tout aussi probants. D'ailleurs, la Saur, 3e compagnie des eaux françaises s'y intéresse. D'où l'idée d'une expérimentation en baie de Lannion, où les rejets agricoles riches en nitrates polluent les cours d'eau et Pourquoi ce site particulier ? Toutefois, ce traitement ne peut être concluant qu'à l'embouchure d'une rivière non soumise à des rejets continuels. Le Soin palliatif ou curatif ?Jean-Marie Génien compare le plan actuellement envisagé contre les algues vertes à un soin palliatif : « Se contenter de les ramasser et les valoriser est une escroquerie. La morphine soulage mais ne guérit rien. » La solution passe davantage, selon lui, par son procédé de traitement par la rouille verte, lié en amont à un changement des pratiques agricoles. Autrement dit : ramasser c'est bien, mais le fer c'est mieux. Luc RODARO - Ouest-France - 12 mars 2010 Ça marche vraiment ?Moulin de la Rive, à Locquirec, sur un bassin-versant dénué de fermes trop polluantes, se prête bien à un premier test grandeur nature. Trois hectares seront bientôt transformés en zone humide et « semés » de copeaux de fonte. S'il est positif, l'essai sera tenté sur des cours d'eau plus emblématiques : le Yar et le Roscoat, qui débouchent sur la Lieue de Grève où un cheval est mort l'an dernier. |
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Jean-Marie Génien apporte une solution de dénitrification par le fer bien plus radicale, selon lui, que les simples ramassage et valorisation des algues vertes.Plutôt que de valoriser les algues nuisibles, l'utilisation de la « rouille verte » permettrait leur éradication. Une première expérience est en passe de voir le jour à Locquirec. La rouille verte, qu'est-ce que c'est ? C'est en observant des couches bleutées dans un sol spongieux que Jean-Marie Génien, professeur à l'université de Nancy, a compris le rôle que jouent naturellement les composés ferriques dans les zones humides. En s'oxydant, le fer transforme les nitrates en azote gazeux inoffensif. Il a donné au phénomène le nom de « rouille verte ». Venant depuis cinquante ans dans le Trégor et y déplorant les marées vertes depuis plus de vingt, il a aussitôt pensé aux avantages à tirer de sa découverte. Un programme financé par l'Agence nationale pour la recherche et piloté par l'Ademe a été testé à Nancy. Il préconise des zones humides à épuration renforcée par le fer. Au stade expérimental, la dénitrification par le fer se constate en quelques minutes. Au stade industriel, les résultats sont plus lents mais tout aussi probants. D'ailleurs, la Saur, 3e compagnie des eaux françaises s'y intéresse. D'où l'idée d'une expérimentation en baie de Lannion, où les rejets agricoles riches en nitrates polluent les cours d'eau et Pourquoi ce site particulier ? Toutefois, ce traitement ne peut être concluant qu'à l'embouchure d'une rivière non soumise à des rejets continuels. Le Soin palliatif ou curatif ?Jean-Marie Génien compare le plan actuellement envisagé contre les algues vertes à un soin palliatif : « Se contenter de les ramasser et les valoriser est une escroquerie. La morphine soulage mais ne guérit rien. » La solution passe davantage, selon lui, par son procédé de traitement par la rouille verte, lié en amont à un changement des pratiques agricoles. Autrement dit : ramasser c'est bien, mais le fer c'est mieux. Luc RODARO - Ouest-France - 12 mars 2010 Ça marche vraiment ?Moulin de la Rive, à Locquirec, sur un bassin-versant dénué de fermes trop polluantes, se prête bien à un premier test grandeur nature. Trois hectares seront bientôt transformés en zone humide et « semés » de copeaux de fonte. S'il est positif, l'essai sera tenté sur des cours d'eau plus emblématiques : le Yar et le Roscoat, qui débouchent sur la Lieue de Grève où un cheval est mort l'an dernier. |

Quimper : Une quarantaine de médecins devant la préfecture
- par Les Ormeaux
le 12/03/2010 @ 13:33
Une quarantaine de médecins libéraux se sont rassemblés hier devant la préfecture à Quimper, dans le cadre d'une journée d'action nationale. « D'ici à 5 ans, 30 à 40 % des médecins vont partir à la retraite et il n'y a personne pour les remplacer, explique Benoît Feger, président de l'union régionale des médecins libéraux. Pour rendre notre métier attractif, il faut que l'État nous donne des moyens. La seule solution : créer des pôles de santé libéraux de proximité. Mais cela suppose des moyens : une secrétaire, un temps pour la coordination... » Les médecins regrettent que leur niveau de responsabilité ne soit toujours pas reconnu (la rémunération est moindre que les spécialistes). Enfin, ils dénoncent le mépris des institutions (caisses d'assurance-maladie, ministère de la Santé, députés...). « Il faut une meilleure prise en compte des actes médicaux effectués par les médecins », conclut Benoît Feger. Ouest-France - 12 mars 2010 |
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Une quarantaine de médecins libéraux se sont rassemblés hier devant la préfecture à Quimper, dans le cadre d'une journée d'action nationale. « D'ici à 5 ans, 30 à 40 % des médecins vont partir à la retraite et il n'y a personne pour les remplacer, explique Benoît Feger, président de l'union régionale des médecins libéraux. Pour rendre notre métier attractif, il faut que l'État nous donne des moyens. La seule solution : créer des pôles de santé libéraux de proximité. Mais cela suppose des moyens : une secrétaire, un temps pour la coordination... » Les médecins regrettent que leur niveau de responsabilité ne soit toujours pas reconnu (la rémunération est moindre que les spécialistes). Enfin, ils dénoncent le mépris des institutions (caisses d'assurance-maladie, ministère de la Santé, députés...). « Il faut une meilleure prise en compte des actes médicaux effectués par les médecins », conclut Benoît Feger. Ouest-France - 12 mars 2010 |

Quimper : Handicap. Bien du chemin à faire !
- par Les Ormeaux
le 12/03/2010 @ 13:21
Photo le Télégramme Handicap. Bien du chemin à faire!. Jean-Marc Tanguy, l'élu délégué aux personnes en situation de handicap, sur les marches de la mairie, inaccessible, de Kerfeunteun L'accessibilité aux espaces publics des personnes en situation de handicap figure au programme du conseil municipal quimpérois ce soir. Bien du chemin reste à faire à Quimper d'ici à 2015, convient l'élu Jean-Marc Tanguy. Il se dit «volontariste et pragmatique». Avancées significatives? «Je pense pouvoir répondre oui, même si nous ne sommes qu'à la moitié du chemin. En 2009, nous avons doublé le budget voirie dédié à l'accessibilité des personnes en situation de handicap, de 45.000 € à 90.000 €. Ça signifie qu'on fait deux fois plus de travaux qu'avant. Il sera maintenu en 2010 et nous inscrivons 500.000 € dès cette année pour mettre des bâtiments communaux à niveau. Avant 2015, il nous faudrait investir entre 4,4 et 6,5M€, plus 5M€ dans les transports. C'est considérable et ça doit se faire sans aide de l'État.» «Dossier vide». «Sans faire de politique politicienne, j'ai trouvé le dossier vide quand la délégation a été créée en mars2008. Pas de diagnostic, pas de prospective pour répondre aux exigences de la loi de 2005 sur l'accessibilité dans les transports et les lieux fréquentés par du public, et seulement deux commissions locales réunies en trois ans. Et encore, à la veille des élections! Nous avons avancé sur tous ces terrains, en privilégiant la concertation avec les intéressés.» (Lire ci-dessous) Réalisations parmi d'autres. «Par exemple, trois carrefours à feux, sur 45, ont été rendus accessibles aux personnes déficientes visuelles (place de Gaulle, Sully-Stang Vihan, Le Goffic-Descartes). Par ailleurs, trois lignes de bus (5,1 et 7) sont aujourd'hui accessibles. Il faut y ajouter une ligne le dimanche. Quimper-Communauté envisage de faire fonctionner le service HandiQub le dimanche dès septembre. Ce qui est important c'est de développer une chaîne d'accessibilité en apportant des réponses pour tous les types de handicap. Les aménagements dans le secteur du Braden et sur la ligne 5 des bus s'inscrivent pleinement dans cette ambition. Les nouvelles cartes et plans de bus aussi. Tous les arrêts ont été revus. Par le jeu des couleurs, logos et taille des caractères, on a rendu bien plus lisible le plan de déplacement pour les personnes en situation de handicap mental, de déficience visuel. Mais aussi pour les personnes âgées ou toutes celles qui ont du mal à lire un plan en général. À la médiathèque, les déficients visuels n'avaient le droit, comme les autres, qu'à deuxCD en plus des sixlivres et d'un DVD. Désormais, ils ont droit à six audio-livres. Ce sont des petites choses qui, mises bout à bout, vont améliorer le quotidien de ces personnes. Et nous devons aller de plus en plus loin dans ce sens.» Les points noirs. «Je vois trois lieux symboliques: les salles d'escrime sous la piscine de Kerlan-Vian. Situation consternante. Sept handi-escrimeurs ont renoncé à pratiquer, d'autres se font porter pour accéder aux salles! Nous programmons 350.000 € de travaux cette année. J'espère qu'ils seront achevés à la rentrée. Il y a aussi la mairie de Kerfeunteun, honteusement inaccessible. La nouvelle devrait être aménagée du côté de l'ancien séminaire, je l'espère avant la fin 2012, en tout cas avant 2014. Et puis il y a le théâtre Max-Jacob, qui sera traité dans le cadre de l'aménagement du nouveau pôle culturel.» - Propos recueillis par Bruno Salaün - le Télégramme - 12 mars 2010
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Photo le Télégramme Handicap. Bien du chemin à faire!. Jean-Marc Tanguy, l'élu délégué aux personnes en situation de handicap, sur les marches de la mairie, inaccessible, de Kerfeunteun L'accessibilité aux espaces publics des personnes en situation de handicap figure au programme du conseil municipal quimpérois ce soir. Bien du chemin reste à faire à Quimper d'ici à 2015, convient l'élu Jean-Marc Tanguy. Il se dit «volontariste et pragmatique». Avancées significatives? «Je pense pouvoir répondre oui, même si nous ne sommes qu'à la moitié du chemin. En 2009, nous avons doublé le budget voirie dédié à l'accessibilité des personnes en situation de handicap, de 45.000 € à 90.000 €. Ça signifie qu'on fait deux fois plus de travaux qu'avant. Il sera maintenu en 2010 et nous inscrivons 500.000 € dès cette année pour mettre des bâtiments communaux à niveau. Avant 2015, il nous faudrait investir entre 4,4 et 6,5M€, plus 5M€ dans les transports. C'est considérable et ça doit se faire sans aide de l'État.» «Dossier vide». «Sans faire de politique politicienne, j'ai trouvé le dossier vide quand la délégation a été créée en mars2008. Pas de diagnostic, pas de prospective pour répondre aux exigences de la loi de 2005 sur l'accessibilité dans les transports et les lieux fréquentés par du public, et seulement deux commissions locales réunies en trois ans. Et encore, à la veille des élections! Nous avons avancé sur tous ces terrains, en privilégiant la concertation avec les intéressés.» (Lire ci-dessous) Réalisations parmi d'autres. «Par exemple, trois carrefours à feux, sur 45, ont été rendus accessibles aux personnes déficientes visuelles (place de Gaulle, Sully-Stang Vihan, Le Goffic-Descartes). Par ailleurs, trois lignes de bus (5,1 et 7) sont aujourd'hui accessibles. Il faut y ajouter une ligne le dimanche. Quimper-Communauté envisage de faire fonctionner le service HandiQub le dimanche dès septembre. Ce qui est important c'est de développer une chaîne d'accessibilité en apportant des réponses pour tous les types de handicap. Les aménagements dans le secteur du Braden et sur la ligne 5 des bus s'inscrivent pleinement dans cette ambition. Les nouvelles cartes et plans de bus aussi. Tous les arrêts ont été revus. Par le jeu des couleurs, logos et taille des caractères, on a rendu bien plus lisible le plan de déplacement pour les personnes en situation de handicap mental, de déficience visuel. Mais aussi pour les personnes âgées ou toutes celles qui ont du mal à lire un plan en général. À la médiathèque, les déficients visuels n'avaient le droit, comme les autres, qu'à deuxCD en plus des sixlivres et d'un DVD. Désormais, ils ont droit à six audio-livres. Ce sont des petites choses qui, mises bout à bout, vont améliorer le quotidien de ces personnes. Et nous devons aller de plus en plus loin dans ce sens.» Les points noirs. «Je vois trois lieux symboliques: les salles d'escrime sous la piscine de Kerlan-Vian. Situation consternante. Sept handi-escrimeurs ont renoncé à pratiquer, d'autres se font porter pour accéder aux salles! Nous programmons 350.000 € de travaux cette année. J'espère qu'ils seront achevés à la rentrée. Il y a aussi la mairie de Kerfeunteun, honteusement inaccessible. La nouvelle devrait être aménagée du côté de l'ancien séminaire, je l'espère avant la fin 2012, en tout cas avant 2014. Et puis il y a le théâtre Max-Jacob, qui sera traité dans le cadre de l'aménagement du nouveau pôle culturel.» - Propos recueillis par Bruno Salaün - le Télégramme - 12 mars 2010
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Saint-Evarzec : Élevage bovin. Sabots d'argent pour Monique Jannès
- par Les Ormeaux
le 12/03/2010 @ 13:15
Photo le Télégramme
Depuis quelques années, l'association de contrôle de croissance «Breizh Bovins Croissance» aide les éleveurs bovins à rendre leur atelier de production plus performant tout en renforçant la qualité de leur troupeau.
Un label de qualité
Mercredi après-midi, une quinzaine d'éleveurs finistériens, morbihannais et costarmoricains étaient réunis chez Monique Jannès, à Kernevez, pour la remise des Sabots d'argent. «Ce trophée met en avant le travail des éleveurs de vaches allaitantes (Limousine, Charolaise) en prenant en compte, parmi d'autres critères, la production de broutards (veaux de sept mois) ou encore la valeur génétique du troupeau», indique Pierrick Messager, animateur technique de l'association. Tout comme le Gaec Goadec dans les Côtes-d'Armor, et l'élevage Barré qui représentait le Morbihan, Monique Jannès a reçu le trophée des mains de Daniel Commault, le président de Breizh Bovin Croissance. Monique Jannès a repris l'exploitation de ses parents, située au nord de la commune, il y a 22ans. «J'ai repris le noyau du troupeau qui s'est peu à peu développé, explique-t-elle. Aujourd'hui l'exploitation de 54ha, compte 135 bovins, dont 54 vaches». Travaillant seule, elle s'occupe avec passion de ses bêtes. Aucun détail n'est négligé: de l'alimentation aux soins en passant par la génétique, MmeJannès met tout en oeuvre pour avoir un troupeau de qualité, même si, reconnaît-elle, «cela n'augmentera pas mes revenus». Le Télégramme - 12 mars 2010 |
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Photo le Télégramme
Depuis quelques années, l'association de contrôle de croissance «Breizh Bovins Croissance» aide les éleveurs bovins à rendre leur atelier de production plus performant tout en renforçant la qualité de leur troupeau.
Un label de qualité
Mercredi après-midi, une quinzaine d'éleveurs finistériens, morbihannais et costarmoricains étaient réunis chez Monique Jannès, à Kernevez, pour la remise des Sabots d'argent. «Ce trophée met en avant le travail des éleveurs de vaches allaitantes (Limousine, Charolaise) en prenant en compte, parmi d'autres critères, la production de broutards (veaux de sept mois) ou encore la valeur génétique du troupeau», indique Pierrick Messager, animateur technique de l'association. Tout comme le Gaec Goadec dans les Côtes-d'Armor, et l'élevage Barré qui représentait le Morbihan, Monique Jannès a reçu le trophée des mains de Daniel Commault, le président de Breizh Bovin Croissance. Monique Jannès a repris l'exploitation de ses parents, située au nord de la commune, il y a 22ans. «J'ai repris le noyau du troupeau qui s'est peu à peu développé, explique-t-elle. Aujourd'hui l'exploitation de 54ha, compte 135 bovins, dont 54 vaches». Travaillant seule, elle s'occupe avec passion de ses bêtes. Aucun détail n'est négligé: de l'alimentation aux soins en passant par la génétique, MmeJannès met tout en oeuvre pour avoir un troupeau de qualité, même si, reconnaît-elle, «cela n'augmentera pas mes revenus». Le Télégramme - 12 mars 2010 |

La Forêt-Fouesnant : nouveau PRB de Vincent Riou
- par Les Ormeaux
le 11/03/2010 @ 10:17
 Après une construction de neuf mois au chantier CDK de Port-la-Forêt, le nouveau PRB de Vincent Riou sera mis à l’eau, dès jeudi midi. Le vainqueur du Vendée Globe 2004 dévoilera ainsi les lignes du premier 60’ nouvelle génération, un plan VPLP – Verdier. Jean-Jacques Laurent, PDG de PRB, les architectes Vincent Lauriot Prévost et Guillaume Verdier et l’équipe technique seront évidemment présents pour l’événement.Une fois la mise à l'eau du 60 pieds IMOCA flambant neuf, le navigateur et son équipe effectueront dans la foulée le toujours très spectaculaire test de retournement à 180°, rendu obligatoire par la jaude de cette classe de bateaux. L'opération consiste à le mettre à l'envers par le truchement d'une grue, son skipper seul à l'intérieur en combinaison étanche, charge à lui ensuite de le remettre dans ses lignes en basculant la quille par le système de vérins hydrauliques. Il a trois tentatives pour y parvenir et homologuer le test. PRB, 5ème du nom, sera ensuite maté en milieu d’après midi au niveau du ponton 60’. Les premières navigations sont programmées pour la semaine prochaine, destinées à mettre le coursier au point avant la Route du Rhum. |
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 Après une construction de neuf mois au chantier CDK de Port-la-Forêt, le nouveau PRB de Vincent Riou sera mis à l’eau, dès jeudi midi. Le vainqueur du Vendée Globe 2004 dévoilera ainsi les lignes du premier 60’ nouvelle génération, un plan VPLP – Verdier. Jean-Jacques Laurent, PDG de PRB, les architectes Vincent Lauriot Prévost et Guillaume Verdier et l’équipe technique seront évidemment présents pour l’événement.Une fois la mise à l'eau du 60 pieds IMOCA flambant neuf, le navigateur et son équipe effectueront dans la foulée le toujours très spectaculaire test de retournement à 180°, rendu obligatoire par la jaude de cette classe de bateaux. L'opération consiste à le mettre à l'envers par le truchement d'une grue, son skipper seul à l'intérieur en combinaison étanche, charge à lui ensuite de le remettre dans ses lignes en basculant la quille par le système de vérins hydrauliques. Il a trois tentatives pour y parvenir et homologuer le test. PRB, 5ème du nom, sera ensuite maté en milieu d’après midi au niveau du ponton 60’. Les premières navigations sont programmées pour la semaine prochaine, destinées à mettre le coursier au point avant la Route du Rhum. |

Fouesnant : Concert. Alain Chamfort ce soir à l'Archipel
- par Les Ormeaux
le 11/03/2010 @ 10:04

L'Archipel reçoit ce soir à 20h30 le chanteur Alain Chamfort pour un concert intimiste, acoustique et confidentiel. Ils seront deux sur scène, Alain Lanty au piano et Alain Chamfort qui s'accompagnera d'un clavier. L'artiste interprétera des chansons issues de toutes les époques de son répertoire, des plus médiatisées comme «Manureva» aux titres extraits de son dernier album, sorti fin février, «Une vie Saint-Laurent». Grâce à son talent de mélodiste, il a su traverser les générations. Il revient pour un concert inédit: nouvel épisode dans une carrière qui dure depuis près de 40ans de ce compositeur-interprète qui n'a cessé de s'affranchir des modes. Pratique Tarifs: 25 €, 22 € et 20 €, 5 € jusqu'à 12 ans. Réservations: horaires d'ouverture de la billetterie, de 14h à 18h. Tél.02.98.51.20.24, mèl. contact.archipel@ville-fouesnant.fr. Réservations en ligne sur le site internet www.archipel-fouesnant.fr. Le Télégramme - 11 mars 2010 |
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L'Archipel reçoit ce soir à 20h30 le chanteur Alain Chamfort pour un concert intimiste, acoustique et confidentiel. Ils seront deux sur scène, Alain Lanty au piano et Alain Chamfort qui s'accompagnera d'un clavier. L'artiste interprétera des chansons issues de toutes les époques de son répertoire, des plus médiatisées comme «Manureva» aux titres extraits de son dernier album, sorti fin février, «Une vie Saint-Laurent». Grâce à son talent de mélodiste, il a su traverser les générations. Il revient pour un concert inédit: nouvel épisode dans une carrière qui dure depuis près de 40ans de ce compositeur-interprète qui n'a cessé de s'affranchir des modes. Pratique Tarifs: 25 €, 22 € et 20 €, 5 € jusqu'à 12 ans. Réservations: horaires d'ouverture de la billetterie, de 14h à 18h. Tél.02.98.51.20.24, mèl. contact.archipel@ville-fouesnant.fr. Réservations en ligne sur le site internet www.archipel-fouesnant.fr. Le Télégramme - 11 mars 2010 |

Algues vertes. Nouveau dépôt de plaintes
- par Les Ormeaux
le 10/03/2010 @ 17:04
Hier au palais de justice de Brest, l'association AE2D (Agir pour un environnement et un développement durable) et l'UDB du Finistère ont déposé des plaintes contre X sur les algues vertes. La première était porteuse de 126demandes de particuliers, l'UDB du Finistère, de la sienne. S'y ajoutaient celles de deux autres associations, AQCVM Milizac et Eau et la Terre. Cette initiative faisait suite à un premier train de plaintes intervenues à la mi- novembre dernier. Le total atteindrait localement les 300 à titre individuel et une quinzaine d'associations. Les militants présents hier sur les marches du palais de justice souhaitent que ces plaintes fassent l'objet de poursuites. Ils faisaient état d'un courrier envoyé le 27janvier au procureur, pour une demande de rendez-vous, en indiquant ne pas avoir eu de réponse. Ils avaient appris, précédemment, que les plaintes seraient traitées par le pôle santé public, au parquet de Paris. L'avocate d'AE2D, BlancheMagarinos-Rey va écrire à celui ci en souhaitant être informée de la suite donnée.
«37 sites pollués dans le Finistère»
Hier, les militants estimaient que «la production agricole intensive était responsable de la prolifération des algues» et se montraient critiques par rapport au plan gouvernemental, jugeant qu'il cherchait plutôt à traiter les conséquences qu'à réduire drastiquement les apports de nitrates. «Un rapport d'Ifremer, de 2003, montre que, sur les 81 sites pollués en Bretagne, 37concernent le Finistère», indiquaient-ils.Le Télégramme - 10 mars 2010 |
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Hier au palais de justice de Brest, l'association AE2D (Agir pour un environnement et un développement durable) et l'UDB du Finistère ont déposé des plaintes contre X sur les algues vertes. La première était porteuse de 126demandes de particuliers, l'UDB du Finistère, de la sienne. S'y ajoutaient celles de deux autres associations, AQCVM Milizac et Eau et la Terre. Cette initiative faisait suite à un premier train de plaintes intervenues à la mi- novembre dernier. Le total atteindrait localement les 300 à titre individuel et une quinzaine d'associations. Les militants présents hier sur les marches du palais de justice souhaitent que ces plaintes fassent l'objet de poursuites. Ils faisaient état d'un courrier envoyé le 27janvier au procureur, pour une demande de rendez-vous, en indiquant ne pas avoir eu de réponse. Ils avaient appris, précédemment, que les plaintes seraient traitées par le pôle santé public, au parquet de Paris. L'avocate d'AE2D, BlancheMagarinos-Rey va écrire à celui ci en souhaitant être informée de la suite donnée.
«37 sites pollués dans le Finistère»
Hier, les militants estimaient que «la production agricole intensive était responsable de la prolifération des algues» et se montraient critiques par rapport au plan gouvernemental, jugeant qu'il cherchait plutôt à traiter les conséquences qu'à réduire drastiquement les apports de nitrates. «Un rapport d'Ifremer, de 2003, montre que, sur les 81 sites pollués en Bretagne, 37concernent le Finistère», indiquaient-ils.Le Télégramme - 10 mars 2010 |

Finistère : Intercommunalités. La carte bretonne redessinée
- par Les Ormeaux
le 10/03/2010 @ 17:00
La réforme des collectivités territoriales s'apprête à redessiner les contours de la carte des intercommunalités. Objectif: engraisser les grosses et supprimer les petites. La méthode: des commissions départementales dont la décision pourra s'imposer aux communes. Ce n'est pas dans la lettre du projet de loi mais c'est clair dans l'esprit du législateur: il faut en finir avec les mini-communautés de communes et avec la multiplicité des structures de coopération. La réforme devra se traduire par des regroupements territoriaux et la disparition des syndicats intercommunaux à vocation unique ou multiple. Elle va aussi permettre la création de «métropoles», une notion nouvelle sur le plan des institutions, et un statut que seule l'agglomération rennaise peut espérer briguer en Bretagne.
120 ans de construction
En matière de coopérations intercommunales, les Bretons ont joué les précurseurs en inventant le concept dès 1890. Depuis, ils ont toujours gardé une longueur d'avance: quelles que soient les lois d'aménageurs de territoires, ils ont à chaque fois été les premiers à les appliquer. On l'a vu avec le maillage des communautés, la mise en oeuvre de la taxe professionnelle unique et l'organisation des pays. Avec la disparition des pays, la suppression de la taxe professionnelle et le détricotage programmé du maillage intercommunal, tout ce bel édifice va s'effondrer. Il va falloir en rebâtir un autre. Et vite, puisque tout doit être prêt en 2013, avant l'année d'élections municipales et pour la première fois communautaires (avec fléchage des candidats qui siégeront à l'intercommunalité).
Le pouvoir des commissions
Le préfet de région a déjà commencé à pousser les feux. «Les schémas départementaux de coopération intercommunale devront être établis avant fin 2011», annonçait-il (avant d'entrer en période de réserve préélectorale). Ces schémas seront réalisés par les CDCI (commissions départementales de coopération intercommunale), composées principalement d'élus (communes, intercommunalités, conseil général, conseil régional) mais aussi de représentants de l'État. Et leur pouvoir sera total, pour peu qu'elles dégagent une majorité des deux tiers: leurs décisions s'imposeront à tous, au préfet comme aux élus concernés.
Mariages forcés
On peut s'attendre à ce que soient ainsi célébrés quelques mariages forcés. Dans les petites communautés de communes, il y aura certainement des résistances: si elles ont choisi de ne pas travailler ensemble jusqu'alors, c'est qu'il y avait bien des raisons. Des raisons fiscales, d'abord. «Beaucoup de petites intercommunalités se sont constituées autour d'une zone d'activités, pour s'en partager la taxe professionnelle», remarque Jean-LouisRobert, trésorier-payeur de région. La TP disparaissant, on imagine que le lien communautaire en fera autant. Mais il peut aussi y avoir des raisons liées à des bisbilles personnelles, voire politiques. Et au goût du pouvoir: un élu local peut, comme César, préférer être le premier dans son village plutôt que le deuxième à Rome.
L'impact sur la géographie régionale ne sera pas mince. Sur les 119Établissements publics de coopération intercommunale(EPCI) de Bretagne, 38 comptent moins de 10.000habitants et les jours de la plupart d'entre eux semblent comptés. Sans doute la carte des Côtes-d'Armor sera-t-elle la plus chamboulée:ce département, le moins peuplé de Bretagne, est aussi celui qui compte le plus d'intercommunalités. Leur population moyenne est de 15.200habitants (27.000 en moyenne bretonne) et vingt d'entre elles n'atteignent pas les 1.000 âmes. La plus petite, Uzel-près-l'Oust, au nord de Loudéac, réunit trois communes totalisant 1.919habitants. Soit 200 fois moins que la plus grande, Rennes.
Pôle et métropole
L'Ille-et-Vilaine aussi pourrait connaître de profonds changements. S'il ne compte que six petites communautés de communes, le département est dominé par son géant rennais de 388.000habitants. Et ce dernier n'a pas fini sa croissance. Si elle veut accéder au rang de métropole, défini dans le projet de réforme par un seuil de 450.000habitants, la communauté d'agglomération devra aller chercher les 62.000habitants qui lui manquent en annexant les communes voisines. Elle devrait pouvoir les trouver facilement dans les limites de son aire urbaine(580.000âmes). «La question de la création d'un pôle métropolitain devra aussi se poser», ajoute le préfet de région. «Le principe du pôle, qui pourrait associer Rennes, Brest et Nantes, est de définir des collaborations et de donner un cadre aux partenariats renforcés». - A.L.B - Le Télégramme - 10 mars 2010
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La réforme des collectivités territoriales s'apprête à redessiner les contours de la carte des intercommunalités. Objectif: engraisser les grosses et supprimer les petites. La méthode: des commissions départementales dont la décision pourra s'imposer aux communes. Ce n'est pas dans la lettre du projet de loi mais c'est clair dans l'esprit du législateur: il faut en finir avec les mini-communautés de communes et avec la multiplicité des structures de coopération. La réforme devra se traduire par des regroupements territoriaux et la disparition des syndicats intercommunaux à vocation unique ou multiple. Elle va aussi permettre la création de «métropoles», une notion nouvelle sur le plan des institutions, et un statut que seule l'agglomération rennaise peut espérer briguer en Bretagne.
120 ans de construction
En matière de coopérations intercommunales, les Bretons ont joué les précurseurs en inventant le concept dès 1890. Depuis, ils ont toujours gardé une longueur d'avance: quelles que soient les lois d'aménageurs de territoires, ils ont à chaque fois été les premiers à les appliquer. On l'a vu avec le maillage des communautés, la mise en oeuvre de la taxe professionnelle unique et l'organisation des pays. Avec la disparition des pays, la suppression de la taxe professionnelle et le détricotage programmé du maillage intercommunal, tout ce bel édifice va s'effondrer. Il va falloir en rebâtir un autre. Et vite, puisque tout doit être prêt en 2013, avant l'année d'élections municipales et pour la première fois communautaires (avec fléchage des candidats qui siégeront à l'intercommunalité).
Le pouvoir des commissions
Le préfet de région a déjà commencé à pousser les feux. «Les schémas départementaux de coopération intercommunale devront être établis avant fin 2011», annonçait-il (avant d'entrer en période de réserve préélectorale). Ces schémas seront réalisés par les CDCI (commissions départementales de coopération intercommunale), composées principalement d'élus (communes, intercommunalités, conseil général, conseil régional) mais aussi de représentants de l'État. Et leur pouvoir sera total, pour peu qu'elles dégagent une majorité des deux tiers: leurs décisions s'imposeront à tous, au préfet comme aux élus concernés.
Mariages forcés
On peut s'attendre à ce que soient ainsi célébrés quelques mariages forcés. Dans les petites communautés de communes, il y aura certainement des résistances: si elles ont choisi de ne pas travailler ensemble jusqu'alors, c'est qu'il y avait bien des raisons. Des raisons fiscales, d'abord. «Beaucoup de petites intercommunalités se sont constituées autour d'une zone d'activités, pour s'en partager la taxe professionnelle», remarque Jean-LouisRobert, trésorier-payeur de région. La TP disparaissant, on imagine que le lien communautaire en fera autant. Mais il peut aussi y avoir des raisons liées à des bisbilles personnelles, voire politiques. Et au goût du pouvoir: un élu local peut, comme César, préférer être le premier dans son village plutôt que le deuxième à Rome.
L'impact sur la géographie régionale ne sera pas mince. Sur les 119Établissements publics de coopération intercommunale(EPCI) de Bretagne, 38 comptent moins de 10.000habitants et les jours de la plupart d'entre eux semblent comptés. Sans doute la carte des Côtes-d'Armor sera-t-elle la plus chamboulée:ce département, le moins peuplé de Bretagne, est aussi celui qui compte le plus d'intercommunalités. Leur population moyenne est de 15.200habitants (27.000 en moyenne bretonne) et vingt d'entre elles n'atteignent pas les 1.000 âmes. La plus petite, Uzel-près-l'Oust, au nord de Loudéac, réunit trois communes totalisant 1.919habitants. Soit 200 fois moins que la plus grande, Rennes.
Pôle et métropole
L'Ille-et-Vilaine aussi pourrait connaître de profonds changements. S'il ne compte que six petites communautés de communes, le département est dominé par son géant rennais de 388.000habitants. Et ce dernier n'a pas fini sa croissance. Si elle veut accéder au rang de métropole, défini dans le projet de réforme par un seuil de 450.000habitants, la communauté d'agglomération devra aller chercher les 62.000habitants qui lui manquent en annexant les communes voisines. Elle devrait pouvoir les trouver facilement dans les limites de son aire urbaine(580.000âmes). «La question de la création d'un pôle métropolitain devra aussi se poser», ajoute le préfet de région. «Le principe du pôle, qui pourrait associer Rennes, Brest et Nantes, est de définir des collaborations et de donner un cadre aux partenariats renforcés». - A.L.B - Le Télégramme - 10 mars 2010
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Quimper : Restos du Coeur. Du jamais vu cet hiver !
- par Les Ormeaux
le 10/03/2010 @ 11:04
Photo le Télégramme
La bénévole Marie-Andrée accueille les bénéficiaires Les Restos du coeur quimpérois avaient aidé 956 personnes lors de la campagne 2008-2009. Leur nombre croît de plus de 30% actuellement par rapport à la même période de 2009! «Une deuxième génération de la précarité», s'inquiète le responsable local. «Je n'ai plus grand-chose, plus d'échalotes mais encore quelques bottes de poireaux et des endives», annonce Joëlle, l'une des 60bénévoles du centre quimpérois des Restos du Coeur. «Ce n'est pas grave, je me contenterai de ce qu'il y a.C'est déjà bien», sourit une femme noire. À presque 11h hier, cette femme élancée ferme une file interrompue de bénéficiaires. Depuis 8h45, des personnes de tous les âges et de bien des cultures assaillent dans le calme, nuancé de cris d'enfants, le local de l'avenue de Ty Douar. Sans domicile fixe ou avec, sans travail ou avec, seul(e) ou en couple, avec ou sans enfant...
5.400 repas/semaine
Bernadette, une autre bénévole, enregistre deux nouvelles inscriptions, après cinq lundi. «Nous avons servi 5.400 repas la semaine dernière», rapporte-t-elle. Leresponsable du centre, Yves LeNerrant, complète le tableau: «Dès la première semaine de cette campagne 2009-2010, nous avons repéré 50% de personnes en plus, nous sommes à+30% actuellement». «Nous n'avions jamais autant vu de personnes nouvelles, de familles monoparentales en particulier. En fait, nous avons affaire à une seconde génération de précaires, c'est très préoccupant», pointe-t-il. Parmi eux, cette femme. Elle quitte le rayon boucherie pour l'épicerie. «Avec un 30h semaine mal payé, je n'ai pas le choix! Ce n'est pas facile au début, on a l'impression de perdre sa dignité en venant ici», témoigne-t-elle, la tête haute. Elle a déjà fréquenté les Restos du Coeur il y a dix ans. Comment les bénévoles analysent-ils ce raz-de-marée? «On se pose la question tous les jours, s'interroge Yves Le Nerrant. Les conséquences de la crise? Les effets du déménagement des Restos dans un local plus approprié et mieux repéré par les bénéficiaires et les services sociaux?» Seule certitude, les dons affluent. «Un agriculteur nous a donné 500kg de pommes de terre la semaine dernière, Elbé Fruits 600kg d'ananas et d'oranges ce matin. Ca nous permet d'avoir des produits frais, en plus des achats des Restos au niveau national, dont nous sommes livrés chaque mercredi», décrit André, dans la réserve du lieu.
Femme virevoltante
Comme chaque jour, un fourgon revient de chez Carrefour. Cette fois, les bénévoles débarquent des salades et des tomates. «Promocash nous donne un sacré coup de pouce aussi. Globalement, nous recevons en moyenne 400kg de fruits et légumes chaque jour. En février, on nous a donné 11t de produits alimentaires, dont 1,4t de pain récupéré dans les boulangeries locales», révèle-t-il. Chaque jour de distribution, les bénéficiaires peuvent achever leur quête à la cafétéria. Lieu d'échanges et de décompression. Pour les bénévoles aussi, une fois le ménage fait. 11h15 hier. Une jeune femme virevoltante se présente à eux, toute guillerette. Elle sort du salon de coiffure des Restos, visiblement ravie de sa coupe. Gratuite, comme quelques services ici (vêtements, produits de puériculture, séances de cinéma, théâtre, vacances...). «Se nourrir c'est essentiel évidemment, mais chaque individu a besoin de se nourrir de bien d'autres choses pour vivre», insiste Bernadette. 609. 573 repas servis dans le Finistère l'hiver dernier
Fin de campagne. «On ferme le 26mars, avant de rouvrir du 4mai au 25juin. Notre intercampagne d'automne débutera le 14septembre», annonce Bernadette. L'attribution de la carte. «Nous calculons la situation financière nette des personnes qui souhaitent s'inscrire: c'est-à-dire leurs ressources, charges déduites exceptées les factures d'eau et d'électricité par exemple, sauf s'il y a retard de paiement», décrit-elle. «Sur la base de ce calcul, nous appliquons un barème national des Restos du Coeur, révisé chaque année. Le seuil le plus bas c'est moins de 300€/mois pour une personne seule, moins de 360€ pour un couple, moins de 500 € pour une femme avec quatre enfants», détaille-t-elle. «Nous avons ainsi des gens au RSA mais aussi d'autres personnes précaires, des couples dont l'un des membres est au chômage et l'autre travaille, mais qui sont surendettés par exemple», illustre la bénévole. Les repas. Les Restos du coeur en distribuent six par personne chaque semaine. «Souvent en deux temps, signifie Bernadette. Par exemple trois le lundi et trois le jeudi ou trois le mardi et trois le vendredi.» Dans le Finistère en 2008-2009. 8.435 personnes et 3.929 familles inscrites, 609.573repas servis lors de la campagne d'hiver. Plus de 4.800colis bébés ont amélioré le quotidien de 515 enfants de moins de trois ans. S'y ajoutent 7.851 bénéficiaires et 47.000repas lors de l'intercampagne mai-juin2009. Contact 24 bis avenue de Ti Douar à Quimper. Tél.02.98.90.42.29. Le Télégramme - 10 mars 2010 |
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Photo le Télégramme
La bénévole Marie-Andrée accueille les bénéficiaires Les Restos du coeur quimpérois avaient aidé 956 personnes lors de la campagne 2008-2009. Leur nombre croît de plus de 30% actuellement par rapport à la même période de 2009! «Une deuxième génération de la précarité», s'inquiète le responsable local. «Je n'ai plus grand-chose, plus d'échalotes mais encore quelques bottes de poireaux et des endives», annonce Joëlle, l'une des 60bénévoles du centre quimpérois des Restos du Coeur. «Ce n'est pas grave, je me contenterai de ce qu'il y a.C'est déjà bien», sourit une femme noire. À presque 11h hier, cette femme élancée ferme une file interrompue de bénéficiaires. Depuis 8h45, des personnes de tous les âges et de bien des cultures assaillent dans le calme, nuancé de cris d'enfants, le local de l'avenue de Ty Douar. Sans domicile fixe ou avec, sans travail ou avec, seul(e) ou en couple, avec ou sans enfant...
5.400 repas/semaine
Bernadette, une autre bénévole, enregistre deux nouvelles inscriptions, après cinq lundi. «Nous avons servi 5.400 repas la semaine dernière», rapporte-t-elle. Leresponsable du centre, Yves LeNerrant, complète le tableau: «Dès la première semaine de cette campagne 2009-2010, nous avons repéré 50% de personnes en plus, nous sommes à+30% actuellement». «Nous n'avions jamais autant vu de personnes nouvelles, de familles monoparentales en particulier. En fait, nous avons affaire à une seconde génération de précaires, c'est très préoccupant», pointe-t-il. Parmi eux, cette femme. Elle quitte le rayon boucherie pour l'épicerie. «Avec un 30h semaine mal payé, je n'ai pas le choix! Ce n'est pas facile au début, on a l'impression de perdre sa dignité en venant ici», témoigne-t-elle, la tête haute. Elle a déjà fréquenté les Restos du Coeur il y a dix ans. Comment les bénévoles analysent-ils ce raz-de-marée? «On se pose la question tous les jours, s'interroge Yves Le Nerrant. Les conséquences de la crise? Les effets du déménagement des Restos dans un local plus approprié et mieux repéré par les bénéficiaires et les services sociaux?» Seule certitude, les dons affluent. «Un agriculteur nous a donné 500kg de pommes de terre la semaine dernière, Elbé Fruits 600kg d'ananas et d'oranges ce matin. Ca nous permet d'avoir des produits frais, en plus des achats des Restos au niveau national, dont nous sommes livrés chaque mercredi», décrit André, dans la réserve du lieu.
Femme virevoltante
Comme chaque jour, un fourgon revient de chez Carrefour. Cette fois, les bénévoles débarquent des salades et des tomates. «Promocash nous donne un sacré coup de pouce aussi. Globalement, nous recevons en moyenne 400kg de fruits et légumes chaque jour. En février, on nous a donné 11t de produits alimentaires, dont 1,4t de pain récupéré dans les boulangeries locales», révèle-t-il. Chaque jour de distribution, les bénéficiaires peuvent achever leur quête à la cafétéria. Lieu d'échanges et de décompression. Pour les bénévoles aussi, une fois le ménage fait. 11h15 hier. Une jeune femme virevoltante se présente à eux, toute guillerette. Elle sort du salon de coiffure des Restos, visiblement ravie de sa coupe. Gratuite, comme quelques services ici (vêtements, produits de puériculture, séances de cinéma, théâtre, vacances...). «Se nourrir c'est essentiel évidemment, mais chaque individu a besoin de se nourrir de bien d'autres choses pour vivre», insiste Bernadette. 609. 573 repas servis dans le Finistère l'hiver dernier
Fin de campagne. «On ferme le 26mars, avant de rouvrir du 4mai au 25juin. Notre intercampagne d'automne débutera le 14septembre», annonce Bernadette. L'attribution de la carte. «Nous calculons la situation financière nette des personnes qui souhaitent s'inscrire: c'est-à-dire leurs ressources, charges déduites exceptées les factures d'eau et d'électricité par exemple, sauf s'il y a retard de paiement», décrit-elle. «Sur la base de ce calcul, nous appliquons un barème national des Restos du Coeur, révisé chaque année. Le seuil le plus bas c'est moins de 300€/mois pour une personne seule, moins de 360€ pour un couple, moins de 500 € pour une femme avec quatre enfants», détaille-t-elle. «Nous avons ainsi des gens au RSA mais aussi d'autres personnes précaires, des couples dont l'un des membres est au chômage et l'autre travaille, mais qui sont surendettés par exemple», illustre la bénévole. Les repas. Les Restos du coeur en distribuent six par personne chaque semaine. «Souvent en deux temps, signifie Bernadette. Par exemple trois le lundi et trois le jeudi ou trois le mardi et trois le vendredi.» Dans le Finistère en 2008-2009. 8.435 personnes et 3.929 familles inscrites, 609.573repas servis lors de la campagne d'hiver. Plus de 4.800colis bébés ont amélioré le quotidien de 515 enfants de moins de trois ans. S'y ajoutent 7.851 bénéficiaires et 47.000repas lors de l'intercampagne mai-juin2009. Contact 24 bis avenue de Ti Douar à Quimper. Tél.02.98.90.42.29. Le Télégramme - 10 mars 2010 |

Concarneau : Bagad Konk Kerne. Une sixième place satisfaisante
- par Les Ormeaux
le 10/03/2010 @ 10:56
Le bagad Konk Kerne a terminé sixième dimanche, à Vannes, lors du championnat de deuxième catégorie. Un résultat qui satisfait son président Yann Pelliet. Qui espère pouvoir jouer avec Yvan Le Bolloc'h en avril (lire encadré). Vous terminez à la sixième place du championnat national des bagadoù deuxième catégorie. Satisfait? Oui. En septembre on avait dit qu'on se consacrait à nouveau au concours. Ces derniers mois de travail, j'ai trouvé que c'était inquiétant, on ne le sentait pas. La veille, lors des deux dernières répétitions (*), on a donné un bon coup de collier. Le dimanche, on était content en sortant de scène, très content à la lecture des résultats. Les deux dernières fois on avait terminé dans la deuxième moitié de tableau, là on est repassé dans la première. Lorsqu'on regarde les notes, on constate qu'après nous, l'écart se creuse.
La progression est générale? Pour les cornemuses, on s'est fait aider par Sylvain Hamon, du bagad Cap-Caval avec qui on a travaillé le son. On termine troisième en cornemuse, son aide a été un vrai plus. On est meilleur en batterie, il faudra confirmer en bombarde. Vincent Gestin et Fabien Page (deux talabarders du bagad) ont travaillé la suite du pays de Pourlet et le terroir du pays vannetais.
La deuxième manche se joue le 7août à Lorient. Quel est l'objectif? Au pire sixième, voire quatrième. Si on est en dessous ce serait moins bien. On a demandé une dérogation pour passer les premiers pour cause de mariage, du coup il manquera quelques sonneurs. Passé premier, c'est plus stressant mais notre résultat va permettre de se motiver. Mentalement, on part avec plus d'énergie. La seconde manche est libre, c'est Yann Cariou qui va travailler la suite. Le terroir n'est pas encore arrêté.
En mai prochain le bagadig renoue avec le concours. Oui, c'est son retour à la compétition en cinquième catégorie, à Quimper, le 15mai. Il n'y a pas d'objectif si ce n'est faire jouer pour progresser afin d'intégrer le bagad, à terme. Le bagadig c'est 25 jeunes, de 12 à 17ans. C'est un vivier. Aujourd'hui, il nous manque une dizaine de sonneurs pour envisager la première catégorie avec le bagad.
Autre rendez-vous important, la co-organisation début avril du concours de quatrième catégorie. C'est Bodadeg Ar Sonerion qui organise le championnat pour la troisième fois à Concarneau. Le bagad est associé pour l'organisation. Il y aura 18 ensembles dont certains viennent de Bordeaux ou de Strasbourg. Cela représente près de 700 musiciens, 18 cars. Le concours est ouvert au public se fait en deux poules de 9 avec deux classements et une finale lors du festival de Cornouaille.
* Le bagad Konk Kerne envisage, comme cela se fait dans de nombreuses autres formations, de rendre publiques ses répétitions. - Propos recueillis par Stéphane Guihéneuf - le Télégramme 10 mars 2010
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Le bagad Konk Kerne a terminé sixième dimanche, à Vannes, lors du championnat de deuxième catégorie. Un résultat qui satisfait son président Yann Pelliet. Qui espère pouvoir jouer avec Yvan Le Bolloc'h en avril (lire encadré). Vous terminez à la sixième place du championnat national des bagadoù deuxième catégorie. Satisfait? Oui. En septembre on avait dit qu'on se consacrait à nouveau au concours. Ces derniers mois de travail, j'ai trouvé que c'était inquiétant, on ne le sentait pas. La veille, lors des deux dernières répétitions (*), on a donné un bon coup de collier. Le dimanche, on était content en sortant de scène, très content à la lecture des résultats. Les deux dernières fois on avait terminé dans la deuxième moitié de tableau, là on est repassé dans la première. Lorsqu'on regarde les notes, on constate qu'après nous, l'écart se creuse.
La progression est générale? Pour les cornemuses, on s'est fait aider par Sylvain Hamon, du bagad Cap-Caval avec qui on a travaillé le son. On termine troisième en cornemuse, son aide a été un vrai plus. On est meilleur en batterie, il faudra confirmer en bombarde. Vincent Gestin et Fabien Page (deux talabarders du bagad) ont travaillé la suite du pays de Pourlet et le terroir du pays vannetais.
La deuxième manche se joue le 7août à Lorient. Quel est l'objectif? Au pire sixième, voire quatrième. Si on est en dessous ce serait moins bien. On a demandé une dérogation pour passer les premiers pour cause de mariage, du coup il manquera quelques sonneurs. Passé premier, c'est plus stressant mais notre résultat va permettre de se motiver. Mentalement, on part avec plus d'énergie. La seconde manche est libre, c'est Yann Cariou qui va travailler la suite. Le terroir n'est pas encore arrêté.
En mai prochain le bagadig renoue avec le concours. Oui, c'est son retour à la compétition en cinquième catégorie, à Quimper, le 15mai. Il n'y a pas d'objectif si ce n'est faire jouer pour progresser afin d'intégrer le bagad, à terme. Le bagadig c'est 25 jeunes, de 12 à 17ans. C'est un vivier. Aujourd'hui, il nous manque une dizaine de sonneurs pour envisager la première catégorie avec le bagad.
Autre rendez-vous important, la co-organisation début avril du concours de quatrième catégorie. C'est Bodadeg Ar Sonerion qui organise le championnat pour la troisième fois à Concarneau. Le bagad est associé pour l'organisation. Il y aura 18 ensembles dont certains viennent de Bordeaux ou de Strasbourg. Cela représente près de 700 musiciens, 18 cars. Le concours est ouvert au public se fait en deux poules de 9 avec deux classements et une finale lors du festival de Cornouaille.
* Le bagad Konk Kerne envisage, comme cela se fait dans de nombreuses autres formations, de rendre publiques ses répétitions. - Propos recueillis par Stéphane Guihéneuf - le Télégramme 10 mars 2010
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Fouesnant : Cleut-Rouz. Le vieil observatoire rénové
- par
le 10/03/2010 @ 10:44
Photo le Télégramme L'un des deux observatoires situés à Cleut-Rouz a bénéficié d'une petite rénovation par l'atelier des Cailloux Blancs de Clohars-Fouesnant. Les passionnés de faune et de flore pourront dorénavant observer la nature en toute quiétude. Faire corps avec la nature, observer la vie des oiseaux sauvages en toute quiétude. Tel est le rêve de tout amoureux de la faune et de la flore. Bien sûr, il existe des lunettes et autres jumelles qui permettent de voir sans être vu, de toucher sans s'approcher. Mais pour un passionné, tous les sens doivent être en éveil. Et pour pouvoir entendre et voir de concert, il faut être au coeur du monde animal. Les responsables des parcs et milieux naturels protégés l'ont compris depuis fort longtemps et installent, le plus raisonnablement possible, de petits observatoires dans les sous-bois et bocages. Il en va de même pour le Conservatoire du littoral et la municipalité fouesnantaise qui entretiennent deux postes d'observation dans les marais de Mousterlin, du côté de Cleut-Rouz. Des structures qui subissent les outrages du temps, mais également de quelques-uns, plus enclins à la dégradation qu'à l'observation.
Une semaine de travaux
De temps à autre, il est donc nécessaire de leur donner un petit coup de jeune. Durant une semaine, l'atelier des Cailloux Blancs de Clohars-Fouesnant a ainsi travaillé aux côtés de Lili Bellec et des services municipaux pour rénover «le vieil observatoire» situé à l'ouest de Cleut-Rouz. Datant de 1988, il fut le premier installé dans les marais. Son alter ego, installé à l'est, date, lui, de 2002. Le bois avait souffert, notamment attaqué par le pic épeiche, cet oiseau rouge, blanc et noir cousin du pic-vert. Mais désormais, après quelques bons coups de pinceaux, tout un chacun pourra en toute quiétude observer le héron, le martin-pêcheur, le grand cormoran ou encore la mouette rieuse. Seulement dérangé par le passage impromptu d'un écureuil. Le Télégramme - 10 mars 2010 |
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Photo le Télégramme L'un des deux observatoires situés à Cleut-Rouz a bénéficié d'une petite rénovation par l'atelier des Cailloux Blancs de Clohars-Fouesnant. Les passionnés de faune et de flore pourront dorénavant observer la nature en toute quiétude. Faire corps avec la nature, observer la vie des oiseaux sauvages en toute quiétude. Tel est le rêve de tout amoureux de la faune et de la flore. Bien sûr, il existe des lunettes et autres jumelles qui permettent de voir sans être vu, de toucher sans s'approcher. Mais pour un passionné, tous les sens doivent être en éveil. Et pour pouvoir entendre et voir de concert, il faut être au coeur du monde animal. Les responsables des parcs et milieux naturels protégés l'ont compris depuis fort longtemps et installent, le plus raisonnablement possible, de petits observatoires dans les sous-bois et bocages. Il en va de même pour le Conservatoire du littoral et la municipalité fouesnantaise qui entretiennent deux postes d'observation dans les marais de Mousterlin, du côté de Cleut-Rouz. Des structures qui subissent les outrages du temps, mais également de quelques-uns, plus enclins à la dégradation qu'à l'observation.
Une semaine de travaux
De temps à autre, il est donc nécessaire de leur donner un petit coup de jeune. Durant une semaine, l'atelier des Cailloux Blancs de Clohars-Fouesnant a ainsi travaillé aux côtés de Lili Bellec et des services municipaux pour rénover «le vieil observatoire» situé à l'ouest de Cleut-Rouz. Datant de 1988, il fut le premier installé dans les marais. Son alter ego, installé à l'est, date, lui, de 2002. Le bois avait souffert, notamment attaqué par le pic épeiche, cet oiseau rouge, blanc et noir cousin du pic-vert. Mais désormais, après quelques bons coups de pinceaux, tout un chacun pourra en toute quiétude observer le héron, le martin-pêcheur, le grand cormoran ou encore la mouette rieuse. Seulement dérangé par le passage impromptu d'un écureuil. Le Télégramme - 10 mars 2010 |

Les algues vertes, encore et toujours...
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le 09/03/2010 @ 14:23

Par Nathalie ROSSI Depuis une trentaine d'années, les algues vertes pullulent sur les plages bretonnes. Un épineux problème. Avec un nouveau rebondissement ces derniers jours puisque les trois scientifiques qui ont analysé les résultats de l'autopsie réalisée à la suite du décès de Thierry Morfoisse - un chauffeur costarmoricain victime d'un infarctus après avoir déchargé des algues vertes en juillet – sont arrivés à la conclusion que le gaz dégagé par les algues en putréfaction et inhalé par la victime sont à l'origine de sa mort de manière "quasi certaine". Agriculture, environnement, qualité des eaux, santé... le dossier des algues vertes empoisonne le littoral breton depuis maintenant plus de 30 ans. Et puis, l'année dernière, la mort d'un cheval, victime des émanations d'hydrogène sulfuré dégagé par les algues vertes en décomposition, réveille les consciences. Le gouvernement s'empare enfin de la question. Le 3 février dernier, un plan quinquennal de lutte contre les algues vertes est présenté en conseil des Ministres, un plan de 134 millions d'euros mais loin de faire l'unanimité. Car les associations écologistes, qui tirent la sirène d'alarme depuis plusieurs années, estiment ne pas avoir été entendues. Les agriculteurs auraient été ménagés par ce plan. Le plan algues vertes du gouvernement Ramassage et compostage: - prise en charge par l'Etat du ramassage en 2010 dans la limite de 700.000 euros - création de trois plateformes de compostage dans les Côtes d'Armor (Launay-Lantic, Lannion Trégor, Lamballe) pour traiter, avec l'aide d'une subvention de 8 millions d'euros de l'Ademe à partir de 2011, "l'ensemble des algues ramassées". En attendant, l'Etat prendra en charge 50% du coût du traitement transitoire des algues vertes en 2010 (500.000 euros) - appels à projets pour la collecte de lisiers et algues et leur traitement par méthanisation à partir de 2012. Sécurité sanitaire - établir avant l'été 2010 des "recommandations nationales de prévention à destination du public et des riverains" ainsi que des "recommandations spécifiques pour les travailleurs exposés lors de la collecte et du traitement".
Actions préventives - reconquête de zones naturelles avec maintien et réhabilitation d'une "part significative" des surfaces des baies et bassins versants concernés, avec une part de 20% dans la baie de Saint-Brieuc. Pour les autres baies, l'objectif sera fixé début 2011 pour un "retour au bon état des eaux littorales" d'ici 2027. - faire évoluer l'agriculture vers "des systèmes de production à très basses fuites d'azote" - mise en place d'une déclaration annuelle des quantités d'azote utilisées et échangées - contrôle dans les deux ans de toutes les exploitations concernées - limiter l'augmentation des apports d'azote organique et minéral. Les préfets seront invités à limiter les autorisations et les extensions d'installations classées Plan Algues Vertes: le "oui, mais" de la RégionLe président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian (PS), a estimé mardi que le plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes allait "dans le bon sens" sur certains points et que la région était prête à l'accompagner sous certaines conditions. "Il y a des points qui vont dans le bon sens" mais d'autres "restent à approfondir et nous sommes prêts à le faire ensemble" avec "des conditions", a déclaré M. Le Drian. "L'intérêt général de la Bretagne impose notre participation mais c'est du donnant-donnant (...). La Bretagne sera un partenaire, mais un partenaire exigeant", a-t-il ajouté. Au nombre des points positifs, le président de région a cité le fait que l'Etat "a pris la mesure de l'enjeu, du désastre environnemental, touristique et de santé publique" que constitue le problème de la prolifération des algues vertes sur certaines côtes bretonnes. Parmi les "insuffisances" du plan, M. Le Drian a souligné la nécessité de "réguler le marché du foncier". Une autre "insuffisance" porte, aux yeux de M. Le Drian, sur le mode de financement qui pourrait être élargi, notamment "en gérant autrement les aides de la PAC". "Il faut aussi réfléchir à l'utilisation de leviers fiscaux", a-t-il complété. L'environnement, sujet sensible pour les candidatsAlgues vertes et mauvaise qualité des eaux, déficit énergétique chronique, grand aéroport controversé, l'environnement est une thématique sensible pour les candidats aux régionales en Bretagne, où Europe Ecologie rêve de devancer à nouveau le PS, comme aux européennes. A gauche, la préoccupation environnementale est clairement affichée par le président sortant de la région, le socialiste Jean-Yves Le Drian, défié par Europe Ecologie au premier tour avant une fusion annoncée au second. Aux européennes de 2009, les socialistes se sont fait devancer d'un cheveu par Europe Ecologie, avec 17,70% des voix contre 17,95% aux Verts et à leurs alliés. Aussi, M. Le Drian a-t-il pris la peine de plancher début janvier devant quelque 250 militants ou sympathisants écologistes réunis sous le label "Bretagne Ecologie", en insistant sur le rôle de "région éco-pionnière", à ses yeux, de la Bretagne et en soulignant les efforts déjà réalisés en faveur des énergies renouvelables. "Bretagne Ecologie" lui a apporté son soutien, et deux conseillers régionaux Verts sortant, Marie-Pierre Rouger et Haude Le Guen, ont rejoint sa liste, se faisant du même coup suspendre des Verts. Mais M. Le Drian se garde tout de même d'emboîter complètement le pas aux écologistes: pour lui le plan anti-algues vertes du gouvernement va "dans le bon sens" sur certains points, alors que les défenseurs de l'environnement l'ont fortement critiqué. Il soutient également - quoique très discrètement - le projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes dans la Loire-Atlantique voisine, repoussoir pour les écologistes. Son rival Guy Hascoët, tête de liste régionale d'Europe Ecologie, et ancien secrétaire d'Etat de Lionel Jospin, se prédit pour sa part un score "entre 15 et 20%". Les Verts, alliés au parti régionaliste Union démocratique bretonne, plaident pour une "reconversion sociale et écologique de l'économie" bretonne, avec redistribution du budget à la clé. Et à ceux qui affirment qu'une telle reconversion aurait un coût très lourd, surtout en agriculture et dans l'agro-alimentaire, socle de l'économie bretonne, Guy Hascoët rétorque que la Bretagne, dont les principales productions sont en crise, "a perdu 17.000 emplois agricoles ces dernières années". "On perd des emplois et on crée des problèmes", concluait-il, évoquant l'origine agricole de la prolifération d'algues vertes sur certaines baies. "Nous on prend le pari qu'on va créer plus d'emplois avec un modèle de qualité, avec le même argent public qui est dépensé chaque année", assure-t-il encore. A droite, la candidate de la majorité présidentielle Bernadette Malgorn met surtout l'accent sur le renforcement des liens entre université et entreprise, ou le désenclavement de la Bretagne centrale par un axe central à quatre voies. Mais la candidate UMP, qui fait figure de challenger dans une région désormais bien ancrée à gauche, prend tout de même la peine d'évoquer le nécessaire changement du modèle agricole breton ou le développement de l'éolien. "On est très convaincus de l'urgence écologiste", affirmait récemment l'ancienne préfète. "Mais ce n'est pas en décourageant ou en stigmatisant le monde agricole que l'on va y arriver", ajoutait-elle.
Source : ouest.france3.fr/info/bretagne/ - Par Nathalie ROSSI |
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Par Nathalie ROSSI Depuis une trentaine d'années, les algues vertes pullulent sur les plages bretonnes. Un épineux problème. Avec un nouveau rebondissement ces derniers jours puisque les trois scientifiques qui ont analysé les résultats de l'autopsie réalisée à la suite du décès de Thierry Morfoisse - un chauffeur costarmoricain victime d'un infarctus après avoir déchargé des algues vertes en juillet – sont arrivés à la conclusion que le gaz dégagé par les algues en putréfaction et inhalé par la victime sont à l'origine de sa mort de manière "quasi certaine". Agriculture, environnement, qualité des eaux, santé... le dossier des algues vertes empoisonne le littoral breton depuis maintenant plus de 30 ans. Et puis, l'année dernière, la mort d'un cheval, victime des émanations d'hydrogène sulfuré dégagé par les algues vertes en décomposition, réveille les consciences. Le gouvernement s'empare enfin de la question. Le 3 février dernier, un plan quinquennal de lutte contre les algues vertes est présenté en conseil des Ministres, un plan de 134 millions d'euros mais loin de faire l'unanimité. Car les associations écologistes, qui tirent la sirène d'alarme depuis plusieurs années, estiment ne pas avoir été entendues. Les agriculteurs auraient été ménagés par ce plan. Le plan algues vertes du gouvernement Ramassage et compostage: - prise en charge par l'Etat du ramassage en 2010 dans la limite de 700.000 euros - création de trois plateformes de compostage dans les Côtes d'Armor (Launay-Lantic, Lannion Trégor, Lamballe) pour traiter, avec l'aide d'une subvention de 8 millions d'euros de l'Ademe à partir de 2011, "l'ensemble des algues ramassées". En attendant, l'Etat prendra en charge 50% du coût du traitement transitoire des algues vertes en 2010 (500.000 euros) - appels à projets pour la collecte de lisiers et algues et leur traitement par méthanisation à partir de 2012. Sécurité sanitaire - établir avant l'été 2010 des "recommandations nationales de prévention à destination du public et des riverains" ainsi que des "recommandations spécifiques pour les travailleurs exposés lors de la collecte et du traitement".
Actions préventives - reconquête de zones naturelles avec maintien et réhabilitation d'une "part significative" des surfaces des baies et bassins versants concernés, avec une part de 20% dans la baie de Saint-Brieuc. Pour les autres baies, l'objectif sera fixé début 2011 pour un "retour au bon état des eaux littorales" d'ici 2027. - faire évoluer l'agriculture vers "des systèmes de production à très basses fuites d'azote" - mise en place d'une déclaration annuelle des quantités d'azote utilisées et échangées - contrôle dans les deux ans de toutes les exploitations concernées - limiter l'augmentation des apports d'azote organique et minéral. Les préfets seront invités à limiter les autorisations et les extensions d'installations classées Plan Algues Vertes: le "oui, mais" de la RégionLe président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian (PS), a estimé mardi que le plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes allait "dans le bon sens" sur certains points et que la région était prête à l'accompagner sous certaines conditions. "Il y a des points qui vont dans le bon sens" mais d'autres "restent à approfondir et nous sommes prêts à le faire ensemble" avec "des conditions", a déclaré M. Le Drian. "L'intérêt général de la Bretagne impose notre participation mais c'est du donnant-donnant (...). La Bretagne sera un partenaire, mais un partenaire exigeant", a-t-il ajouté. Au nombre des points positifs, le président de région a cité le fait que l'Etat "a pris la mesure de l'enjeu, du désastre environnemental, touristique et de santé publique" que constitue le problème de la prolifération des algues vertes sur certaines côtes bretonnes. Parmi les "insuffisances" du plan, M. Le Drian a souligné la nécessité de "réguler le marché du foncier". Une autre "insuffisance" porte, aux yeux de M. Le Drian, sur le mode de financement qui pourrait être élargi, notamment "en gérant autrement les aides de la PAC". "Il faut aussi réfléchir à l'utilisation de leviers fiscaux", a-t-il complété. L'environnement, sujet sensible pour les candidatsAlgues vertes et mauvaise qualité des eaux, déficit énergétique chronique, grand aéroport controversé, l'environnement est une thématique sensible pour les candidats aux régionales en Bretagne, où Europe Ecologie rêve de devancer à nouveau le PS, comme aux européennes. A gauche, la préoccupation environnementale est clairement affichée par le président sortant de la région, le socialiste Jean-Yves Le Drian, défié par Europe Ecologie au premier tour avant une fusion annoncée au second. Aux européennes de 2009, les socialistes se sont fait devancer d'un cheveu par Europe Ecologie, avec 17,70% des voix contre 17,95% aux Verts et à leurs alliés. Aussi, M. Le Drian a-t-il pris la peine de plancher début janvier devant quelque 250 militants ou sympathisants écologistes réunis sous le label "Bretagne Ecologie", en insistant sur le rôle de "région éco-pionnière", à ses yeux, de la Bretagne et en soulignant les efforts déjà réalisés en faveur des énergies renouvelables. "Bretagne Ecologie" lui a apporté son soutien, et deux conseillers régionaux Verts sortant, Marie-Pierre Rouger et Haude Le Guen, ont rejoint sa liste, se faisant du même coup suspendre des Verts. Mais M. Le Drian se garde tout de même d'emboîter complètement le pas aux écologistes: pour lui le plan anti-algues vertes du gouvernement va "dans le bon sens" sur certains points, alors que les défenseurs de l'environnement l'ont fortement critiqué. Il soutient également - quoique très discrètement - le projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes dans la Loire-Atlantique voisine, repoussoir pour les écologistes. Son rival Guy Hascoët, tête de liste régionale d'Europe Ecologie, et ancien secrétaire d'Etat de Lionel Jospin, se prédit pour sa part un score "entre 15 et 20%". Les Verts, alliés au parti régionaliste Union démocratique bretonne, plaident pour une "reconversion sociale et écologique de l'économie" bretonne, avec redistribution du budget à la clé. Et à ceux qui affirment qu'une telle reconversion aurait un coût très lourd, surtout en agriculture et dans l'agro-alimentaire, socle de l'économie bretonne, Guy Hascoët rétorque que la Bretagne, dont les principales productions sont en crise, "a perdu 17.000 emplois agricoles ces dernières années". "On perd des emplois et on crée des problèmes", concluait-il, évoquant l'origine agricole de la prolifération d'algues vertes sur certaines baies. "Nous on prend le pari qu'on va créer plus d'emplois avec un modèle de qualité, avec le même argent public qui est dépensé chaque année", assure-t-il encore. A droite, la candidate de la majorité présidentielle Bernadette Malgorn met surtout l'accent sur le renforcement des liens entre université et entreprise, ou le désenclavement de la Bretagne centrale par un axe central à quatre voies. Mais la candidate UMP, qui fait figure de challenger dans une région désormais bien ancrée à gauche, prend tout de même la peine d'évoquer le nécessaire changement du modèle agricole breton ou le développement de l'éolien. "On est très convaincus de l'urgence écologiste", affirmait récemment l'ancienne préfète. "Mais ce n'est pas en décourageant ou en stigmatisant le monde agricole que l'on va y arriver", ajoutait-elle.
Source : ouest.france3.fr/info/bretagne/ - Par Nathalie ROSSI |

Concarneau (29). Les Tri Yann à l'affiche des Filets Bleus
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le 09/03/2010 @ 09:54
Les Tri Yann seront à l'affiche du festival des Filets Bleus en août prochain. Maltavern et Avalon Celtic Dance ouvriront le bal. «Les prisons de Nantes», «Les Filles des Forges», «Pelot d'Hennebont» ou «La Jument de Michao»... Autant de titres qui ont écrit l'histoire de Tri Yann. La formation nantaise est à l'affiche, le 21août, du festival des Filets Bleus. «Les Filets Bleus, on y a déjà joué, cela fait très longtemps», souligne Jean Chocun, l'un des membres fondateur. Pour qui «Concarneau, c'est une partie de notre histoire. On y est passé plusieurs fois».
Vague celtique
Fin 2009, le Belem célèbre navire nantais a choisi le port de Concarneau pour hiverner. Quelques mois plus tard, c'est à Concarneau que le FC Nantes vient s'enfoncer une fois de plus dans la crise. N'en doutons pas, c'est une autre musique que Tri Yann va proposer. Bien plus festive. Tête d'affiche du prochain festival, la bande des trois Jean devrait attirer du monde sur les quais. D'autant que la notoriété du groupe a largement dépassé les seules frontières de la Bretagne. Nés dans le sillage du renouveau celtique initié par Alan Stivell, Jean-Louis Jossic, Jean Chocun et Jean-Paul Corbineau, les trois membres fondateurs, vont participer à cette première vague celtique. Le 27décembre prochain, le groupe fêtera quarante années d'existence. La formation qui s'appelait Tri Yann an Naoned à ses débuts a d'ailleurs battu le record détenu alors par deux voisins nazairiens, les frères Bellec dont le quatuor est plus connu sous le nom de Frères Jacques. Le succès de cette longévité? «On ne sait rien faire d'autre, il y a une bonne entente, une bonne connivence entre nous et les nouveaux sont là depuis une dizaine d'années», avance Jean Chocun.
«J'entends le loup, le renard...»
Au fil des années, s'appuyant sur des concepts albums comme «Le Vaisseau de pierre», «Marines» ou «Abysses», les prestations scéniques se sont muées en véritables shows. «Tri Yann c'est un univers, un décor. Sur scène, on est très différent de ce qu'on est. Il faut offrir autre chose au public». Le 21 au soir, les huit musiciens endosseront à nouveau leur costume pour un set iodé qui conduira les festivaliers de «Marines» en «Abysses». Avec son lot d'incontournables comme «La Jument de Michao». Une chanson que le groupe est «obligé» de jouer sous peine de mécontenter ses fans. «Les gens sont persuadés que c'est une seule chanson alors que ce sont deux titres mis bout à bout», s'amuse Jean Chocun. Après avoir joué avec l'orchestre national des Pays de La Loire, Tri Yann qui vient de participer à l'opéra rock «Anne de Bretagne» composé par Alan Simon, travaille à l'écriture d'un nouvel album dont le titre provisoire «Générations». Nul doute qu'il devrait y avoir plusieurs générations à reprendre en choeur «J'entends le loup, le renard et la belette». - Stéphane Guihéneuf - Le Télégramme - 9 mars 2010
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Les Tri Yann seront à l'affiche du festival des Filets Bleus en août prochain. Maltavern et Avalon Celtic Dance ouvriront le bal. «Les prisons de Nantes», «Les Filles des Forges», «Pelot d'Hennebont» ou «La Jument de Michao»... Autant de titres qui ont écrit l'histoire de Tri Yann. La formation nantaise est à l'affiche, le 21août, du festival des Filets Bleus. «Les Filets Bleus, on y a déjà joué, cela fait très longtemps», souligne Jean Chocun, l'un des membres fondateur. Pour qui «Concarneau, c'est une partie de notre histoire. On y est passé plusieurs fois».
Vague celtique
Fin 2009, le Belem célèbre navire nantais a choisi le port de Concarneau pour hiverner. Quelques mois plus tard, c'est à Concarneau que le FC Nantes vient s'enfoncer une fois de plus dans la crise. N'en doutons pas, c'est une autre musique que Tri Yann va proposer. Bien plus festive. Tête d'affiche du prochain festival, la bande des trois Jean devrait attirer du monde sur les quais. D'autant que la notoriété du groupe a largement dépassé les seules frontières de la Bretagne. Nés dans le sillage du renouveau celtique initié par Alan Stivell, Jean-Louis Jossic, Jean Chocun et Jean-Paul Corbineau, les trois membres fondateurs, vont participer à cette première vague celtique. Le 27décembre prochain, le groupe fêtera quarante années d'existence. La formation qui s'appelait Tri Yann an Naoned à ses débuts a d'ailleurs battu le record détenu alors par deux voisins nazairiens, les frères Bellec dont le quatuor est plus connu sous le nom de Frères Jacques. Le succès de cette longévité? «On ne sait rien faire d'autre, il y a une bonne entente, une bonne connivence entre nous et les nouveaux sont là depuis une dizaine d'années», avance Jean Chocun.
«J'entends le loup, le renard...»
Au fil des années, s'appuyant sur des concepts albums comme «Le Vaisseau de pierre», «Marines» ou «Abysses», les prestations scéniques se sont muées en véritables shows. «Tri Yann c'est un univers, un décor. Sur scène, on est très différent de ce qu'on est. Il faut offrir autre chose au public». Le 21 au soir, les huit musiciens endosseront à nouveau leur costume pour un set iodé qui conduira les festivaliers de «Marines» en «Abysses». Avec son lot d'incontournables comme «La Jument de Michao». Une chanson que le groupe est «obligé» de jouer sous peine de mécontenter ses fans. «Les gens sont persuadés que c'est une seule chanson alors que ce sont deux titres mis bout à bout», s'amuse Jean Chocun. Après avoir joué avec l'orchestre national des Pays de La Loire, Tri Yann qui vient de participer à l'opéra rock «Anne de Bretagne» composé par Alan Simon, travaille à l'écriture d'un nouvel album dont le titre provisoire «Générations». Nul doute qu'il devrait y avoir plusieurs générations à reprendre en choeur «J'entends le loup, le renard et la belette». - Stéphane Guihéneuf - Le Télégramme - 9 mars 2010
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Bagadoù 2e catégorie : la 1ère manche à Plougastel
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le 08/03/2010 @ 20:22
Le bagad de Cesson-Sévigné échoue au pied du podium La première manche du championnat national des bagadoù de 2e catégorie s'est déroulée, dimanche après-midi à Vannes. Venus des quatre départements bretons mais aussi de région parisienne pour le bagad Keriz, de Clichy, 400 sonneurs représentant quinze bagadoù se sont exprimés sur des airs du terroir du pays vannetais. C'est à l'occasion de l'assemblée générale de Bodadeg ar Sonerion, le 19 juin, que les règles seront pour déterminer le nombre exact de bagadoù qui monteront en 1re catégorie et de ceux qui descendront en 3e catégorie seront définies. Classement : 1- Plougastel, 2- Pommerit, 3- Lorient, 4- Cesson, 5- Ploudergat, 6- Concarneau, 7- Elven, 8- Keriz, 9- Bubry, 10- Landerneau, 11- Dol-de-Bretagne, 12- Saint-Pol-de-Léon, 13- Port-Louis, 14- Camors, 15- Plabennec. Ouest-France - 8 mars 2010 |
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Le bagad de Cesson-Sévigné échoue au pied du podium La première manche du championnat national des bagadoù de 2e catégorie s'est déroulée, dimanche après-midi à Vannes. Venus des quatre départements bretons mais aussi de région parisienne pour le bagad Keriz, de Clichy, 400 sonneurs représentant quinze bagadoù se sont exprimés sur des airs du terroir du pays vannetais. C'est à l'occasion de l'assemblée générale de Bodadeg ar Sonerion, le 19 juin, que les règles seront pour déterminer le nombre exact de bagadoù qui monteront en 1re catégorie et de ceux qui descendront en 3e catégorie seront définies. Classement : 1- Plougastel, 2- Pommerit, 3- Lorient, 4- Cesson, 5- Ploudergat, 6- Concarneau, 7- Elven, 8- Keriz, 9- Bubry, 10- Landerneau, 11- Dol-de-Bretagne, 12- Saint-Pol-de-Léon, 13- Port-Louis, 14- Camors, 15- Plabennec. Ouest-France - 8 mars 2010 |

Sur l'îlot de Quéménès, dans le Finistère, la famille Cuisnier a pris racine
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le 08/03/2010 @ 12:01

Pour leur fille Chloé, David et Soizig vont à Molène (15 minutes avec leur bateau) consulter le docteur une fois par mois.David et Soizig ont une fille de quatre mois, Chloé. Ils vivent à l'année sur l'ancienne île déserte devenue ferme-auberge. Des menhirs et des squelettes médiatiques A 9 km du Conquet et 4 km de Molène, Quéménès s'étire sur 26 hectares. Sa traversée ne fait que 1,3 km. Les traces d'habitat sur l'île remontent à la préhistoire et quelques menhirs sont encore bien visibles. Il y a 4 000 ans, la mer étant bien plus basse, Quéménès était sans doute rattachée aux îles alentours.La ferme est ancienne. La famille Tassin y a travaillé dès 1953, avant d'acquérir l'île. Les récoltes de goémon, les cultures de pommes de terre ou betterave, sur ces terres réputées les plus fertiles de l'archipel, ont alors employé jusqu'à 30 ouvriers. On y a compté jusqu'à dix chevaux, des vaches, des moutons et des porcs. L'activité permanente de la ferme a cessé dans les années 1980. Peu à peu les friches ont repris le dessus. Marie-Thérèse Darcque-Tassin, la fille de la ferme, y est encore venue régulièrement en vacances, avec son mari José Darcque. Elle a revendu l'île au Conservatoire en 2003 pour que celui-ci y mène un projet de « recolonisation » dans un esprit de développement durable, unique en Europe. Au total, le Conservatoire y a investi un million d'euros. L'été dernier encore, d'importants travaux ont été menés sur la cale. Les débuts ont été éprouvants pour David et Soizig. À peine étaient-ils arrivés en 2007, que José Darcque, l'habitué des lieux, qui avait entretenu les bâtiments et qui jouissait toujours d'une petite habitation sur l'île, mise à disposition par le Conservatoire, s'est suicidé en mer. Puis la tempête de mars 2008 a raboté un cordon de galets et mis à jour des squelettes. Une première datation des services de gendarmerie a supposé qu'ils dataient des années 1960-1970. Gros émoi alentours où les langues ont commencé à se délier quant à un centre de redressement pour adolescents qui existait alors à proximité, sur l'île de Trielen. Et gros titres dans les médias. Finalement, le carbone 14 a établi que les squelettes avaient 400 ans. Une balle de plomb a été retrouvée à proximité Boum démographique sur un confetti d'île. À Quéménès, la population permanente a gagné 50 %. Chloé est née fin octobre. Ses parents, David et Soizig Cuisnier ont remporté d'autres victoires depuis leur installation en 2007. Ils ont en partie vaincu les chardons ou le séneçon galopant sur les friches de l'ancienne exploitation devenue ferme-auberge. Ils ont aussi coûté quelques tournées, dans les bars de Molène ou de la côte, aux parieurs qui ne leur donnaient pas six mois pour rentrer chez eux, à la ville, loin du goémon. « On nous prenait souvent pour des rigolos. » Chez eux dans l'archipel Il a un bac agricole et une maîtrise de géomorphologie. Elle a un diplôme de valorisation des produits de la mer et a beaucoup navigué. Leur troisième saison d'accueil en chambre d'hôtes démarre fin mars. Ni l'île, ni la ferme ne leur appartiennent. Ils ont signé avec le Conservatoire du littoral un bail de neuf ans, reconductible. Mais « oui », ils se sentent chez eux, dans l'archipel. Un univers de 200 âmes sur l'île voisine de Molène, une centaine de phoques, des dauphins, des milliers de goélands, une poignée d'archéologues migrateurs (des alignements du néolithique viennent d'être mis à jour). Et quelques moments de folie, des visites de ministres, de préfets, tous les maires du coin, des médias à gogo. Très contraignant en allers-retours en bateau, dans une mer d'Iroise ébouriffée de roches saillantes, le gîte assure encore deux tiers de leur revenu. Il leur a fait rencontrer « plein de gens extra ». Ils se méfient quand même de la mode un peu snob de l'île déserte et des séjours offerts en cadeau à des gens pas toujours faits pour. Au bout de deux heures, certains se lassent de la mer à 360°. « On leur conseille de faire le tour de l'île dans l'autre sens ». Brest ? « Je m'y ennuie » Quéménès est redevenue une ferme, avec son vieux Massey Fergusson rouge de 1959 (bientôt remplacé), ses 40 moutons, ses poules, ses canards et ses oies qui font office de chiens de garde. Récolte 2009 : 5 tonnes de patates, Eden et Mona Lisa. Toutes vendues, dont 400 kg par la Poste (19 € les 4 kg). Leur société ne dégage qu'un seul salaire. Mais David et Soizig comptent doubler la production, obtenir le label bio et peut-être essayer la cueillette des algues en hiver, une période encore sans revenu. Et les loisirs ? Lui surfe un peu sur une vague de roche. Elle ramasse des coquillages et découvre encore de nouvelles grèves. La ville et leur maison de Brest ne leur manque pas ? Bof, « je m'y ennuie », dit Soizig. L'autre jour, ils y sont allés voir au ciné... « Océans », de Jacques Perrin ! Bien sûr, il y a les tempêtes, qui traversent les murs et bercent le petit lit de Chloé. En novembre, après 20 jours à plus de force 7, le vent s'est soudain arrêté. Elle s'est mise à pleurer ! Mais pour le folklore, il faudra repasser. Soizig, 27 ans, ne porte pas la coiffe en faisant des crêpes sur un billig ! David, rasé de près, 32 ans, ne relève pas des homards tous les jours. « On les regarde passer dans les casiers des pêcheurs alentours ». Ils lisent la presse et font leur shopping sur internet, regardent le JT le soir. « On n'est pas venu là pour fuir quelque chose. On n'est pas des bêtes curieuses ». Plutôt des curieux de bêtes. Le gîte accueille 10 personnes maximum, d'avril à octobre. Tarifs : 357 € trois jours et deux nuits pour deux (425 € en pleine saison). C'est complet jusqu'en octobre ! Voir le blog : iledequemenes.hautetfort.com. Ouest-France - 8 mars 2010 Reportage |
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Pour leur fille Chloé, David et Soizig vont à Molène (15 minutes avec leur bateau) consulter le docteur une fois par mois.David et Soizig ont une fille de quatre mois, Chloé. Ils vivent à l'année sur l'ancienne île déserte devenue ferme-auberge. Des menhirs et des squelettes médiatiques A 9 km du Conquet et 4 km de Molène, Quéménès s'étire sur 26 hectares. Sa traversée ne fait que 1,3 km. Les traces d'habitat sur l'île remontent à la préhistoire et quelques menhirs sont encore bien visibles. Il y a 4 000 ans, la mer étant bien plus basse, Quéménès était sans doute rattachée aux îles alentours.La ferme est ancienne. La famille Tassin y a travaillé dès 1953, avant d'acquérir l'île. Les récoltes de goémon, les cultures de pommes de terre ou betterave, sur ces terres réputées les plus fertiles de l'archipel, ont alors employé jusqu'à 30 ouvriers. On y a compté jusqu'à dix chevaux, des vaches, des moutons et des porcs. L'activité permanente de la ferme a cessé dans les années 1980. Peu à peu les friches ont repris le dessus. Marie-Thérèse Darcque-Tassin, la fille de la ferme, y est encore venue régulièrement en vacances, avec son mari José Darcque. Elle a revendu l'île au Conservatoire en 2003 pour que celui-ci y mène un projet de « recolonisation » dans un esprit de développement durable, unique en Europe. Au total, le Conservatoire y a investi un million d'euros. L'été dernier encore, d'importants travaux ont été menés sur la cale. Les débuts ont été éprouvants pour David et Soizig. À peine étaient-ils arrivés en 2007, que José Darcque, l'habitué des lieux, qui avait entretenu les bâtiments et qui jouissait toujours d'une petite habitation sur l'île, mise à disposition par le Conservatoire, s'est suicidé en mer. Puis la tempête de mars 2008 a raboté un cordon de galets et mis à jour des squelettes. Une première datation des services de gendarmerie a supposé qu'ils dataient des années 1960-1970. Gros émoi alentours où les langues ont commencé à se délier quant à un centre de redressement pour adolescents qui existait alors à proximité, sur l'île de Trielen. Et gros titres dans les médias. Finalement, le carbone 14 a établi que les squelettes avaient 400 ans. Une balle de plomb a été retrouvée à proximité Boum démographique sur un confetti d'île. À Quéménès, la population permanente a gagné 50 %. Chloé est née fin octobre. Ses parents, David et Soizig Cuisnier ont remporté d'autres victoires depuis leur installation en 2007. Ils ont en partie vaincu les chardons ou le séneçon galopant sur les friches de l'ancienne exploitation devenue ferme-auberge. Ils ont aussi coûté quelques tournées, dans les bars de Molène ou de la côte, aux parieurs qui ne leur donnaient pas six mois pour rentrer chez eux, à la ville, loin du goémon. « On nous prenait souvent pour des rigolos. » Chez eux dans l'archipel Il a un bac agricole et une maîtrise de géomorphologie. Elle a un diplôme de valorisation des produits de la mer et a beaucoup navigué. Leur troisième saison d'accueil en chambre d'hôtes démarre fin mars. Ni l'île, ni la ferme ne leur appartiennent. Ils ont signé avec le Conservatoire du littoral un bail de neuf ans, reconductible. Mais « oui », ils se sentent chez eux, dans l'archipel. Un univers de 200 âmes sur l'île voisine de Molène, une centaine de phoques, des dauphins, des milliers de goélands, une poignée d'archéologues migrateurs (des alignements du néolithique viennent d'être mis à jour). Et quelques moments de folie, des visites de ministres, de préfets, tous les maires du coin, des médias à gogo. Très contraignant en allers-retours en bateau, dans une mer d'Iroise ébouriffée de roches saillantes, le gîte assure encore deux tiers de leur revenu. Il leur a fait rencontrer « plein de gens extra ». Ils se méfient quand même de la mode un peu snob de l'île déserte et des séjours offerts en cadeau à des gens pas toujours faits pour. Au bout de deux heures, certains se lassent de la mer à 360°. « On leur conseille de faire le tour de l'île dans l'autre sens ». Brest ? « Je m'y ennuie » Quéménès est redevenue une ferme, avec son vieux Massey Fergusson rouge de 1959 (bientôt remplacé), ses 40 moutons, ses poules, ses canards et ses oies qui font office de chiens de garde. Récolte 2009 : 5 tonnes de patates, Eden et Mona Lisa. Toutes vendues, dont 400 kg par la Poste (19 € les 4 kg). Leur société ne dégage qu'un seul salaire. Mais David et Soizig comptent doubler la production, obtenir le label bio et peut-être essayer la cueillette des algues en hiver, une période encore sans revenu. Et les loisirs ? Lui surfe un peu sur une vague de roche. Elle ramasse des coquillages et découvre encore de nouvelles grèves. La ville et leur maison de Brest ne leur manque pas ? Bof, « je m'y ennuie », dit Soizig. L'autre jour, ils y sont allés voir au ciné... « Océans », de Jacques Perrin ! Bien sûr, il y a les tempêtes, qui traversent les murs et bercent le petit lit de Chloé. En novembre, après 20 jours à plus de force 7, le vent s'est soudain arrêté. Elle s'est mise à pleurer ! Mais pour le folklore, il faudra repasser. Soizig, 27 ans, ne porte pas la coiffe en faisant des crêpes sur un billig ! David, rasé de près, 32 ans, ne relève pas des homards tous les jours. « On les regarde passer dans les casiers des pêcheurs alentours ». Ils lisent la presse et font leur shopping sur internet, regardent le JT le soir. « On n'est pas venu là pour fuir quelque chose. On n'est pas des bêtes curieuses ». Plutôt des curieux de bêtes. Le gîte accueille 10 personnes maximum, d'avril à octobre. Tarifs : 357 € trois jours et deux nuits pour deux (425 € en pleine saison). C'est complet jusqu'en octobre ! Voir le blog : iledequemenes.hautetfort.com. Ouest-France - 8 mars 2010 Reportage |

Un laboratoire des énergies renouvelables
- par
le 08/03/2010 @ 11:58

Les panneaux solaires photovoltaïques et l'éolienne sur un mât de 10 mètres affichent une puissance de 9 kW. Bien assez pour faire tourner machine à laver, micro-ondes, cafetière, congélateur... « On consomme de l'énergie quand elle est disponible », témoigne David, l'oeil sur le niveau de charge des batteries. « On est large ». Cet hiver, ils ont même pu chauffer la chambre de Chloé avec un radiateur électrique. En revanche, le four est au gaz. L'autonomie de Quéménès est un exemple, observé par les îles alentours où toute l'électricité est encore produite par le fioul. Le système a coûté 200 000 € (Conservatoire, Région, Ademe, EDF). Bois de chauffage Pour le reste de la maison ils utilisent un poêle à bois. Sur la grève, le bois flotté se fait plus rare que le plastique. Ils récupèrent donc des palettes à Molène. Mais leur meilleur chauffage dans ce secteur tempéré c'est d'abord « un bon pull ». Eau L'eau de pluie est récupérée dans une citerne de 27 m3 puis passe dans des filtres mécaniques, au charbon actif notamment. Elle affiche un taux légèrement au-dessus de la norme en sel, mais elle est largement buvable. Un puits donne aussi accès à la nappe phréatique, mais celle-ci s'assèche vite. L'eau est chauffée par chauffe-eau solaire (18 m2 de panneaux). Assainissement-déchets Les toilettes sont sèches. David et Soizig emploient de la sciure de bois non traité récupérée en scierie. Le tas de compost n'est pas utilisé sur les cultures. Les eaux « grises », issues des lessives, douches ou vaisselle, passent par trois petits bassins parsemés de plantes. Cette phytoépuration offre à la sortie, selon David, « une qualité d'eau de baignade ». Pour Chloé, n'en déplaise à Élisabeth Badinter, ils ont opté pour des couches lavables, afin de ne pas faire enfler le stock de poubelles à transporter en bateau. Ouest-France - 8 mars 2010 |
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Les panneaux solaires photovoltaïques et l'éolienne sur un mât de 10 mètres affichent une puissance de 9 kW. Bien assez pour faire tourner machine à laver, micro-ondes, cafetière, congélateur... « On consomme de l'énergie quand elle est disponible », témoigne David, l'oeil sur le niveau de charge des batteries. « On est large ». Cet hiver, ils ont même pu chauffer la chambre de Chloé avec un radiateur électrique. En revanche, le four est au gaz. L'autonomie de Quéménès est un exemple, observé par les îles alentours où toute l'électricité est encore produite par le fioul. Le système a coûté 200 000 € (Conservatoire, Région, Ademe, EDF). Bois de chauffage Pour le reste de la maison ils utilisent un poêle à bois. Sur la grève, le bois flotté se fait plus rare que le plastique. Ils récupèrent donc des palettes à Molène. Mais leur meilleur chauffage dans ce secteur tempéré c'est d'abord « un bon pull ». Eau L'eau de pluie est récupérée dans une citerne de 27 m3 puis passe dans des filtres mécaniques, au charbon actif notamment. Elle affiche un taux légèrement au-dessus de la norme en sel, mais elle est largement buvable. Un puits donne aussi accès à la nappe phréatique, mais celle-ci s'assèche vite. L'eau est chauffée par chauffe-eau solaire (18 m2 de panneaux). Assainissement-déchets Les toilettes sont sèches. David et Soizig emploient de la sciure de bois non traité récupérée en scierie. Le tas de compost n'est pas utilisé sur les cultures. Les eaux « grises », issues des lessives, douches ou vaisselle, passent par trois petits bassins parsemés de plantes. Cette phytoépuration offre à la sortie, selon David, « une qualité d'eau de baignade ». Pour Chloé, n'en déplaise à Élisabeth Badinter, ils ont opté pour des couches lavables, afin de ne pas faire enfler le stock de poubelles à transporter en bateau. Ouest-France - 8 mars 2010 |

Fouesnant : La communauté de communes ne perdra pas d'argent
- par
le 08/03/2010 @ 11:52
En attendant l'examen du budget primitif prévu la première quinzaine d'avril, le débat d'orientation budgétaire était, jeudi soir, au menu du conseil de la communauté de communes du Pays fouesnantais (CCPF), qui s'est réuni à Saint-Evarzec. Après avoir évoqué les réformes et leurs conséquences sur le fonctionnement des collectivités territoriales, notamment le remplacement de la taxe professionnelle (TP) par la contribution économique territoriale (CET), le président Roger Le Goff s'est voulu rassurant. « Suivant les premières estimations, la CCPF fait partie des territoires les moins impactés par cette réforme. Les ressources fiscales non seulement ne diminueront pas, mais bénéficieront de l'augmentation des bases TP de 2010. » Le compte administratif 2009 fait ressortir un excédent de 1 700 000 €. Excepté un emprunt de 600 000 € réalisé sur le budget électrification, les dépenses d'investissement ont été couvertes par l'autofinancement. Quatre objectifs environnementaux ont motivé la signature du contrat territorial de l'Odet à l'Aven, pour un coût de 250 000 € en 2010, dont 70 000 € supportés par les deux communautés de communes. Autre action à entreprendre dans le cadre des dépenses de fonctionnement : l'ouverture du multi-accueil motive la création et la modification de postes. Les recettes de fonctionnement proviennent de la dotation globale de fonctionnement (DGF), de la compensation relais qui, en 2010, remplace la TP. Outre 1,5 million d'euros de travaux reportés, le programme d'investissement annonce près de 800 000 € pour la voirie, 220 000 € pour la rénovation de la résidence Tiar C'Hoad (Pleuven), 215 000 € pour des travaux d'isolation dans les anciens logements de la brigade de gendarmerie, des prévisions de travaux sur les équipements sportifs, la mise en place du système d'information géographique (SIG) et des réserves foncières à vocation économique. Concernant les ordures ménagères, le réaménagement du site de Kerambris est toujours d'actualité : nouvelles bennes, camion avec bras, conteneurs avec puces électroniques, conteneurs semi-enterrés. Une étude sera lancée pour la mise en place d'une 2 e déchèterie, sans doute mobile. Le programme d'électrification se chiffre à 1,8 million d'euros. Les travaux d'aménagement du parc de Kerorié (Bénodet) vont démarrer cette année. _________________________________________________________________________________
Une veille pour constituer des réserves foncières - Fouesnantsamedi 06 mars 2010 La communauté de communes signera une convention de cinq ans avec la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer). L'objectif est de bénéficier d'informations opérationnelles sur le marché foncier rural, pour éventuellement constituer des réserves foncières. Chacune des missions est financée au coup par coup, à l'exception de la veille foncière dont le coût est de 1 600 € par an, pour la CCPF et les sept communes membres. Logement. Une convention sera signée avec l'agence départementale d'information sur le logement (Adil) qui assure une mission de proximité sur les questions techniques, juridiques et fiscales liées à l'habitat. Des locaux du siège de la CCPFseront mis à disposition de l'Adil pour ses permanences les 1 er et 3 e mardis du mois, de 14 h à 17 h et une contribution annuelle de 0,30 € par habitant lui sera versée (7 879 € en 2010). Contrat enfance jeunesse. Reconduction des actions en faveur des moins de 6 ans, par un avenant au contrat de la Caf, dont la participation est plafonnée à 55 %. Les actions nouvelles concernent la création de cinq places en crèche à la halte-garderie (Fouesnant) et un poste de coordination qui prend en charge l'administratif du CEJ Ouest-France - 8 mars 2010 |
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En attendant l'examen du budget primitif prévu la première quinzaine d'avril, le débat d'orientation budgétaire était, jeudi soir, au menu du conseil de la communauté de communes du Pays fouesnantais (CCPF), qui s'est réuni à Saint-Evarzec. Après avoir évoqué les réformes et leurs conséquences sur le fonctionnement des collectivités territoriales, notamment le remplacement de la taxe professionnelle (TP) par la contribution économique territoriale (CET), le président Roger Le Goff s'est voulu rassurant. « Suivant les premières estimations, la CCPF fait partie des territoires les moins impactés par cette réforme. Les ressources fiscales non seulement ne diminueront pas, mais bénéficieront de l'augmentation des bases TP de 2010. » Le compte administratif 2009 fait ressortir un excédent de 1 700 000 €. Excepté un emprunt de 600 000 € réalisé sur le budget électrification, les dépenses d'investissement ont été couvertes par l'autofinancement. Quatre objectifs environnementaux ont motivé la signature du contrat territorial de l'Odet à l'Aven, pour un coût de 250 000 € en 2010, dont 70 000 € supportés par les deux communautés de communes. Autre action à entreprendre dans le cadre des dépenses de fonctionnement : l'ouverture du multi-accueil motive la création et la modification de postes. Les recettes de fonctionnement proviennent de la dotation globale de fonctionnement (DGF), de la compensation relais qui, en 2010, remplace la TP. Outre 1,5 million d'euros de travaux reportés, le programme d'investissement annonce près de 800 000 € pour la voirie, 220 000 € pour la rénovation de la résidence Tiar C'Hoad (Pleuven), 215 000 € pour des travaux d'isolation dans les anciens logements de la brigade de gendarmerie, des prévisions de travaux sur les équipements sportifs, la mise en place du système d'information géographique (SIG) et des réserves foncières à vocation économique. Concernant les ordures ménagères, le réaménagement du site de Kerambris est toujours d'actualité : nouvelles bennes, camion avec bras, conteneurs avec puces électroniques, conteneurs semi-enterrés. Une étude sera lancée pour la mise en place d'une 2 e déchèterie, sans doute mobile. Le programme d'électrification se chiffre à 1,8 million d'euros. Les travaux d'aménagement du parc de Kerorié (Bénodet) vont démarrer cette année. _________________________________________________________________________________
Une veille pour constituer des réserves foncières - Fouesnantsamedi 06 mars 2010 La communauté de communes signera une convention de cinq ans avec la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer). L'objectif est de bénéficier d'informations opérationnelles sur le marché foncier rural, pour éventuellement constituer des réserves foncières. Chacune des missions est financée au coup par coup, à l'exception de la veille foncière dont le coût est de 1 600 € par an, pour la CCPF et les sept communes membres. Logement. Une convention sera signée avec l'agence départementale d'information sur le logement (Adil) qui assure une mission de proximité sur les questions techniques, juridiques et fiscales liées à l'habitat. Des locaux du siège de la CCPFseront mis à disposition de l'Adil pour ses permanences les 1 er et 3 e mardis du mois, de 14 h à 17 h et une contribution annuelle de 0,30 € par habitant lui sera versée (7 879 € en 2010). Contrat enfance jeunesse. Reconduction des actions en faveur des moins de 6 ans, par un avenant au contrat de la Caf, dont la participation est plafonnée à 55 %. Les actions nouvelles concernent la création de cinq places en crèche à la halte-garderie (Fouesnant) et un poste de coordination qui prend en charge l'administratif du CEJ Ouest-France - 8 mars 2010 |

Concarneau : Somalie. Six pirates recueillis à bord d'un thonier concarnois
- par
le 08/03/2010 @ 11:46
Le Torre Giulia, une unité de la Cobrepêche gestion CMB, s'est dérouté pour porter assistance au Talenduic pris d'assaut par des pirates somaliens. Photo DR
La situation est inédite: lors de l'attaque repoussée vendredi par des thoniers concarnois, six pirates somaliens naufragés ont été secourus. Ils se trouvent à présent à bord du Torre Giulia, faisant route vers les Seychelles. Histoires de piratesConfrontés comme d'autres à une recrudescence d'actes de piraterie au large de la Somalie, les thoniers concarnois connaissent un épisode totalement nouveau. Lors la dernière attaque en date, vendredi au lever du jour (Le Télégramme de samedi), les pêcheurs sont venus au secours de six pirates mis en fuite dont l'embarcation s'était renversée. Six hommes ont été recueillis à bord du Torre Giulia, l'un des trois thoniers impliqués, en route à présent vers les Seychelles.
Le Talenduic pris d'assaut
Les faits se sont produits à plus de 400 milles de la Somalie, bien au sud, au niveau des côteskenyanes. Alors qu'il était en pêche, le Talenduic, un thonier de la Cobrepêche géré par l'armement CMB, a repéré dans son secteur trois navires suspects. «Ne pouvant manoeuvrer pour s'échapper sans perdre ses filets, il a relayé l'alerte aux navires à proximité: deux autres thoniers, le Trévignon et le Torre Giulia (également Cobrepêche gestion CMB), se sont immédiatement déroutés pour l'assister, alors que les trois embarcations pirates prenaient d'assaut le Talenduic», explique, dans un communiqué, l'état-major français.
Aux Seychelles mercredi
Face aux pirates armés, les équipes de protection embarquées(EPE) à bord des thoniers ont mis fin à l'abordage. Mais dans leur fuite, deux des bateaux pirates ont chaviré: le bateau-mère a percuté le Trévignon tandis qu'un skiff a été renversé par une vague. Les marins français ont alors engagé les manoeuvres pour venir au secours des naufragés. «Six hommes ont été recueillis à bord d'un des trois thoniers, sous contrôle de sonEPE», indique encore l'état-major des armées. Qui ne donne pas de précision sur le devenir des rescapés, ni sur l'organisation de la vie à bord du Torre Giulia, forcément modifiée par ces passagers spéciaux. L'arrivée aux Seychelles est prévue pour mercredi matin. À noter aussi qu'hier, la frégate française Nivôse, agissant dans le cadre de l'opération européenne Atalante, a intercepté onze pirates au large des côtes somaliennes. Ils viennent s'ajouter aux vingt-quatre présumés pirates déjà retenus sur la frégate. - Rodolphe Pochet - le Télégramme - 8 mars 2010
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Le Torre Giulia, une unité de la Cobrepêche gestion CMB, s'est dérouté pour porter assistance au Talenduic pris d'assaut par des pirates somaliens. Photo DR
La situation est inédite: lors de l'attaque repoussée vendredi par des thoniers concarnois, six pirates somaliens naufragés ont été secourus. Ils se trouvent à présent à bord du Torre Giulia, faisant route vers les Seychelles. Histoires de piratesConfrontés comme d'autres à une recrudescence d'actes de piraterie au large de la Somalie, les thoniers concarnois connaissent un épisode totalement nouveau. Lors la dernière attaque en date, vendredi au lever du jour (Le Télégramme de samedi), les pêcheurs sont venus au secours de six pirates mis en fuite dont l'embarcation s'était renversée. Six hommes ont été recueillis à bord du Torre Giulia, l'un des trois thoniers impliqués, en route à présent vers les Seychelles.
Le Talenduic pris d'assaut
Les faits se sont produits à plus de 400 milles de la Somalie, bien au sud, au niveau des côteskenyanes. Alors qu'il était en pêche, le Talenduic, un thonier de la Cobrepêche géré par l'armement CMB, a repéré dans son secteur trois navires suspects. «Ne pouvant manoeuvrer pour s'échapper sans perdre ses filets, il a relayé l'alerte aux navires à proximité: deux autres thoniers, le Trévignon et le Torre Giulia (également Cobrepêche gestion CMB), se sont immédiatement déroutés pour l'assister, alors que les trois embarcations pirates prenaient d'assaut le Talenduic», explique, dans un communiqué, l'état-major français.
Aux Seychelles mercredi
Face aux pirates armés, les équipes de protection embarquées(EPE) à bord des thoniers ont mis fin à l'abordage. Mais dans leur fuite, deux des bateaux pirates ont chaviré: le bateau-mère a percuté le Trévignon tandis qu'un skiff a été renversé par une vague. Les marins français ont alors engagé les manoeuvres pour venir au secours des naufragés. «Six hommes ont été recueillis à bord d'un des trois thoniers, sous contrôle de sonEPE», indique encore l'état-major des armées. Qui ne donne pas de précision sur le devenir des rescapés, ni sur l'organisation de la vie à bord du Torre Giulia, forcément modifiée par ces passagers spéciaux. L'arrivée aux Seychelles est prévue pour mercredi matin. À noter aussi qu'hier, la frégate française Nivôse, agissant dans le cadre de l'opération européenne Atalante, a intercepté onze pirates au large des côtes somaliennes. Ils viennent s'ajouter aux vingt-quatre présumés pirates déjà retenus sur la frégate. - Rodolphe Pochet - le Télégramme - 8 mars 2010
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Saint-Evarzec : Vie associative. Une nouvelle salle dans l'ex-bibliothèque
- par
le 08/03/2010 @ 11:41
Photo le Télégramme
Pour le moment, son nom est encore «ancienne bibliothèque». Mais d'ici quelques jours, il faudra trouver une dénomination au local de la rue d'Armor qui sera désormais un centre de vie associative. Quelques semaines après le déménagement de la bibliothèque, les deux agents du service «bâtiment» des services municipaux travaillent au réaménagement de cet espace d'une cinquantaine de mètres carrés, construit au début des années 90 dans le cadre d'un ensemble de logements locatifs. «Ils ont passé deux semaines sur ce chantier, sachant qu'ils ont été appelés ici ou là pour réaliser d'autres tâches», indique Thierry Calvez, responsable des services techniques. De nombreux placards ont été aménagés et un évier installé. «Nous avons également fait l'acquisition de tables de chaises mais aussi de petit électroménager (cafetière, bouilloire) dédiés à cette salle. Elle accueillera les réunions de bureau de quelques associations (donneurs de sang, foulées varzécoises, Fnaca), mais aussi les après-midi de détente que l'association des retraités varzécois peut proposer à ses adhérents du bourg en dehors des réunions du mardi», explique Michel Guillou, l'adjoint délégué à la vie associative. L'antenne locale de l'ADMR dispose également dans cet espace, d'un bureau où elle assure une permanence tous les matins. |
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Photo le Télégramme
Pour le moment, son nom est encore «ancienne bibliothèque». Mais d'ici quelques jours, il faudra trouver une dénomination au local de la rue d'Armor qui sera désormais un centre de vie associative. Quelques semaines après le déménagement de la bibliothèque, les deux agents du service «bâtiment» des services municipaux travaillent au réaménagement de cet espace d'une cinquantaine de mètres carrés, construit au début des années 90 dans le cadre d'un ensemble de logements locatifs. «Ils ont passé deux semaines sur ce chantier, sachant qu'ils ont été appelés ici ou là pour réaliser d'autres tâches», indique Thierry Calvez, responsable des services techniques. De nombreux placards ont été aménagés et un évier installé. «Nous avons également fait l'acquisition de tables de chaises mais aussi de petit électroménager (cafetière, bouilloire) dédiés à cette salle. Elle accueillera les réunions de bureau de quelques associations (donneurs de sang, foulées varzécoises, Fnaca), mais aussi les après-midi de détente que l'association des retraités varzécois peut proposer à ses adhérents du bourg en dehors des réunions du mardi», explique Michel Guillou, l'adjoint délégué à la vie associative. L'antenne locale de l'ADMR dispose également dans cet espace, d'un bureau où elle assure une permanence tous les matins. |

Fouesnant : Concert à l'Archipel. Didier Squiban a honoré Chop
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le 08/03/2010 @ 11:33
Concert à l'Archipel. DidierSquiban a honoré ChopinL'Hommage à Frédéric Chopin, organisé par l'Association Amitié-Pologne, s'est refermé samedi soir à l'Archipel sur un très beau concert donné par Didier Squiban. Gérard Ciebiera et ses amis, avaient commandé au pianiste une oeuvre «dans l'esprit du compositeur polonais». Celui-ci s'est bien entendu exécuté. Son improvisation à partir du «Vingtième prélude» a ravi ses très nombreux auditeurs. Cette fois, délaissant quelque peu les cantiques et mélodies d'inspiration bretonne, le musicien a exploré d'autres terres. Prenant pour sujet, un prélude, une ballade, il nous a promenés dans cette Pologne chère au coeur du compositeur. Partant d'un thème très identifiable, le pianiste s'est envolé vers de lointains horizons aux chatoyantes couleurs. Souvent, ici ou là, une pointe de jazz, quelques longues phrases «Plinn» ont ramené l'auditoire en Bretagne. Puis, d'autres musiques, inspirées de Bach, «compositeur incontournable» dans l'univers de Didier Squiban, Chopin, et John Coltrane, se sont mêlées pour former une nouvelle mélodie.
Une belle Sonate
La «Sonate», fortement inspirée des trois oeuvres éponymes du compositeur polonais, ont repris des tempos divers: valse, fugue et jazz. Romantisme, tristesse, mélancolie, joie ont marqué un piano éloquent. Le «Vingtième prélude», très applaudi a suivi un peu les mêmes voies. Cette fois, le pianiste a «osé» jouer Chopin pour mieux s'en éloigner ensuite. Puis, pour rendre également hommage à l'Archipel qui l'a accueilli, Didier Squiban a proposé une Balade, avec un seul «l», comme il l'a précisé. «La Balade de l'Archipel» a chanté les mers bretonnes, ses îles et ses rochers. Le voyage s'est achevé par un cantique breton, émouvant et heureux, plein de foi sincère. Au fait, qui donc a dit que Didier Squiban et sa musique n'avaient rien de religieux? Le musicien, n'en déplaise à ses censeurs, n'hésite jamais à puiser dans le répertoire témoignant de la foi de nos valeureux ancêtres. Éliane Faucon-Dumont - le Télégramme - 8 mars 2010 |
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Concert à l'Archipel. DidierSquiban a honoré ChopinL'Hommage à Frédéric Chopin, organisé par l'Association Amitié-Pologne, s'est refermé samedi soir à l'Archipel sur un très beau concert donné par Didier Squiban. Gérard Ciebiera et ses amis, avaient commandé au pianiste une oeuvre «dans l'esprit du compositeur polonais». Celui-ci s'est bien entendu exécuté. Son improvisation à partir du «Vingtième prélude» a ravi ses très nombreux auditeurs. Cette fois, délaissant quelque peu les cantiques et mélodies d'inspiration bretonne, le musicien a exploré d'autres terres. Prenant pour sujet, un prélude, une ballade, il nous a promenés dans cette Pologne chère au coeur du compositeur. Partant d'un thème très identifiable, le pianiste s'est envolé vers de lointains horizons aux chatoyantes couleurs. Souvent, ici ou là, une pointe de jazz, quelques longues phrases «Plinn» ont ramené l'auditoire en Bretagne. Puis, d'autres musiques, inspirées de Bach, «compositeur incontournable» dans l'univers de Didier Squiban, Chopin, et John Coltrane, se sont mêlées pour former une nouvelle mélodie.
Une belle Sonate
La «Sonate», fortement inspirée des trois oeuvres éponymes du compositeur polonais, ont repris des tempos divers: valse, fugue et jazz. Romantisme, tristesse, mélancolie, joie ont marqué un piano éloquent. Le «Vingtième prélude», très applaudi a suivi un peu les mêmes voies. Cette fois, le pianiste a «osé» jouer Chopin pour mieux s'en éloigner ensuite. Puis, pour rendre également hommage à l'Archipel qui l'a accueilli, Didier Squiban a proposé une Balade, avec un seul «l», comme il l'a précisé. «La Balade de l'Archipel» a chanté les mers bretonnes, ses îles et ses rochers. Le voyage s'est achevé par un cantique breton, émouvant et heureux, plein de foi sincère. Au fait, qui donc a dit que Didier Squiban et sa musique n'avaient rien de religieux? Le musicien, n'en déplaise à ses censeurs, n'hésite jamais à puiser dans le répertoire témoignant de la foi de nos valeureux ancêtres. Éliane Faucon-Dumont - le Télégramme - 8 mars 2010 |

Quimper : HB Henriot redécouvre l'Amérique
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le 07/03/2010 @ 12:00
Depuis l'an dernier, Michel Merle, directeur de la faïencerie HB Henriot, s'appuie sur l'expérience de Marguerite Dorger.Les entreprises de la région. Les Français boudent beaux plats et belles assiettes ? La faïencerie de Quimper séduit les Américains. Si les ateliers quimpérois de la faïencerie HB Henriot ont du travail en ce début d'année, période traditionnellement très calme, c'est aussi grâce à Oncle Sam ! Eh oui... Tandis que la clientèle française se montre frileuse lorsqu'il s'agit d'acheter une assiette peinte à la main, certains Américains paient la même assiette deux fois plus cher (1), avec le sourire ! « Là-bas, le marché des arts de la table se maintient malgré la crise. Il ne faut surtout pas négliger ce débouché » analyse Michel Merle, directeur de la société. De retour des États-Unis, quatre jours à Atlanta, dix à New-York, le directeur de HB Henriot a vérifié que l'Amérique n'a pas oublié Quimper. Renouer les fils Les relations entre la faïencerie et les États-Unis sont tout sauf anecdotiques. En 1983, quand tout va mal, c'est le distributeur de la marque en Amérique du nord, Paul Janssens, qui sauve la faïencerie en la rachetant. Pendant 20 ans, il va tenir le cap. Quand Pierre Chiron rachète l'entreprise, Paul Janssens continue à assurer la distribution de la faïence outre-Atlantique. Puis abandonne cette activité. Il faut renouer les fils. Dans un contexte européen morose, le marché américain, qui amorce une sortie de crise, est à nouveau prometteur. « Nous arriverons à 10 % du chiffre d'affaires réalisé aux États-Unis cette année, prévoit Michel Merle. D'ici trois ans, j'espère revenir à 25-30 %. » Grâce à Marguerite Dorger, agent de la faïencerie outre-Atlantique, et sa connaissance du marché des arts de la table, le pari semble tout à fait réalisable. HB Henriot, 50 salariés à Quimper, deux millions de chiffre d'affaires. (1) En raison de la parité euro-dollar, des frais de douanes et de transports. Jean-Pierre LE CARROU. Ouest-France - mis en ligne le 7 mars 2010 |
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Depuis l'an dernier, Michel Merle, directeur de la faïencerie HB Henriot, s'appuie sur l'expérience de Marguerite Dorger.Les entreprises de la région. Les Français boudent beaux plats et belles assiettes ? La faïencerie de Quimper séduit les Américains. Si les ateliers quimpérois de la faïencerie HB Henriot ont du travail en ce début d'année, période traditionnellement très calme, c'est aussi grâce à Oncle Sam ! Eh oui... Tandis que la clientèle française se montre frileuse lorsqu'il s'agit d'acheter une assiette peinte à la main, certains Américains paient la même assiette deux fois plus cher (1), avec le sourire ! « Là-bas, le marché des arts de la table se maintient malgré la crise. Il ne faut surtout pas négliger ce débouché » analyse Michel Merle, directeur de la société. De retour des États-Unis, quatre jours à Atlanta, dix à New-York, le directeur de HB Henriot a vérifié que l'Amérique n'a pas oublié Quimper. Renouer les fils Les relations entre la faïencerie et les États-Unis sont tout sauf anecdotiques. En 1983, quand tout va mal, c'est le distributeur de la marque en Amérique du nord, Paul Janssens, qui sauve la faïencerie en la rachetant. Pendant 20 ans, il va tenir le cap. Quand Pierre Chiron rachète l'entreprise, Paul Janssens continue à assurer la distribution de la faïence outre-Atlantique. Puis abandonne cette activité. Il faut renouer les fils. Dans un contexte européen morose, le marché américain, qui amorce une sortie de crise, est à nouveau prometteur. « Nous arriverons à 10 % du chiffre d'affaires réalisé aux États-Unis cette année, prévoit Michel Merle. D'ici trois ans, j'espère revenir à 25-30 %. » Grâce à Marguerite Dorger, agent de la faïencerie outre-Atlantique, et sa connaissance du marché des arts de la table, le pari semble tout à fait réalisable. HB Henriot, 50 salariés à Quimper, deux millions de chiffre d'affaires. (1) En raison de la parité euro-dollar, des frais de douanes et de transports. Jean-Pierre LE CARROU. Ouest-France - mis en ligne le 7 mars 2010 |

Sept grands calvaires bretons habillés de lumière
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le 07/03/2010 @ 11:53
Il y a quatre ou cinq siècles, lorsqu'ils ont été sculptés, ils étaient peints. Une association veut redonner des couleurs à ces joyaux de granit en les éclairant au laser.Sortir de la grisaille. Retrouver les couleurs du passé. C'est le beau projet de l'association des « Sept calvaires monumentaux de Bretagne ». Elle regroupe les chefs-d'oeuvre classés monuments historiques de Guéhenno (Morbihan), Guimiliau, Pleyben, Plougastel-Daoulas, Saint-Thégonnec, Tronoën et Plougonven (Finistère). D'ici à trois ans, ces sept grands calvaires devraient être éclairés ponctuellement, pour leur redonner des couleurs, comme à l'origine. Lorsqu'ils ont été taillés, il y a autour de 500 ans, ces calvaires étaient peints. L'abbé Yves-Pascal Castel, expert en art religieux, rappelle qu'« un jour, le peintre Marco Di Napoli a représenté le calvaire de Plougastel en couleurs. Et en effet, un témoignage de 1830 le décrit comme «abominablement peint» ». Les recherches des spécialistes le confirment. « Sur de nombreux calvaires, on a retrouvé des traces de peinture. Dans les plis des vêtements des statues, par exemple. » Cependant, il est très difficile de reproduire à l'identique la disposition des couleurs d'autrefois. Un parcours en Bretagne Pour Dominique Cap, maire de Plougastel-Daoulas et président de l'association, « le but de ces mises en lumière est de retrouver l'esprit originel, de mettre en valeur ces véritables livres ouverts racontant la Passion du Christ, mais aussi des scènes de la vie quotidienne de l'époque », comme la chasse, sur le calvaire de Guéhenno. Situé aux croisements de plusieurs routes bretonnes, le calvaire de Pleyben est le plus visité. Il sera le premier à voir ses pierres s'illuminer grâce à des lasers colorés. Ce sera dès l'été 2010. « À terme, les sept calvaires éclairés pourraient constituer un parcours en Bretagne. Ils seraient mis en lumières l'été ou pour les fêtes : à Noël, à Pâques... » L'association des Sept calvaires monumentaux de Bretagne a été créée en 2005, à l'initiative de Dominique Cap : « À l'occasion des 400 ans du calvaire de Plougastel, je me suis rendu compte que les Bretons eux-mêmes passaient devant ces monuments sans les voir. » Rozenn LE RU. Ouest-France - 7 mars 2010 |
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Il y a quatre ou cinq siècles, lorsqu'ils ont été sculptés, ils étaient peints. Une association veut redonner des couleurs à ces joyaux de granit en les éclairant au laser.Sortir de la grisaille. Retrouver les couleurs du passé. C'est le beau projet de l'association des « Sept calvaires monumentaux de Bretagne ». Elle regroupe les chefs-d'oeuvre classés monuments historiques de Guéhenno (Morbihan), Guimiliau, Pleyben, Plougastel-Daoulas, Saint-Thégonnec, Tronoën et Plougonven (Finistère). D'ici à trois ans, ces sept grands calvaires devraient être éclairés ponctuellement, pour leur redonner des couleurs, comme à l'origine. Lorsqu'ils ont été taillés, il y a autour de 500 ans, ces calvaires étaient peints. L'abbé Yves-Pascal Castel, expert en art religieux, rappelle qu'« un jour, le peintre Marco Di Napoli a représenté le calvaire de Plougastel en couleurs. Et en effet, un témoignage de 1830 le décrit comme «abominablement peint» ». Les recherches des spécialistes le confirment. « Sur de nombreux calvaires, on a retrouvé des traces de peinture. Dans les plis des vêtements des statues, par exemple. » Cependant, il est très difficile de reproduire à l'identique la disposition des couleurs d'autrefois. Un parcours en Bretagne Pour Dominique Cap, maire de Plougastel-Daoulas et président de l'association, « le but de ces mises en lumière est de retrouver l'esprit originel, de mettre en valeur ces véritables livres ouverts racontant la Passion du Christ, mais aussi des scènes de la vie quotidienne de l'époque », comme la chasse, sur le calvaire de Guéhenno. Situé aux croisements de plusieurs routes bretonnes, le calvaire de Pleyben est le plus visité. Il sera le premier à voir ses pierres s'illuminer grâce à des lasers colorés. Ce sera dès l'été 2010. « À terme, les sept calvaires éclairés pourraient constituer un parcours en Bretagne. Ils seraient mis en lumières l'été ou pour les fêtes : à Noël, à Pâques... » L'association des Sept calvaires monumentaux de Bretagne a été créée en 2005, à l'initiative de Dominique Cap : « À l'occasion des 400 ans du calvaire de Plougastel, je me suis rendu compte que les Bretons eux-mêmes passaient devant ces monuments sans les voir. » Rozenn LE RU. Ouest-France - 7 mars 2010 |

Concarneau : Des pirates à bord d'un thonier de Concarneau
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le 07/03/2010 @ 11:50
Faits divers dimanche 07 mars 2010Le «Torre Giulia» et le «Trévignon» font route actuellement vers les Seychelles, avec 6 pirates à bord du premier cité. Les deux thoniers ont repoussé une attaque de pirates vendredi à 12 h 15 (heure française) à 345 milles au large des Seychelles et à 420 milles des côtes somaliennes. «Nous étions dans les eaux internationales !» confie Alain Dervout, patron du Trévignon, joint dimanche matin par téléphone. Le «Talenduic» était en pêche. C'est lui qui aurait le premier repéré trois skiffs de pirates. Le «Trévignon» et le «Torre Giulia» se sont alors portés à son secours. Lors de la manoeuvre d'évitement, l'une des embarcations des pirates a coulé. Les marins les ont embarqué à leur bord. 22 pirates sont actuellement à bord du «Nivôse», frégate française sur zone dans le cadre de l'opération internationale Atalante de lutte contre la piraterie. Les commandos marines sont toujours présents à bord des thoniers français et ont largement contribué à la protection des navires bretons. A bord des thoniers, l'ambiance est tendue. «Une attaque de pirates, ce n'est pas anodin, même si on est défendu par les militaires» poursuit Alain Dervout. «Ce n'est pas classique. L'an dernier, les attaques avaient démarré en mai, cette année, ça commence beaucoup plut tôt.» La présence des pirates à bord est une première pour les thoniers français. «Ils sont bien traités. Certainement mieux, que si nous étions à leur place.» Les thoniers ne devraient pas être aux Seychelles avant mardi dans la journée. Isabelle JÉGOUZO. Ouest-France le 7 mars 2010 |
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Faits divers dimanche 07 mars 2010Le «Torre Giulia» et le «Trévignon» font route actuellement vers les Seychelles, avec 6 pirates à bord du premier cité. Les deux thoniers ont repoussé une attaque de pirates vendredi à 12 h 15 (heure française) à 345 milles au large des Seychelles et à 420 milles des côtes somaliennes. «Nous étions dans les eaux internationales !» confie Alain Dervout, patron du Trévignon, joint dimanche matin par téléphone. Le «Talenduic» était en pêche. C'est lui qui aurait le premier repéré trois skiffs de pirates. Le «Trévignon» et le «Torre Giulia» se sont alors portés à son secours. Lors de la manoeuvre d'évitement, l'une des embarcations des pirates a coulé. Les marins les ont embarqué à leur bord. 22 pirates sont actuellement à bord du «Nivôse», frégate française sur zone dans le cadre de l'opération internationale Atalante de lutte contre la piraterie. Les commandos marines sont toujours présents à bord des thoniers français et ont largement contribué à la protection des navires bretons. A bord des thoniers, l'ambiance est tendue. «Une attaque de pirates, ce n'est pas anodin, même si on est défendu par les militaires» poursuit Alain Dervout. «Ce n'est pas classique. L'an dernier, les attaques avaient démarré en mai, cette année, ça commence beaucoup plut tôt.» La présence des pirates à bord est une première pour les thoniers français. «Ils sont bien traités. Certainement mieux, que si nous étions à leur place.» Les thoniers ne devraient pas être aux Seychelles avant mardi dans la journée. Isabelle JÉGOUZO. Ouest-France le 7 mars 2010 |

Fouesnant : La commune va réduire le rythme de ses investissements
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le 07/03/2010 @ 11:28
Le conseil municipal a voté (6 abstentions) le budget général de la commune pour 2009 ainsi que les budgets annexes (eau, assainissement, ports, lotissement communal).Orientations budgétaires 2 010 Les orientations budgétaires 2010 traduisent les projets de la municipalité. Les charges de fonctionnement de l'Archipel devraient être comparables à celles de l'an passé mais des recettes nouvelles sont attendues (congrès et séminaires). Pour 2010, on prévoit un niveau de dépenses, hors inflation, identique à 2009, ce qui nécessite des économies de gestion sur les postes de dépenses courantes. La politique volontariste de soutien aux associations sera maintenue à un niveau élevé et la participation à l'office municipal de tourisme sera reconduite à l'identique. Concernant l'investissement, après plusieurs exercices de forts investissements, on prévoit de revenir à un rythme annuel de l'ordre de 3 millions d'euros. Les principales opérations inscrites pour 2010 concernent, entre autres, la cuisine centrale, le terrain de football synthétique, l'accessibilité, l'environnement avec le ramassage des algues vertes, Natura 2000, les énergies renouvelables. Sans oublier l'élaboration du plan local d'urbanisme (PLU), le sentier de Beg-Meil et le projet Comenius Regio (échanges d'expériences avec une ville suédoise). Les comptes communaux Le compte administratif 2009 du budget principal présente un excédent de 583 182 € qui sera reporté au budget primitif 2010. La situation de la commune est saine au regard des critères d'analyse du Trésor public. Les recettes sont en progression (produits du domaine, redevances de services publics et, surtout, impôts et taxes et dotations de l'État). Les dépenses sont également en augmentation sensible par rapport à l'exercice 2008 (+ 40 000 €), notamment en raison de l'ouverture de l'Archipel (personnel, fonctionnement courant, cachets d'artistes, communication). Politique en faveur de l'habitat L'accent sera mis sur le logement afin de favoriser l'habitat des jeunes et des personnes aux revenus modestes. Deux programmes sont engagés : 18 logements à Kerourgué et 10 maisons, puis 18 logements à Parc ar C'Hastel. Cette volonté s'exprimera aussi dans le cadre du lotissement communal dont la création est envisagée rue du Château-d'eau. Ouest-France - 7 mars 2010 |
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Le conseil municipal a voté (6 abstentions) le budget général de la commune pour 2009 ainsi que les budgets annexes (eau, assainissement, ports, lotissement communal).Orientations budgétaires 2 010 Les orientations budgétaires 2010 traduisent les projets de la municipalité. Les charges de fonctionnement de l'Archipel devraient être comparables à celles de l'an passé mais des recettes nouvelles sont attendues (congrès et séminaires). Pour 2010, on prévoit un niveau de dépenses, hors inflation, identique à 2009, ce qui nécessite des économies de gestion sur les postes de dépenses courantes. La politique volontariste de soutien aux associations sera maintenue à un niveau élevé et la participation à l'office municipal de tourisme sera reconduite à l'identique. Concernant l'investissement, après plusieurs exercices de forts investissements, on prévoit de revenir à un rythme annuel de l'ordre de 3 millions d'euros. Les principales opérations inscrites pour 2010 concernent, entre autres, la cuisine centrale, le terrain de football synthétique, l'accessibilité, l'environnement avec le ramassage des algues vertes, Natura 2000, les énergies renouvelables. Sans oublier l'élaboration du plan local d'urbanisme (PLU), le sentier de Beg-Meil et le projet Comenius Regio (échanges d'expériences avec une ville suédoise). Les comptes communaux Le compte administratif 2009 du budget principal présente un excédent de 583 182 € qui sera reporté au budget primitif 2010. La situation de la commune est saine au regard des critères d'analyse du Trésor public. Les recettes sont en progression (produits du domaine, redevances de services publics et, surtout, impôts et taxes et dotations de l'État). Les dépenses sont également en augmentation sensible par rapport à l'exercice 2008 (+ 40 000 €), notamment en raison de l'ouverture de l'Archipel (personnel, fonctionnement courant, cachets d'artistes, communication). Politique en faveur de l'habitat L'accent sera mis sur le logement afin de favoriser l'habitat des jeunes et des personnes aux revenus modestes. Deux programmes sont engagés : 18 logements à Kerourgué et 10 maisons, puis 18 logements à Parc ar C'Hastel. Cette volonté s'exprimera aussi dans le cadre du lotissement communal dont la création est envisagée rue du Château-d'eau. Ouest-France - 7 mars 2010 |

Fouesnant : Penfalut. Visite de la station pour les élèves de Notre-Dame
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le 07/03/2010 @ 11:22

Depuis plusieurs années, les écoles primaires de la commune sensibilisent leurs élèves sur la thématique de l'eau. Jeudi, les élèves de CM2 de Notre-Dame d'Espérance ont visité la station d'épuration de Penfalut. Guidés par Lulu, l'animatrice nature de la station, et un technicien des eaux, Geneviève Pipet et Marie-Thérèse Le Dys, les enseignantes approfondissent ici un travail débuté en classe sur la décantation. Après avoir observé les deux bassins d'aération, le clarificateur et la lagune de finition, les élèves ont été surpris par la façon dont l'eau était épurée. «C'est tout?», s'exclament-ils. «L'eau redevient claire et ce n'est pas chimique». Beaucoup s'attendaient certainement à un ajout. «Mais non, c'est simple et naturel, explique Lulu. L'eau retourne dans le Polder propre et sans risque, avant un dernier contrôle pour aboutir à l'exutoire de Mousterlin».
Une eau saine
Au fil de la discussion et des échanges, les enfants prennent conscience de la chance d'avoir de l'eau saine à volonté. «Dans certains pays, elle est sale dans la nature et au robinet». Ils se rendent également compte que la ressource n'est en aucun cas inépuisable, et qu'il est impératif d'ouvrir le robinet avec parcimonie. «Pour leur prouver la propreté du milieu, il suffit de leur montrer la présence d'oiseaux dans la lagune de finition», souligne l'animatrice. Mouettes rieuses, col-vert, hérons ou poules d'eau sont légion du côté de Penfalut. Le Télégramme - 7 mars 2010 |
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Depuis plusieurs années, les écoles primaires de la commune sensibilisent leurs élèves sur la thématique de l'eau. Jeudi, les élèves de CM2 de Notre-Dame d'Espérance ont visité la station d'épuration de Penfalut. Guidés par Lulu, l'animatrice nature de la station, et un technicien des eaux, Geneviève Pipet et Marie-Thérèse Le Dys, les enseignantes approfondissent ici un travail débuté en classe sur la décantation. Après avoir observé les deux bassins d'aération, le clarificateur et la lagune de finition, les élèves ont été surpris par la façon dont l'eau était épurée. «C'est tout?», s'exclament-ils. «L'eau redevient claire et ce n'est pas chimique». Beaucoup s'attendaient certainement à un ajout. «Mais non, c'est simple et naturel, explique Lulu. L'eau retourne dans le Polder propre et sans risque, avant un dernier contrôle pour aboutir à l'exutoire de Mousterlin».
Une eau saine
Au fil de la discussion et des échanges, les enfants prennent conscience de la chance d'avoir de l'eau saine à volonté. «Dans certains pays, elle est sale dans la nature et au robinet». Ils se rendent également compte que la ressource n'est en aucun cas inépuisable, et qu'il est impératif d'ouvrir le robinet avec parcimonie. «Pour leur prouver la propreté du milieu, il suffit de leur montrer la présence d'oiseaux dans la lagune de finition», souligne l'animatrice. Mouettes rieuses, col-vert, hérons ou poules d'eau sont légion du côté de Penfalut. Le Télégramme - 7 mars 2010 |

Quimper : Parkings en centre-ville : 300 personnes manifestent
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le 05/03/2010 @ 14:03

Yves Gentric, porte-parole des manifestants, souhaite créer un collectif de défense du centre-ville pour dire « Non à une ville musée ». Près de 300 personnes ont défilé hier dans le centre-ville afin de protester contre la suppression de places de parkings. Le cortège a démarré à 14 h 30 des halles Saint-François pour se diriger vers la mairie. Une délégation de commerçants a été reçue. « Centre-ville enclavé : commerce assassiné. » « Les usagers du centre-ville inquiets ». « Les parkings relais inadaptés pour Quimper ». Ce sont quelques-uns des slogans reproduits sur des pancartes orange. Près de 300 personnes ont défilé, hier, dans les rues de Quimper à l'appel de l'association des commerçants des halles Saint-François. « Un centre-ville vivant » L'objectif de ce rassemblement : protester contre la suppression de places de parkings dans le centre-ville. Mais aussi contre le schéma de circulation des bus voté par l'agglomération. « Les parkings relais sont trop loin, déclare Yves Gentric, vice-président de l'association des commerçants des halles Saint-François. Les gens ne viendront plus faire leurs courses aux halles. Nous nous battons pour un centre-ville vivant. » Le cortège a démarré à 14 h 30 des halles. Les manifestants, des salariés des halles pour la plupart, ont ensuite rejoint l'hôtel de ville en passant par la rue Kéréon. Le syndicat FO a exprimé son soutien aux commerçants. Dans les rangs, il y avait aussi des membres de l'UMP dont Ludovic Jolivet, des membres du MoDem (Isabelle Le Bal) et du Parti radical valoisien. Sans oublier le président de la chambre de métiers du Finistère, Michel Guéguen. « Je suis solidaire de vous, a-t-il déclaré. Cela fait plusieurs années que je tire la sonnette d'alarme sur ce sujet. » Conforté par les 4 320 signatures obtenues grâce à une pétition, Yves Gentric veut aller plus loin : « Nous allons également créer un collectif de défense du centre-ville, ajoute le porte-parole des manifestants. Quimper ne doit pas devenir une ville musée. Il faut donc faire des propositions, tout en étant apolitique. » Réunion lundi Au fil de la manifestation, les mots se durcissent. « Je ne veux pas de mise en cause personnelle, a prévenu le porte-parole au début de la manifestation. Mais devant la mairie, la tension monte. Une délégation a été reçue par Daniel Le Bigot, adjoint à l'urbanisme et Philippe Butin, conseiller municipal délégué au commerce. La discussion n'a pas duré longtemps. « Ça s'est mal passé, déclare Yves Gentric à la sortie. Daniel le Bigot se moque de nous. » « Démission », scandent en choeur les manifestants. Philippe Butin, délégué au commerce, tente de calmer le jeu : « Lundi, une réunion sur le stationnement a lieu à la mairie. Un plan de concertation est lancé sur plusieurs mois. Le 22 mars, une journée spéciale sera organisée au Chapeau-Rouge. Des compensations sont possibles. Notamment sur l'emplacement des futurs parkings relais. » « On sera là lundi, conclut Yves Gentric. Le problème est trop sérieux. On reviendra ! ». Lucile VANWEYDEVELDT - Ouest-France le 5 mars 2010 |
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Yves Gentric, porte-parole des manifestants, souhaite créer un collectif de défense du centre-ville pour dire « Non à une ville musée ». Près de 300 personnes ont défilé hier dans le centre-ville afin de protester contre la suppression de places de parkings. Le cortège a démarré à 14 h 30 des halles Saint-François pour se diriger vers la mairie. Une délégation de commerçants a été reçue. « Centre-ville enclavé : commerce assassiné. » « Les usagers du centre-ville inquiets ». « Les parkings relais inadaptés pour Quimper ». Ce sont quelques-uns des slogans reproduits sur des pancartes orange. Près de 300 personnes ont défilé, hier, dans les rues de Quimper à l'appel de l'association des commerçants des halles Saint-François. « Un centre-ville vivant » L'objectif de ce rassemblement : protester contre la suppression de places de parkings dans le centre-ville. Mais aussi contre le schéma de circulation des bus voté par l'agglomération. « Les parkings relais sont trop loin, déclare Yves Gentric, vice-président de l'association des commerçants des halles Saint-François. Les gens ne viendront plus faire leurs courses aux halles. Nous nous battons pour un centre-ville vivant. » Le cortège a démarré à 14 h 30 des halles. Les manifestants, des salariés des halles pour la plupart, ont ensuite rejoint l'hôtel de ville en passant par la rue Kéréon. Le syndicat FO a exprimé son soutien aux commerçants. Dans les rangs, il y avait aussi des membres de l'UMP dont Ludovic Jolivet, des membres du MoDem (Isabelle Le Bal) et du Parti radical valoisien. Sans oublier le président de la chambre de métiers du Finistère, Michel Guéguen. « Je suis solidaire de vous, a-t-il déclaré. Cela fait plusieurs années que je tire la sonnette d'alarme sur ce sujet. » Conforté par les 4 320 signatures obtenues grâce à une pétition, Yves Gentric veut aller plus loin : « Nous allons également créer un collectif de défense du centre-ville, ajoute le porte-parole des manifestants. Quimper ne doit pas devenir une ville musée. Il faut donc faire des propositions, tout en étant apolitique. » Réunion lundi Au fil de la manifestation, les mots se durcissent. « Je ne veux pas de mise en cause personnelle, a prévenu le porte-parole au début de la manifestation. Mais devant la mairie, la tension monte. Une délégation a été reçue par Daniel Le Bigot, adjoint à l'urbanisme et Philippe Butin, conseiller municipal délégué au commerce. La discussion n'a pas duré longtemps. « Ça s'est mal passé, déclare Yves Gentric à la sortie. Daniel le Bigot se moque de nous. » « Démission », scandent en choeur les manifestants. Philippe Butin, délégué au commerce, tente de calmer le jeu : « Lundi, une réunion sur le stationnement a lieu à la mairie. Un plan de concertation est lancé sur plusieurs mois. Le 22 mars, une journée spéciale sera organisée au Chapeau-Rouge. Des compensations sont possibles. Notamment sur l'emplacement des futurs parkings relais. » « On sera là lundi, conclut Yves Gentric. Le problème est trop sérieux. On reviendra ! ». Lucile VANWEYDEVELDT - Ouest-France le 5 mars 2010 |

Quimper : La TNT arrive : que faire pour avoir la télé ?
- par
le 05/03/2010 @ 13:50
À Espace électronique comme ailleurs, l'arrivée de la télévision numérique terrestre (TNT) booste le marché de la télévision.Toutes les chaînes analogiques vont disparaître le 8 juin. Faut-il acheter un décodeur et changer son antenne ? Conseils d'un professionnel. Date butoir : le 8 juin Un bandeau sur les écrans préviendra les téléspectateurs avant cette date. Le 8 juin, les chaînes analogiques disparaîtront. La télévision n'a pas connu de bouleversement aussi important depuis l'arrivée de la couleur en 1968. Pour ne pas se retrouver devant un écran noir, il faut anticiper. L'achat d'équipements supplémentaires est indispensable pour recevoir, chez soi, la télévision numérique terrestre (TNT). Adaptateur à 39 € Si votre téléviseur est ancien (plus de trois ans), et qu'il ne possède pas d'adaptateur intégré, il faut en acheter un. « Le prix de base est d'environ 39 €, précise Philippe Butin, gérant d'Espace électronique, rue des Réguaires. En dessous, il faut se méfier car certains modèles ne fonctionnent pas. Certains adaptateurs, plus chers, permettent d'enregistrer une chaîne et d'en regarder une autre en même temps. » Le conseil du professionnel : tester l'équipement. Si l'antenne est assez puissante, les vingt chaînes numériques s'afficheront. Dans les nouveaux téléviseurs, comme les écrans plats, l'adaptateur est intégré. Cela permet d'avoir une seule télécommande au lieu de deux. Faut-il changer l'antenne ? Si les chaînes de la TNT ne s'affichent pas, c'est sans doute que l'antenne hertzienne n'est pas assez puissante. « À certains endroits la réception est bonne, à d'autres, on ne capte rien. Il n'y a pas de juste milieu. », précise Philippe Butin. Dans ce cas, un diagnostic est indispensable. Il est facturé près de 50 € chez les professionnels. Et déductible en cas de pose d'une nouvelle antenne. Plusieurs choix s'offrent aux particuliers : réorienter son antenne, si elle n'est pas trop ancienne. Si la puissance n'est pas suffisante, il faut la remplacer. Soit par une antenne hertzienne, soit par le satellite. Coût de l'opération : environ 350 €. L'avantage du satellite La parabole peut être placée à différents endroits de la maison : au sol, sur le toit, sur un balcon. Une centaine de chaînes sont accessibles. Et une carte suffit si l'on souhaite s'abonner à Canal Plus (au lieu d'avoir un décodeur supplémentaire). « Le satellite, c'est la garantie d'avoir une image de qualité dans la durée, ajoute l'antenniste. Le particulier est sûr d'avoir un équipement pérenne contrairement au hertzien qui est soumis à des variations. » Un inconvénient tout de même : pour avoir le satellite, il faut un adaptateur TNT externe qui coûte 149 €. Quimper : un cas particulier Le centre-ville est divisé en deux. Il y a ceux qui dépendent encore de l'antenne de Brizeux et qui reçoivent facilement la TNT. Et il y a ceux qui dépendent de la nouvelle antenne de la Tourelle, moins puissante. Ceux-là seront obligés de s'équiper d'antennes plus puissantes pour capter le numérique. Écrans plats : le marché boosté Avec l'arrivée de la télévision numérique terrestre, le marché des écrans plats et des antennes est boosté. « J'observe une hausse d'environ 50 % des nouvelles installations, informe Philippe Butin. En tant que professionnels indépendants, nous mettons l'accent sur le service. On ne laisse personne sans solution et on intervient jusqu'à ce que ça marche. » La boutique Espace électronique a dû s'équiper d'un deuxième véhicule pour satisfaire toutes les demandes. Une chose est sûre, grâce à la TNT, le secteur de la télévision ne connaît pas la crise. Lucile VANWEYDEVELDT - Ouest-France le 5 mars 2010 |
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À Espace électronique comme ailleurs, l'arrivée de la télévision numérique terrestre (TNT) booste le marché de la télévision.Toutes les chaînes analogiques vont disparaître le 8 juin. Faut-il acheter un décodeur et changer son antenne ? Conseils d'un professionnel. Date butoir : le 8 juin Un bandeau sur les écrans préviendra les téléspectateurs avant cette date. Le 8 juin, les chaînes analogiques disparaîtront. La télévision n'a pas connu de bouleversement aussi important depuis l'arrivée de la couleur en 1968. Pour ne pas se retrouver devant un écran noir, il faut anticiper. L'achat d'équipements supplémentaires est indispensable pour recevoir, chez soi, la télévision numérique terrestre (TNT). Adaptateur à 39 € Si votre téléviseur est ancien (plus de trois ans), et qu'il ne possède pas d'adaptateur intégré, il faut en acheter un. « Le prix de base est d'environ 39 €, précise Philippe Butin, gérant d'Espace électronique, rue des Réguaires. En dessous, il faut se méfier car certains modèles ne fonctionnent pas. Certains adaptateurs, plus chers, permettent d'enregistrer une chaîne et d'en regarder une autre en même temps. » Le conseil du professionnel : tester l'équipement. Si l'antenne est assez puissante, les vingt chaînes numériques s'afficheront. Dans les nouveaux téléviseurs, comme les écrans plats, l'adaptateur est intégré. Cela permet d'avoir une seule télécommande au lieu de deux. Faut-il changer l'antenne ? Si les chaînes de la TNT ne s'affichent pas, c'est sans doute que l'antenne hertzienne n'est pas assez puissante. « À certains endroits la réception est bonne, à d'autres, on ne capte rien. Il n'y a pas de juste milieu. », précise Philippe Butin. Dans ce cas, un diagnostic est indispensable. Il est facturé près de 50 € chez les professionnels. Et déductible en cas de pose d'une nouvelle antenne. Plusieurs choix s'offrent aux particuliers : réorienter son antenne, si elle n'est pas trop ancienne. Si la puissance n'est pas suffisante, il faut la remplacer. Soit par une antenne hertzienne, soit par le satellite. Coût de l'opération : environ 350 €. L'avantage du satellite La parabole peut être placée à différents endroits de la maison : au sol, sur le toit, sur un balcon. Une centaine de chaînes sont accessibles. Et une carte suffit si l'on souhaite s'abonner à Canal Plus (au lieu d'avoir un décodeur supplémentaire). « Le satellite, c'est la garantie d'avoir une image de qualité dans la durée, ajoute l'antenniste. Le particulier est sûr d'avoir un équipement pérenne contrairement au hertzien qui est soumis à des variations. » Un inconvénient tout de même : pour avoir le satellite, il faut un adaptateur TNT externe qui coûte 149 €. Quimper : un cas particulier Le centre-ville est divisé en deux. Il y a ceux qui dépendent encore de l'antenne de Brizeux et qui reçoivent facilement la TNT. Et il y a ceux qui dépendent de la nouvelle antenne de la Tourelle, moins puissante. Ceux-là seront obligés de s'équiper d'antennes plus puissantes pour capter le numérique. Écrans plats : le marché boosté Avec l'arrivée de la télévision numérique terrestre, le marché des écrans plats et des antennes est boosté. « J'observe une hausse d'environ 50 % des nouvelles installations, informe Philippe Butin. En tant que professionnels indépendants, nous mettons l'accent sur le service. On ne laisse personne sans solution et on intervient jusqu'à ce que ça marche. » La boutique Espace électronique a dû s'équiper d'un deuxième véhicule pour satisfaire toutes les demandes. Une chose est sûre, grâce à la TNT, le secteur de la télévision ne connaît pas la crise. Lucile VANWEYDEVELDT - Ouest-France le 5 mars 2010 |

Concarneau : Surendettement. Sortir de l'engrenage avec Cresus
- par
le 04/03/2010 @ 11:31

Cresus Bretagne, association d'aide aux personnes surendettées, tenait hier sa première permanence à Concarneau. Son représentant, Jean-Paul Geay, en explique le rôle. L'association Cresus arrive sur la région de Concarneau: pouvez-vous nous la présenter? Cresus Bretagne (Chambre régionale de surendettement social de Bretagne) a été créée voici trois ans, sur un modèle qui existe depuis une dizaine d'années en Alsace. Implantée principalement dans le Finistère, elle vient en aide aux personnes en situation de difficulté financière, de surendettement ou d'exclusion bancaire. En toute discrétion, elle les écoute et les accompagne vers la solution la mieux adaptée à leur situation.
Pourquoi Concarneau? Vous a-t-on signalé une recrudescence de situations dramatiques? Nous nous donnons cette année pour déterminer l'état des lieux, mais il est certain que la région n'est pas plus épargnée qu'une autre. L'objectif de Cresus est de multiplier les points de rencontres sur le département, pour se rapprocher d'un public pour qui il n'est pas toujours évident de se déplacer.
Concrètement, comment se déroule cette prise en charge? Il s'agit d'abord d'effectuer un diagnostic financier, avec les ressources, dépenses, emprunts en cours... De là, nous déterminons s'il s'agit d'un problème de gestion bancaire ou d'un surendettement. En général, si les personnes viennent, c'est qu'elles sont dans cette situation-là. Nous aidons à monter les dossiers et nous les orientons. C'est ensuite la commission de surendettement qui détermine s'il faut mettre en place un plan conventionnel de rétablissement, étalant la dette sur dix ans, un gel des emprunts pendant deux ans ou encore, plus rarement, une procédure de rétablissement personnel.
Existe-t-il un profil-type du surendetté? Il est terriblement simple: c'est une personne qui fait partie de cette France qui souffre. C'est un chômeur en fin de droits avec un emprunt sur la maison, quelqu'un sortant d'un divorce, qui a perdu son conjoint ou qui est malade... Arrêtons avec l'image d'une personne irresponsable, qui aurait multiplié les crédits à la consommation, profitant du système sans se poser de question: derrière un surendettement, il y a toujours un pépin de vie. Pratique Permanences tous les mercredis, de 10h à 12h à la Maison des associations, uniquement sur rendez-vous au 06.15.86.66.94. - Le Télégramme - 4 mars 2010 |
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Cresus Bretagne, association d'aide aux personnes surendettées, tenait hier sa première permanence à Concarneau. Son représentant, Jean-Paul Geay, en explique le rôle. L'association Cresus arrive sur la région de Concarneau: pouvez-vous nous la présenter? Cresus Bretagne (Chambre régionale de surendettement social de Bretagne) a été créée voici trois ans, sur un modèle qui existe depuis une dizaine d'années en Alsace. Implantée principalement dans le Finistère, elle vient en aide aux personnes en situation de difficulté financière, de surendettement ou d'exclusion bancaire. En toute discrétion, elle les écoute et les accompagne vers la solution la mieux adaptée à leur situation.
Pourquoi Concarneau? Vous a-t-on signalé une recrudescence de situations dramatiques? Nous nous donnons cette année pour déterminer l'état des lieux, mais il est certain que la région n'est pas plus épargnée qu'une autre. L'objectif de Cresus est de multiplier les points de rencontres sur le département, pour se rapprocher d'un public pour qui il n'est pas toujours évident de se déplacer.
Concrètement, comment se déroule cette prise en charge? Il s'agit d'abord d'effectuer un diagnostic financier, avec les ressources, dépenses, emprunts en cours... De là, nous déterminons s'il s'agit d'un problème de gestion bancaire ou d'un surendettement. En général, si les personnes viennent, c'est qu'elles sont dans cette situation-là. Nous aidons à monter les dossiers et nous les orientons. C'est ensuite la commission de surendettement qui détermine s'il faut mettre en place un plan conventionnel de rétablissement, étalant la dette sur dix ans, un gel des emprunts pendant deux ans ou encore, plus rarement, une procédure de rétablissement personnel.
Existe-t-il un profil-type du surendetté? Il est terriblement simple: c'est une personne qui fait partie de cette France qui souffre. C'est un chômeur en fin de droits avec un emprunt sur la maison, quelqu'un sortant d'un divorce, qui a perdu son conjoint ou qui est malade... Arrêtons avec l'image d'une personne irresponsable, qui aurait multiplié les crédits à la consommation, profitant du système sans se poser de question: derrière un surendettement, il y a toujours un pépin de vie. Pratique Permanences tous les mercredis, de 10h à 12h à la Maison des associations, uniquement sur rendez-vous au 06.15.86.66.94. - Le Télégramme - 4 mars 2010 |

Fouesnant : Sentier côtier. La procédure est lancée.
- par
le 04/03/2010 @ 11:22
Une partie des interdictions de passage est désormais caduque. 4 mars 2010 - Cliquez ici pour en savoir plus |
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Une partie des interdictions de passage est désormais caduque. 4 mars 2010 - Cliquez ici pour en savoir plus |

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